Le 11 août 2023, un nouveau suspense psychologique prendra l’affiche au Québec. Réalisé par Pascal Plante, Les chambres rouges met en vedette Juliette Gariépy et Laurie Babin dans les deux rôles principaux. La question philosophique qu’on se pose après avoir vu le film est la suivante : À quel point une obsession (pour une personne) peut-elle nous aveugler et devenir malsaine ?
Kelly-Anne (Juliette Gariépy) a des allures de superhéros. Elle est autonome. Elle n’a pas vraiment d’amis. Elle n’a pas de famille. Elle habite en haut d’une tour un peu toute seule avec sa servante; comme Batman. « Je la vois comme une sorcière parce qu’elle a des capacités qu’on pourrait considérer davantage associées aux hommes comme la crypto, le poker et le Dark Web. Je la vois comme un fantôme aussi parce que, tout au long de l’histoire, elle essaie d’effacer ses traces et de se faire petite. C’est comme une quête un peu mythique pour un superhéros », révèle l’actrice qui rayonnait au tapis rouge de la première médiatique du film qui avait lieu le 20 juillet lors de la Soirée d’ouverture de Fantasia.

Clémentine (Laurie Babin), c’est une fille qui est partie de Thetford Mines, car elle croit en l’innocence de Ludovic (Maxwell McCabe Lokos), présumé tueur, qui subit son procès. Elle a une fascination pour lui, et elle veut le défendre. Elle est très pure. Elle veut juste le bien de cette personne qu’elle croit innocente. Au cours du procès, elle rencontre Kelly-Anne qui partage sa fascination pour le meurtrier, mais pour des raisons complètement différentes. « Clémentine se greffera à elle jusqu’à ce que nos différences ne nous permettent pas de continuer ensemble où on voit ce qu’est l’écart entre nos différentes fascinations », dévoile l’actrice honorée d’avoir un tel rôle.


Le caractère unique de leurs personnages
Juliette avoue avoir rencontré quelques difficultés à bien saisir Kelly-Anne au départ. En se disant, toutefois, qu’elle était, diamétralement à l’opposé de son personnage, c’était plus facile à incarner. « J’avais juste à me dire quel serait l’opposé de ce que je ferais. Donc, j’allais vraiment ailleurs. J’ai appris à la connaître à travers le squash (une activité que son personnage exerce) que j’ai appris à jouer. Il y a quelque chose d’explosif à travers une boîte avec la balle. Explosive, contrôlée, un peu seule au monde et hermétique. De faire du squash, ça m’a groundé dans son imaginaire un peu mathématique », dit-elle en ajoutant que c’était son rêve depuis tellement longtemps et que toute cette expérience a été du bonbon.
Même son de cloche pour Laurie, son personnage était énormément différent de sa personnalité. Il y avait toute une énergie corporelle qui n’était pas la sienne, soit très différente de son énergie dans la vie. « Si Clémentine est une personne très fragile, elle a énormément de confiance en elle quand vient le temps de défendre quelqu’un d’autre. Ça, c’est super intéressant. Je devais aller le chercher. Le plus grand défi, c’était de devoir croire autant à l’innocence d’un tueur dont je savais qu’il était coupable. C’était difficile de me mettre dans la peau d’une personne qui défend quelqu’un qui a commis des crimes horribles », révèle l’actrice.





Branle-bas de combat
La scène préférée / marquante de Juliette Gariépy est celle où son personnage se fait sortir de la salle du Palais de justice de Montréal. Cette scène, qu’on ne développera pas davantage puisque c’est un des moments marquants du long-métrage, a été tournée au début. « On venait de commencer et je plongeais directement dans ça. Ça m’a donné des petits oumphs », ajoute-t-elle.
Des réactions ?
Laurie Babin est légèrement inquiète par rapport à la réception du film parce que c’est un sujet tellement lourd et tellement sensible, mais elle espère que ça va être bien reçu. « Je suis excitée à l’idée que des gens vont me voir parce que c’est un rôle qu’on ne m’a jamais vu faire avant. Clémentine est vraiment loin du rôle que j’avais dans L’échappée et dans Lac-Noir; par exemple. Je suis vraiment reconnaissante d’avoir eu la chance de jouer un rôle comme celui-là parce que ce n’est pas mon casting. On ne pensait pas à moi tout de suite pour faire ce genre de rôle. Alors, j’étais vraiment surprise quand on m’a donné ce rôle », conclut-elle.
Photos du réalisateur et de la distribution





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Synopsis
Kelly-Anne (Juliette Gariépy) se réveille chaque matin aux portes du palais de justice pour s’assurer une place au procès hyper-médiatisé de Ludovic Chevalier (Maxwell McCabe Lokos), un tueur en série duquel elle est obsédée. Au fil des jours, la jeune femme tissera des liens avec une autre groupie (Laurie Babin), ce qui l’extirpera momentanément de sa solitude étouffante. Mais à force de côtoyer les parents des victimes dans un procès qui s’enlise, Kelly-Anne a de plus en plus de difficulté à maintenir son équilibre psychologique et à assumer sa fixation maladive pour le bourreau. Elle tentera alors par tous les moyens de mettre la main sur l’ultime pièce du puzzle : la vidéo manquante du meurtre d’une des victimes avec qui elle a une inquiétante ressemblance.
Bande-annonce

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

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