Séries Plus dévoile Anticosti, une série ambitieuse où la nature sauvage de l’île devient le théâtre de drames humains et de tensions sociales. Dès le 29 octobre les mercredis à 21 h, les téléspectateurs découvriront Justine (Rose-Marie Perreault) et Michael (Olivier Gervais-Courchesne), deux habitants décidés à faire la lumière sur un mystérieux décès que la police qualifie un peu trop vite de suicide. En six épisodes captivants, la quête de vérité du duo mettra au jour des secrets bien enfouis.
Voici nos entrevues avec Rose-Marie Perreault, Olivier Gervais-Courchesne, Frédéric Millaire-Zouvi et Liliane Skelly et les photos du visionnement de presse qui réunissait l’équipe et la distribution de la série.



Distribution
Rose-Marie Perreault (Justine Gamache)
Comment définis-tu ton personnage maintenant que le tournage est terminé et que la diffusion est imminente ?
Mon personnage, c’est Justine Gamache. C’est une jeune femme qui arrive sur l’île d’Anticosti après en être partie parce qu’elle avait besoin de quitter cet endroit. Lorsque la série commence, elle y retourne après sept ans d’absence. Elle vient, entre autres, présenter son roman, car c’est une romancière. Elle a écrit ce qui peut s’apparenter à de l’autofiction, donc elle parle de l’île. Elle fait une lecture pour le lancement de son livre, mais elle revient aussi pour une raison plus personnelle : elle a des questions identitaires et cherche des réponses. Elle revient sur l’île pour combler des vides et résoudre ces questionnements une bonne fois pour toutes. C’est une jeune femme déterminée, pleine de convictions, qui va se retrouver aux premières loges d’une enquête policière qui survient à la fin de l’épisode 1.
Le fait qu’elle vienne de l’extérieur marque aussi son regard. C’est une communauté qu’elle connaît, mais elle a aussi vécu ailleurs, en ville, et ses expériences l’ont façonnée. Tous ses rapports sociaux à son retour sont donc teintés par son absence. De plus, son regard d’autrice la rend très observatrice ; elle se met à scruter ce qui l’entoure et à enquêter sur la mort de son amie.
Quelle est la principale force de ton personnage ?
Je pense que le public va suivre l’enquête à travers les yeux de Justine. C’est elle qui nous fait découvrir la communauté et la panoplie de personnages qui la composent. La série est presque chorale : les personnages secondaires deviennent tour à tour des possibles suspects. À travers Justine, on découvre cette communauté foisonnante d’histoires, et chaque acteur a vraiment quelque chose d’intéressant à défendre dans son rôle. Je suis donc très heureuse de faire partie de ce casting exceptionnel.


Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de cette aventure ?
Nous avons eu la chance de tourner en région, beaucoup sur la Côte-Nord et sur l’île d’Anticosti, et aussi à Saint-Michel-des-Saints, dans des pourvoiries. C’était un tournage riche en aventures et découvertes. Ce type de tournage, où toute l’équipe reste sur place et ne rentre jamais à la maison le soir, crée de vrais liens. Cela a donné lieu à de belles rencontres et à des découvertes artistiques, car on devient une petite société intime. La portion de tournage sur l’île d’Anticosti va me rester gravée à vie : c’est un lieu fascinant, et je me considère vraiment chanceuse d’avoir pu y passer ces dix jours.
Et pendant les journées plus tranquilles, en profitais‑tu pour te promener au bord de l’eau ?
Oui, complètement ! Lors de nos jours de congé, on allait se baigner dans la rivière. Un jour, je suis même allée faire du quatre-roues avec un guide de la SÉPAQ, car j’avais une scène à tourner avec cet engin. J’avais dit : « Mon Dieu, j’aimerais bien me pratiquer un peu ! » Finalement, nous sommes partis pendant deux heures dans les bois et près de la rivière.
J’ai rencontré une dame sur l’île qui tient un café, un petit magasin général. Elle a aussi des métiers à tisser et donne des cours aux habitants. J’ai passé un après-midi avec elle à tisser et à parler de l’île où elle a grandi. L’équipe et moi sommes devenus proches, mais ces rencontres avec les gens du coin, qui nous ont accueillis à bras ouverts et avec tant d’histoires à raconter, ont été une vraie chance.
Olivier Gervais-Courchesne (Michael St-Germain)
Comment définis-tu ton personnage maintenant que le tournage est terminé et que la diffusion est imminente ?
C’est un gars droit, qui veut défendre son territoire. Au début de la série, on a l’impression qu’il a un peu fait le deuil de sa vie personnelle : il n’y a pas beaucoup de filles sur l’île, et cela devient secondaire pour lui. Alors, quand Justine Gamache arrive, elle lui tombe dans l’œil. C’est un gars qui joue de la musique, un peu sauvage, qui vit seul, lit, pratique son art et prend son travail très au sérieux. C’est un véritable amoureux de l’île, où il a grandi et qu’il connaît intimement. C’était vraiment plaisant à incarner.
Quelle est la principale force de ton personnage ?
C’est un gars droit, juste, et sans ego.


Quelles scènes t’ont le plus marqué ?
Les scènes dans la nature à Anticosti sont inoubliables, notamment celle où l’on découvre le corps à la fin de l’épisode 1 et au début de l’épisode 2, dans un canyon. L’île d’Anticosti est à environ quatre heures du village le plus proche, sans réseau, et la nature brute rendait ces scènes absolument saisissantes.
Et les journées plus tranquilles, tu en profitais pour te promener ou te baigner ?
Oui, je marchais beaucoup. On avait aussi des quatre-roues et on partait explorer l’île avec Rémi-Pierre Paquin, découvrir des caps rocheux, ou simplement jouer au crib avec toute l’équipe. C’étaient de très beaux moments de gang.
Y a-t-il des émotions que tu n’avais jamais jouées à travers ce personnage ?
Avoir quelqu’un de proche qui pourrait être victime d’un meurtre, c’est quelque chose que je n’ai jamais vécu, heureusement ! On se met alors à soupçonner tout le monde autour de soi. Ce qui est intéressant, c’est que ce n’est pas une enquête policière détachée émotionnellement : mon personnage connaît toutes les personnes impliquées. Ce n’est pas juste « Où étiez-vous le soir du… ? », c’est plutôt « Salut Patrice », « Salut Stéphane ». Il est constamment impliqué dans l’enquête, au cœur de la communauté.
Frédéric Millaire-Zouvi (Patrice Lacroix)
Présente-moi ton personnage.
Patrice, c’est un personnage qui a représenté un très beau défi à interpréter. C’est quelqu’un avec un passé, un peu coquin. On le découvre assez vite : c’est un homme qui trompe sa femme. On ne sait pas trop ce qu’il fait ni comment il fait son argent. Il a des amitiés un peu louches. En apparence, il n’a l’air de rien, mais il porte une grande part de noirceur… tout en ayant aussi de la douceur. C’est un mélange complexe — mais tout ça ne se révèle pas tout de suite à l’écran.
Il y a de petits indices disséminés sur ce qui s’est passé dans son passé, et sur ce qui lui arrive dans la série Anticosti. Pour moi, Patrice, c’était un rôle d’état : un travail intérieur, de retenue. Il a ce côté « gars de bois », qui ne montre pas grand-chose, sans aucune expression faciale ou presque. Jouer sur cette subtilité-là, c’était vraiment passionnant.
Quelles sont les scènes les plus marquantes pour toi ?
Dans les premiers épisodes, il y a plein de petits moments qui rejoignent justement ce que je te disais tantôt. Il y a quelques scènes où, tout à coup, on découvre un nouveau trait de sa personnalité, quelque chose qu’on n’avait pas encore vu. Par exemple, la première fois qu’on le voit, c’est une scène avec Liliane Skelly. Je lui dis qu’il faut qu’on prenne un break, qu’on arrête de se voir. Elle réagit, elle pète un cadre. Moi, je deviens violent l’espace d’un instant — je la pousse par terre — puis je réalise que ce n’est pas moi, que je ne dois pas aller là.
Il y en a eu plusieurs, des scènes comme celle-là, et on en verra d’autres au fil de la série. C’est vraiment le fun à jouer, parce que même moi, je dois me déjouer, me dire : « N’y va pas, reste calme », et pourtant, parfois, la folie embarque l’espace d’un instant… puis je reviens. Ce sont de beaux moments à interpréter. Et de jouer ça avec Liliane, c’était un vrai plaisir.
Quelle est la principale force de ton personnage ?
J’ai envie de dire la résilience. J’ai aussi envie de dire la passion — pour le meilleur et pour le pire. Ce n’est pas quelqu’un qui calcule. C’est quelqu’un qui vit et qui prend ses décisions selon ce qu’il ressent.


Est-ce que tu as l’impression que tu as profité de ton séjour là-bas ?
Ah mon dieu, oui et non. Dans le sens où j’aurais pu rester six mois là-bas, c’est formidable. Il y a quelque chose de troublant là-bas. Nous, on savait qu’on tournait la première fiction. Il y a déjà eu des équipes de tournage documentaire, mais jamais de fiction. Ce n’est pas un endroit facilement accessible, à moins que tu sois pêcheur ou chasseur. Dans ce cas-là, il y en a plein qui y vont, mais ça reste un certain coût. Aller là-bas, c’est un peu complexe quand même. Il faut parfois deux ou trois avions juste pour s’y rendre. Et il faut absolument louer un camion de la SÉPAQ sur place si tu veux aller chasser. Être là-bas, c’est déjà un privilège immense. Pis aussi, c’est un environnement qui est contrôlé : la faune est contrôlée, la flore est contrôlée, la SÉPAQ est là.
Des fois, on allait se promener dans le bois pis on se disait : « Il y a des gens qui sont venus ici, mais très peu. » Ce n’est pas comme aller marcher sur un grand terrain à Saint-Adolphe-d’Howard. Oui, c’est la nature, pis c’est super, pis tu es dans le bois. Mais là, tu es dans un endroit qui a eu presque pas d’influence humaine. Alors, il y a quelque chose de sacré sur l’île d’Anticosti. On faisait quatre heures de pick-up pour se rendre à notre camp de chasse. À l’endroit où on a tourné, il y a des lieux où tu te dis : « On n’est pas beaucoup à être venu ici. » Il y a quelque chose qui est tellement plus grand que nous. Pis déjà, l’audace et le guts de Sphère Média et de Séries Plus d’avoir mis l’argent là pour que ça aille à l’écran, moi, je leur lève mon chapeau. Pis ça paraît tout de suite. Il y a des images à couper le souffle, des choses qui parlent d’elles-mêmes.
Liliane Skelly (Julia Lavoie)
Présente-moi ton personnage.
Julia Lavoie, c’est une jeune femme de 18 ans. Elle est la belle-fille de Louise (Anick Lemay) — celle qui possède la pourvoirie et supervise le projet d’hôtel de luxe. C’est donc une famille plutôt aisée. Julia, elle, pense beaucoup à elle-même. Elle se mêle peu aux autres et défend avant tout ses propres intérêts, notamment dans sa relation avec le personnage de Frédéric Millaire-Zouvi. Ces deux-là vivent une relation amoureuse un peu particulière — voire immorale, je dirais. Comme il n’y a pas beaucoup de jeunes sur l’île, on comprend qu’elle n’a pas tant de choix, mais elle est vraiment amoureuse. C’est une jeune femme en apprentissage, qui cherche à garder le contrôle d’elle-même et à préserver cette relation, parfois au prix de quelques maladresses.
C’était vraiment agréable de plonger dans ce rôle, parce que j’ai souvent des castings plus « Girl Next Door ». Julia, ce n’est pas un personnage attachant au premier regard, et ça faisait du bien d’explorer un registre différent.
Quelle est la principale force de ton personnage ?
Elle sait ce qu’elle veut. C’est à la fois sa force et son défaut, mais elle défend toujours ses intérêts. Je pense que c’est le genre de série où, une fois les six épisodes terminés, les gens vont vouloir tout revoir. Il y a des petits détails qu’on ne remarque pas tout de suite, des indices qu’on n’a peut-être pas vus passer. C’est un superbe projet, parce que chaque personnage porte une tension, un secret. Tout le monde a quelque chose à cacher.



Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de cette aventure ?
Je dirais l’expérience de tournage elle-même et les rencontres que j’ai faites. C’est vraiment ce qui m’a le plus marquée. Et en regardant les épisodes, j’ai eu un coup de cœur pour les paysages et la trame sonore : ils traduisent parfaitement l’ambiance et les émotions que la série voulait faire passer.
Est-ce que tu as eu l’impression de bien profiter de ton séjour là-bas ?
C’était incroyable ! On a tourné à environ deux heures de Sept-Îles. Pour loger toute l’équipe — les comédiens et la technique —, il n’y avait pas assez de places dans un seul village. Une partie du groupe logeait dans un village, l’autre à quarante minutes de route. J’imagine que ça demandait une logistique monstre ! Mais les paysages étaient magnifiques. Tourner en région éloignée, c’est tellement stimulant : tout le monde se soude, on vit ensemble, on devient vraiment proches pendant la durée du tournage.
Hélène Florent (Sylvie Lacroix)
Sylvie, figure incontournable de l’île d’Anticosti, milite depuis plus de 30 ans pour protéger son territoire. Mère de Justine, dont elle tait obstinément l’identité du père, et de Mélanie, née de son union avec Luc (Rémi-Pierre Paquin), elle cache un secret qui la hante. Quand un projet de complexe hôtelier menace l’équilibre fragile de l’île, Sylvie se jette corps et âme dans la lutte, quitte à reléguer au second plan le retour de Justine, sa fille aînée qu’elle n’a pas vue depuis 7 ans.


Anick Lemay (Louise Menier)
Louise Menier est une femme d’affaires redoutable. Propriétaire de la pourvoirie Le Vent du Large, du resto-bar Atlantique — qu’elle confie à sa sœur Monique — ainsi que du terrain destiné au futur complexe hôtelier, elle mène ses affaires d’une main de fer et ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs. Belle-mère de Julia, qu’elle a prise sous son aile après le décès de son conjoint, Louise cache aussi un passé trouble : autrefois inséparable de Sylvie, leur amitié s’est brisée à la suite d’un événement marquant.


Camille Felton (Mélanie Caron)
Mélanie, fille de Sylvie et de Luc et demi-sœur cadette de Justine, a hérité du tempérament combatif de sa mère. Engagée à ses côtés dans la lutte contre le projet de complexe hôtelier, elle se distingue par son audace, parfois jusqu’à l’imprudence. Téméraire et déterminée, Mélanie n’hésite pas à prendre des risques qui pourraient se retourner contre elle. Séductrice assumée, elle use de son charme redoutable pour parvenir à ses fins.


Rémi-Pierre Paquin (Luc Caron)
Luc est le conjoint de Sylvie (Hélène Florent), le beau-père de Justine et le père de Mélanie. Il y a 25 ans, alors qu’il était venu chasser sur l’île, il a croisé la route de Sylvie. Touché par sa force et son franc-parler, il en est tombé amoureux et n’est jamais reparti. Aujourd’hui pêcheur, Luc fait face à des temps difficiles. Pour s’en sortir, il n’hésite pas à contourner la loi et arranger un peu les choses à sa façon.


Lauren Hartley (Sophie Pelletier)
Sophie, fille de Monique Menier (Sylvie Moreau) et amie d’enfance de Justine, est restée sur l’île d’Anticosti, tandis que son amie partait construire sa vie ailleurs. Mariée à Patrice (Frédéric Millaire-Zouvi) et employée au magasin général, elle s’enlise dans la routine et la solitude. Au début, leur mariage était heureux, mais dernièrement, Patrice a sombré dans l’alcool et la trompe avec Julia, sa jeune cousine. Chaque journée se confond avec la précédente, jusqu’au retour de Justine et à la lecture de son roman, qui viennent doucement raviver son quotidien. Mais derrière cette façade, Sophie cache un autre secret.


Charles Buckell-Robertson (Shikuan Fontaine)


Jean-Philippe Côté (Stéphane Boudrias)

Christophe Vienne (Vincent Berling)


Fabrice Yvanoff Sénat (Ludovic Poisson)


Émile Ouellette (Antoine Poulin)


Julie de Lafrenière (Agente Caroline Boivin)


Félix Paquette (Jonathan Lemay)



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
