Indomptables est la nouvelle série annuelle de TVA et illico+ qui plonge dans la thématique du country et la rivalité de deux familles puissantes. Composée de 26 épisodes d’une heure, la première saison, scénarisée par Mireille Mayrand-Fiset et Sylvie Bouchard et réalisée par Brigitte Couture et Sandra Coppola, débutera le mercredi 7 janvier à 20 h à TVA et sera disponible dès le lendemain sur illico+.
Découvrez nos entrevues avec Benoît Gouin, Stéphane Demers, Geneviève Rochette, Alexandre Bacon, Émile Ouellette et Félix-Antoine Bénard, ainsi que nos photos du visionnement de presse des deux premiers épisodes.


Distribution
Benoît Gouin (Philippe Richer) & Stéphane Demers (Michel Martineau)
Présentez-moi vos personnages.
Benoît : On est les deux patriarches de cette saga familiale. Mon personnage s’appelle Philippe Richer. C’est un entrepreneur très puissant, influent, qui possède une écurie, une meunerie, des terres et qui emploie des agriculteurs. J’ai bâti tout ça au fil des années, au bout de 30 ou 40 ans, avec ma femme (interprétée par Geneviève Rochette).
On est des gens extrêmement bienveillants avec nos enfants. Moi, j’aime beaucoup mes enfants et ma communauté. Mais c’est quelqu’un qui, quand il veut obtenir quelque chose, trouve toujours le moyen de l’obtenir. Il a, disons, le bras long. Puis on comprend avec le temps qu’il est bien placé un peu partout dans le village. Malgré tout, c’est un être fondamentalement bon.
Stéphane : Michel Martineau est un ami de toujours de Philippe, un partenaire d’affaires. C’est un agriculteur qui n’a pas, je dirais, le panache et le fini des Richer. Les Martineau, c’est du monde taillé dans le roc. C’est un agriculteur qui s’est fait lui-même, évidemment, issu de générations d’agriculteurs.
C’est un gars très ambitieux, mais qui n’a pas autant de moyens que les Richer. Il se les donne lui-même, à force du bras. Ce n’est pas toujours le droit chemin qui va le plus vite. Il est capable de faire courber l’échine aux aspérités devant lui. Ce n’est pas quelqu’un qui a beaucoup de scrupules. C’est un gars qui veut gagner. Pour lui, tu as deux choix dans la vie : ou tu gagnes, ou tu te plains de ne pas avoir gagné. Lui préfère réussir à atteindre ses objectifs. Il aime aussi beaucoup ses enfants, mais il n’est pas très démonstratif et pense qu’aimer, c’est aussi diriger et décider pour eux ce qui est bon.
Quel est le point fort de vos personnages ?
Benoît : C’est quelqu’un qui a du charisme. Il a énormément d’ascendant sur les gens autour de lui. C’est un homme qui a réussi à être craint, mais de façon respectueuse. Alors que les Martineau sont beaucoup plus frontaux. Je pense que mon point fort, c’est d’avoir su naviguer avec beaucoup d’habileté. C’est un politicien. C’est un amoureux. C’est un passionné. Tout ça lui a permis de se hisser là où il est.
Son défaut, c’est d’être très impétueux : il sort facilement de ses gonds. Autant Michel fonce en ligne droite, en comptant sur la force, autant moi, avec subtilité, je suis capable de naviguer de façon moins évidente. C’est comme ça que j’ai su gagner la sympathie des gens autour. Il est très intelligent et avance doucement, mais quand il y a des obstacles devant lui, tassez-vous de d’là.

Stéphane : Ce sont des terriens, des gens du territoire. Tous les deux possèdent l’intelligence du territoire. Dans le cas de Michel, il y a plus d’ornières. On est dans le thème des chevaux. Il ne se bat pas sur le plan politique ni sur la manière de développer la sympathie des villageois. À la limite, il s’en fout. Il n’a pas besoin d’être aimé, il a besoin d’être respecté. Si ça passe par la peur, ça lui convient très bien. Le plus vite, le mieux.
Ce n’est pas quelqu’un qui a une vue d’ensemble comme les Richer, mais c’est un travailleur. Pour lui, les gens trop sensibles, qui hésitent ou flanchent, il n’a aucune patience pour ça. Les paresseux, ce n’est pas possible dans ce monde-là. Il éduque ses enfants comme on élève des animaux — qu’on peut voir notamment dans la relation avec son fils incarné par Félix-Antoine Bénard — : il faut les amener à maturité pour qu’ils puissent survivre dans le monde réel, pas dans un monde de licornes. Il faut être tough. Un enfant qui ne l’est pas ne survivra pas. Sa job comme père, c’est de les amener là.
Benoît : C’est bon parce qu’eux n’utilisent pas de psychologie du tout. Contrairement à moi et à ma femme, qui en utilisons davantage. Ma fille aînée (jouée par Marianne Fortier), c’est ma chouchou. Je l’adore. Dès le départ, je lui lègue l’écurie. Le chouchou de ma femme, c’est le personnage d’Émile Ouellet, qui veut être chanteur western. Il a tout cuit dans la bouche. Il ne connaît pas la valeur de l’argent. Il faut le gérer. Ça m’enrage, ça m’épuise. J’accepte qu’il soit comme ça, parce que ma femme l’aime beaucoup.
Mon fils aîné (interprété par Alexandre Bacon), que j’aurais aimé qu’il reprenne l’entreprise, est avocat. Il a tout pour bien diriger. C’est mon avocat. Il est en ville et n’aime pas la campagne. Il a un instinct incroyable et voit les choses très rapidement. Il est précieux pour moi. Je n’ai jamais fait de « non, tu n’iras pas étudier le droit, tu dois rester ici ». Ce n’est pas dans ma nature. Mais ça ne veut pas dire que ça ne me fait rien.
Dès le départ, on sent qu’avec Michel, on est prêts à aller loin ensemble. On est liés. Il y a quelque chose entre nous, un secret. On comprend très vite : à la vie, à la mort. On se respecte.
Stéphane : Ils ont un plan commun. Ils ont développé une expertise commune. Il y a quelque chose de profondément enraciné. Mais quand des racines arrachent la terre, parfois, ça crée de gros cratères. Je pense que c’est vers ça qu’on s’en va.
Benoît : On a chacun notre caractère, mais on respecte les gens qui en ont. Indomptables, ce n’est pas pour rien. Il y a des chevaux indomptables, mais tous les personnages ont quelque chose d’indomptable. Chacun cache un secret, un enjeu important qui va se déployer tranquillement.
Je pense que les gens vont accrocher à la série pour ça. Les personnages sont attachants, mais surtout reconnaissables. Les dynamiques familiales, entre les enfants, entre les deux familles, on les retrouve partout, en région comme en ville. Tout le monde va reconnaître quelque chose de sa propre famille. C’est la force de la série : ça parle directement au cœur des gens.
Pour revenir au point fort, quel est le point fort de Michel ?
Stéphane : Si on demandait à Michel de décrire son point fort, il dirait : « Si je veux quelque chose, je vais l’avoir. » C’est une philosophie de vie. Il est fidèle à lui-même. On sait à quoi s’attendre avec lui. S’il dit quelque chose, il va le faire. Il est déterminé. Personne ne va le casser.


Benoît : Même mal en point, il réussit encore à exiger : fais ci, fais ça, va là … et les gens obéissent. C’est du monde solide.
Geneviève Rochette (Évelyne Lavoie-Richer)
Présente-moi ton personnage.
Moi, c’est Évelyne (la femme du personnage de Benoît Gouin). Comme on l’a vu, il y a deux clans. C’est donc une femme fière, avec de fortes valeurs familiales. On va le voir, il y a beaucoup d’enjeux familiaux, beaucoup de choses qui se sont tissées au fil des ans. Elle porte beaucoup de choses. Son rapport à ses enfants est vraiment au premier plan pour mon personnage. On va comprendre qu’il y a plusieurs couches, plusieurs événements qui les ont marqués. Il y a donc beaucoup de réparations à faire. Ce qui est beau, c’est qu’il y a, à un moment donné, un désir des deux côtés d’établir une relation, mais ça va être tough.


Quel est le point fort de ton personnage ?
Je pense que c’est quelqu’un qui a vraiment ses valeurs à la bonne place et qui a travaillé très fort pour se construire et être fière d’elle-même, même si elle est partie de loin.
Alexandre Bacon (Nicolas Richer)
Présente-moi ton personnage.
Je joue le personnage de Nicolas Richer, le fils aîné de la famille. C’est un peu le mouton noir, dans la mesure où c’est le seul qui ne se sent pas du tout chez lui en campagne. Il est profondément urbain dans l’âme et est parti à Montréal faire ses études dès qu’il l’a pu. Il a étudié en droit et est devenu avocat en droit des affaires. C’est lui qui s’occupe de tout l’aspect légal des entreprises familiales. C’est un grand perfectionniste, hyper assidu, très droit, qui veut toujours faire les choses correctement. Il est très organisé.
Il s’entend très bien avec son père. Le premier véritable conflit entre eux survient au début de la série, avec le deal qui doit se faire entre les deux familles. On peut dire que Nicolas ne porte pas Martineau dans son cœur. Il n’est donc pas ravi à l’idée que son père conclue cette entente.

Quel est le point fort de ton personnage ?
Je dirais que c’est sa rigueur, son perfectionnisme, ainsi que son goût pour mener ses propres enquêtes et trouver des réponses. C’est quelqu’un de très assidu, et c’est précisément là que réside sa force.
Émile Ouellette (Paul Richer)
Présente-moi ton personnage.
Je joue le rôle de Paul Richer, un charmant garçon. Je dirais qu’il est très candide et qu’il veut faire carrière dans la musique country. Il n’a peut-être pas tout à fait le talent pour y arriver, mais il a la volonté. Il a aussi les moyens financiers, ce qui le rend parfois un peu ingrat à certains égards. Cela dit, je pense que c’est un personnage que vous allez trouver très attachant, parce qu’il n’y a aucune malice chez ce petit bébé gâté de 23 ans qu’est Paul Richer.


Quel est le point fort de ton personnage ?
Je pense qu’il est comique et sympathique. Il apporte un certain comic relief à la série. Au sein de la famille, c’est celui à qui on ne peut jamais vraiment en vouloir. Parce que c’est le bébé, il est drôle, il est gentil, et on sent qu’il n’y a justement aucune malice chez lui.
On le voit fréquenter le personnage de Chanel Mings dans les premières scènes…
On l’a vu avec Chanel Mings. Cela dit, je ne peux pas en dire plus sur l’état futur de leur relation … mais c’est un petit courailleux quand même.
Félix‑Antoine Bénard (Louis Martineau)
Présente-moi ton personnage.
Mon personnage, c’est Louis. Je fais partie de la famille Martineau. Je suis un peu le souffre-douleur de mon père (incarné par Stéphane Demers). On suit un peu comment il se libère de cette emprise et comment il va peut-être essayer de trouver son propre chemin. [..] Je pense qu’il est très sombre. Il garde une violence en lui, à cause de tout ce qu’il a vécu et de ce qu’on lui reproche. Il est très silencieux, mais aussi très observateur. Il comprend ce qui se passe autour de lui. Comme il est très influençable, il risque de se retrouver entraîné dans des histoires pas très nettes.
Une petite revanche envers son père, peut-être ?
Oui, peut-être. Une petite revanche envers son père, envers sa famille. On verra ce qui se trame, peut-être.


Quel est le point fort de ton personnage ?
Je pense que ce qui est fort, c’est son silence. Beaucoup de choses passent dans les non-dits, dans ce qu’il pense. Il a aussi un côté très explosif. On sent que quelque chose se passe en lui et qu’il finira par l’exprimer. On sait qu’il détient des secrets qu’il finira par révéler, mais on ne sait pas exactement quand. Je pense que c’est ça qui est le plus intéressant.
Marianne Fortier (Samuelle Richer)
Samuelle est une femme généreuse, authentique, positive, qui a de la drive. Elle ne se laisse jamais abattre par la négativité, cherche toujours des solutions, est une éternelle optimiste. Elle possède une grande intelligence émotionnelle, elle est excellente pour régler les conflits et soutenir les autres, mais… elle s’est trop souvent oubliée pour répondre aux besoins de son entourage. Ex-championne de course de barils (discipline d’équitation western), elle excellait dans son sport… jusqu’à une chute qui lui a presque coûté la vie, au début de sa vingtaine.

Marilou Morin (Julie Cloutier)
Maintenant âgée de 39 ans, Julie réapparaît après 21 ans d’absence. Fille d’Évelyne et de son premier mari, Julie avait fugué à la suite d’une querelle avec sa mère. Mystérieuse et profondément blessée, elle est encore l’ado rebelle qu’elle a été lors de l’été fatidique où elle est venue vivre à St-Aubertin et qui a mené à sa fugue, il y a 21 ans. Émotive, imprévisible, sensuelle et impulsive, elle est une véritable bombe à retardement.


Félix‑Antoine Duval (Sébastien Martineau)
Beau et ambitieux, Sébastien rêve de devenir le futur Philippe Richer, le kingpin de St-Aubertin. Déjà employé de la Meunerie Richer, il en deviendra, après la transaction entre les Richer et les Martineau, le directeur. Confiant, généreux, talentueux, il est toutefois orgueilleux et cache au fond de lui une profonde insécurité. Il est en couple avec Samuelle Richer depuis le secondaire.


Catherine Paquin‑Béchard (Jessica Martineau)
Jessica est le reflet de son père : une bully qui est prête à tout pour arriver à ses fins. Frontale. Sanguine. Impulsive sans être instable. Elle fonce dans tout. Elle n’a pas de filtre. Elle s’efforce de ne jamais laisser voir ses faiblesses, mais elle peut parfois se laisser attendrir, surtout par son petit frère Louis dont elle est surprotectrice. Sous ses airs assurés, Jessica est complexée, et jalouse de son frère Sébastien, qui semble être le numéro 1 de son père. Elle a le sentiment d’être sous-estimée tant par sa famille que par tous les habitants du village.


Stéphane Jacques (René Vaillancourt)
Homme loyal, sensible, le cœur sur la main, René est le bras droit de Michel Martineau. Il côtoie la famille depuis une trentaine d’années et a vu les trois enfants grandir. Célibataire, sans enfant, il habite dans une roulotte sur le terrain des Martineau.

Jean‑Moïse Martin (Marc-André Delorme)
Marc-André Delorme est le maire du village de St-Aubertin. C’est un homme ambitieux, mais inflexible, qui impose sa vision du monde aux autres et qui peine à comprendre les points de vue qui ne sont pas les siens. Il a à cœur l’essor économique de la région… ainsi que l’appui de ses électeurs. Il aurait voulu racheter les entreprises Richer et se demande encore pourquoi Philippe a préféré les vendre à moindre coût à Michel Martineau.

Chanel Mings (Chanelle Pelletier)
Barmaid au resto-bar de St-Aubertin, Chanelle Pelletier a vécu plusieurs déceptions amoureuses. Elle n’est pas insensible au charme de Paul, plus jeune qu’elle, mais ne se voit pas vivre une relation sérieuse avec lui. Pragmatique et raisonnable, elle a un bon radar à bullshit.


Hubert Proulx (David Beaufort)
Intelligent, contrôlant, sensible et intense, David baigne dans la criminalité depuis son plus jeune âge. Deal de dope, racket de protection, petits larcins : il marche dans les traces de son père, Gaétan Beaufort, et dirige toutes les activités criminelles de la région avec brutalité et aisance. Assoiffé de pouvoir, il rêve d’élargir ses activités. Beaufort est un être de contrastes : violent et implacable, il est aussi un romantique fini, qui n’hésite pas à se montrer vulnérable devant les femmes qu’il aime, à s’engager corps et âme, comme un chevalier ténébreux. Il est d’un romantisme presque toxique, protecteur et possessif à la fois.

Olivier Renaud (Ryan Cardinal)
Cowboy nomade, de passage au village, Ryan est un Québécois qui revient d’un long séjour dans l’Ouest canadien. Costaud, viril, il est habitué à travailler de ses mains, au grand air. Il a travaillé sur les ranchs en Alberta, où il a acquis une connaissance profonde du horsemanship et de l’univers équestre. Amoureux de la nature, des chevaux et de la liberté, Ryan est un homme de peu de mots, mystérieux, mais extrêmement charismatique.

Marilou Forgues (Florence Delorme)
Fille de Marc-André Delorme, le maire du village, Florence est une performante, habituée à réussir tout ce qu’elle entreprend. Elle s’est mis en tête de concourir à la course de barils de St-Tite et, pour cela, elle a besoin de Samuelle pour la coacher. Étudiante en médecine vétérinaire, elle revient au village tous les week-ends pour voir ses parents et pour s’entraîner à l’écurie des Richer.


Natalie Tannous


Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Dans la série, Julie chante en s’accompagnant à la guitare,j’ignore si c’est vraiment elle qui préforme vocalement? Si oui wow! Il faut l’entendre plus souvent. Cette fille est toute une comédienne, on la voit dans tout plein de série. Elle préforme, et succès à tout ce qu’elle touche. Bravo!