Katrine Sansregret se définit comme autrice-compositrice-interprète et elle a eu la chance d’offrir au public deux compositions plutôt qu’une pour ses dernières prestations à Star Académie. Ce dimanche, elle a livré « Par où partir », une composition écrite la nuit du décès de sa grand-maman. Elle termine deuxième, mais il est évident que, par la qualité de ses chansons, par sa grande voix et par sa personnalité attachante, Katrine a su conquérir le cœur du public. Découvrez ce qu’elle avait à nous dire au lendemain de la finale!
D’abord, comment te sens-tu après cette folle aventure ?
Oh my god, c’est beaucoup, beaucoup d’émotions! J’ai vraiment de la misère à mettre le doigt sur comment je me sens… Je me sens complètement déconnectée de la vie (rires)! Je suis aussi tellement, tellement heureuse. My god, je reçois tellement de beaux mots et de beaux messages! Il y a tellement de gens qui me supportent, qui étaient là pour moi, qui se sont battus pour moi, on dirait, dans cette aventure-là, et je trouve ça magnifique! Je suis aussi tellement contente pour ma Mia d’amour! Tout ça est rempli d’émotions, je n’ai comme pas encore eu le temps de juste pleurer. Je ne suis pas encore rendue là; je suis juste sur un nuage encore (rires)!
Tu as choisi de faire une deuxième composition cette semaine, « Par où partir », une chanson pour ta grand-maman. Pourquoi ton choix s’est-il arrêté sur celle-là ?
C’était la plus naturelle pour moi pour la finale. À première vue, pour moi, c’était naturel d’y aller encore avec une compo. Avec tout le travail que j’avais fait en fin de saison pour me laisser aller dans mes émotions, je pense que, en demi-finale avec ma compo, c’est là que j’ai compris que c’est parce que j’aime chanter mes mots. C’est ça qui me fait du bien. C’était naturel pour moi de continuer comme ça en finale.
Je dirais que, « Par où partir », c’était ma chanson qui représentait le plus une finale. Je n’en ai pas des milliers des chansons. C’est sûr que j’aurais aimé aller dans quelque chose de plus rythmé, de plus up tempo, parce que c’est quelque chose que j’aime faire, mais dans les chansons qui existent en ce moment et, pour vrai, parce que je pense que ma grand-mère m’a suivie dans toute mon aventure, c’était trop naturel pour moi d’y aller avec ça.


Quand on s’était parlé avant le premier variété, tu m’avais dit que ton plus grand souhait était de faire une composition lors d’une mise en danger, peut-être même deux. Comment t’es-tu sentie quand tu as su que ça serait finalement possible, après que les chansons aient été imposées pendant presque toute la saison ?
J’ai capoté ma vie (rires)! J’ai complètement capoté ma vie et je sautais partout! Quand j’ai su que c’était une saison avec des chansons imposées au début, j’ai eu très peur, même si dans un sens, j’étais contente de me faire sortir de ma zone de confort, ça m’emmenait ailleurs. Il y avait vraiment un travail où les profs regardaient en nous et voyaient ce qu’ils voulaient faire de nous. Ça, je trouvais ça super inspirant et super le fun, mais j’étais très stressée de ne pas avoir accès à moi et à mes chansons. Je pense que mon plus grand travail de saison a été quand j’ai plongé dans mes propres mots.
C’est là que j’ai compris que c’est pour ça que je chante, parce que j’ai des choses à dire, parce que je veux parler, parce que je veux rejoindre les gens et connecter. J’aime ça, interpréter. J’aime beaucoup ça, mais j’ai comme un besoin d’avoir des chansons que j’aurais pu écrire pour être capable de bien les interpréter. Après ça, quand c’est des chansons qui collent moins à ma peau, c’est plus comme jouer un jeu, être un personnage d’une histoire que je ne suis pas. C’est peut-être un côté théâtral qui est plus difficile pour moi. Donc, je dirais que, chanter mes propres mots, c’était vraiment mon objectif. Objectif atteint : j’en ai fait deux! C’est malade! Pour vrai, je capote vraiment beaucoup! Mon nom en bas de l’écran, ça me fait capoter (rires)!
Tu as parlé à quelques reprises de la place des femmes en musique. À Star Académie, à travers les années, on a vu à plusieurs reprises des hommes faire des compositions et être choisis par le public : William Cloutier, Éloi Cummings et Wilfred LeBouthillier, entre autres. C’était plus rare pour les femmes, mais là, tu as été choisie pour aller en finale grâce à « minable » et la chanson connaît beaucoup de succès sur les plateformes. Qu’est-ce que ça te fait de voir que les gens ont autant embarqué dans tes compositions ?
C’est la plus belle affaire qui pouvait m’arriver. Moi, ce que j’aime là-dedans, c’est que je réussis à faire passer un message, mais au travers de la musique. Ce que je trouve magnifique là-dedans, c’est que, oui, le message de cette chanson parle pour les femmes, parle pour les minorités dans la société, mais ce que je trouve beau, c’est que, vu que c’est en musique et vu que la chanson peut être classée comme étant bonne, ça rejoint tout le monde. Les gens peuvent juste l’écouter et la trouver bonne, puis, finalement, réaliser que le texte est touchant. Qu’ils se soient sentis ou non comme ça, ils peuvent comprendre.
Ce que je trouve beau là-dedans, c’est qu’il y en a aussi des hommes qui m’ont écrit pour me dire qu’ils connectaient avec la chanson pour d’autres différences dans leur vie, d’autres affaires qu’ils ont vécues. Ça, je trouve ça magnifique parce que mon but ne sera jamais de tracer une ligne entre les hommes et les femmes et de faire en sorte qu’on se haïsse. Le but, c’est qu’on s’unisse là-dedans. Le message de « minable », c’est beaucoup l’égalité. C’est ça mon point là-dedans. C’est vraiment l’égalité, puis moi, partout où il y a de l’égalité, je suis heureuse. Je n’en parlerai pas de la place des femmes s’il y a de l’égalité. Si on se comprend, on s’aime, on est tous là les uns pour les autres, c’est correct.
Mais partout où il y a des inégalités et où c’est plus difficile, c’est là que, moi, je trouve que c’est important de parler. Moi, j’ai tout le temps dit que, si tu ne parles pas, tu fais un peu partie du problème et tu ne fais pas avancer les choses. Donc, c’est naturel pour moi et c’est important. À travers des mots, dans une chanson, on dirait que tout passe tellement plus délicatement parce que c’est mélodieux. On peut s’accrocher à la mélodie, et le message est plus fluide. C’est pour ça que je suis contente que ça connecte autant avec les gens! Tous mes buts sont accomplis. Moi, je fais ma musique et ça me libère. C’est vraiment juste parce que j’ai besoin de parler! Puis après ça, quand ça rejoint les gens, ça me touche beaucoup!



Dirais-tu que le fait d’avoir connecté avec les gens à travers tes chansons est ta plus grande fierté par rapport à ton parcours ? Ou est-ce autre chose ?
C’est sûr qu’avec tout ce qui arrive avec « minable », c’est dur de ne pas dire que c’est une grande fierté (rires)! C’est une chanson qui est vraiment en train de faire son chemin dans l’univers musical québécois, puis, my god, ça n’a aucun sens! Je suis tellement heureuse! C’est très difficile de dire que ce n’est pas ma plus grande fierté de l’aventure (rires)! Aussi, il faut dire que, pour faire cette chanson-là, il a fallu que je tienne mon bout. Ça a pris beaucoup de courage; il a fallu que j’affronte beaucoup. J’ai été la seule dans la saison à me lancer là-dedans et à faire une compo, donc c’était très stressant! Donc, en finissant la saison, puis en réalisant ce que ça a fait auprès du public, moi, je suis tellement fière de m’être écoutée et d’avoir fait ça!
Parmi les rencontres avec des artistes, quelle est celle ou quelles sont celles qui t’ont le plus marquée ?
C’est sûr que ça date d’hier, mais je ne peux passer sous silence Calum Scott. Quel, quel, quel artiste incroyable! Vraiment, je ne sais pas si ce n’est pas mon numéro favori de la saison. Je sais que c’est le dernier show, mais wow! Quel humain! Il passait les générales avec nous, il venait nous voir dans notre loge, il est venu me chercher sur les réseaux après… Il a complètement capoté sur le numéro! Je pense qu’il s’est vu beaucoup en nous. Après ça, il y a des artistes que je connaissais moins, puis que j’ai vraiment découverts sur le plateau de Star Ac et qui ont été des coups de cœur.
J’ai trippé sur Ariane Moffatt. Vraiment, vraiment! Même si on a fait seulement une chanson avec elle, elle est arrivée en répet, puis je me suis dit qu’elle était la définition du cool! Être cool, c’est être Ariane Moffatt. C’est incroyable. Sa musique est bonne, bonne, bonne, bonne!
J’ai envie de dire que, même s’il faisait partie du corps professoral, Pierre Lapointe a été une des plus belles rencontres de mon aventure. Je l’aime de base dans la vie, je l’ai encore plus aimé en apprenant à le connaître à Star Ac, puis je pense que je vais encore plus l’aimer en continuant d’apprendre à le connaître après. Quel humain incroyable; quelle sensibilité! Je pense que, même lui, il a découvert qu’il s’était beaucoup attaché à nous (rires)! Je trouve ça magnifique! Il se laisse aller là-dedans, puis je l’ai vraiment beaucoup aimé.
Il y a aussi le fait d’avoir rencontré Patrice Michaud. C’était un but de ma saison, et c’est fait! My god, si je continue, je vais en nommer trop (rires)! Lara [Fabian] a travaillé quelque chose en moi que je n’aurais jamais pensé avoir à travailler à Star Ac. Je ne sais pas si je vais la recroiser dans ma vie, je le souhaite, mais chaque fois que je vais la recroiser, je vais la remercier, c’est sûr!



Peux-tu nous parler un peu des liens que tu as créés avec les autres candidats et candidates ?
Tellement de beaux liens! C’est spécial comme aventure parce que, chaque semaine, tu perds quelqu’un. Chaque semaine, on dirait que j’aurais voulu développer plus avec cette personne-là. C’est sûr que, au bout du compte, j’ai trois grandes connections, puis c’est les quatre qui étaient là à la fin parce qu’on dirait que je suis prête à dire qu’on a vécu l’aventure au complet les quatre ensemble. Ces quatre-là, on a été tissés très, très, très serrés jusqu’à la fin, même s’il y en a deux qui sont partis, Vic et Albert. Ils ont eu juste une journée avant de revenir à l’Académie! On l’a vécue jusqu’à la fin, cette aventure-là, les quatre.
Mia, c’est mon amour pour la vie! Vraiment, vraiment, vraiment! On a développé quelque chose d’unique ensemble. Je pense que je ne la lâcherai jamais. Elle est prise avec moi, et je sais que, de l’autre bord, elle dit la même chose (rires)! On est prises l’une avec l’autre, je l’aime tellement! Je ne pensais pas trouver quelqu’un avec qui je connectais autant dans la vie. On est tellement différentes, mais on est tellement pareilles en même temps. On connecte sur tellement d’affaires!
J’aurais aussi envie de mentionner Joël. On a beaucoup à développer! C’est une relation qui a pris du temps à se développer parce qu’on est deux personnes gênées qui n’osaient pas trop. On voulait en apprendre plus sur l’autre, mais on n’y allait pas pour ne pas défaire la bulle de l’autre. Je pense qu’il y a beaucoup qui va se développer après aussi. Sérieux, quel humain, quel bon gars!
Il y a Léo, Max… J’ai tellement de belles connexions dans cette gang-là, ça n’a pas de bon sens! Je ne m’attendais jamais à ça! Moi, souvent, dans des gangs d’amis, j’ai de la difficulté; je suis plus en retrait. Je ne suis pas une personne solitaire, mais je suis une personne de petits groupes. J’adore ça, les petites gangs! Quand on est beaucoup en même temps, c’est un peu paniquant et je ne sais plus où donner de la tête. Mais avec cette gang-là, pour vrai, j’avais envie d’être partout, tout le temps! On avait vraiment un beau groupe! Vraiment! Je pense que ça a paru dans notre saison et que ça a vraiment fait la différence. Ça fait tellement de bien!
Tu as passé trois mois à l’Académie. Peux-tu nous partager ton moment préféré ? Cela peut autant être sur le plan personnel que professionnel.
Ah, c’est une bonne question! My god, que c’est une bonne question! Tu sais, on a eu tellement de belles rencontres, tellement de belles personnes qui sont venues nous parler. C’est tellement de beaux moments… On dirait que j’ai besoin d’avoir un pas de recul (rires)! Je sais que j’ai vécu plein de choses! Il y a trop de choses, on dirait que j’essaie de repartir du premier variété et que c’est trop (rires)!
Sur l’album de Star Académie, tu reprends « Entre l’ombre et la lumière » de Marie Carmen. Peux-tu nous parler de ta version de cette chanson ?
Quel beau choix de chanson! Marc [Dupré] m’est arrivé avec ce choix-là, et quel choix parfait pour moi! « Entre l’ombre et la lumière », c’est exactement la transition que j’ai vécue pendant mon aventure à Star Ac. C’est comme ça qu’il me l’a apportée. Il m’a dit : « Kat, je te vois, puis l’ombre c’est ce que tu étais avant, ça fait des années que tu travailles pour faire de la musique et que tu es dans l’ombre, les gens ne voient pas tout ce que tu fais, mais là, tu es exactement dans ton passage vers la lumière, et c’est beau tout ça! » Ça me parlait tellement! En plus, c’est une chanson vocale, une chanson qui parle, Marie Carmen en plus… Tout ça était wow pour moi! Quel beau choix de chanson; je suis tellement heureuse! Vraiment!



Ses deux mots pour décrire l’aventure: émotions et relations. Nous souhaitons le meilleur des succès à Katrine pour la suite!
Pour la suivre sur les réseaux sociaux
Crédit photos: Alexis GR

Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

2 thoughts on “De grandes émotions et de nouvelles relations pour Katrine Sansregret grâce à Star Académie”