La série de genre Le dernier des monstres, mettant notamment en vedette Benoit Drouin-Germain, Luc Picard et Ariane Castellanos, sera offerte aux abonnés de illico+ dès le jeudi 5 juin. Composée de six épisodes, l’œuvre est écrite par Maxime Landry et réalisée par Adam Kosh. Seriez-vous capable d’élucider le mystère ?
Découvrez nos entrevues avec Benoit Drouin-Germain, Félix-Antoine Duval et Émie Thériault, accompagnées de photos captées lors du visionnement de presse tenu le 4 juin.


Benoit Drouin-Germain : Thomas Germain-Leclerc
Présente-moi ton personnage.
Thomas Germain-Leclerc est un jeune théologien enthousiaste. Il est un peu naïf, volontaire et lumineux. Il va être appelé à collaborer à une enquête policière où il y a des crimes sur lesquels il y a des symboles religieux. Et là, on va demander son expertise pour essayer de dénouer le fil de l’intrigue. Il va être plongé dans un univers qui n’est pas le sien. Il n’est pas outillé pour vivre tout ce qu’il va vivre dans la série. Malgré tout ça, il va continuer. Il ne sera pas capable de lâcher le morceau. Il va aller au bout de l’enquête pour savoir la fin de l’histoire.
On voit qu’il est à la recherche de quêtes dans sa vie. C’est un besoin criant !
Je pense qu’il est très, très content qu’on fasse appel à lui pour ça. Il va plonger là-dedans, corps et âme, plus qu’on a besoin en fait. Il va s’en faire une mission.



Comment t’es-tu senti d’avoir, pour la première fois, un lead dans une série ?
J’étais bien content qu’on me fasse confiance pour ça. Je me suis bien préparé. Avec Adam Kosh, le réalisateur, on a beaucoup discuté avec Maxime Landry, le scénariste. On s’est beaucoup préparé, en amont, pour qu’on soit le plus préparé possible au tournage. Ça s’est vraiment bien passé. Je suis vraiment content de ce que le personnage porte. On est dans une série qui est un peu macabre, qui est un peu glauque, qui est policière où il y a des meurtres et tout ça, mais le personnage de Thomas est quand même très amusant à travers ça. Il apporte une certaine lumière et une légèreté. Je pense que c’est à travers lui qu’on va naviguer dans ces intrigues-là. Ça apporte un autre degré de lecture. On n’est pas constamment dans quelque chose de lourd et de trouble. On est aussi souvent dans quelque chose de curieux et de fascinant. C’est comme une autre façon d’aborder les intrigues policières ou les enquêtes.
On a l’impression que c’est son côté curieux qui l’amène à en faire plus que demandé…
C’est cette grande curiosité et ce désir d’aider qui va le motiver. En même temps, ça tourne vite dans sa tête. À chaque fois qu’il y a un indice, un symbole religieux, ou un truc qui permet à l’enquête d’avancer, c’est toujours lui qui va avoir la clé. Il va réfléchir, il va poser des questions et il va suivre une piste qu’on n’aurait pas pensée nécessairement au départ.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?
J’ai aimé faire des scènes d’action. J’ai aimé faire des scènes à l’extérieur, avec des cascades et des chorégraphies. Ce ne sont pas de gros effets spéciaux, mais ce sont quand même des scènes d’action. Puis ça, on n’est pas habitué à en faire. Alors, j’ai bien aimé faire ça.
Félix-Antoine Duval : Baptiste Lesage
Présente-moi ton personnage.
Baptiste fait partie de la secte des Apôtres du secret divin que l’on découvre à la fin de l’épisode 1, début de l’épisode 2. C’est le frère de Philippe (Robin L’Houmeau) et c’est le fils de Delphine (Marie-France Marcotte). [Marie-France, c’est une personne très importante pour moi. C’est grâce à ses enseignements que je travaille en tant que comédien aujourd’hui. Elle m’a enseigné à l’école à Sainte-Thérèse. C’était un grand bonheur de la retrouver. C’était la première fois qu’on jouait ensemble. On n’a pas joué énormément ensemble. On avait plus des scènes où on se regardait de loin et tout.] On ne connaît pas encore beaucoup Baptiste à la lumière des deux premiers épisodes présentés lors du visionnement de presse. Il est plus à cheval sur les valeurs de la secte que son frère. C’est un valeureux soldat. Il est dans un relation tough love avec son frère. Je le qualifierais de bon zélé.



Est-ce que c’est le fun de jouer quelqu’un d’une secte?
Oui. Le concept de la secte, je trouve que c’est très présent dans notre dramaturgie en ce moment. Je pense que ça doit faire écho aux chambres d’écho sur les réseaux sociaux. Tu as l’impression que les gens se craignent de leur bord un petit peu. J’ai l’impression qu’il y a cette allégorie-là qui se retrouve dans nos histoires. C’est très le fun de jouer quelqu’un qui est à ce point convaincu. C’est assez déroutant. Moi, l’absence de doute est quelque chose qui m’inquiète beaucoup. Je me méfie des gens qui ne doutent pas beaucoup. L’absence de doute, je trouve ça douteux. Ça me rassure quand les gens n’ont pas la prétention de tout savoir.
C’est très sain d’entretenir sa spiritualité, mais quand tu l’encabane et l’enferme dans un bocal, je trouve ça très malheureux, en fait. Les anglophones utilisent l’expression « We know better / On en sait plus que ça ». J’ai ma théorie par rapport à ça, c’est qu’on a inventé la religion parce qu’on ne pouvait pas vivre avec le fait qu’il y a des choses qu’on ne connaît pas. On était des singes dans le bois. On s’est développé et on a évolué. On s’est mis à être capable d’imaginer plus que ce qu’on était capable de comprendre. Je pense qu’à ce moment-là, on a inventé des religions pour mettre quelque chose là où il n’y a rien et ça, je trouve ça bien inquiétant.
Qu’est-ce que tu retiens le plus de ce plateau-là ?
Mon candy de cette série-là, c’est que j’ai réussi à faire toutes mes cascades. Je n’ai pas vu ce que ça donne, mais je me souviens de ce qu’on a réussi à livrer nous-mêmes, moi et un autre comédien dont je vais tairer le nom.
Émie Thériault : Adèle
Présente-moi ton personnage.
On a Adèle, qui est en couple avec Philippe. Les deux ont une petite amourette secrète au monastère. Dès le début de la série, on voit qu’Adèle et Philippe essaient de s’enfuir du monastère. On voit également qu’elle est enceinte. Et puis, elle part dans la noirceur de la nuit sur une barque sans qu’on sache où elle s’en va, mais on sait qu’elle fuit quelque chose de très grave clairement. Parce que ce n’est pas facile ce qu’ils vivent nécessairement. Donc, il y a de belles scènes d’action qu’on a tournées, elles étaient très le fun à faire.
Comment as-tu eu le rôle?
C’était le fun avec Adam Koch qui est un excellent réalisateur. Il est vraiment EXCELLENT. Il est doux, il est gentil, mais il est précis aussi. La scène d’audition, c’était cette scène-là où est-ce qu’on s’enfuit, puis on se fait surprendre. Lors de la scène d’audition, j’ai oublié que je n’étais pas vraiment à côté d’un lac. Ça s’est vraiment bien passé. On a eu du fun, puis c’était très intense. Il fallait courir, s’arrêter et soulever des trucs, puis s’enfuir.
Dans le fond, ça a été quelques jours de tournage pour toi.
Exact. Il y avait quand même des nouveautés pour moi, des trucs que je n’avais pas jamais faits, comme des cascades et des transformations corporelles que je n’avais jamais vécues. Donc, ça a été plein d’expériences sur le plateau. C’était agréable de tourner avec Robin (L’Houmeau) qui est mon ami, c’est vraiment un bon comédien. Il est super intense et super passionné. Il a lu la Bible, il a suivi des cours, puis il est vraiment investi. C’est toujours le fun de tourner avec des amis.



Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de ce tournage ?
C’était une belle équipe. C’est vraiment ça qui m’a marquée. Notre métier, c’est au fond un travail d’équipe. Ce n’est pas individualiste. Puis, ça s’est vraiment senti sur ce projet-là. Tout le monde s’entraidait. Je trouve que c’est rare de sentir une synergie de groupe aussi forte que ça. Je le donne à Adam et à Véronique (Godin), qui étaient deux individus que je trouve super et gentils avec tout le monde qui font en sorte que l’énergie était vraiment belle sur le plateau.
Comment abordes-tu ce genre de petit rôle contrairement à un premier rôle comme dans Habiter la maison et un rôle épisodique comme dans STAT ?
C’est la même chose. Pour moi, chaque rôle a la même intensité de plongée. Je m’invente toute une histoire dans ma tête. On voit juste une petite séquence de la vie de ce personnage-là, mais il y a plein d’autres affaires. Ce n’est pas parce que c’est un petit rôle que c’est un petit rôle. Je peux m’amuser vraiment beaucoup en le faisant aussi.
En même temps, tu fais partie de la première scène de la série …
Ça part le ton. C’est quand même important aussi. Ça explique plein de trucs. Avec mes scènes que j’ai au courant des épisodes, je donne des indices sur les situations dans les flashbacks. Ça, c’était le fun de faire avancer l’intrigue.
Par ailleurs, j’ai adoré jouer une sœur ! Oh mon Dieu ! J’adore être une sœur ! Donnez-moi des rôles de sœurs ! J’ai adoré ça ! De me voir tout habillée, avec le genre de voile, la robe, en plus enceinte. C’est mon quatrième enfant. Ça me fait vraiment rire que c’est mon quatrième enfant.
Caroline Courtois Schirmer : Angelica
Présente-moi ton personnage.
Angelica est l’adjointe de Vincent Faubert (Louis-David Morasse), le patron de la prestigieuse firme d’avocats Faubert et Associés, où travaillaient les trois victimes. On la sent très ébranlée par le meurtre de ses collègues, surtout qu’elle était proche de l’un d’eux en particulier.
Comment as-tu eu le rôle ?
Le réalisateur Adam Kosh et la directrice de casting Geneviève Hébert ont pensé à moi et m’ont invitée en audition. C’est déjà un privilège d’auditionner, alors j’étais très reconnaissante de cette opportunité. Je connaissais Adam pour avoir travaillé avec lui dans des ateliers de jeu caméra, et c’est quelqu’un que j’estime beaucoup. C’est un excellent directeur d’acteurs, capable de guider avec sensibilité et précision. J’étais donc en terrain de confiance, je me suis vite sentie comme si on était en tournage plutôt qu’en salle d’audition. Il y avait un vrai échange, une vraie écoute, ce qui m’a permis de plonger naturellement dans la scène. J’ai su que j’avais le rôle rapidement… j’en ai eu la confirmation le jour de ma fête!


Qu’est-ce que tu aimes le plus de ton personnage ?
Même si, au départ, Angelica a une présence discrète, un peu en retrait, son rôle finit par avoir une certaine influence sur le déroulement de l’enquête. On sent qu’elle en sait peut-être plus qu’elle ne laisse paraître. Elle est consciente que ce qu’elle dit ou fait — ou pas — pourrait avoir des conséquences graves. J’ai aimé aller jouer dans ses émotions contradictoires, et imaginer ce qu’elle vivait en dehors des scènes.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de ce tournage ?
Je n’avais que quelques jours de tournage, alors j’en ai vraiment profité. Le jour où on a tourné à la firme d’avocats, j’étais dans toutes les scènes du matin au soir. C’était tellement stimulant, je ne voulais pas que la journée se termine. Je retiens juste du positif de ce plateau. Adam dirigeait dans l’ouverture et la bonne humeur, et ça se ressentait dans toute l’équipe. L’ambiance était le fun, détendue, tout le monde était accueillant. Même si je n’ai été là que quelques jours, je me suis tout de suite sentie à ma place et je suis très reconnaissante d’avoir fait partie de ce projet.
Luc Picard : Sergent-détective David Savard
Au caractère pince-sans-rire et attachant, il hésite d’abord à demander de l’aide à Thomas (Benoît Drouin-Germain). Cependant, une fois ce pas franchi, il s’attache rapidement à celui qu’il considérait auparavant comme « gossant ». Sa ruse et son sang-froid en font un détective redoutable aux méthodes peu orthodoxes.


Ariane Castellanos : Sergente-détective Maya Mérida
Responsable de l’enquête tortueuse qui ne cesse de s’intensifier, elle est déterminée à résoudre la série de meurtres qui rongent la ville et ses environs. Au péril de sa santé et de sa vie de famille, elle devient une vengeresse acharnée, prête à tout pour mettre fin à cette horreur.


Irdens Exantus : Agent Joseph Lucien
Agent patrouilleur plongé dans l’enquête dès les premiers meurtres, il impressionne les détectives et se voit rapidement promu enquêteur. Au fil des jours passés à leurs côtés, il adopte la confiance placée en lui et démontre qu’il est possible d’enquêter en misant sur la compassion et l’humanité.



Robin L’Houmeau : Philippe Lesage
Élevé au sein de la secte, il se retrouve tiraillé entre sa foi et son secret le plus précieux. Déterminé, il se bat avec tous les moyens à sa disposition.


Mathias Goguen : Jacob (jeune 8 ans)
Âgé de seulement 8 ans, il mène une existence de survivaliste, parlant peu, mais saisissant l’amour qu’on lui donne. Arraché à sa famille, il recherche désespérément du réconfort.



Thomas Boonen : Jacob (adulte)
Jeune adulte au parcours trouble. Son enfance marquée et son trajet de vie fascinent et marquent l’imaginaire.


Marie-France Marcotte : Delphine Lesage
Co-fondatrice d’une secte isolationniste aux racines catholiques orthodoxes, elle est la mère de Philippe et Baptiste (Félix-Antoine Duval). Femme douce et soumise à son mari, Jacques (Stéphane Jacques).


Alex Bisping : Lieutenant Grégoire


Louis-David Morasse : Vincent Faubert


Rose-Anne Déry : Chloé


Adam Kosh, réalisateur



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
