Il y a des spectacles qui divertissent, d’autres qui touchent, et puis il y en a qui rassemblent. Zénith le spectacle, présenté cette semaine au Théâtre Saint-Denis, dont la première médiatique a été présentée le 29 mai, fait partie de cette dernière catégorie. Ce n’est pas un simple show musical : c’est une grande célébration de la diversité générationnelle, menée avec doigté par une Véronique Cloutier rayonnante et toujours aussi magistrale!
Sur scène, les artistes de différentes générations se succèdent avec un enthousiasme contagieux. Chacun arrive avec son bagage, ses références, sa manière d’habiter la scène. Et pourtant, tout cela cohabite étonnamment bien. Le concept, qu’on connaît à la télévision, prend ici une dimension beaucoup plus vibrante. En salle, l’énergie est palpable et on s’amuse encore plus qu’à la télévision.








Et que dire du public ? Ce soir-là, ce n’était pas une foule assise, passive. Tout le monde — ou presque — s’est levé à plusieurs reprises. On chantait, on dansait, on riait. C’était comme un immense party où les âges se mélangent, un moment suspendu, presque familial. On aurait dit un mariage entre les générations, un vrai.
Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est l’équilibre entre les styles musicaux. Oui, il y avait de la pop anglophone, des classiques que tout le monde reconnaît dès les premières notes. Mais aussi des chansons francophones bien ancrées dans notre mémoire collective. Cet alliage n’est pas anodin. Il reflète notre culture, notre identité bilingue, notre façon bien à nous de raconter le monde en deux langues.
Bien sûr, tout n’est pas parfaitement huilé. Quelques transitions un peu longues, un rythme qui ralentit ici et là… Mais on s’en fiche un peu. Parce que l’essentiel est ailleurs : dans l’intention. Celle de créer un pont entre les générations, de leur donner une scène commune, sans les opposer, sans les comparer, juste en les laissant s’exprimer.
Zénith n’essaie pas d’en mettre plein la vue. Il n’a pas besoin d’effets pour impressionner. Ce qu’il réussit à faire, c’est nous rappeler que la musique est un langage universel. Et quand ce langage est porté par la sincérité, le respect et un peu de folie, il peut faire danser tout un théâtre.
Dépêchez-vous! Il reste quelques billets pour les dernières représentations de la tournée! Le spectacle vaut franchement la peine, on peut le voir comme une ode à la célébration de la vie!







































Annie Roy | Journaliste
Diplômée de l’École de théâtre et détentrice d’une Maîtrise en Communication, Annie est passionnée des arts depuis sa tendre enfance. Elle est une femme déterminée et très polyvalente qui allie l’animation radio, le mannequinat, le jeu, le journalisme culturel, le chant, la gestion d’artiste et l’enseignement au primaire depuis plus de 15 ans. Grande voyageuse et très « foodie », elle aime découvrir de nouveaux endroits.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.
