En secondaire 5, l’avenir devient de plus en plus une préoccupation. On ressent la pression de choisir son chemin professionnel et les résultats qu’on reçoit à l’école prennent davantage d’importance. Pour la danseuse Marianne Lacroix, son projet final scolaire n’est pas seulement une exploration professionnelle et personnelle, mais aussi une occasion de partager sa passion pour la danse et de rassembler les gens autour de celle-ci.
Le 29 octobre à 19 h, Marianne présentera Le Gala des Étoiles au Théâtre de la Providence, à Longueuil. C’est un spectacle qui rassemble des danseuses et danseurs de la région, qui présenteront des numéros en groupe et en solo dans des styles variés. L’événement est organisé par Marianne Lacroix, gagnante de prix en jazz solo, et sera animé par Eva Lamontagne, qui s’est illustrée à l’émission Quel talent !, diffusée sur Noovo, en recevant le Golden Buzzer lors de sa performance de danse. On a rencontré Marianne récemment pour parler de son rôle de danseuse, de productrice et de metteuse en scène.
Frankie : Pourrais-tu te présenter et nous présenter ton projet ?
Oui ! Dans le fond, c’est un projet d’école. Je fais partie du Programme d’éducation internationale, le PEI. En secondaire 5, on fait un projet personnel et, moi, j’ai décidé de voir ça grand et de faire justement un spectacle de danse. J’ai aussi chorégraphié moi-même quelques numéros de groupe. Je voulais vraiment inviter plein de monde du Québec, mais c’est plus limité à Montréal parce que, sinon, c’est assez loin pour pratiquer et tout ça. Je suis contente de la belle brochette de danseuses et danseurs.
Ce qui est le fun, c’est que ce projet m’a permis de sortir de ma zone de confort et d’appeler de nouvelles personnes. Il y a des personnes avec qui j’ai parlé lors de compétitions et avec qui j’avais déjà un premier contact. Ce projet a donc renforcé ces liens-là. J’ai appris beaucoup sur moi aussi, mes faiblesses et mes forces.
Frédéric : Présente-nous un peu le spectacle. À quoi peut-on s’attendre ?
Tous les danseurs feront un solo, mais j’ai essayé de créer un enchaînement. Notre point commun, c’est qu’on adore la danse, c’est notre passion. Avec la danse, on peut exprimer nos émotions et faire preuve de courage. C’est ça, le thème du spectacle.


Frankie : Est-ce que ton projet est le seul projet de danse à l’école ?
Ce n’est pas tout le monde qui décide de faire un projet de danse. Ça peut être la photographie, par exemple. Je voulais prendre cette occasion-là pour faire quelque chose de grand. Aussi, l’école m’a permis d’utiliser son auditorium. Si ce n’était pas en lien avec le projet scolaire, ça n’aurait pas été possible !
Ça fait combien de temps que tu pratiques la danse ? As-tu commencé à un jeune âge ?
J’ai commencé la danse quand j’avais environ 3 ou 4 ans, donc ça fait quand même longtemps !
Quels sont les types de danse que tu fais ?
Je suis très polyvalente dans les styles. J’aime beaucoup faire du jazz, de la danse contemporaine et du ballet. Récemment, j’ai commencé à faire du street jazz et de la pop. C’est moins mon style, mais j’essaie de tout faire !
Est-ce que les danseurs du spectacle sont tous des gens que tu connaissais déjà ?
Oui, en partie. Il y a ceux que je connaissais un peu moins, mais on s’est déjà croisés.


Quelle a été la chose la plus difficile au fil du projet ?
C’est sûr qu’on rencontre beaucoup d’obstacles quand on organise un spectacle, surtout quand c’est notre première fois ! Il y a eu des danseuses qui ont abandonné le projet parce qu’elles avaient d’autres projets, donc il fallait que je trouve des solutions. Par exemple, comment ma chorégraphie peut-elle fonctionner avec une danseuse de moins ? J’ai donc essayé de trouver d’autres danseuses et d’imaginer des alternatives. C’est vraiment ça qui est le plus dur. Sinon, on a vraiment du fun pendant les répétitions. C’est moi qui fais la création, mais en même temps, je suis très ouverte aux idées des autres et je veux que ça implique tout le monde.
Frédéric : Qu’est-ce que tu souhaites après ? Être danseuse ou metteuse en scène ?
C’est sûr que la danse est ma passion et j’adore aussi faire de la chorégraphie. J’aimerais mettre ces deux passions ensemble.
Tu as remporté plusieurs premières places lors de compétitions de danse. Peux-tu nous parler de ces réussites ?
Ça fait environ sept ans que je fais des compétitions, mais c’est ma troisième année où je fais de la compétition en solo en jazz avec 5678 Showtime. La première année où je l’ai faite, il n’y avait pas de stress et tout s’est super bien passé. J’ai eu trois compétitions d’affilée et j’ai gagné la première place. J’étais comme : « Mon Dieu ! » J’ai continué à gagner la première place et j’étais comme : « Wow ! » Je ne suis pas là pour gagner, seulement pour m’amuser et apprendre sur moi-même.


Eva Lamontagne assurera l’animation du gala. Peux-tu nous parler un peu d’elle et de sa participation au spectacle ?
Oui ! Eva Lamontagne, ça fait vraiment longtemps qu’on se connaît, même avant qu’elle ait commencé tout ce qu’elle fait. Je suis super fière d’elle, d’ailleurs ! On s’est connues en studio à Sainte-Julie, puis on a changé de studio ensemble à Saint-Basile-le-Grand. Après ça, elle a décidé de prendre son envol et de faire plein de choses. Chaque fois que je vois ce qu’elle fait maintenant, je suis comme : « Wow ! » Elle a une bonne connaissance de mon spectacle et elle va apporter son charisme aux spectateurs.


Peux-tu nous présenter le numéro que tu interpréteras lors du gala ? S’agit-il d’une nouvelle chorégraphie ou d’un numéro que tu as déjà présenté ?
J’amène un nouveau numéro de cette année. Je vais faire la surprise à tout le monde, mais ça va être un solo de compétition. En gros, c’est une pure expérience new-yorkaise. Je vais danser un style de jazz qui s’appelle Broadway. C’est un solo assez court, d’environ une minute, mais intense. J’ai hâte de l’interpréter sur scène !
Est-ce qu’il y a des numéros qui vont être plus longs que d’autres ?
Oui, les chorégraphies de groupe durent à peu près trois minutes. Ça, c’est beaucoup de travail pour les perfectionner et je suis super contente du résultat ! J’ai laissé toute la liberté aux danseurs, donc il y en a qui vont présenter des solos de deux minutes 30. Ils sont tous talentueux, donc je leur fais confiance.


Si je ne me trompe pas, il n’y a pas que des danseurs de ton âge dans le spectacle.
Oui, c’est ça. On a des artistes invités, comme Chanelle Allaire, accompagnée des Productions A. Diamond. Chanelle est full connue à Montréal et est allée à New York. Elle fait son spectacle au Cabaret Lion d’Or, donc je suis super contente qu’on puisse la recevoir. On se connaît depuis trois ans. Le jazz nous réunit ! Il y a aussi Jonathan Test, qui va l’accompagner en duo. Il a participé à l’émission Révolution, donc je suis super contente qu’il fasse partie du spectacle.
Frankie : Est-ce que ce projet t’a donné le goût d’organiser plus d’événements dans l’avenir ?
Oui, définitivement. Ça me donne encore plus la piqûre d’en faire. Mais depuis que je suis toute petite, j’aime faire des projets. À 16 ans, en secondaire 5, il faut foncer. Je pense que ce projet est le point de départ de belles choses pour l’avenir.

Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre et vit maintenant à Québec. Elle est francophone dans l’âme et aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent des histoires, que ce soit dans les paroles ou dans le lien personnel que la musique peut créer.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
