La pièce de théâtre danses vagabondes était présentée au Festival TransAmériques (FTA) du 31 mai au 4 juin 2025 à 19h à l’Usine C.
Quand on se rend voir un spectacle de danse de Louise Lecavalier, c’est un événement palpitant. Le public est enthousiaste, sans âge, dynamique et amoureux de son art. Cette danseuse se réinvente à chaque fois et nous étonne, non seulement par son agilité et sa vibrante mécanique, mais surtout par son inspiration intérieure qui passe le message le plus vivant qui soit: La vie est mouvement, et partout on y voit la beauté.
Assurément, c’est le talent et le travail qui fait beaucoup de son œuvre. L’exploration des gestes répétés et nuancés construit du sens sur scène et vibre jusque dans la salle. La musique embrasse et imprègne chaque geste pour l’amener plus loin, plus haut dans notre expérience sensorielle…
Ce soir, les ailes sont dans ses bras et ses mains, mus par avant et par arrière comme tordu avec des soubresauts qui s’embrouillent presque de rapidité. Les pas sont nombreux et saccadés, avant arrière, comme un aller-retour d’un monde bigarré, parfois exalté parfois errant, mais TOUJOURS PRÉCIS. Par-dessus tout, on ressent l’humilité et la grâce de son don. On passe de l’image du corps vibrant au sentiment intérieur, autant la voltige que la quête de paix, de douleur ou de partage. Tout y est.
Inspirée des Écrits vagabonds du physicien italien un peu philosophe Carlo Rovelli, la chorégraphe adopte une approche diversifiée, un peu de science, une grande poésie, une réflexion philosophique sur l’univers et la techno voire le psychédélique qui assure un pont vers le rêve, plusieurs surprises physiques et intellectuelles sont exprimées, des passions et des rêves. Encore une fois, on s’élève à la regarder et sentir son énergie.
Lors de l’immense ovation bien méritée en finale, on a participé à son bonheur, simple et généreux.
Bravo Louise Lecavalier! À bientôt!

Michel Jolicoeur | Journaliste

Photos : Courtoisie
Crédit Photo : André Cornellier

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