Près de cinq ans après sa participation à Star Académie et après avoir enchaîné les projets de groupe, Audrey-Louise Beauséjour nous présente Lumière, son premier album solo. C’est le beau, l’espoir, qu’elle tenait à faire ressortir à travers chacune des pièces. Découvrez notre entrevue avec elle ainsi que nos photos du tapis rouge du lancement!
Entrevue avec Audrey-Louise Beauséjour
Premièrement, comment te sens-tu en ce jour de lancement ?
Sérieusement, je me sens vraiment bien, mais j’ai la bouche un peu sèche et je n’ai pas dormi beaucoup (rires)! Mais c’est une belle journée, je suis vraiment contente. Il fait gris dehors, mais c’est le soleil dans ma tête et dans mon cœur. C’est une journée dont j’ai rêvé longtemps, je l’ai attendue vraiment longtemps! Je suis très fébrile!
Comment présenterais-tu ton album ?
Lumière, l’album en soi, je le vois un peu comme une espèce de quête. C’est comme, si toute ma vie, je l’avais cherchée, cette lumière-là, à commencer par les comédies musicales, quand je suis allée étudier à New York. Ça, c’était trouver ma lumière en termes de travail. Des fois, on la cherche aussi dans nos relations amoureuses, dans l’étincelle des premiers moments, dans ma fille, dans les souvenirs. C’est comme si j’avais toujours cherché cette lumière-là, puis je me suis rendu compte que, finalement, l’élément commun de toutes ces choses-là, c’est qu’elles partent toutes de moi. On est un peu le moteur de notre propre lumière, finalement. C’est de là que l’idée du titre m’est venue.
Justement, pourquoi avoir choisi « Lumière » comme pièce-titre ?
Dans ma tête, elle a failli s’appeler « Lumière – Épilogue » (rires)! C’est la dernière que j’ai écrite. J’avais les huit autres chansons, puis je trouvais qu’il me manquait un lien, qu’il me manquait l’explication de la fin de cette quête-là. Cette chanson-là, pour moi, c’est ça. C’est plus de raconter ma recherche de cette lumière-là et ma réalisation du fait que ça part de nous.
Justement, tu m’as déjà dit que tu trouvais ça important qu’il y ait toujours de la lumière dans l’écriture de tes chansons, puis c’est le titre de l’album! Est-ce que tu savais déjà que l’album s’appellerait comme ça, ou dirais-tu que c’est un titre qui s’est imposé de lui-même par après ?
Ce n’était pas décidé à ce moment-là, mais on voit que ça commençait déjà à mijoter clairement (rires)! J’avais déjà réalisé que, dans les chansons qui étaient déjà écrites, même dans « Manège » où j’aborde les relations toxiques, je reprends le contrôle de ma destinée, de mon chemin, de ma vie. Il y avait déjà de la lumière. Même dans « Habille-toi mon cœur » où je parle du fait que j’ai ma fille Adèle juste la moitié du temps, ce petit rayon de soleil-là, je l’aime au complet et j’en profite quand elle est là. Donc, ça reste une chanson lumineuse, même si c’est triste un peu.
Dans les deux dernières années, tu as fait paraître trois pièces sur les plateformes : « Manège », « Habille-toi mon cœur » et « Fous ». En quoi était-ce important pour toi de les sortir plus tôt ?
Premièrement, je les ai sorties en premier parce que c’était elles qui étaient prêtes (rires)! Je trouvais aussi qu’il y avait une belle suite logique entre elles. Pour « Manège », c’était un peu la première pièce que j’avais toujours imaginée dans ma tête avec des violons, tu sais, la grosse power ballad dont j’ai toujours rêvé! Je trouvais que ça faisait vraiment moi, donc ça avait beaucoup de sens pour moi de la sortir en premier.
Après ça, « Habille-toi mon cœur », c’est quelque chose que je vis dans ma vie de tous les jours. J’avais envie d’une pièce un peu plus délicate, moins dans les grosses notes. Je voulais juste raconter quelque chose de personnel pour qu’on écoute ce que j’avais à dire aussi. Je voulais montrer que j’avais un message pertinent. Finalement, « Fous », c’était un peu pour rebalancer le tout. Je fais souvent des balades dans la vie, mais je suis capable d’avoir du fun aussi, de faire des bonnes tounes plus légères aussi, sur lesquelles on peut danser un peu!
Ça fera bientôt cinq ans que tu as fait Star Académie, et tu as vraiment enchaîné les projets de groupe depuis. Comment décrirais-tu ton évolution des dernières années jusqu’à l’artiste solo qui se présente aujourd’hui ?
J’ai cherché beaucoup, j’ai essayé plein d’affaires. D’abord, avec Mario Sévigny qui a réalisé quatre chansons sur l’album, on a essayé beaucoup de choses, des fois un peu plus rock. On est même allés dans le motown parce qu’on était en période d’exploration. Finalement, j’ai choisi les chansons pour lesquelles j’avais des coups de cœur. Je pense qu’avec tous les projets que j’ai faits, on entend dans mon album qu’il y a plusieurs lignes directrices. On dirait que chaque étape de ma vie fittait avec une chanson.
Finalement, chaque chanson a son unicité et son univers. C’est ce que je trouvais difficile au début, j’avais de la misère à trouver un lien entre les pièces, mais je me suis rendu compte que le lien n’a pas besoin d’être musical tant que ça. C’est moi, le lien. Tant que ça me ressemble, que j’aime ça et que c’est honnête, ça fitte! Si j’écoute l’album du début à la fin, non, ce n’est pas le même style, mais il y a une ligne directrice et un fil conducteur même si on passe de « 9h37 » qui est super vibey et sensuelle à « L’amour existe encore » avec des cordes et un piano à queue. Je pense que le clash ne se fait pas remarquer tant que ça et que ça s’écoute bien.



D’ailleurs tu t’es entourée de réalisateurs différents pour l’album aussi; tu n’as pas travaillé avec une seule personne.
Oui, j’ai travaillé avec plein de gens tellement talentueux, mon drummer Maxime Reed qui a fait la première chanson, « À cœur ouvert », Benjamin Nadeau, mon ex et le père de ma fille qui a fait « Je pars Montréal ». Par contre, cette chanson-là, je l’ai aussi composée avec Mario Sévigny, donc il y a vraiment plein de collaborations à travers ça. Mario en a aussi fait quatre autres, puis Antoine Gratton a fait les arrangements et la réalisation pour les deux pièces cordes et piano. Je trouvais ça le fun d’aller travailler avec plusieurs personnes comme ça parce que je suis encore en train de découvrir comment j’aime travailler aussi. Je ne connaissais pas beaucoup de personnes qui font ça dans la vie non plus, donc je trouvais ça intéressant aussi de m’inspirer de leur travail pour donner vie à ces chansons-là.
Sur ton album, il y a surtout des compositions, mais il y a aussi « L’amour existe encore », la chanson que tu avais interprétée à La cour des grands et lors de ta mise en danger à Star Académie et que tu fais pratiquement toujours en spectacle. Dirais-tu que ça allait de soi pour toi de la reprendre sur ton album ?
Oh oui, à 100% (rires)! J’ai demandé si on pouvait avoir les droits pour cette chanson-là parce que je l’aime vraiment beaucoup. En réfléchissant pour l’album, je voulais vraiment l’ajouter. À la base, on parlait plus de sept chansons, mais j’ai ajouté « L’amour existe encore » et « Lumière » après. Depuis que j’ai 10 ans et que je l’ai chantée à La cour des grands à la télé en direct, « L’amour existe encore », c’est vraiment une chanson qui est symbolique et marquante dans ma vie. Je l’ai chantée au mariage de mon cousin et de sa femme dont je suis full proche. Je l’ai chantée dans plein de concours, dont Star Académie évidemment puisque ça a été ma chanson d’élimination. Puis, je la chante dans Un piano et des mots aussi.
On dirait que c’est ma chanson fétiche un peu, je pense que je vais toujours la faire, donc c’était logique de la mettre sur l’album. Puisqu’on la connaît tellement cette chanson, j’ai voulu faire une version très enracinée dans le texte, mais qui est un peu différente de la version qu’on connaît de Céline Dion et qui torche tellement (rires)! Je ne voulais pas refaire ça, je ne voulais pas me mesurer à ça, donc j’ai fait appel à Antoine [Gratton] et je lui ai demandé de me faire un arrangement cordes et piano à queue. Ce qu’on entend sur l’album, c’est vraiment une take. Il était juste 9h lors de l’enregistrement, puis j’avais des répétitions pour Titanique après, donc on était dans le gros rush. C’est tellement une belle chanson, je suis vraiment contente de l’avoir sur mon album!
Était-ce important pour toi de prendre ton temps avant d’offrir un premier album au public ?
Oui, c’était super important. Je voulais m’assurer que ça soit réfléchi et que ça me ressemble. C’était important pour moi qu’on reste à l’essentiel, dans de bons textes et dans des choses que je trouve importantes à raconter. Je n’aurais pas voulu juste garrocher huit tounes sur un album sur le coin d’une table. C’est important pour moi cet album-là, ça fait longtemps que j’en rêve, donc tant qu’à le faire, je voulais bien le faire. C’est pour ça que j’ai pris mon temps, mais on est rendus (rires)! Je me suis dit, regarde Charlotte Cardin, ça lui a pris du temps avant de sortir un album après La Voix, puis maintenant elle est partout! Je me suis dit que j’avais le droit de prendre un peu mon temps aussi, donc je l’ai pris.
Au printemps, tu partiras en tournée avec ton album. À quoi peut-on s’attendre de ce spectacle-là ?
Ça va être dans la continuité de ce que j’ai fait dans les dernières années, mais ça va être une version améliorée. Au lieu d’être l’histoire de ma vie et de ce qui m’a inspirée, je vais raconter l’histoire de l’album. Évidemment, à travers ça, il y aura aussi des chansons coups de cœur. Peut-être qu’il y aura aussi des chansons qu’on retrouvait dans l’autre spectacle et des nouvelles aussi. On est encore dans la construction de ce spectacle-là, donc il est nouveau, mais ça reste mon répertoire. L’album s’appelle Lumière, puis le spectacle s’appelle comme ça aussi. Cette même quête-là va se poursuivre dans le spectacle.
Dans un autre ordre d’idées, je dois aussi te parler de La Belle et la Bête. Tu tiendras le rôle principal de Belle aux côtés de Jason Roy-Léveillée. Peux-tu m’en parler ?
Je capote, je suis tellement contente! Je me trouve vraiment chanceuse. Jason, je l’ai rencontré juste deux fois, mais je sais déjà qu’on va avoir du fun parce qu’il est super drôle. Ça va être vraiment un beau spectacle. Je sais déjà qui sont les autres dans la distribution, puis c’est vraiment une distribution de Formule 1. Accrochez vos tuques parce que c’est du solide! Je vais être bien entourée!
Qu’est-ce que ça te fait d’incarner ce rôle mythique qui est tellement important pour plein de gens ?
C’est vraiment mythique, oui! Ça aussi, c’est un rêve de petite fille, de pouvoir jouer une princesse de Disney. Moi, Belle, c’était ma préférée. Elle porte une grande robe jaune, et le jaune, c’est ma couleur préférée. Elle a les cheveux bruns et les yeux bruns, donc je trouvais qu’elle me ressemblait. Je la trouve intelligente, je la trouve forte. Souvent, on trouve que les princesses sont un peu sans défense et qu’elles ont besoin de se faire sauver, mais pas Belle. Elle tient tête à Gaston, elle tient tête à la Bête, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et elle met ses limites. Elle réfléchit par elle-même et elle s’assume. Je trouve ça vraiment le fun de pouvoir donner un peu de moi à ce personnage-là. Elle est curieuse, elle aime l’aventure, donc elle est très libre. Sa liberté est rafraîchissante et très actuelle aussi.
Lumière est disponible dès maintenant en copie physique et sur les plateformes.
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Photos du tapis rouge



























Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
