Olivier Dion dévoile aujourd’hui L’empreinte, son quatrième album en carrière, mais aussi son projet le plus personnel et ambitieux. À quelques jours de la sortie, nous avons eu la chance d’écouter l’album en primeur en plus de discuter avec Olivier à propos de cet album très attendu!
D’abord, comment présenterais-tu L’empreinte ?
L’empreinte, c’est un projet pivot pour moi. C’est un projet qui est beaucoup plus axé sur l’expérience musicale et qui est aussi beaucoup plus cinématique que tout ce que j’ai fait auparavant. C’est un projet qui est intime, mais qui est ambitieux, je pense, en termes de production. Selon moi, c’est aussi mon projet le plus aligné. C’est celui dans lequel j’ai mis le plus d’intention du début à la fin.
Pourquoi avoir choisi ce titre-là, qui n’est pas le titre d’une chanson ?
Je trouvais ça intéressant, en fait, de trouver un titre qui n’était pas un titre de chanson. Je trouvais que L’empreinte, ça représentait bien, en règle générale, ce qu’est cet album-là et ce que signifient les chansons. Cet album-là, il a été écrit beaucoup pendant ma rupture. Donc, il a quand même été beaucoup question de l’impact de cette rupture-là, de ce qui a mené à la rupture aussi, puis même de ce que laisse une relation, et de ce que laisse aussi le monde, avec une chanson comme « Pardon, pardon ». Je trouve qu’aussi ça fonctionne bien avec L’empreinte parce que « Pardon, pardon », même si c’est ma chanson la plus engagée, c’est elle qui détonne un peu plus du projet. Elle est influencée, elle est inspirée par le monde, qui laisse une marque sur tout le monde.
Justement, avec cet album-là, on te découvre un côté plus engagé avec « Pardon, pardon », qui est sur les plateformes depuis quelques semaines. Tu y abordes ton malaise face aux horreurs trop présentes dans l’actualité. Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans ça ?
C’est juste le monde en fait. Je te dirais que, en fait, ça fait longtemps que j’ai envie et que j’espère que mes chansons sont significatives. Quand j’ai écrit « Dopamine », c’était quand même pour mettre en lumière notre dépendance aux réseaux sociaux. « Pardon, pardon », justement, quand on est entrés en studio, le monde était chaotique. Avec ce qui se passait avec Trump aux États-Unis, j’étais un peu scandalisé. Je venais aussi juste de de regarder le documentaire La peur au ventre de Léa Clermont-Dion, puis ça m’a beaucoup inspiré. On fait de la musique, on va faire des chansons d’amour alors que le monde dehors, c’est vraiment de la merde, puis on ne fait rien, on fait des Tiktok et tout ça. J’étais inspiré par ça, puis je n’avais pas envie de taire cette voix-là.
D’ailleurs, tu as récemment décidé d’utiliser ta plateforme pour dénoncer la montée du masculinisme.
Oui, je pense que c’est important. Quand j’ai vu que les gens réagissaient vraiment bien et en grand nombre, je me disais que ça pouvait faire partie de mon rôle d’essayer un peu de rétablir les choses, puis de montrer un exemple positif pour les jeunes.
Si on revient à l’album, dans le communiqué qu’on a reçu, il est dit que c’est ton album le plus personnel jusqu’à maintenant. Avec Sur le fil, tu avais déjà entamé une démarche plus personnelle. En quoi est-ce important pour toi de continuer dans cette authenticité-là avec ta musique ?
En fait, je sens que, de plus en plus, je m’affirme dans ce que j’ai envie de faire. Avec Sur le fil, absolument, j’avais l’impression quand même de faire un pas vers ces directions-là. J’adore Sur le fil, c’est vraiment un super album, mais avec L’empreinte, je me suis donné plus de libertés créatives. Je n’essaie pas de me conformer aux codes de l’industrie ou de la radio alors que ça avait été le moteur d’inspiration d’autres chansons, d’autres projets, que j’ai faits avant. Avec celui-là, je voulais vraiment me dissocier de ça.
L’album contient évidemment plusieurs nouvelles chansons, mais aussi les chansons les plus récentes que tu as sorties sur les plateformes. Quand tu as sorti les chansons, savais-tu qu’elles feraient éventuellement partie d’un nouvel album, ou est-ce quelque chose qui s’est décidé plus tard ?
À la base, je ne savais pas si ça allait être un EP ou un album, mais je voulais faire un projet avec ces chansons-là parce que, justement, j’aimais beaucoup la couleur des chansons et j’aimais beaucoup voir où ça s’en allait. À un moment donné, je me suis juste dit que ça allait être un album parce que j’avais envie d’en faire un projet complet.
Je dois aussi te parler de la pochette de l’album faite à partir de ton visage sculpté : d’où est venue cette idée ?
En fait, j’avais envie d’avoir une pochette qui soit plus conceptuelle, qui s’éloigne d’une pochette conventionnelle où on voit juste mon visage. Je suis un peu tanné des photos. Il y a toutes sortes de façons de faire de belles photos, mais j’aimais beaucoup l’idée d’aller symboliser cette empreinte-là, avec quelque chose qui est figé dans le temps et qui reste. C’est une idée incroyable que mon directeur artistique a eue. On est allés à fond là-dedans! C’était génial; tout le processus était vraiment impressionnant. Ça fait longtemps que je fais des projets de musique, puis j’ai envie de les rendre plus grands, de les exporter, d’en faire de l’art au-delà des chansons. C’est un peu ça cette pochette-là.


Ça fait longtemps que tu n’as pas fait de spectacles en solo. Aurais-tu envie d’une tournée ou de quelques spectacles en lien avec l’album ?
J’ai vraiment envie de faire des shows (rires)! C’est ça mon prochain défi, ma prochaine étape, je veux partir en tournée avec cet album-là. Pour l’instant, je fais Évangéline, mais ça va être mon prochain objectif. Là on sort l’album, puis j’enclenche là-dessus.
Comment ça se passe avec Évangéline pour toi jusqu’à maintenant ?
Je trouve ça super cool. Je trouve ça tellement le fun Évangeline; c’est tellement complémentaire. Ça n’a rien à voir avec mon album. J’aime ça, ça me ground un peu. Ça me permet aussi de faire quelque chose que j’adore! Je trouve que le spectacle a pris une bonne coche depuis qu’on l’a fait pour la première fois en Montréal en février.


L’empreinte est disponible dès maintenant sur toutes les plateformes.
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Invités de la session d’écoute en primeur du nouvel album d’Olivier Dion
On note la présence de Mélissa Cardona, Noémie Bannes, Marie Gagné, Cyndie Gravel, Yelda del Carmen, Maude Cyr-Deschênes, Noémie Durand, Seb Sylvestre, Béatrice Drolet, Jessica Dénommée, Claudia Bouvette, Katrine Sansregret, Rafaëlle Roy, Trudy et bien d’autres.
























Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
