Avec ses intrigues teintées de trahisons, de pouvoir et d’appât du gain, Prescott plonge les téléspectateurs dans une nouvelle saga criminelle où les alliances sont fragiles et les ambitions dangereuses. Portée par Catherine Chabot, Lévi Doré et Jean L’Italien, la série originale d’illico+ signée Pixcom promet une tension constante à travers ses 10 épisodes d’une heure. Ce 20 mai, médias et invités ont pu découvrir les premiers épisodes lors du visionnement de presse de la production.
Voici nos entrevues réalisées avec Catherine Chabot, Lévi Doré, Jean L’Italien, Étienne Pilon, Caroline Néron, Prinzy-Michélange Dessources et Johnny Cortes ainsi que nos photos du visionnement de presse tenu le 20 mai.
Catherine Chabot (Valérie Trudeau)
Présente-moi ton personnage.
Valérie Trudeau, c’est une mère de famille. C’est une lionne, mère de deux gars qu’elle aime plus que tout au monde. Valérie, c’est une tenancière de motel et de bar. Puis, elle connaît tout le monde. Elle connaît tous les secrets, les bons, les mauvais. Elle est au courant de tout dans le village. Prescott, c’est un petit village. Tout le monde est sorti avec tout le monde. Tout le monde est allé à l’école avec tout le monde. C’est une fille raw, rude, qui a un instinct de survie assez fort, qui va essayer de se dépatouiller dans un environnement violent et dur. C’est une des seules femmes dans le village qui doit se tenir debout, en fait, parce que son territoire est très convoité. Il faut qu’elle utilise tous les moyens possibles pour se défendre.
C’est vraiment un univers particulier, aussi en région. C’est beau, parce qu’on montre le Québec en région, avec les paysages, la forêt, la beauté de l’automne au Québec.
Quel est le point fort et le point faible de ton personnage ?
Valérie, elle est explosive. Elle est très sanguine. Ça peut être positif, dans le sens où elle est très réactive, mais ça peut être négatif aussi, puis ça peut la mettre dans le pétrin.



Après avoir vu La candidate être débranchée après une seule saison, tu dois être contente de savoir qu’il y aura une saison 2 de Prescott ?
Je suis tellement contente ! Ça me fait chaud au cœur. C’est tellement un beau projet. Je me sens très reconnaissante. Émue aussi. Ce sont de beaux personnages. Je suis contente de pouvoir approfondir aussi.
Quand tu fais une saison 2, tu as la possibilité de rajouter de la nuance, de mieux comprendre ton personnage. Tu peux le descendre plus loin. Il y a des choses qui sont déposées. Il y a comme une autre vérité, une autre affaire à aller chercher.
Lévi Doré (Jordan Trudeau)
Présente-moi ton personnage.
Jordan, c’est d’abord un gardien de prison qui travaille au pénitencier et qui aide aussi sa mère (Catherine Chabot) au motel familial. La série met en scène les Trudeau et les Meunier, deux clans rivaux qui rappellent un peu les Capulet et les Montaigu dans Roméo et Juliette. Il s’est construit un peu dans cette rivalité-là. Il a un petit peu de misère à flairer les Meunier.
C’est un gars qui a du caractère. Il a une carapace qui est quand même assez grosse, je pense, mais qui reste avec un bon fond. Je pense qu’il a de bonnes valeurs. Il a envie de faire le bien. Il a du caractère. Il ne se laisse pas marcher sur les pieds, ça, c’est sûr.



Quel est le point fort et le point faible de ton personnage ?
Le point fort de mon personnage, c’est qu’il ne se laisse pas marcher sur les pieds. Si je vais un petit peu plus du côté personnel de la chose, pour moi, c’est quand même un rôle qui sort de l’ordinaire. J’ai l’habitude de jouer des doux, des gentils. Fait que d’avoir cette vitrine-là, si on veut, je suis vraiment content. C’est un point fort pour moi aussi.
Puis le côté négatif… Je pense que justement, son plus gros atout, qui est de ne pas se laisser marcher sur les pieds, devient aussi son pire défaut à un moment donné. Parce que parfois, les deux ne peuvent pas concorder ensemble.
Jean L’Italien (Gilles Meunier)
Présente-moi ton personnage.
Gilles Meunier, au départ, c’est un entrepreneur. C’est un homme qui possède une grosse cimenterie et qui est très impliqué dans le village. Il s’implique dans à peu près tout ce qui se passe autour. Pour lui, ne pas réussir, c’est mourir. Il va tout faire pour réussir dans la vie. C’est ce qu’il inculque à ses enfants et à ses petits-enfants.
On sent qu’il a une relation particulière avec sa fille incarnée par Aurélia Arandi-Longpré…
Une belle relation… c’est-à-dire qu’Alicia (Aurélia Arandi-Longpré) a beaucoup de lui. C’est ce qui fait peur un peu, parce qu’il n’a pas l’intelligence du cœur. Il l’aime d’emblée, mais il ne se rend pas compte qu’elle est comme lui. Et c’est ça qui le déstabilise. C’est pour ça qu’il lui dit : « Tu es complètement crackpot », c’est parce que lui-même était crackpot.
Celui qui lui ressemble le plus et qui le sait, c’est son fils Shawn (Marc Beaupré). Il l’a élevé de cette façon-là. Il l’a modelé.


Quel est le point fort et le point faible de ton personnage ?
Son point fort, c’est son côté entrepreneur, son côté organisé, son côté gestionnaire. C’est un très fort gestionnaire, un instinctif.
Son point faible, c’est qu’il ne peut pas dire non à ce qui est attrayant. Il ne peut pas dire non à devenir plus gros. Il est boulimique en affaires. Ça lui en prend toujours plus. Et c’est ça qui va le faire déraper à un moment donné. C’est sûr qu’à un moment donné, on se rend compte qu’il n’est pas droit. Il ne s’en rend même pas compte, qu’il prend des chemins détournés pour arriver à ses fins, parce qu’il est obnubilé par la réussite. C’est son point faible, à mon avis.
Étienne Pilon (Patrick Lemay)
Présente-moi ton personnage.
Patrick arrive à Prescott dans les premières minutes du premier épisode. Il vient pour une raison bien particulière, que je ne dirai pas, parce qu’on va le découvrir. Est-il bien intentionné, moyennement intentionné ou mal intentionné ? Le mystère plane aussi.
Je pense que, pour lui, je ne sais pas d’où il arrive exactement, mais il semble seul, sans attache nécessairement là d’où il vient. Je ne pense pas qu’il s’attendait à faire ces rencontres-là, et c’est ça qui va le mélanger dans sa course. Je pense qu’il venait régler ce qu’il avait à régler et qu’il s’en allait, mais là, il rencontre Valérie (Catherine Chabot) au motel, il rencontre tout un monde qui s’ouvre à lui, et je pense que c’est ça qui va faire qu’il va rester plus longtemps.



Quel est le point fort et le point faible de ton personnage ?
Je pense que le personnage de Patrick, c’est une force tranquille. Je pense qu’il sait « sizer » les humains pour essayer de les apaiser, de les comprendre ou d’aller chercher ce qu’il veut, d’une certaine façon. Je pense que c’est un gars qui est bien intentionné, cela dit, malgré tout. Je ne pense pas qu’il veut du mal aux gens.
Son défaut, je pense que c’est qu’il est émotif. Il y a des choses qu’il a à cacher, puis il est pris lui-même avec ces choses qu’il essaie de contenir à l’intérieur. Il n’y arrivera peut-être pas toujours.
Caroline Néron (Chantal Drolet)
Présente-moi ton personnage.
Chantal, c’est une mère-poule. C’est la maman qui a un fils (Lukas, Noah Parker), et son fils, c’est sa vie. Elle est intense et ferait tout, en fait, pour lui. Son monde s’écroule un peu en même temps que la vie de son fils, alors qu’il est incarcéré à la suite d’un événement – une mise en échec au hockey – dont on ne sait pas encore si c’était un accident ou si c’était volontaire. D’après moi, c’était volontaire pour le coup, mais peut-être pas dans l’intention de tuer.
Tout ça pour dire que Chantal débarque à Prescott pour suivre son fils. Elle s’installe au motel. Bien entendu, c’est une femme qui est « extra » dans tout. Elle est extra physiquement, c’est une séductrice, une manipulatrice, qui ferait tout pour aider son fils. Mais je trouve que ça la rend attachante aussi, parce que c’est une intense. Elle s’exprime. Tu vois qu’elle a un bon fond, mais ça se peut qu’elle soit un petit peu corrompue.
Quel est le point fort et le point faible de ton personnage ?
C’est une femme forte, en quelque part. Elle n’a pas froid aux yeux. C’est une femme qui peut aller loin, vraiment.
Son point faible, c’est d’être trop mère-poule. Je crois que ça peut l’amener à faire des choix de vie qui ne sont pas sains. On va voir plus tard.



Ton personnage dit à un moment donné que tout est faux dans son corps, même ses seins. Est-ce que tu veux me parler du processus des fausses boules ?
J’ai adoré le processus. Dès que j’ai lu dans le scénario — parce qu’il y a une scène à un moment donné où elle parle de ses seins, et ils font partie du personnage, ils sont importants — je me suis dit que ça devait être assumé.
Dès que j’ai eu le rôle, je suis partie chez Victoria’s Secret m’acheter une brassière. Je leur ai dit : « Sortez-moi ce que vous avez de plus gros, s’il vous plaît. » En fait, c’est du double F. Je trouve que ça m’a aidée dans la construction de mon personnage. Honnêtement, de porter cette brassière-là, dès que je la mettais, j’embarquais dans Chantal. Avec les extensions, aussi, pour les cheveux longs, que Gaël Betts, mon coiffeur que j’aime beaucoup, m’avait faites. J’ai consulté Gaël, et j’ai proposé à la série de pouvoir porter des extensions.
Je m’étais vraiment faite une image, autant au niveau de son parler que de sa façon d’être, mais aussi physiquement. Je trouvais ça important de la transformer et de l’amener à ce niveau-là. Je voulais qu’elle soit « mouillée » un peu, sans tomber dans la caricature, mais définitivement, j’ai croisé beaucoup de femmes comme elle.
Est-ce que ça laisse sous-entendre que Lukas vient d’une famille aisée ?
Si Chantal est riche comme ça, c’est parce que son fils est un hockeyeur professionnel et qu’il la fait vivre. Il est assez riche pour faire vivre sa mère. C’est pour ça qu’à un moment donné, elle se saoule avec la personne qui travaille au bar (Blaise Tardif) et qu’elle lui dit : « Tout est faux. Tout est faux… » Elle fait un peu pitié. Elle cherche là où ça ne fonctionne pas nécessairement. Dans les faits, Chantal est triste.
Prinzy-Michélange Dessources (Sonny Benjamin)
Présente-moi ton personnage.
Mon personnage, c’est quelqu’un de très violent. Il aime prendre la place. Je pense aussi qu’il réagit très rapidement sur le feu de l’action. C’était vraiment un challenge pour moi et j’étais vraiment content d’avoir ce personnage-là à jouer.



Quel est le point fort et le point faible de ton personnage ?
Même moi, je me suis fait peur à certains moments. J’ai vraiment aimé ça, le fait de faire peur. Le mauvais côté, je te dirais, c’est justement le fait de réagir très rapidement dans les situations. Ça fait que Sonny se met dans la merde. Et voilà pourquoi il se retrouve au trou.
Johnny Cortes (Carlos Tolima)
Présente-moi ton personnage.
Carlos, c’est la main droite de Minou (Mario Saint-Amand). C’est un pas fin. Il est pas mal méchant. Dans le fond, moi, je suis les ordres. Minou me dit quoi faire, puis je le fais. Je suis loyal envers lui.


Quel est le point fort et le point faible de ton personnage ?
Comme je l’ai dit tantôt, son point fort, c’est sa loyauté. Minou l’a aidé à un jeune âge — c’est dans notre backstory — et il lui en doit une. Il lui doit même sa vie. C’est pourquoi il est toujours avec lui.
Un de ses défauts, c’est qu’il est impulsif. Il voit un truc et il réagit sans trop réfléchir, sans trop y penser. Puis ça peut clairement devenir un problème.
Blaise Tardif (Sylvain Trudeau)
Cousin serviable et dévoué de Valérie, il est usé par l’alcool, les secrets et les épreuves familiales passées


Léokim Beaumier-Lépine (Derek Meunier)
Fils de Valérie et de Shawn. Jeune homme fragile et tourmenté, il est en lutte constante contre ses dépendances.


Katia Lévesque (Nancy Veilleux)


Julie Daoust (Marie-Josée)


Julien Hurteau (Réalisation)


Anie Pascal (Création originale)


Absent du visionnement de presse : Marc Beaupré (Shawn Meunier), Aurélia Arandi-Longpré (Alicia), Philippe Vanasse-Paquet (Jason Meunier), Mario Saint-Amand (Steve « Minou » Lafleur), Marilyse Bourke (Claire Sullivan), Noah Parker (Lukas Drolet), Isabelle Miquelon (Diane Tremblay), Denis Marchand (Jean-Luc Meunier).

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
