La nouvelle série Bienvenue à Kingston-Falls, le thriller singulier de Robin Aubert, débarque dès le jeudi 7 mai 2026 sur ICI TOU.TV EXTRA mettant en vedette Maxime Le Flaguais, dont les vacances prennent une tournure inattendue après une découverte aussi troublante qu’inhabituelle.
Voici nos entrevues avec Maxime Le Flaguais, Marie-Ève Milot, Martin Héroux, Aracelli Lillo, Normand Chouinard, Micheline Bernard, Linda Malo et Emmanuel Auger, ainsi que nos photos du visionnement de presse du 6 mai à la Maison de Radio-Canada.


Maxime Le Flaguais (Gabriel Serpent)
Présente-moi ton personnage.
Mon personnage s’appelle Gabriel Serpent. C’est un gars que je ne connais pas tant que ça, puis j’aime ça de même. Parfois, on essaie trop de construire tout le passé d’un personnage pour l’incarner, mais je n’ai pas essayé de faire ça avec Gabriel. Il y a des parties de lui qui m’échappent, et je trouve ça bien comme ça. Peut-être que ça me permet même de mieux rendre le mystère dans son regard. C’est un gars qui a clairement vécu des choses difficiles. Il y a notamment eu une enquête particulièrement éprouvante dans la grande ville qu’il n’a pas réussi à résoudre. Il est ensuite retourné dans son village natal.
Alors qu’il s’apprête à prendre des vacances, on retrouve un cadavre dans un champ, enterré avec les fesses qui dépassent et un vélo inséré derrière lui. Il va donc se lancer dans cette enquête. En parallèle, le poste de police est menacé de fermeture. Pour lui, cette affaire devient peut-être une façon de montrer qu’ils servent encore à quelque chose et de faire en sorte que le poste reste ouvert.


Quel est le principal point fort et le principal point faible de ton personnage ?
Son point fort, c’est qu’il est très perspicace, très sagace. C’est un bon enquêteur, mais un enquêteur atypique. Il se fie beaucoup à son intuition. Cynthia Quinn (Marie-Ève Milot), l’enquêtrice qui arrive à Kingston-Falls pour l’aider — tout en lui mettant parfois des bâtons dans les roues —, est beaucoup plus méthodique. Gabriel Serpent, lui, connaît davantage le village. Il sait à qui parler et comment approcher les gens. Il a cet avantage-là. Son principal point fort, je dirais que c’est sa perspicacité, mais peut-être aussi sa sensibilité.
Son point faible est probablement lié à cette même sensibilité. Elle peut parfois le distraire ou le faire replonger dans certaines émotions. Il y a un côté sombre en lui qui peut le ravaler par moments. Il doit donc faire attention à ne pas se laisser abattre par la dépression.
Comment t’es-tu senti en obtenant le rôle principal de cette série ?
Je me sens extrêmement privilégié. Quand j’ai appris la nouvelle, je flottais sur un nuage. Être choisi et adoubé par Robin Aubert, c’est vraiment un honneur. Robin Aubert marche un peu dans les pas de Robert Morin, que j’admire énormément aussi. Il y a comme une filiation très forte entre eux. Robin est un grand cinéaste, un grand créateur d’ici. Pour moi, c’est un véritable cadeau du ciel d’avoir été choisi par lui.
Marie-Ève Milot (Cynthia Quinn)
Présente-moi ton personnage.
Je joue Cynthia Quinn, une enquêtrice qui arrive à Kingston-Falls avec l’énergie de la dernière chance. C’est quelqu’un qui a des problèmes d’alcool et de gros démons intérieurs, qu’on découvre au fil de la série. C’est aussi une personne qui n’est pas très habile dans ses interactions sociales, mais qui est extrêmement compétente dans son travail. C’est une excellente enquêtrice : redoutable, redoutée, avec sa propre manière de faire et son propre code d’éthique. Son arrivée vient forcément bouleverser la dynamique presque familiale du poste de quartier de Kingston-Falls.


Quel est le principal point fort et le principal point faible de ton personnage ?
Je pense que c’est un personnage tellement dédié à son travail qu’elle met toute son intelligence dans ce qu’elle fait. Ça fait d’elle une observatrice hors pair. C’est quelqu’un qui peut flairer des choses que les autres ne voient pas, comme si elle avait un sens de plus. Ça, je dirais que c’est sa grande force.
Sa faiblesse, c’est son problème d’addiction, l’alcool. C’est sa façon de réguler ses démons, de les faire taire ou de les endormir. Il y a aussi là-dedans une forme de sabotage et d’autodestruction.
Martin Héroux (Romain Rioux)
Présente-moi ton personnage.
Ça fait longtemps que je connais Robin Aubert. On est allés à l’école de théâtre ensemble et on a terminé en 1994. Ça fait donc une trentaine d’années qu’on se connaît. J’ai participé à quelques-uns de ses projets et on s’est toujours bien entendus. Ce que j’aime des projets de Robin, c’est qu’il y a toujours beaucoup d’humanité dedans.
Moi, je viens du Témiscamingue et Robin vient du coin de Victoriaville. On vient tous les deux de la région et on a une tendresse particulière pour cet univers-là. Pas pour en rire ou pour le caricaturer, mais simplement parce qu’on le voit moins souvent à l’écran. Dans Les Affamés, où je jouais aussi, il y avait déjà cette humanité-là. Robin a aussi un côté très féministe dans sa manière de construire ses projets et de donner de la place aux femmes.
Il m’avait parlé de ce projet-là il y a environ trois ans. Puis, finalement, il m’a rappelé pour passer une audition. Il m’a dit qu’il voyait bien Luis Bertrand avec moi et qu’on formerait un bon duo. Robin est très bon pour les « mix and match ». C’est aussi ça, le rôle d’un bon réalisateur : connaître les forces des acteurs et les mélanger pour créer quelque chose qui fonctionne. Et ça a vraiment bien marché.
J’ai adoré ce personnage parce qu’il possède beaucoup d’épaisseur. Il vit avec sa sœur trisomique et prend soin d’elle. Avec le personnage de Luis, ils forment un duo presque comique : le taciturne et le rigolo. Même si mon personnage apporte beaucoup de légèreté, il a aussi ses propres enjeux. C’est ça qui est intéressant dans les projets de Robin : même si on ne voit pas toute l’histoire des personnages, on sent qu’ils existent profondément.
Que fait-il dans la vie ?
C’est un policier de région. Dans un petit poste de police comme celui-là, les collègues deviennent presque plus des amis que de simples policiers, parce qu’ils travaillent ensemble depuis longtemps. C’est un gars attaché à son coin de pays. Il vit avec sa sœur et l’aide au quotidien. Il a aussi un très bon partenariat avec le personnage de Luis Bertrand. Ce sont des gens confortables dans leur vie, avec leurs enjeux personnels, mais sans tomber dans le drame extrême.
J’aime ça, jouer ce genre de personnages-là. C’est correct d’avoir des séries avec des tueurs en série, mais c’est beau aussi de montrer du vrai monde. Moi, j’appelle ça « l’extraordinaire ordinaire ». Quand on connaît quelqu’un profondément, on réalise à quel point cette personne-là peut être extraordinaire, même si, en apparence, elle semble tout à fait ordinaire.
C’est un policier d’un petit poste qui a peur de voir son poste fermer, alors toute l’équipe essaie de faire en sorte que ça fonctionne encore. Ils se battent un peu pour préserver cet « extraordinaire ordinaire ».
Quel est le principal point fort et le principal point faible de ton personnage ?
Je pense que ses qualités sont aussi ses défauts. C’est un gars fidèle, qui aime les gens, et ça fait probablement de lui un bon policier. Il n’a peut-être jamais voulu aller voir plus loin. Il est resté dans sa région, dans son quotidien. Il lui manque peut-être un peu d’ambition. Serpent, lui au contraire, est parti travailler en ville avant de revenir, alors que Romain est resté à sa place.
Mais en même temps, ça prend aussi des piliers comme lui en région. Ce sont des gens de référence pour toute la communauté. Donc oui, il manque peut-être un peu d’ambition, mais il y a surtout beaucoup d’humanité chez lui.


Aracelli Lillo (Mimi)
Présente-moi ton personnage.
J’interprète Mimi, qui est un peu la nouvelle dans la gang. Elle est aux études en criminologie et rêve de devenir policière et enquêtrice. Elle veut bien faire les choses. Elle adore son équipe, malgré toute la maladresse qu’ils vivent ensemble. Elle a beaucoup d’amour pour eux. Même si tout le monde semble détester le chien pisteur, elle, elle le trouve quand même fascinant.


Quel est le principal point fort et le principal point faible de ton personnage ?
Je pense que sa principale force, c’est qu’elle possède un bon instinct et une grande curiosité. Mais cette curiosité penche aussi vers son principal défaut : elle est peut-être un peu trop naïve, dans le sens où elle suit beaucoup son instinct sans toujours mesurer le poids des conséquences. Dans sa curiosité et sa naïveté, il y a quelque chose d’extrêmement positif et touchant. Elle ne connaît pas encore bien le terrain ni la réalité des enquêtes, ce qui influence beaucoup sa manière d’agir.
Normand Chouinard (JP)
Présente-moi ton personnage.
Mon personnage, c’est JP. C’est le doyen du poste. Il est là depuis des années et il ne veut pas prendre sa retraite. Il est donc affecté aux quarts de nuit du poste de police, parce que même un petit poste de campagne fonctionne 24 heures sur 24.
Il est un peu le gardien des archives. Il connaît tout le monde dans le village et c’est lui qui détient le secret du seul ordinateur du poste, un vieil ordinateur qui semble venir d’une autre époque. D’ailleurs, on sent que l’univers de la série est légèrement en décalage dans le temps. On le voit souvent devant cet ordinateur, en train de faire des recherches ou de retrouver des dossiers criminels.
C’est un homme avec un bon fond, ami avec tout le monde et très apprécié dans son milieu. Un jour, il finira par partir, mais pour le moment, il est heureux d’être encore là et de se sentir utile. Il a sa femme, sa vie à lui, mais il reste très sensible à tout ce qui se passe autour de lui, notamment ce qui arrive aux victimes. Il comprend bien les rouages du système. C’est quelqu’un de profondément humain, avec un grand cœur.


Quelle est la principale force et la principale faiblesse de ton personnage?
Je pense que sa principale force, c’est sa grande mémoire. Il connaît les gens, les histoires et le fonctionnement du village comme personne.
Sa principale faiblesse, c’est probablement son incapacité à garder une certaine distance face à ce que vivent les victimes et les criminels autour de lui. Il s’implique peut-être un peu trop émotionnellement. Il souffre parfois de certaines situations, il peut être indigné ou scandalisé. Ça ne fait pas de lui le type de policier froid et détaché qu’on imagine souvent dans ce genre de milieu. Mais en même temps, c’est une faiblesse qu’on ne peut pas vraiment lui reprocher, parce qu’elle vient surtout de son humanité.
Micheline Bernard (Guylaine)
Présente-moi ton personnage.
Elle s’appelle Guylaine, mais tout le monde l’appelle Guylou. C’est la médecin légiste du coin. C’est quelqu’un qui connaît Gabriel Serpent depuis longtemps; on comprend qu’ils ont un lien ancien et significatif.
C’est une femme assez particulière dans le sens où elle a fait l’armée, mais aussi parce qu’elle a traversé beaucoup d’expériences. On comprend qu’elle a vu bien des choses dans sa vie. Elle n’a pas beaucoup de filtres. Alors, il lui arrive de parler de sa vie personnelle, parfois de façon inattendue, out of nowhere, comme on dit. Ça peut surgir sans lien apparent, lorsqu’elle parle de sa vie amoureuse par exemple. Cela devient presque une manière métaphorique d’exprimer ce qu’elle pense de ce qui se passe lorsqu’elle échange avec Gabriel Serpent.
On comprend aussi que c’est une excellente médecin légiste. Elle est compétente dans ce qu’elle fait, mais elle a surtout cette qualité de savoir quand s’arrêter, quand elle ne peut pas aller plus loin dans une analyse ou une intervention. Elle a donc une grande expérience, une bonne intuition, et une capacité à gérer ses limites malgré tout ce qu’elle a vu.


Quel est le principal point fort et le principal point faible de ton personnage ?
Je pense que c’est la même chose. Sa force et sa faiblesse, c’est qu’elle dit ce qu’elle pense et qu’elle n’a pas de filtre. C’est sa force, mais c’est aussi sa faiblesse, dépendamment du contexte.
Linda Malo (Capitaine Ginette Gariépy)
Présente-moi ton personnage.
Ginette Gariépy est capitaine de la grande ville — tu auras remarqué qu’on ne nomme jamais réellement cette grande ville. On comprend que ça fait longtemps qu’elle travaille dans la police. Elle a une affection bien particulière pour Serpent. On devine qu’ils ont travaillé ensemble et qu’elle l’a pris sous son aile à une certaine époque. Elle est aussi la marraine de ses deux garçons métis.
Je ne peux pas en dire beaucoup plus sur la vie personnelle de Ginette, même si elle en parle un peu dans l’épisode 2. Il y a encore plusieurs mystères auxquels même nous, les comédiens, n’avons pas toutes les réponses. Tout ça est dans la tête de Robin Aubert. C’est un personnage qui apparaît de façon ponctuelle et qui suit, d’une certaine manière, le parcours de Serpent. Dans la série, mon seul véritable lien est avec lui.
Quel est le principal point fort et le principal point faible de ton personnage ?
On verra s’il y a une saison 2, mais avec les informations qu’on a aujourd’hui, je dirais que son point fort, c’est qu’elle a toujours le dessus sur Serpent, et son point faible, c’est qu’elle ne l’a jamais vraiment. Je fais un peu un jeu de mots, parce qu’il y a deux choses qui se mélangent : le travail et la vie personnelle. Professionnellement, elle peut avoir le dessus sur Serpent, mais émotionnellement, ce n’est pas aussi simple.
Je me pose même la question : est-ce qu’elle a le dessus sur Gabriel, mais pas sur Serpent ?


Emmanuel Auger (Goyette)
Présente-moi ton personnage.
Goyette, c’est un très beau personnage. Je le considère comme un vieux de la vieille qui s’apprête à prendre sa retraite et qui vient donner un coup de main à son chum Serpent dans son enquête. C’est un véritable roger-bontemps dans l’histoire. C’est un homme très efficace dans son métier. Il est le chef de police de Grand-Brochet, sa ville natale. Il a toujours été là. Maintenant, il dirige le poste de son village et ça lui fait plaisir de venir aider son ami.
On comprend que Serpent était probablement un collègue de travail lorsqu’ils étaient plus jeunes. Ils ont gravi les échelons ensemble, mais avec des parcours et des générations différentes. Quand Serpent lui demande main-forte, Goyette accepte de l’aider dans son enquête, surtout que certains éléments de l’affaire de Kingston-Falls vont éventuellement mener à Grand-Brochet.
Dans le premier épisode, on voit aussi qu’il est un peu mené par sa femme, qui essaie de le mettre au régime en lui faisant manger des noix de Grenoble. Mais ce n’est pas vraiment son genre. C’est vraiment un beau personnage. En espérant qu’il soit encore plus développé s’il y a une deuxième saison.


Quel est le principal point fort et le principal point faible de ton personnage ?
Son point fort, je crois que c’est son intelligence et son expérience comme chef de police.
Son point faible, probablement, c’est sa gourmandise. Dans l’histoire, on apprend qu’il mange beaucoup. Il mange trop et il mange un peu n’importe comment. Sa femme essaie vraiment de le mettre au régime pour qu’il fasse davantage attention à lui.
Luis Bertrand
L’agent de police René Lewis aime son métier, surtout parce qu’il lui permet de parler avec les gens du coin. Il adore écouter les personnes âgées raconter leurs souvenirs. Sans le savoir, c’est un fin psychologue. Il met les gens en confiance. Rioux et Lewis forment un duo amical inséparable. L’enquête sur le cacatoès de la mère Nicole l’amènera à recroiser son ex, Suzie. Cette ancienne peine d’amour qui refait surface secoue sa vie conjugale.


Mathis Jutras (Jumeau 1)


Yohann Jutras (Jumeau 2)


Renaud Lacelle-Bourdon (Gilles St-Pierre)

Félix Collard (Jadon Brisebois)



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
