La nouvelle comédie familiale Passez au salon, imaginée par Jean-Michel Anctil et Louis-Philippe Dandenault (qui campent les deux personnages principaux) ainsi que Maxime Caron, se retrouvera dans la grille horaire de TVA (et sur TVA+) les mercredis à 21 h dès le 8 janvier.
Voici nos entrevues réalisées avec Jean-Michel Anctil, Louis-Philippe Dandenault et Emi Chicoine ainsi que les photos du visionnement de presse qui a eu lieu le 16 décembre dans les bureaux de Québecor.



Jean-Michel Anctil (Daniel)
Présente-moi ton personnage.
Daniel, thanatologue, le plus vieux des frères Ostiguy. Il a beaucoup de facilité avec les morts, mais il n’est pas très habile avec les vivants. Il vit encore chez sa mère (Chantal Baril). Il est amoureux d’Estelle (Myriam Fournier), la fleuriste, mais il n’est pas capable de lui avouer. Donc, il garde cet amour caché en lui. Il est en conflit avec son frère (Louis-Philippe Dandenault). Daniel a toujours resté dans l’ombre tandis que Luc a toujours été dans la lumière; ça se passe souvent dans les familles qui en a un qui tire un petit peu plus la couverte que l’autre. Mais ces deux-là sont en conflit, mais les deux vont toujours être là pour aider l’autre si jamais il y a un problème. Tout au long de la saison, on va voir cette relation se développer et grandir entre les deux frères avec la mère aussi. C’est une série où on va beaucoup rire, mais on va être très touchés aussi par les personnages.
Comment c’était de composer le personnage que vous alliez jouer avec certains défauts apparents …
Quand on a développé les personnages, on a fait confiance à l’évolution et au développement des personnages de Maxime Caron (auteur) et François Avard (script-éditeur). Mais moi, au début, j’avais de la misère à trouver mon personnage, mon Daniel. C’est Jean-Carl Boucher (réalisateur) qui m’a dit « Essaye ça, fais ci, fais ça, fais-moi confiance. » Parce qu’au début, je trouvais que Daniel faisait juste chialer ou qu’il était toujours de mauvaise humeur. Il y a beaucoup de scènes qu’on tournait, au début du tournage, que c’était ça. Après ça, on s’attache au personnage. Quand il vit des déceptions, on a de la peine pour lui. Je pense que c’est dans la vérité du personnage qu’on va croire aussi en cette famille-là.
Avec cette genèse, on peut rire dans un salon funéraire maintenant. Et l’idée vient de là à la base aussi…
J’espère que, un jour, quand tu vas aller au salon funéraire et que tu vas vivre une situation, que ça va peut-être désamorcer le sentiment de tristesse ou si tu te maries, que tu vas faire c’est comme dans Passez au salon. Ça va peut-être apaiser, justement, la peine des gens. On veut que ce soit vrai.


On voit que ton personnage est très bon dans ce qu’il fait avec les morts. Il y a un petit peu de difficulté à accepter le personnage d’Emi Chicoine (Camille) parce qu’elle pourrait être meilleure que lui...
Elle est proche, mais il est meilleur. Il veut bien transmettre aussi ce qu’il a appris à Camille qui est une petite première de classe. Lui aussi, c’est un premier de classe. Ils comparent leur note à un moment donné qu’elle a eu 96% et lui 97%. « Calme-toi, c’est moi le doyen ». Il y a une belle relation qui va se développer avec la stagiaire.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de ce tournage ?
L’enthousiasme de toute l’équipe, autant devant que derrière la caméra. Tout le monde croyait en ce projet. Tout le monde a ramé dans le même sens. Le tournage a été beaucoup devancé. Il n’y a pas personne qui arrivait sur le plateau de mauvaise humeur. On a tourné à Sainte-Martine. Pour ceux qui habitaient à Montréal, ils avaient une heure de route à faire le matin pour se rendre sur le lieu de tournage, puis une heure et quelques le soir pour revenir. Malgré tout ça, tout le monde était de bonne humeur. Tout le monde avait le sourire dans la face. Tout le monde a apprécié travailler sur ce projet-là.
Pourquoi faudrait-il écouter Passez au salon ?
Parce que vous allez passer, pas juste au salon, mais vous allez passer un bon moment à rire, puis ça va vous faire du bien. Dans le milieu de semaine, quand tu commences à avoir un petit down, tu écoutes Passez au salon, et ça te donnera un boost pour finir la semaine.
Louis-Philippe Dandenault (Luc)
Présente-moi ton personnage.
Luc Ostiguy est un ancien joueur de hockey qui a joué un an dans la Ligue nationale. C’était un peu un goon, mais un goon de petite taille. Après ça, il est resté prisonnier de l’image de joueur de hockey Donc, il n’a pas fait de sous, il a joué un an. Puis là, tout le monde pense qu’il a des sous [qu’il est millionnaire]. Il essaie d’investir dans toutes sortes de business, mais ça a été des échecs après échecs après échecs. Jusqu’à ce qu’il se ramasse une grosse, grosse dette. Il retourne au bercail pour demander de l’argent, mais sa mère dit : « Ben là, je t’en donne plus. Si tu en veux, il faudrait que tu travailles au salon. Le problème, c’est qu’il a peur des morts. » Ça fait qu’il est pogné là avec son frère. Il est en conflit avec celui-ci. Il est le mouton noir de la famille qui est là dans le salon, puis il risque de tout faire sauter.
Parce que lui, il veut rien qu’avoir l’argent, puis s’en aller vivre loin de sa famille…
Exactement ça. Mais là, il va être pogné là-bas. Il va avoir une belle évolution et il va commencer à apprécier d’où il vient.
Est-ce qu’on va apprendre à apprécier ton personnage ?
Ça dépend. Sinon, tu peux te rattacher à Daniel; il n’y a aucun problème.
Ça ne te dérange pas qu’on aime plus Daniel que toi …
Non, pas du tout. Moi pourvu que le monde écoute l’émission, c’est tout ce qui compte.
Disons que tu passes au bat.
Mets-en, littéralement !


Qu’est-ce qui t’a le plus marqué dans cette expérience ?
C’est que j’ai eu l’idée. C’est la première fois qu’on voit en vrai (avec des gens et des décors) une idée que j’ai eue et qu’on a écrite sur papier. C’est ça qui change tout. C’était l’une des plus belles expériences de travail que j’ai jamais eues. Ce qu’on a imaginé chez nous assis autour de la table, on le voit à la télé !
Quelle est la scène la plus marquante pour toi ?
Je pense que dans un épisode, il y a une scène où, sans vendre le punch, il y a un beau rapprochement entre les deux frères. Il y a des moments entre eux, puis il y en a un qui est vraiment beau.
Ton personnage est tombé dans un trou de cercueil avec son frère, ça devait être quand même une scène particulière à tourner …
Ce n’est pas agréable, c’est creux !
Emi Chicoine (Camille)
Présente-moi ton personnage.
C’est le personnage de Camille qui est aux études en thanatologie. Elle est rendue à l’étape de son stage. Elle trouve un salon funéraire pour aller compléter son stage et se faire évaluer. Et elle tombe sur le salon Ostiguy et Frères. Donc, elle cherche Pierre-Guy (Vincent Bilodeau) à son arrivée parce que c’est lui qui est censé faire son stage. Mais finalement, il a fait une crise cardiaque et il est mort.
Finalement, c’est Daniel qui va l’épauler durant son stage et qui va faire son évaluation. Elle veut vraiment toucher à tout. Elle veut tout de suite embarquer dans le «couper, ouvrir, faire les veines et tout ça», tandis que Daniel lui dit «laisse-moi faire.» Il veut montrer qu’il est au-dessus de ses affaires, mais elle est peut-être même meilleure que lui et ça le gosse. Il va y avoir une belle compétition entre eux qui va éventuellement devenir une belle complicité aussi. À force de se côtoyer et de voir que les deux sont bons là-dedans, ça va devenir une belle complicité.
Elle est vraiment passionnée. Ce n’est pas comme une job qu’elle a pris parce qu’elle ne savait pas quoi faire. C’est vraiment sa passion. La thanatologie, c’est la première de classe, c’est la meilleure dans son domaine.
Ça va peut-être aider la confiance de Daniel en fin de compte…
Le but de Daniel est d’aller dans le bureau en haut [pour prendre la place de Pierre-Yves]. Le fait qu’elle soit bonne, ça fait en sorte qu’il veut me faire pratiquer encore plus. Parce que lui ce qu’il veut, c’est qu’il n’y ait plus besoin de gérer en bas pour pouvoir enfin prendre le grand bureau en haut.
Ton personnage dit ceci : « Vous avez plus besoin de moi que moi j’ai besoin de vous.», je trouve que c’est une phrase assez intéressante …
Elle a bien vu que c’était quand même le bordel autour. Eux qui tombent dans le cercueil. L’autre qui fait des affaires dans la salle de bain. Lui qui oublie de revenir me voir pour préciser les détails du stage. Camille voit qu’elle pourrait l’aider dans tout ça. « Je comprends que tu veux être meilleur que moi, mais prends donc mon aide » suggère-t-elle.


Qu’est-ce que tu as le plus aimé de ton personnage ?
Je pense que c’était d’apprendre sur la thanatologie. Même le mot, je n’étais pas sûre de savoir ce que ça voulait dire quand j’ai lu la description du personnage. C’est d’entrer dans un monde. Le monde du salon funéraire, c’est un peu tabou, vu que c’est la mort. On ne se concentre pas trop là-dessus dans la vie de tous les jours. J’ai dû vraiment en apprendre. J’ai eu une rencontre avec un thanatologue. Il y avait toujours un thanatologue avec nous sur place pour répondre aux questions qu’on se posait pour aider nos personnages. C’est très intéressant. Ce qui est le fun avec ce métier-là, c’est que tu te mets à t’intéresser à des métiers. Pour Projet innocence, j’ai dû complètement tourner vers le monde du droit. Six degrés, j’étais aveugle et guidée par un chien Mira. Ça me fait des connaissances dans la vie que peut-être que je ne me serais jamais axée vers ça. C’est ça que je trouve le fun de ce métier-là.
Qu’est-ce qui t’a le plus marquée de ce tournage ?
Je dirais en fait que c’est l’équipe qui m’a marquée. C’était un tournage fabuleux. L’équipe était tellement professionnelle. On a eu tellement de fun. C’était vraiment cool. Tout le monde était tout le temps heureux d’être là. On tournait à Sainte-Martine en campagne. Tout le monde ensemble, on se rendait là le matin. On mangeait tous ensemble. C’était juste le fun. Donc, l’équipe m’a particulièrement marquée. On a fait un beau party ensemble pour wrapper ça.
D’habitude, j’ai toujours une petite connaissance que je connais dans l’équipe. Mais là, je ne connaissais personne. D’autant plus que moi, je suis arrivée au jour 17 du tournage. Tout le monde se connaissait full. À ce moment, ils avaient tourné déjà beaucoup de scènes au salon et dans l’appartement de Paulette. Et moi, je tournais L’œil du cyclone. Mes scènes étaient vraiment sur deux semaines. Ils m’ont tellement intégré facilement. J’ai fait ma place full facilement.
Pourquoi les gens devraient-ils écouter Passez au salon ?
Parce que je pense que c’est une série qui fait extrêmement du bien. Il n’y a pas tant de comédie à la télé. Il y a beaucoup d’histoires de policiers, de drames, de meurtres. Puis là, on arrive avec notre Passez au salon vraiment le fun. Je pourrais comparer ça aussi avec L’œil du cyclone. C’est drôle, c’est comique, c’est facile. On suit l’histoire d’une petite famille dans un salon mortuaire en campagne. Les personnages sont attachants. Tu as envie de suivre l’histoire. C’est comme un genre de série que tu écoutes sans t’en rendre compte. Puis les épisodes passent tout seuls.
Chantal Baril (Paulette)
Du vivant de son mari, Paulette était la femme derrière le croquemort. Depuis qu’il est mort, c’est elle est la boss ! Forcée de mettre ses plans de retraite sur pause faute d’une relève qui a du bon sens, elle gère comme elle peut. Son espoir étant que Luc se replace et, qu’à deux, Daniel et lui finissent par combiner les qualités d’un bon gestionnaire de salon funéraire. Mais, bon… avant ça, il va falloir qu’ils commencent par s’entendre. Et ça, c’est loin d’être gagné.


Roger Léger (Raynald)
Cet ex-orienteur au secondaire est retraité depuis peu. Fou de Paulette, il a vendu sa maison pour partir vers une retraite dorée avec elle sous le chaud soleil de la Floride. La mort de Pierre-Guy et l’arrivée de Luc viennent malheureusement mettre son projet chéri en veilleuse. Ce qu’il souhaite plus que tout, c’est que Paulette finisse par accepter de partir comme prévu. Il se raccroche donc à tout ce qui le rapproche de cet objectif.


Myriam Fournier (Estelle)
Fleuriste du village, son plus gros client est (de très loin) le salon Ostiguy & Frères. Estelle est donc souvent rendue là, ce qui n’est pas pour déplaire à Daniel. Du genre psycho-pop ascendant New Age, elle voit dans le métier de Daniel une beauté et une « noblesse » que lui-même ne voit pas, étant plutôt cartésien. La fleur de lys est pour elle un symbole de pureté alors que pour Daniel, elle « fitte » bien avec la couleur des rideaux.


Vincent Bilodeau (Pierre-Yves)


Claude Despins (Pierre Jean)


Jean-Carl Boucher, réalisateur



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
