Vous pourrez écouter, en toute liberté, les dix épisodes de la nouvelle série Projet Innocence à compter du mardi 9 janvier à 20 h sur Noovo ou les binge-watcher sur Crave.
La série coup de poing réunit notamment Guy Nadon et Emi Chicoine dans les deux rôles principaux. Lors du visionnement de presse médiatique, on a réalisé des entrevues avec eux, et voici ce qu’ils avaient à nous dire.
Guy Nadon
Présentez-moi votre personnage …
Armand Coupal est un avocat criminaliste depuis 50 ans. Ce n’est pas un gars qui travaille dans un cabinet d’avocat ou qui fait du droit commercial. Sa maxime est : Mieux vaut 10 coupables en liberté qu’un innocent en prison. Il est très convaincu de cette pensée. C’est le fondement de ce qu’il est.
Contrairement à la pratique qu’il a faite depuis le début de sa carrière, il animera un séminaire avec des jeunes en faculté de droit. Leur but n’est pas de défendre quelqu’un, mais plutôt de faire sortir quelqu’un de prison qui aurait été condamné à tort parce qu’il n’a pas joui d’une défense pleine et entière. Quiconque a le droit à une défense pleine et entière; c’est une autre de ses convictions de base. En commençant son mandat, Armand se penche sur trois dossiers de gens probablement condamnés de manière douteuse et le groupe (avec ses stagiaires) finit par s’accrocher sur le cas de Anderson Jean-Louis (Fayolle Jean Jr).
Armand est un marginal, ce n’est pas un avocat qu’on verrait tous les jours. Il y a quelque chose de plus rebelle et d’iconoclaste. Ce qu’il privilégie, c’est le fond. Si la forme n’est pas impeccable, le fond est formidable.


Est-ce que vous avez vécu des premières fois lors de votre expérience dans Projet Innocence ?
Non, mais ce sont toujours des premières fois quand on travaille avec des gens qu’on ne connaît pas. C’est un métier bizarre. On travaille avec des inconnus avec lesquels on devient moyennement ami, et on présente ça à des inconnus, qui restent chez eux, et on espère que ça leur plaît.
J’ai eu la chance de jouer de grosses affaires dans ma vie, que ce soient des choses dramatiques, comiques, douces et émouvantes. Le personnage d’Armand ratisse large. Dans les deux premiers épisodes, on voit que c’est un personnage pensif. Lorsqu’il suit sa pensée, ça peut couler comme une rivière qui coule. Quand on a assez de métier, on fait confiance au fait qu’on sait nager même si l’eau bouillonne. Bref, je suis content d’avoir 50 ans de métier pour faire un rôle pareil.
Emi Chicoine
Présente-moi ton personnage…
Stella Launière est la première de classe qui veut aller plus loin que les autres. J’aime la comparer à Hermione (dans Harry Potter). Elle veut faire ses preuves. Elle veut impressionner Coupal (Guy Nadon). Elle est très motivée par le code. Elle rencontrera même le détenu (Fayolle Jean Jr) avant les autres. C’est vraiment une fonceuse.
On va voir tranquillement pas vite qu’il y aura une compétition qui va s’installer avec Bénédicte (Audrey Roger). Cette compétition entre les deux filles sera une parenthèse le fun dans l’histoire.
Qu’est-ce que tu aimes le plus chez ton personnage ?
C’est son côté fonceuse. Elle se fera dire parfois de se calmer. L’histoire devient de plus en plus dangereuse parce qu’on va, par exemple, questionner les anciens témoins qui ne sont pas contents. On lui demandera de rester à l’école et de travailler à la maison, mais elle va sneak out et elle brisera les règles avec son excès de confiance. Parfois, ça va la rattraper et elle devra se calmer les nerfs.
Est-ce qu’il y a des parcelles de toi dans ton personnage ?
Oui. C’est sûr que moi j’étais plus un clown de classe. J’allais en retenue et j’avais des manquements. J’essayais de me mélanger dans tout ça surtout au niveau de la confiance et avoir une belle prestance. Sinon, on est assez différentes dans la vie.


Quel a été ton plus grand apprentissage ?
J’ai énormément appris de Maître Nadon, c’est une école de théâtre sur deux pattes. J’aimais ça aller lui parler et lui poser des petites questions. Quand j’avais de la misère avec mes textes, il m’aidait. Je me disais que tant qu’à être pris par moi-même, j’ai littéralement un Dieu pour le faire. Alors, je vais lui demander de l’aide et je vais en profiter. C’était une énorme rencontre, et surtout un honneur de travailler à ses côtés.
Guy et Fayolle aimant faire de l’humour, comment se passaient les scènes qui demandaient que vous soyez plus sérieux ?
Ça se passait bien ! Guy est très professionnel. Alors, je ne voulais pas le déranger. Il fallait que je choisisse le bon moment pour faire une joke. Il y avait tellement de textes et de termes compliqués à dire que si on s’éloignait trop dans une scène, on deviendrait mélangé en revenant à la scène. On devait donc rester sérieux, mais on était quand même capable de se passer des petites jokes et d’avoir du fun. Je connaissais déjà Fayolle (dans L’effet secondaire), c’était le fun de le retrouver dans un contexte plus sérieux.
Qu’est-ce que tu souhaites en 2024 pour Projet Innocence ?
Du succès, j’espère ! Projet Innocence, ça existe pour de vrai dans la vie. Je suis contente de renseigner les gens là-dessus. J’ai écouté un podcast sur le Projet Innocence Québec qui a lieu en ce moment avec Daniel Jolivet, actuellement en prison. Je souhaite que les gens découvrent ce qu’est un Projet Innocence et de lui donner une chance. Ça donnera une petite lumière de plus aux étudiants qui font ça dans la vie.
Distribution
En plus de Guy Nadon et Emi Chicoine, on retrouve Fayolle Jean Jr, Claudia Bouvette, Audrey Roger, Medi Chirara, Geneviève Rochette, Isabelle Giroux, Alex Bisping, Blaise Tardif, Juan Arango et bien d’autres.










Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

1 thought on “Projet Innocence; un pas vers la liberté des innocents !”