Le Grand concert de la francophonie a eu lieu le mardi 27 août, au milieu d’une série de spectacles organisée par la SuperFrancoFête (qui a commencé par Samian le 15 août et a fini par l’auteur-compositeur-interprète et rappeur Gims le 31 août) à l’Agora du Port de Québec. En représentant les différents lieux de la francophonie, avec des artistes connus ainsi que des des plus émergents, le but du Grand concert était de célébrer la langue française et faire chanter le grand nombre de spectateurs (le spectacle était aussi diffusé en Europe).
Animé par Patrick Bruel, Véronic Dicaire et Black M, le Grand concert était aussi grand que le nom l’indique. L’enthousiasme, c’est-à-dire l’énergie et les sourires des artistes, était présent tout au long du spectacle et l’ambiance générale était comme une émission du réveillon du Nouvel An. Des jets de flamme ont été propulsés durant les prestations de Nuit Incolore, de la Suisse, qui a interprété sa chanson Dépassé avec Mentissa, de la Belgique, et pendant La Paix des Braves de Samian qui était rejoint sur scène par le danseur Stéphane Mapachee. À la fin de l’interprétation de Hymne à Québec de Loco Locass (chanté par Biz, Samian et Jenifer), des danseurs agitaient des bâtons de hockey dans les airs et il y avait des confettis qui tombaient du ciel. Le spectacle a duré presque trois heures avec les chansons divisées en catégories. Voici donc qu’on peut retenir de l’édition 2024 du Grand concert de la francophonie.
L’amour
Que ce soit l’amour pour la langue française ou l’amour pour quelqu’un, c’est un sujet qui touche tout le monde. La soirée a commencé par une reprise de Le temps de l’amour de François Hardy et la dernière portion de l’événement était dédiée aux chansons d’amour, avec J’te mentirais (Patrick Bruel), Un jour ou l’autre (Isabelle Boulay), Tombé (M.Pokora) et Je n’t’aime plus (Mario Pelchat).
Les racines
La francophonie est grande et variée et ce spectacle a souligné les racines des artistes. Il y avait Beaux dimanches de Amadou et Mariam (Mali), Plus rien ne m’étonne de Tiken Yah Fakoly (Côte d’Ivoire), Te revoir de Waahli (Haïti) et Je suis chez moi de Black M (France). Cette catégorie a commencé par Je reviens de Patrick Bruel, qui a raconté l’anecdote de son voyage en tant qu’adulte pour connaître ses racines algériennes, et elle a terminé par Hymne à Québec.
Les femmes fortes
Les chansons classiques et chantées par cœur étaient dispersées à travers la soirée, mais une partie dédiée aux numéros actuels et aux succès féminins a également mis en lumière des artistes émergents. Parmi, par exemple, Le blanc des yeux de Roxane Bruneau et Mourir demain de Natasha St-Pier, il y avait Ma Chérie, la récente chanson accrocheuse de Stéphane, une autrice-compositrice-interprète suisse.
Les hommages
Le Grand concert était bien intégré dans la programmation du festival, dans le sens que plusieurs artistes avaient également leurs propres spectacles: Samian (15 août), Roxane Bruneau (17 août), M.Pokora et Mentissa (29 août), Black M (29 août), IAM (30 août) et Gims (31 août). Vu que le 23 août était une soirée pour célébrer avec les 45 ans de Starmania, des chansons d’un de ses créateurs, Luc Plamondon, ont fait partie du Grand concert. Il y avait Belle, Le temps des cathédrales (celle-ci était chantée dramatiquement par Bruno Pelletier et la foule), Des mots qui sonnent, Je t’oublierai, je t’oublierai et Le blues du businessman. Vers la fin de la soirée, les artistes ont rendu hommage à Charles Aznavour, qui aurait eu 100 ans cette année. Grand Corps Malade a intégré du slam dans À chacun sa bohème, avant que Mario Pelchat et Patrick Bruel ont chanté Hier encore. Une interprétation de Emmenez-moi, par plusieurs artistes de différentes générations, a fait chanter fort la foule. Le spectacle s’est terminé avec un hommage à Jean-Jacques Goldman sur les pièces À nos actes manqués, Envole-moi et Au bout de mes rêves.
En plus de ses catégories, il y avait une introduction aux animateurs (Sur ma route de Black M, Plus haut que moi (de Mario Pelchat) chanté par Véronic Dicaire, et J’te l’dis quand même de Patrick Bruel) et un collage de chansons pour mettre en lumière tous les artistes présents. Le partage des voix était au cœur du spectacle afin de créer une ambiance rassembleuse.
« On offrira une diversité de styles musicaux et d’origines qui va rejoindre les différentes générations. Ils pourraient chanter, danser et s’amuser ensemble dans la musique francophone, » nous avait expliqué Sylvain Parent-Bédard, le fondateur du festival, lors du lancement en mai. C’est ça qui a été fait pendant le Grand concert de la francophonie. C’était un peu quétaine à quelques moments, mais voici un mot québécois qui a été transmis dans la francophonie. C’était donc approprié dans le contexte du partage et de divertissement.

Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre et vit maintenant à Québec. Elle est francophone dans l’âme et aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.

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