La SuperFrancoFête, qui aura lieu du 15 au 31 août à Québec, a dévoilé sa programmation pour sa 3e édition. En plus du retour du Grand concert, qui cette année sera animé par Véronic Dicaire, Patrick Bruel, et Black M, il y aura des spectacles par Samian, IAM, et Roxane Bruneau, parmi d’autres.
Le but de ce festival, qui a été lancé en 2022, est de rassembler tous les coins de la francophonie pour une célébration de la musique et de la culture. Situé à l’Agora du Port de Québec, c’est au cœur de la Capitale-Nationale, donc un endroit pittoresque pour les locaux ainsi que pour les touristes. Le Grand concert de la francophonie, le 27 août, sera diffusé en France.
La programmation comprend les artistes suivants: Natasha St-Pier (Nouveau-Brunswick), Daniel Lavoie (Manitoba) et Bruno Pelletier, Roxane Bruneau, Mario Pelchat, Isabelle Boulay (Québec), ainsi que Corneille (représentant Québec/Rwanda, Afrique) et Waahli (représentant Haïti/Québec). De la France, il y a M. Pokora, IAM, Jenifer, Eddy de Pretto, Yseult, et Grand Corps Malade. De la Belgique, il y a Mentissa et Helena Bailly, et de la Suisse il y a Nuit Incolore et Stephane. Ailleurs, on trouve Gims (Congo, Afrique/France), Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire, Afrique) et Amadou & Mariam (Mali, Afrique). Il y aura aussi un spectacle de Samian (le 15 août) pour mettre en lumière des artistes autochtones.
On a parlé avec Sylvain Parent-Bédard (le fondateur du festival) et Émilie Fournier (la productrice au contenu), lors du dévoilement à l’Agora, de l’évolution du festival et de la joie de la culture francophone.

Sylvain Parent-Bédard
Selon toi, quelle est l’importance d’un festival comme celui-ci, surtout à Québec?
C’est très très important parce que le Québec est un chef de fil dans la francophonie des Amériques et on veut que le Québec soit un chef de fil dans la francophonie mondiale. On a plusieurs artistes et créateurs de partout dans le monde qui vont participer pour créer des spectacles et des moments uniques qu’on ne voit que rarement.
Le festival cette année est plus grand et avec un plus gros budget. Qu’est-ce qui te passionne le plus?
C’est le 50e anniversaire du premier événement sur lequel on s’est basé. En 1974, ici à Québec, il y avait la SuperFrancoFête (où le spectacle célébré de J’ai vu le loup, le renard, le lion de Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois s’est déroulé). On l’a relancé il y a trois ans et cette année c’est la troisième édition. Ce qui m’excite le plus, c’est vraiment de pouvoir faire grandir le festival. On aura neuf soirées cette année et on offrira une diversité de styles musicaux et d’origines qui va rejoindre les différentes générations. Ils pourraient chanter, danser et s’amuser ensemble dans la musique francophone.
Qu’est-ce que tu espères que le festival apportera aux Québécois, vu que c’est un festival très international? Penses-tu qu’ils vont découvrir et apprécier davantage la francophonie?
Ce que j’espère, c’est que les gens d’ici vont s’approprier ce festival francophone et qu’ils vont faire leur propre festival avec une grande fierté. Ça va être une belle fête pour accueillir les visiteurs et les touristes. J’espère que les gens d’ici verront les artistes majeurs et les vedettes internationales qui se donnent rendez-vous à Québec, dans la capitale, et que l’événement va les toucher au cœur.
Émilie Fournier
Pourrais-tu nous parler de ton rôle en tant que productrice au contenu du festival?
Je suis productrice de contenu du Grand concert, donc, avec d’autres gens, on fait la conception du spectacle qui va être diffusé partout dans le monde francophone. Ça prend quelqu’un, et c’est mon travail dans la vie, d’être capable de penser en émission de télévision. Jean Lamoureux (Concepteur, metteur en scène et co-réalisateur) et moi viennent du monde de variété télévisée, on travaillait ensemble sur Star Académie et La Voix, donc c’est cette énergie-là qu’on voulait ramener au Grand concert cette année.
Comment avez-vous sélectionné les artistes? Aviez-vous une idée dans vos têtes avant de qui vous vouliez voir jouer?
Je suis une mordue de musique dans la vie, donc je suis beaucoup ce qui se passe dans la scène musicale. Jean également, donc on avait des idées. On travaillait avec un booker français qui connaissait tout le monde. Donc, quand on avait besoin d’un numéro ou il y avait une chanson qui nous inspirait, on le contactait pour trouver l’artiste et parler du projet. On n’a pas vraiment reçu de réponses négatives de la part des artistes. Je crois qu’ils le voient comme un privilège, le fait de venir chanter au bord du fleuve Saint-Laurent et d’être au cœur du Québec dans un amphithéâtre extérieur.
D’après toi, quelle est l’importance d’un festival à Québec qui célèbre la francophonie?
Je trouve que c’est super important parce qu’au Québec, même si j’habite à Montréal actuellement, il n’y a pas seulement Montréal. Il y a aussi la ville de Québec. Je me souviens quand j’étais jeune, j’ai appris beaucoup sur la musique et la culture internationale grâce au Festival d’été de Québec. Si mon équipe et moi pouvions continuer à donner accès aux grands artistes populaires aux gens de Québec, ce serait vraiment génial. C’est aussi important parce que c’est 100% français, donc c’est l’fun de rappeler que la francophonie n’est pas juste au Québec, c’est mondial. Elle est présente sur tous les continents et on a la plateforme pour célébrer ça ici.
Y a-t-il des artistes que tu as le plus hâte de voir ou dont tu es fière d’avoir mis dans la programmation?
Oh mon dieu, IAM. Je ne réalise pas encore qu’ils vont venir. Je vais le croire quand je vais le voir. L’école du micro d’argent est l’album que j’ai écouté le plus quand j’ai commencé à écouter le rap et le hip-hop. Ça me fait vraiment chaud au cœur. Il y a aussi mon ami Corneille qui était coach à La Voix. Donc, je suis très contente d’avoir un peu de famille avec moi pendant le concert.


Photos d’archives de Émilie Fournier.

Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre et vit maintenant à Québec. Elle est francophone dans l’âme et aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.
