C’est ce dimanche 19 janvier à 19h que débutera officiellement la nouvelle édition de Star Académie. L’autrice-compositrice-interprète Katrine Sansregret fait partie des artistes en lice pour faire partie de cette prochaine cohorte. À quelques jours du premier variété, je me suis entretenue avec cette artiste prometteuse qui est visiblement prête à monter dans l’autobus.
D’abord, comment te sens-tu à quelques jours à peine du premier variété ?
C’est un gros, gros, gros mélange d’émotions, je dirais. Ça fait plusieurs journées qu’on est en répétitions. Ce sont de grosses répets, donc on ne dort pas beaucoup. Il y a un mélange de stress et de fatigue qui s’ajoute à tout ça. J’ai vraiment hâte. On pratique tellement pour nos numéros que, rendus là, on a vraiment juste hâte de les performer. Il y a aussi une grosse angoisse avec le fait de ne pas savoir si l’entrée à l’Académie se fera ou pas. C’est vraiment garroché dans l’univers tout ça; c’est vraiment un gros mélange de bonheur et de stress.
Qu’est-ce qui t’a décidée à t’inscrire à Star Académie cette année ?
C’est une bonne question! Ce n’est pas ma première émission de télé, donc j’aurais pu passer à côté. En fait, quand Star Académie est revenue il y a quelques années, je me suis demandé pourquoi j’avais fait La Voix; je savais que j’aurais tellement aimé Star Académie (rires)! C’est tellement un concept unique et grandiose. Je me suis essayée dans les dernières années, mais quand je me suis essayée cette année, je pense que j’ai vu dans l’univers que c’était vraiment mon année.
Ça fait quelque temps que j’écris mes chansons, donc c’est le moment où je suis le plus prête depuis que j’ai commencé à faire de la musique. Je suis prête à montrer au public qui je suis réellement en tant qu’artiste puisque je commence à me découvrir moi-même, donc je sais plus quoi montrer, quoi dire, quoi faire. Je pense que je sais où je m’en vais et que c’est important de savoir ça avant d’entrer à l’Académie. C’est comme ça que je pourrai montrer l’artiste que je suis pour que les gens puissent me suivre après.
Tu as abordé le sujet un peu; tu as participé à La Voix en 2020. En quoi considères-tu que cette expérience te sert actuellement, dans le processus de sélection pour Star Académie ?
Ça sert dans tout, tellement énormément! Il y a beaucoup de trucs que je vois venir parce que j’ai travaillé avec une grosse production, en fait pratiquement la même production. Le fait de chanter live à la télé, je l’ai vécu à La Voix, donc je sais un peu plus à quoi m’attendre. C’est sûr que je ne sais pas exactement à quoi m’attendre parce que chaque show est différent, mais je trouve ça rassurant de le savoir un peu plus.
Pour les entrevues, je sais comment ça fonctionne. Ce sont des petits trucs auxquels on dirait que La Voix m’a préparée. C’est comme si La Voix avait été ma grande générale avant Star Académie (rires)! Quand j’étais à La Voix, j’étais toute là; c’était le moment présent. Là, en l’ayant vécu, ça devient du bagage que j’ai en ma possession qui fait que je peux juste être à mon meilleur pour Star Académie. En tout cas, je le souhaite!



Que crois-tu que tu apporterais à l’Académie ?
C’est sûr que je vais là pour moi, pour apprendre sur moi et sur ma personnalité pour savoir je suis qui dans un lot de gens. C’est sûr que j’ai ma touche d’auteure-compositrice qui est quelque chose d’important pour moi. Je pense que j’ai beaucoup de choses à dire et à partager par rapport à mes valeurs. Je suis aussi très rassembleuse. Par exemple, j’aime que tout le monde soit là. S’il y a un caucus dans le salon pour quelque chose, je veux que tout le monde soit là et que personne ne soit délaissé. Je déteste quand des gens ne sont pas inclus; c’est super important pour moi qu’ils soient là.
Quels seraient ta plus grande force et ton plus grand défi par rapport à l’aventure ?
Bonne question! Ma plus grande force, je pense que je dirais mon assurance et mon expérience. Ça me permet de ne pas avoir peur. Je fonce les deux yeux bien grands ouverts parce que j’ai un but, je sais que je veux aller plus loin et foncer. C’est probablement une assurance que j’ai prise avec l’expérience. Je dirais que c’est un atout pour moi.
Pour le défi, sincèrement, je pense que c’est le fait d’être filmée constamment. Ce qui me stresse par rapport à ça c’est que, après, je pourrai me regarder, donc je pense que je vais remettre en question tout ce que je vais dire et faire. Ce n’est pas tellement bon (rires)! Je pense que de laisser aller ça et de ne pas réfléchir à tout ce que je fais et à tout ce que je dis, ça va être un grand défi pour moi. Il faut apprendre à s’abandonner là-dedans. C’est un processus qui est inhumain, on s’entend. Très peu de gens vivent cette expérience-là et ce n’est pas tout le monde qui le ferait non plus, donc je pense qu’il faut se laisser aller, s’abandonner et grandir avec le processus. Au pire, on fera face à des trucs qu’on aime moins de nous, mais il faut apprendre de ça.
Quelle est ta première impression du corps professoral pour le moment ?
J’ai tellement d’impressions, c’est vraiment cool (rires)! On les côtoie sans vraiment les connaître. Je suis arrivée ici en me disant que celui avec qui j’avais le plus hâte de travailler, c’était Pierre Lapointe. C’est quelqu’un que j’apprécie énormément beaucoup. Il nous écoute beaucoup et nous demande comment on va. Pour l’instant, je dirais que c’est le plus timide. Il est timide, il est réservé, il est dans son intériorité, mais quand il prend un micro et qu’il chante, c’est grandiose. Il a vraiment une aura exceptionnelle et il dégage beaucoup! Pour l’instant, en tout cas, il reste l’introverti.
On a aussi Garou, qui est le directeur de l’Académie. Clairement, c’est la meilleure fonction qu’il pouvait avoir! C’est vraiment l’énergique; on dirait qu’on est encore au secondaire tellement qu’il est rempli d’énergie (rires)! Il est rempli de conseils et veut venir nous voir et nous dire les bonnes manières de faire aussi. Quand il arrive et nous donne des conseils, on a juste envie de les prendre puisque clairement il parle avec assurance, expérience et confiance.
Véronic [Dicaire], c’est vraiment la voix. Ça n’a aucun sens! Elle sort une note et elle n’a jamais l’air de forcer. C’est vraiment exceptionnel! Véronic, je dirais que la perception que j’ai d’elle, c’est qu’elle est très droite tout en ayant un côté funny. Quand il faut être droite, elle est très droite et elle dégage avec sa voix exceptionnelle, mais elle peut vraiment être très divertissante et drôle aussi.
Puis il y a Émily [Bégin], qui est vraiment comme la grande sœur. On dirait qu’elle revit l’aventure en nous. Elle nous regarde vraiment avec des étoiles dans les yeux, puis on dirait qu’elle a le goût d’entrer à l’Académie avec nous. Quand on se croise dans le corridor, elle veut toujours nous parler. Ils sont tous déjà vraiment accessibles. On a aussi commencé à travailler avec Joël Legendre [le metteur en scène des variétés] et il est vraiment là à toutes les répets. Il n’en manque aucune et il est hyper disponible. Je trouve ça incroyable!


Quel est ton rapport avec les précédentes éditions ?
C’est sûr que je connais beaucoup de gens qui l’ont fait dans les éditions plus récentes. J’ai beaucoup écouté ça, aussi! Quand j’étais vraiment jeune, c’était Mixmania l’émission qui jouait, et mon rêve était de faire Mixmania (rires)! Quand Star Académie est revenue, je capotais! J’ai tellement, tellement écouté ça religieusement! Il y en a plusieurs que j’idolâtrais. C’était des gens que je suivais un peu sur les réseaux et que je connaissais. Il y a eu de très grandes voix et de très bons candidats dans les dernières éditions. C’est sûr que, moi, en m’attaquant à ça cette année, j’ai pris quelques conseils de quelques participants parce que je pense qu’on n’est jamais assez outillés pour un projet aussi grand. Comme j’ai dit tantôt, ce n’est pas vraiment humain de vivre ça, donc on n’aura jamais assez de bagage dans notre sac à dos pour faire ça.
Parmi les anciens candidats et les anciennes candidates, avec qui aimerais-tu le plus collaborer ?
Ah, bonne question! C’est sûr qu’il y a le fameux William Cloutier. C’est un de mes bons amis, je l’aime beaucoup. Il a trouvé sa voix et il a trouvé son style d’écriture. Son album, je le connais par cœur. J’ai souvent eu de la difficulté à trouver des chansons à interpréter en temps que fille en français. J’ai un bon registre et je trouvais ça difficile de trouver des chansons pour moi, mais j’ai beaucoup d’idées depuis que Will a écrit ses chansons. Il est au masculin ce que je suis au féminin. Il a un répertoire tellement le fun à interpréter, il a des tounes tellement bonnes et il a une voix exceptionnelle. C’est sûr que William, c’est une voix que je rêverais d’avoir malgré ce que j’aime de moi. J’aime vraiment tout de lui; il est vraiment exceptionnel!
J’ai beaucoup d’amis aussi, comme Camélia Zaki qui s’était rendue en demi-finale en 2022. Elle, je m’identifie beaucoup à elle pour mon parcours cette année. Je me vois beaucoup dans le style de Camélia, et c’est une de mes bonnes amies aussi dans la vie de tous les jours. On dirait que j’aime revoir les années précédentes et revoir le casting pour voir à qui je peux m’identifier. Je les suis presque tous et j’en aime vraiment beaucoup! Chaque année, c’est tellement un casting bien fait! On peut toujours tomber en amour!
Si tu entres à l’Académie, si tu pouvais choisir n’importe quel artiste, avec qui rêverais-tu de faire un duo ?
Sans aucune hésitation, c’est Patrice Michaud. C’est vraiment, vraiment, vraiment un artiste sur qui je trippe très profondément. Je l’adore; je connais toutes ses tounes; je connais même l’enchaînement des chansons (rires). Je rêverais de faire un duo à Star Ac, mais je rêverais de faire une toune avec Patrice Michaud, une collaboration. C’est un but ultime sur ma bucket list!
Je lance ça dans l’univers parce que dans le milieu, au Québec, tout le monde se connaît. Donc j’espère et j’ose croire que peut-être qu’un jour il saura que j’existe et que je veux travailler avec lui. Pour moi, ce n’est vraiment pas une hésitation. On dirait que, des fois, je suis un peu gênée de dire que c’est au Québec. Il n’y a pas vraiment de stars internationales que j’aime autant. J’en ai plus au Québec. Il ne faut pas que j’aie honte; on a vraiment de beaux talents au Québec!
Puisque tu écris tes chansons, souhaiterais-tu en présenter au public au cours de l’aventure ?
Oh oui! Oh my god, ça, c’est mon but en entrant : je veux performer une de mes chansons. C’est sûr, c’est sûr, c’est sûr! Mes chansons, c’est ce que je suis le plus puisque c’est moi qui les écris. Ça vient de moi. Je t’ai dit au début de l’entrevue que j’allais là en sachant où je m’en vais, mais où je m’en vais, c’est mes chansons. C’est ce que je fais. Je parle de mes chansons comme si c’était des personnes ou des choses que j’ai créées. J’adorerais avoir le profil d’auteure-compositrice-interprète parce que c’est ce que je suis.
J’ai longtemps pensé que j’étais juste une interprète et j’ai un grand respect pour le métier d’interprète, qui est un métier encore plus difficile que lorsqu’on écrit nos propres mots selon moi, mais dans les dernières années, j’ai découvert que j’étais capable d’être une auteure-compositrice aussi, puis j’ai envie de mettre ça de l’avant. C’est quelque chose qui me permet de me découvrir aussi. C’est clair que c’est quelque chose que j’aimerais aller approfondir à l’Académie aussi. Donc voilà : c’est sûr que je veux performer une chanson et si ça peut être deux, ça serait incroyable!
Finalement, quel est ton plus grand rêve pour ta carrière ?
Mon plus grand rêve de carrière, ça serait de faire de la musique pendant longtemps. Je pense que, de nos jours, ce qui est le plus difficile, c’est de perdurer dans le temps parce que tout est accessible et que nos goûts peuvent changer avec les nouvelles tendances. Là, je suis jeune et je suis dans la tendance, mais je sais que, surtout quand on est une femme en musique, quand on passe 35 ans et qu’on n’est plus dans la « jeunesse » et dans l’image de la belle jeune fille, on sort des tendances.
Je vois Marie-Mai qui a tellement été au goût du jour, et qui aujourd’hui doit encore être la jeune femme parfaite, sinon les gens décrochent. Je trouve ça tellement désolant. J’espère pouvoir faire de la musique qui perdure dans le temps et avoir des gens qui viennent à mes shows à travers les années. Je n’ai pas vraiment de gros rêves inatteignables, mais faire de la musique pendant des années, ça, c’est vraiment un rêve que j’aimerais réaliser. Et c’est seulement année après années que je pourrai cocher ça!


Dimanche, vous pourrez voter par internet pour faire entrer à l’Académie vos finalistes favoris.
Pour suivre Katrine sur les médias sociaux

Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.

3 thoughts on “Katrine Sansregret fonce vers Star Académie”