Attendue cet automne sur la plateforme Crave, la série Ils vécurent heureux met en vedette Lévi Doré et Chanel Mings dans les rôles principaux d’une comédie romantique à l’humour vif et au regard lucide sur les relations amoureuses. Pour nous offrir un avant-goût de ce projet prometteur, nous avons été invités à visiter le plateau de tournage.
Voici nos entrevues réalisées avec Lévi Doré, Chanel Mings et Myriam Gaboury, ainsi qu’e les ‘un aperçu en images de cette journée passée sur le plateau.





Distribution
Lévi Doré
Pourrais-tu me présenter ton personnage ?
Léo, dans le fond, c’est un jeune homme anxieux, dans la mi-vingtaine. C’est un amoureux de l’amour. Il est en amour avec sa blonde — interprétée par Chanel Mings — et il l’aime sincèrement. Il vient d’une famille assez aisée, ses parents sont ce qu’on pourrait appeler wealthy. On les surnomme d’ailleurs « le couple du siècle ». Il vient de ce genre de milieu-là. Léo est très doux, très sensible. Et il est étudiant à la maîtrise.
Comment tu te sens de partager la scène avec Chanel ?
Sur ce plateau, je retrouve du beau monde avec qui j’aime vraiment travailler. J’avais donné la réplique aux auditions, et avec Chanel, ça a été un match instantané. On l’a su tout de suite. On se connaissait déjà — on avait joué ensemble dans Les petits rois. Honnêtement, c’est un vrai plaisir de travailler avec elle.
C’est le privilège d’être le premier acteur nommé d’une série. Ça t’a permis notamment de pouvoir participer aux auditions.
Oui, je pense que ça n’arrive pas tout le temps. Sans avoir mon mot à dire dans la décision finale, ça permet de voir la chimie entre les comédiens.


Qu’est-ce que tu penses être la plus-value de ton personnage dans la série ? Qu’est-ce que Léo apporte de plus ?
Je pense qu’il amène beaucoup de bienveillance. D’autres personnages en ont aussi, mais je dirais que Léo trône au sommet avec celui de Joephilipp Lafortune. Léo est très doux, très à l’écoute. C’est probablement le plus amoureux de la gang. Un vrai sensible, un tendre. Il aime pour vrai — et il aime bien.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué depuis le début du tournage ?
À quel point l’équipe est le fun. Encore là, c’est Passez Go. Je le répète, mais la vibe du tournage, l’équipe… Travailler avec Passez Go, c’est tout le temps un charme. Je trouve qu’il n’y a pas grand plateau au Québec qui ressemble aux plateaux de Passez Go. Ce n’est pas comparable, je trouve.
Qu’est-ce qui, chez Léo, te ressemble le plus ?
Beaucoup d’affaires, mais surtout l’amour. Je suis un amoureux de l’amour aussi. J’aime ça. Je pense que Léo aussi, ça lui fait du bien, ça le complète.
Est-ce que tu caches un petit peu plus la passion de l’amour dans ta vie personnelle comparativement à ton personnage, qui est plus assumé ?
Un peu plus. Dans ma vie personnelle, j’en parle moins. Je ne vais pas le crier sur tous les toits, mais je vais le crier aux amis.
Chanel Mings
Pourrais-tu me présenter ton personnage ?
Emma, c’est une jeune femme dans la vingtaine qui est un peu plus impulsive que Léo, qui lui est plus romantique. Elle essaie vraiment de faire les bons choix, d’être sur la bonne voie. Elle se marie pour les bonnes raisons, avec l’envie sincère de réinventer l’amour, de faire les choses comme il faut. Mais parfois, son impulsivité la rattrape, et c’est là que les défis commencent. Les visions de l’amour d’Emma et de Léo sont différentes, et ils doivent les concilier ensemble. C’est ce qui crée des petits (et parfois gros) défis entre eux.
Comment tu te sens de partager la scène avec Lévi (Doré) dans une série ?
Pour moi, c’est tout un honneur. Je le connais depuis — bien, techniquement — Alerte Amber, et ensuite on a joué ensemble dans Les petits rois. J’ai aussi regardé Chouchou. Je trouve que c’est un comédien extraordinaire, à l’écoute, bienveillant. Dès le jour 1, avant même de commencer à tourner, on s’est rencontrés, on a pris le temps de jaser. Je sentais tout de suite que c’était un team player, quelqu’un qui rassemble et qui s’assure que tout le monde est à l’aise. Ça fait vraiment du bien, quand tu commences ta journée, de savoir qu’il y a cette bienveillance-là sur le plateau.
Qu’est-ce que tu penses être la plus-value de ton personnage dans la série ? Qu’est-ce qu’Emma apporte de plus ?
Je pense qu’Emma est profondément imparfaite — et c’est aussi ce qui la rend attachante. Les gens autour d’elle l’aiment comme elle est. Elle est là pour ses amis, mais elle a aussi ses propres difficultés, et c’est à ce moment-là que ses amies prennent soin d’elle à leur tour. Ce qu’elle apporte, c’est cette impulsivité, cette soif de vivre, cette envie de sortir des conventions. Elle veut briser les cycles générationnels, ne pas reproduire les vieux patterns. Elle veut faire les choses autrement.



Qu’est-ce qui, chez Emma, te ressemble le plus ?
Je dirais le désir de faire les bons choix, de s’engager à devenir une meilleure personne — même si ça passe parfois par des maladresses. Je me reconnais beaucoup là-dedans. Et aussi, dans son côté lumineux, son envie de vivre pleinement. C’est quelque chose qui me touche beaucoup chez elle.
Qu’est-ce qui t’a le plus marquée depuis le début du tournage ?
Ce qui m’a le plus marquée, c’est à quel point le plateau est doux, bienveillant… vraiment sans égo. Tout le monde est gentil, tout le monde veut s’assurer que chacun se sente bien. Il y a une vraie écoute, que ce soit par rapport au texte, aux costumes, à la mise en place, au travail du CCM — tout le monde est ouvert, curieux de nos idées, de nos ressentis. C’est rare un environnement aussi sain. Et ça fait du bien.
Était-ce ton premier mariage à l’écran ? Si oui, comment as-tu vécu ça ?
Oui, c’était mon tout premier mariage à l’écran. Et honnêtement, c’était un peu drôle… parce que c’était tellement beau que je me suis dit : si je me marie un jour pour vrai, je ne suis pas sûre que ça va accoter ça ! (rires) C’était vraiment une belle expérience. Tu ressens dans ton corps comme si c’était un vrai mariage. Il y a 30 à 50 figurants qui te regardent marcher dans l’allée, tu portes une robe blanche, tu tiens un bouquet… C’est comme une vraie cérémonie. Une sorte de simulation émotive très intense.
Myriam Gaboury
Pourrais-tu me présenter ton personnage ?
Mon personnage, c’est Charlie. C’est la meilleure amie d’Emma — elles sont très proches, comme des sœurs. Charlie est avocate, et elle incarne un peu le côté plus « droit », plus rationnel d’Emma. C’est une fille qui croit à la romance classique, celle qu’on voit dans les films ou à la télé. Elle ne remet pas autant en question les conventions ou les grands bouleversements identitaires — elle n’est pas dans le doute constant. Elle croit à l’amour avec un grand A, dans sa forme la plus reconnue. Mais en même temps, elle a un côté très fort, une espèce de drive intérieure qui fait qu’elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Si elle sent qu’un principe ne tient pas, elle va le remettre en question, elle va brasser les choses.
Elle va vivre une romance — je ne peux pas dire avec qui — mais ça va vraiment la bouleverser. Elle va se transformer, se poser beaucoup de questions sur sa sexualité, mais de manière très intime. Ce n’est pas frontal. Elle se découvre à travers son groupe d’amis, qui eux aussi vivent leurs propres remises en question. Elle est entraînée malgré elle dans cette grande réflexion collective.
Qu’est-ce qui, chez Charlie, te ressemble le plus ?
J’adore le dialogue que Guillaume Girard, Juliette Gosselin et Audrey Béland ont écrit. C’est vraiment la première fois que, quand je lis un texte, je sais tout de suite comment l’aborder. C’est clair, instinctif. Charlie me ressemble sur plein de plans, surtout dans son attitude et son rapport à l’amitié. Mes amis, c’est fondamental pour moi, et elle aussi, c’est une fille hyper fidèle en amitié.
Son rapport aux relations amoureuses est peut-être un peu plus éloigné du mien, mais je la comprends profondément. Elle est tellement bien écrite, tellement nuancée. C’est une femme multidimensionnelle. On n’arrive pas toujours à écrire des personnages féminins aussi complexes. Elle, elle est à la fois simple et riche, elle est construite avec soin. Elle existe vraiment. Ce n’est pas un personnage de fiction en 2D — c’est une personne à part entière.



Qu’est-ce que tu penses être la plus-value de ton personnage dans la série ?
La série a un côté très choral : chaque personnage incarne une facette différente. Je pense que Charlie apporte une forme de pureté, de foi en l’amour. Une espèce de candeur touchante, une simplicité dans sa façon d’aimer. Pour elle, on ne devrait pas trop se poser de questions : on s’aime, et ça devrait être suffisant. Ce qu’elle offre à la série, c’est cette idée-là — croire en l’amour sans cynisme, même si ce n’est pas la manière « tendance » ou actuelle de le vivre. Elle n’est pas à la mode dans sa vision, mais elle y croit sincèrement. Et ça, je trouve ça beau.
Quand il y a eu le dévoilement de la série, étais-tu déjà en processus d’audition ?
Même pas ! En fait, j’avais joué avec Lévi dans Les petits rois, et j’ai vu passer l’annonce de la série sur mon fil Instagram. Je me suis dit : « Wow, ça a l’air super beau comme projet. » Je me suis comme souhaité d’en faire partie. Je me souviens même de m’être dit : « Ce serait vraiment cool, ça. » Et un mois plus tard, l’audition est arrivée… et j’ai décroché le rôle.
Qu’est-ce qui t’a le plus marquée depuis le début du tournage ?
Le tournage commence… et ils se marient ! (rires) Le mariage, ça a été des journées incroyables. On tournait près de l’eau, alors entre les scènes, on vivait nos pauses au bord du fleuve. C’était un peu magique. Et de faire semblant de vivre un vrai mariage pendant plusieurs jours — avec tout ce que ça implique, le party, l’émotion, les regards — c’était super drôle, mais aussi très touchant. C’était des journées lumineuses, très heureuses.
Robin L’Houmeau





Joephilipp Lafortune



Zeneb Blanchet


Photos du tournage








Entrevue antérieure avec Juliette Gosselin, réalisatrice

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

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