Après avoir remporté le Prix du Public et la Découverte de l’année au Gala Country 2023, Sandrine Hébert a lancé son tout premier EP, intitulé On part s’une ride, le 15 août dernier. 24 heures plus tard, l’auteure-compositrice-interprète de Coaticook était en prestation au festival LASSO Montréal dans le cadre des spectacles Les Sessions XM. Voici une entrevue réalisée avec elle à l’aube de son spectacle.
Comment est-ce que tu te sens de jouer à LASSO dans quelques minutes ?
Je me sens très fébrile parce que LASSO, c’est gros. On l’a vu en arrivant. C’est assez complexe comme organisation. Il y a beaucoup de monde et de circulation sur les routes. Si je suis ici à te parler, c’est que je suis arrivé à bon port et je me prépare mentalement à faire mon show (rires).
À quoi ressemblera ton show ? Qu’est-ce que tu veux laisser comme marque ?
C’est sûr que je veux que les gens accrochent à mes chansons. Aujourd’hui, je viens présenter mes chansons originales. Mon nouvel EP est sorti hier, et j’ai la chance de pouvoir présenter mes compos aujourd’hui en plus de proposer une cover. J’ai 30 minutes pour bien investir mon temps. Je veux que les gens puissent vraiment voir c’est qui Sandrine et c’est quoi qu’elle a a nous présenter comme matériel.
Comment penses-tu performer dans la chaleur du jour ?
Il va faire chaud, mais ma voix aime performer sous la chaleur. Ça va être parfait, ça va rocker.


Est-ce que tu as comme l’impression que c’est comme un lancement vu que tu viens de sortir ton nouvel album ?
Oui. Je vois ça comme mon lancement montréalais. Mon vrai lancement médiatique sera à l’automne (le 4 octobre prochain) dans mon patelin.
Est-ce que c’était ton objectif initial de sortir ton EP la veille du LASSO ?
Ce n’était pas tant pour LASSO parce que j’ai su que j’allais y performer après avoir mis ma date butoir. Alors, c’est vraiment un bel adon. Je me disais que c’était sûr que si j’allais au LASSO, j’allais faire mes compos. D’avoir six chansons originales signées Sandrine Hébert, c’est vraiment le fun. Je pense que toutes les chansons ont leur identité et elles sont uniques. Je trouve que ça boucle bien la boucle pour un premier projet comme celui-là.
Quelles sont les thématiques que tu abordes ainsi que les sonorités musicales ?
En gros, j’ai voulu toucher tous les styles que j’aime; soit le rock, le pop, le blues et le folk. Je touche un peu à tout avec cet album-là. C’était une grosse job d’exploration. La thématique principale est la liberté. On part s’une ride, ça le dit dans le titre de l’album que j’aime faire le party et que j’aime que les gens aient du fun quand ils viennent me voir en show. Il y a une chanson qui parle de mon père. Il y a une chanson qui parle d’un côté plus vulnérable de moi [Quand j’étais plus jeune, je me faisais beaucoup intimider à l’école, et je trouvais que cette chanson portait un gros message]. Sinon, ce sont des hymnes à la campagne. J’m’attache rien que sur l’asphalte et L’rang10, ce sont des tounes de bois qui parlent d’où je viens. Celles-ci me représentent vraiment bien.
Tu veux représenter la fille de région passionnée de musique country avec des ambitions dans la grande ville…
Exactement, je n’aurais pas pu mieux dire.
Est-ce qu’il y aura un nouvel extrait radio bientôt ?
Oui, L’rang10 sortira le 29 août prochain. C’est une toune flambant neuve, en fait, pour compléter le EP de six chansons. Pour la première fois, j’ai eu l’inspiration d’une mélodie. D’habitude, on me propose une mélodie et j’écris les paroles. Cette fois-ci, j’ai vraiment eu une inspiration de mélodie et des paroles évidemment. J’ai envoyé ça à mon ami Marcus Quirion (J’m’attache rien que sur l’asphalte). Je voulais quelque chose de plus rock parce que j’ai toujours été influencé par le rock. Il m’a aidé à finaliser les paroles et à mettre tous les arrangements musicaux sur la chanson. Ça donne un petit chef-d’œuvre de campagne encore une fois. Ça dit : « Le monde trouve qu’on reste creux pis moi je demande pas mieux parce que rester dans le bois, ce n’est pas pour les peureux ». Ça représente vraiment le rang où j’habite. Alors, c’est vraiment cool !
Comme tu as été beaucoup récompensé au dernier Gala Country, est-ce que tu as senti de la pression ?
J’ai une certaine pression d’enfin sortir quelque chose. Ça faisait deux ans que je sortais des singles. Je voyais que la réponse était bonne. Dans les shows, les gens me demandaient « Quand est-ce qu’on va pouvoir acheter ton album? » Alors, il fallait que je me mette une date butoir pour que je sorte quelque chose et c’est pour ça que c’est sorti cette année.


Ça faisait quand même particulier que tu remportes le Prix du public sans même avoir sorti d’album ou de EP. Est-ce que tu avais le sentiment d’imposteur de gagner ce prix devant des gens qui avaient fait tout le processus complet de la parution d’un album ?
C’est vrai. Il faut quand même mentionner que je fais 130 shows par année aussi. C’est pour ça que les gens qui me suivent sont contents de m’encourager dans tout ce projet-là et je pense que c’est pour ça que le prix du public est arrivé l’an dernier.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
