La nouvelle série jeunesse quotidienne de Radio-Canada et Télé-Québec, intitulée Les Millimus, sera présentée dans la grille horaire 2025-2026 des deux diffuseurs. Le 5 juin, les médias ont été conviés à une visite de plateau d’un épisode mettant en vedette Eva Tanoni, Sébastien René, Tommy Joubert, Sharon James et Mariko Stocchero. Marie Eve Morency et Luis Oliva étaient aussi présents pour rencontrer les journalistes et les photographes.
Voici des entrevues réalisées avec Marie Eve Morency, Luis Oliva et Eva Tanoni ainsi que nos photos de la visite de plateau.
Synopsis de la série
Avec leurs expressions bien à eux, les Millimus – de petits personnages hauts comme une pomme! – font preuve de beaucoup d’entraide et ont un fort esprit de communauté. Petits, vites et agiles, les farfouillus (Jade Barshee, Sébastien René, Philippe Scrive, Mariko Stocchero, Eva Tanoni) grimpent, glissent, courent et sautent afin de mettre la main sur tout ce dont les constructus (Bernard Fortin, Sharon James, Tommy Joubert, Marie Eve Morency, Luis Oliva) ont besoin pour faire de Millicité une cité secrète miniature où il fait bon vivre. Dans leur univers coloré où il faut tout inventer, entre une boîte à mouchoirs, le drain du garage, quelques tournevis et une boîte de conserve de sauce tomate, les découvertes sont nombreuses! Malgré leur petite taille, les enfants et les adultes Millimus sont dotés d’une grande sagesse qui leur permet d’apprécier les petites choses de la vie, comme rire, danser ou partager une olive pour souper!
Distribution
Marie Eve Morency (Optimusse)
Présente-moi ton personnage.
Elle est magnifique. C’est Optimusse. C’est la responsable de la sécurité. C’est elle qui fait en sorte qu’on ne se fait pas pogner par l’humain, parce qu’on habite dans le garage d’un humain, fait qu’il ne faut pas qu’il nous découvre, parce qu’il va peut-être démanteler notre village – qui est Millicité. Et aussi, je suis responsable du fait qu’il faut que le chat reste à distance, parce qu’il a déjà détruit notre village fut un temps. Je suis toujours en train de pitcher des gâteries pour l’éloigner parce que je ne veux pas qu’il vienne jouer dans nos affaires; comme ce village est très important pour nous. C’est petit, mais c’est notre communauté, c’est notre cité. Elle est comme la chef, mais je te dirais que c’est une chef douce. Je n’ai pas voulu aller dans le ton autoritaire et la froideur. C’est une chef qui est un peu naïve, qui parfois va se laisser porter par ses sentiments. Elle est vraiment attachante. C’est un très beau bonhomme à jouer.
En bref; On ne verra jamais le garage en tant que tel, mais les personnages ont accès à aller chercher les trucs du garage …
On voit le garage dans le green screen. Quand les jeunes partent en farfouillage et en mission, on les voit dans un vrai garage. C’est tout tourné sur écran vert. Ces bouts-là dans le garage à côté de l’auto, c’est vraiment hot. Ça va être une partie impressionnante. Ils partent, ils sautent, ils pognent une corde, ils glissent avec un cintre, ils atterrissent… C’est comme la partie film d’action des Millimus. J’ai l’impression que c’est du jamais vu. Je n’ai jamais vu ces deux dimensions dans du jeune public; soient des décors majestueux avec des objets grandiloquents et que le green screen où on va voler des objets dans un vrai garage avec un vrai humain qui passe devant nous. Je pense que les enfants vont capoter.
« J’ai l’impression qu’il y a tellement de choses à faire avec ces personnages-là et ces histoires-là. Les personnages sont tous tellement complexes pour du jeunesse. Il n’y a personne qui est unidimensionnel. Je trouve que nos personnages sont tellement riches. J’ai vraiment l’impression qu’on a des affaires à vivre et qu’on a des affaires à dire. »
– Marie Eve Morency


Quelle est la couleur particulière de ton personnage ?
J’ai l’impression que c’est comme une des rares fois que dans une série jeunesse, la figure autoritaire n’est pas contre les enfants. Je trouve que c’est ça qui amène une belle couleur à Optimusse. Elle a autant besoin des enfants que ceux-ci ont besoin d’elle. Elle est tout le temps en train de leur demander conseil, elle est tout le temps en train de se faire aider par eux. J’ai l’impression que pour les enfants qui vont écouter la série, ça va leur donner aussi la confiance qu’ils peuvent aider leur professeur autant qu’il les aident. Je peux aider ma mère autant qu’elle m’aide. Quand ma mère ne feele pas, je peux avoir de l’empathie pour elle. J’ai vraiment l’impression que c’est ça que ça donne comme personnage. Optimusse est la figure autoritaire, mais tout le monde est comme en communauté chez les Millimus. On est tous égaux. Je trouve ça beau. Je trouve qu’on aurait, nous les adultes, à apprendre de ça beaucoup.
Quand tu as eu la proposition, qu’est-ce que tu en as pensé ?
Je brassais de vieilles amours. J’ai été dans Les Sapiens pendant deux ans (jusqu’en 2019 à Radio-Canada). Quand on m’a parlé des Millimus, ça m’a brassée. Je me demandais « Je vais-tu aller revivre un trip de même? J’ai-tu le droit d’aller vivre ça une deuxième fois? » Ça n’a pas de bon sens. J’étais un peu dépassée, mais je voulais vraiment beaucoup.
Je me suis préparée pour l’audition. Je suis arrivée avec un costume. Je suis arrivée avec une proposition d’audition vraiment forte. J’étais comme habillée en pilote d’avion. Je m’étais habillée avec un grand veston, je portais du rouge à lèvres foncé et mes cheveux étaient bien lichés. J’étais vraiment avec une grosse proposition et je me disais « Oui, je le veux. Je veux regoûter à ça parce que Les Sapiens, c’est dans les plus beaux projets que j’ai faits de ma vie. Si je pouvais juste y goûter une deuxième fois, une dernière fois. Après ça, je vais le laisser aux autres. Et après, je suis sûre que s’il y a un autre projet de ce genre dans dix ans, je vais vouloir en faire partie pour une dernière fois. »
Du jeunesse, c’est vraiment la chose la plus fun pour un acteur, je trouve. C’est une belle liberté, c’est une salle de jeux. Ça vient chercher notre enfant à l’intérieur directement, parce qu’on (les comédiens) est tous de grands bébés. On dirait que j’ai l’impression que c’est vraiment un beau terrain de jeu.


La zone préférée de ton personnage est l’observatoire, pourrais-tu nous en parler.
Tous les personnages ont le droit d’aller à l’observatoire. Mais Optimusse, c’est vraiment son spot. C’est vraiment là qu’elle peut s’assurer qu’elle veille. Je trouve que ce n’est pas tant la boss, mais plutôt comme la veilleuse. Elle veille sur ses Millimus. « Est-ce que tout le monde est couché ? Est-ce que tout le monde va bien ? Est-ce que quelqu’un s’est blessé ? Est-ce qu’il manque quelque chose ? Est-ce qu’il manque un crayon à la barricade ? » Quand elle est là, elle est bien. Elle peut méditer en hauteur en regardant son petit village. C’est vraiment cute. J’aime la voir là. Parfois, les amis s’amusent en bas, et Optimusse monte en haut. Puis elle les regarde, et elle les trouve donc beaux. Elle les aime donc bien ses Millimus.
Qu’est-ce qui t’a marqué le plus depuis le début ?
La chimie qu’on a créée bien rapidement entre les acteurs. On avait une chimie de feu sur Les Sapiens, mais on était tous des gens de 30 à 35 ans. On dirait que ce n’était pas très surprenant que la chimie opère. On arrive aux Millimus où le plus jeune a 20 ans (en Philippe Scrive) et le plus vieux a 64 ans (en Bernard Fortin). Je ne m’attendais pas à une telle chimie comme on a plus de 40 ans de différence entre le plus jeune et le plus vieux. La chimie est tellement là que, par exemple, ils viennent me voir à l’impro (à la LNI). Je trouve que la chimie se ressent énormément sur le tournage aussi. Et ça, c’est ma plus grande surprise. J’aime tout le monde. Tout le monde est tellement bon. On est fan des autres. On se trippe dessus. C’est ça qui est le plus surprenant. Ça l’a opéré en une minute et ça se sent dans ce qu’on joue.
Luis Oliva (Charpentus)
Présente-moi ton personnage.
Mon personnage s’appelle Charpentus et il est le constructus en chef de Millicité. Donc, c’est lui qui est responsable de toutes les constructions, de tout ce qui est construit ici. D’ailleurs, il est extrêmement gaffeur. Il a la main pleine de pouces. Il est un peu comme moi, c’est-à-dire que je mets beaucoup de cœur dans ce que je fais et je suis extrêmement gaffeur aussi. Donc, je me reconnais beaucoup dans Charpentus.
D’habitude, les personnes gaffeuses ne veulent pas construire des trucs étant donné qu’ils ne sont pas manuels. Dans son cas, on voit qu’il a une passion du manuel.
Exactement. Une passion complète du manuel. Puis, il prend son travail extrêmement au sérieux. Il fait partie de l’équipe avec les autres Millimus, mais sa vraie équipe, c’est ses outils. Tous ses outils ont un nom. Marcel le marteau, Clovis le tournevis, Alain le vilebrequin, etc. Toute sa vie, c’est ses outils. Quand des malheurs arrivent à ses outils, c’est un grand drame. Il y a un épisode où le pauvre Marcel (son marteau) casse, c’est son plus fidèle compagnon. Il y a des drames comme ça, mais tout fini par s’arranger.
Malheureusement, les Millimus sont limités aux objets et accessoires qui se trouvent dans le garage …
Exactement. D’ailleurs, tu amènes un bon point de la série qui est la récupération des objets. Parce qu’ils récupèrent tout, ils réutilisent tout d’une autre façon. Je trouve que c’est un petit message quand même important dans la série de récupérer et réutiliser les trucs. Notre boîte d’inventaire, par exemple, c’est une boîte à Kleenex qui est couchée sur le côté ça aussi. De voir tout ce qu’on peut faire avec de vieux objets. je trouve ça le fun pour les enfants,


En quoi penses-tu que ton personnage se différencie des autres ?
Ils sont tous tellement différents. Je te dirais l’amour de ses outils et son côté extrêmement gaffeur; sans être le seul gaffeur du groupe. D’ailleurs, je trouve que c’est un autre aspect vraiment important de la série. C’est que tous les personnages sont présentés avec leurs qualités et leurs gros défauts aussi. Et ils sont acceptés dans leur communauté avec leurs qualités et avec leurs défauts. Charpentus, je te dirais qu’il est un peu névrosé. Il peut paniquer très vite. Grâce aux autres, il arrive à se calmer. Il est très passionné, très émotif.
Quand tu as eu la proposition, qu’est-ce que tu en as pensé de tourner dans cet univers unique ?
Ah, mon Dieu ! Ça faisait des années que je rêvais de faire du jeunesse. Ça a été quelque chose que je lançais énormément dans l’univers, particulièrement l’automne passé. Je faisais une série, intitulée Secrets de villages, et le réalisateur (Sylvio Jacques) fait du jeunesse. Alors à tous les jours, je lui disais : « Je n’ai jamais fait de jeunesse, et j’aimerais bien essayer. » Quelques semaines plus tard, j’ai eu l’audition pour Les Millimus [même si le réalisateur en question n’a aucun lien avec la nouvelle production], mais tu ne sais jamais ce que tu lances dans l’univers et ce qui revient.
Aussitôt que j’ai lu les premiers textes, j’ai tellement ri. J’adore la comédie. Même si on ne me voit pas souvent en comédie, c’est quelque chose que j’adore. J’aime le fait de pouvoir jouer gros. J’ai travaillé très fort, j’ai fait trois, quatre auditions avant que ça soit confirmé. J’étais sous le choc pendant une semaine quand j’ai su que je l’avais parce que c’est complètement un nouvel univers pour moi.


Qu’est-ce qui te marque le plus dans ce plateau-là ?
Une des affaires qui me marque beaucoup et qui me touche, c’est de voir toute l’équipe, pas juste les comédiens, mettre autant de cœur et de sérieux pour une émission pour enfants. C’est-à-dire qu’on met autant d’énergie qu’une grosse série dramatique lourde. Ça me touche beaucoup parce que tout le monde retrouve son cœur d’enfant. Tout le monde est dans un esprit enfant quand on travaille même si on prend ça très au sérieux.
Eva Tanoni (Cactusse)
Présente-moi ton personnage.
Mon personnage s’appelle Cactusse. C’est la plus jeune du groupe. Donc, tout le monde s’occupe d’elle. Elle est un peu plus craintive que les autres, mais elle a toujours le courage de vaincre ses peurs.
Comment te sens-tu d’interpréter ce personnage ?
J’aime beaucoup ça parce que je peux vraiment laisser aller mon lousse avec elle. Elle fait plein de niaiseries, mais elle a toujours de bonnes intentions. Elle vit tout très intensément. Pour un comédien, c’est toujours très le fun parce que les émotions jouées peuvent aller partout.


Qu’est-ce que Cactusse aime particulièrement dans cet univers?
Cactusse aime beaucoup de choses. Elle aime tout très intensément, mais elle aime beaucoup ses Millimus; sa famille, ses amis. Elle a beaucoup d’amour pour eux. Elle aime beaucoup le chocolail, du chocolat avec de l’ail. Les Millimus mangent tout avec de l’ail. Elle a un faible pour ça.
Quelle est la couleur particulière de ton personnage ?
C’est la plus jeune. Donc, elle a beaucoup d’innocence. Elle est très naïve. Elle va croire un peu tout le monde. Ça va apporter des situations comiques, mais aussi beaucoup d’amour. Dès qu’elle est là, tout est plus intense. Ça rajoute beaucoup de vie à Milicité.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué depuis le début du tournage ?
Je pense que ce sont les décors. Je pense que c’est de tourner dans Milicité. C’est de se sentir petite à côté d’un crayon, d’une règle ou d’une radio. C’est tellement un drôle de feeling. Puis, on le vit pour vrai parce que tout est construit et ça nous met tellement dans l’ambiance. On a vraiment l’impression d’être des Millimus qui vivent dans Milicité. Puis, ça, c’est juste incroyable de pouvoir faire ça.


Est-ce que tu as une anecdote à nous partager ?
Il y en a tellement. À chaque journée qu’on tourne, on éclate de rire constamment. On a tellement de fun ensemble toute la gang. Toute l’équipe est tellement incroyable. Les fous rires arrivent bien vite, surtout dans une série qui est tellement absurde. Je me rappelle, à un moment donné, qu’on tournait une scène avec Tommy Joubert, qui joue Crésus, et il a ajouté un mouvement et on s’est tellement mis à rire. Le mouvement en soi n’était pas drôle, mais c’est tellement sorti de nulle part que j’ai pogné un fou rire. À chaque fois qu’on se regardait à partir de là, on partait à rire; c’était systématique. Ça nous a pris un petit moment à finir la scène. C’est pour des moments comme ça que c’est vraiment le fun de tourner ici.
Sébastien René (Stradivarius)



Tommy Joubert (Crésus)



Sharon James (Diminusse)


Mariko Stocchero (Hocus-Pocusse)



** Bernard Fortin (Papyrus), Jade Barshee (Ingéniusse) et Philippe Scrive (Nimbus) n’étaient pas présents à l’événement.
Scènes tournées
Photos
















Résumé de l’épisode
C’est la fête du trognon. Cactusse n’en a jamais vu de sa vie et tout le monde doit faire un dessin pour la fête. Comble du bonheur: l’humain dépose un sac de compost dans le garage et un VRAI trognon en sort. Cactusse et Stradivarius partent en farfouillage pour ramener le trognon, mais restent coincés sous un meuble avec leur butin parce que le chat Napoléon veut prendre le trognon. Pendant ce temps à Millicité, Hocus-Pocusse décore pour la fête et Diminusse prépare une tarte dans laquelle Crésus souhaite vivement qu’il y ait un pépin pour faire une tarte des rois… qu’il espère gagner pour avoir le titre du roi des trognons.Crésus est déçu de ne pas être élu le Roi du trognon. Pour atténuer sa peine, Hocus-Pocusse décide de le récompenser du prix du plus beau dessin et lui remet la couronne. Tout le monde mange de la tarte pour célébrer !
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Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
