Le mardi 12 mai dernier, la Fondation Ronald-Denis présentait la huitième édition de son gala annuel à l’Espace St-Denis, réunissant plusieurs figures marquantes du milieu artistique et culturel québécois pour une soirée placée sous le signe de la générosité et dont les profits sont remis à la fondation dans le cadre de son combat contre l’obésité. Animé par Marie-Mai, l’événement a permis d’assister à des performances d’artistes tels que Isabelle Boulay, Véronic DiCaire, Émily Bégin, Guylaine Tanguay, Yoan et Jonas Tomalty, sous différentes thématiques allant de la comédie musicale aux grands classiques de la chanson.
La soirée rendait également hommage à Jacques Aubé, figure influente de l’industrie événementielle et actuelle tête dirigeante de l’Espace St-Denis. Reconnu pour son rôle central dans le développement et le rayonnement de cette institution emblématique, ainsi que pour son implication dans plusieurs des plus grands événements culturels au Québec, il contribue depuis des années à positionner Montréal comme une importante plaque tournante artistique et événementielle.
Voici nos entrevues réalisées avec David Latulippe, Émily Bégin, Jason Roy Léveillée, Jennifer-Lee Dupuy, Jonas Tomalty et Véronic DiCaire ainsi que photos de l’événement.
Entrevues
David Latulippe
Est-ce que tu connais bien la Fondation Ronald-Denis? Qu’est-ce que tu as à dire à ce sujet ?
Je la connais quand même bien. On en a parlé, puis je trouve ça vraiment beau. On est chanceux au Québec avec le système de santé, mais il y a des failles, puis on a besoin d’aide et de ressources. Cette fondation-là, c’en est une extraordinaire.
Le fait de pousser plus loin la réflexion sur l’obésité aussi, c’est important. J’en parle souvent en entrevue, mais c’est vraiment ce que je retiens. Ce n’est pas encore considéré comme une maladie à part entière, puis il y a beaucoup de chemin à faire par rapport à ça. On a besoin d’aide, puis je fais partie de ça. Je suis vraiment très heureux d’être là.
Est-ce que l’obésité est une réalité qui te touche particulièrement dans ton entourage ?
Oui, j’ai des gens dans mon entourage que ça touche. D’un autre côté, je n’étais pas assez au courant de tout ça avant. Je trouve que c’est une fondation qui me tient encore plus à cœur depuis que je commence à mieux comprendre ce qu’est réellement l’obésité, à quel point ça peut être compliqué et comment on n’est pas encore rendu à un point où c’est facile à traiter et bien compris.



Est-ce que tu as commencé tes spectacles au Caf’Conc ?
Oui, j’en ai fait un il y a deux ou trois semaines, puis j’ai aussi fait un corporatif. J’en fais un autre le 19 juin, si ça vous tente. C’est avec Tom-Éliot, le chanteur. J’en fais également un autre en septembre et un en novembre.
À quoi ressemble ton spectacle au Caf’Conc ?
On a une banque de chansons, puis chaque chanteur pige là-dedans. Les spectacles changent toujours un peu, mais on a une bonne variété de tounes.
La dernière fois, j’ai fait notamment The Best de Tina Turner, Disco Inferno et Long Train Runnin‘. Ça passe du rock au groove, puis au disco. C’est vraiment varié. À chaque soir, on ne sait jamais exactement à quoi s’attendre, puis c’est ça qui est le fun.
Est-ce que votre projet M.A.D Trio, avec Marjorie Bourque et Anthony Gagnon-Boisvert, a de belles dates à venir ?
Cet été, c’est plus tranquille. À l’automne, on en a davantage. On prépare aussi un spectacle de Noël. C’est sûr que c’est un projet pour lequel on accepte des dates, mais ce n’est pas notre projet principal de l’année. On est quand même là et on prend les demandes au besoin.
Est-ce que tu as d’autres projets qui s’en viennent dans les prochains mois ?
Il y a Abba Célébration qui revient. En juillet, on sera à Gatineau, au mois d’août au Capitole de Québec, puis on revient à Montréal en octobre. Les paillettes, puis let’s go!
Quelle est la chanson que tu préfères interpréter dans ce spectacle après l’avoir vécu sur scène ?
C’est une chanson moins connue qui s’appelle As Good As New. C’est très groovy. Je ne la connaissais pas avant.
Ce qui est intéressant, c’est qu’on réadapte les chansons à une voix d’homme, puisque ce sont les filles qui chantent normalement dans ABBA. Je trouve ça vraiment le fun.
Cette chanson-là a quelque chose de spécial, puis la mise en scène est très inspirée de l’époque romantique. On crée un clash entre le disco et la royauté.




Émily Bégin
Est-ce que tu es familière avec la Fondation Ronald-Denis ?
C’est la deuxième fois que je participe à la soirée de la Fondation. Ce sont toujours de beaux moments. C’est mon grand ami Robert Marcotte qui organise ça, puis je sais à quel point il travaille fort.
Il y a des années où ça ne fonctionnait pas avec le thème, mais il était toujours comme : « Ah, j’aimerais ça que tu viennes cette année. » Puis là, cette année, ça fonctionnait parce qu’il y a un petit medley de comédies musicales. Ça fit avec moi, puis avec toute la gang d’artistes qui est ici ce soir aussi. C’est pour ça que je suis là.
Est-ce que c’est une cause qui te touche de près ou de loin ?
Comme je dis, toutes les fondations et toutes les causes sont bonnes. C’est rare que tu te dises : « Ah non, ça c’est poche. » Quand on veut ramasser des dons et des sous pour des organismes ou des fondations, il y a toujours une bonne raison derrière ça.
C’est sûr que, dans les dernières années, comme personnalité publique, tu es appelée à participer à beaucoup de fondations. À un moment donné, tu choisis celles auxquelles tu donnes plus de temps, sinon on serait partout tout le temps.
Moi, il y a notamment les Fondation des gouverneurs de l’espoir et la Fondation Ronald-Denis à qui j’offre mes services pour venir chanter ou être présente lors des événements. C’est important pour moi d’être ici ce soir. Ronald-Denis, c’est d’aider des gens qui en ont vraiment besoin pour leur santé, puis de soutenir le développement et les opérations liées à ces soins.



Présente-moi ta chronique à Sucré Salé cet été.
J’ai été dans l’équipe de Sucré Salé en 2006-2007, mais c’est ma première fois avec Mélanie Maynard et les Productions Déferlantes. Je retrouve toute mon équipe de Star Académie de l’an dernier, quand j’étais prof avec Véronic DiCaire. C’est toute la même gang, puis je suis vraiment contente parce que c’est une équipe que j’adore.
C’est une super chronique et une super idée qu’ils ont eue. Ils m’ont dit : « Émily, ça serait vraiment trippant que tu ailles chercher une personnalité, soit chez elle, soit à un rendez-vous, puis que tu lui donnes un lift vers un autre endroit tout en discutant ensemble. »
Je suis très dans le naturel, le sans filtre, le côté girl next door. On parle de tout, autant de choses drôles qu’émotives. Je pense que j’ai une bonne écoute et un côté très friendly, puis ils trouvaient que ça fitait bien avec ce concept-là.
Est-ce que tu as déjà commencé les tournages ?
Oui, j’ai commencé la semaine dernière et j’en tourne un autre cette semaine. Ce qui est super, c’est qu’on est seulement toutes les deux dans la voiture. Il n’y a pas de réalisateur avec nous. L’équipe nous suit dans une autre voiture.
On est vraiment dans une intimité et une proximité particulières. Puis en voiture, il y a quelque chose qui se passe naturellement. Moi, je dois rester concentrée parce que je conduis, évidemment, puis il y a quand même une spontanéité qui s’installe autant pour le passager que pour le conducteur. Je pense que ça va donner une chronique vraiment cool.
[Ajout d’information] On verra Émily Bégin reconduire l’horticultrice, auteure et conférencière Marthe Laverdière au volant du taxi Sucré Salé dans l’épisode du mardi 19 mai.
On s’était vus lors de l’annonce du corps professoral de Star Académie 2025, et plusieurs artistes de cette cuvée émergent beaucoup en ce moment. Ils sont aussi très suivis par les jeunes. Qu’est-ce que tu penses de cette cohorte-là ?
Ce que je vois passer d’eux, c’est tellement extraordinaire. Ils font tellement bien les choses. C’est vraiment touchant de voir qu’ils tracent maintenant leur propre chemin. Ils sont beaux à voir évoluer. Je suis vraiment fière d’eux.
Y a-t-il des artistes de cette cuvée dont tu aimerais me parler aujourd’hui ?
Il y a Katrine Sansregret, dont j’ai vu récemment des extraits de spectacle. Joël Vogt aussi, j’ai très hâte d’entendre son premier album. Romie également… Je vois passer leurs performances sur les réseaux sociaux.
Il y a aussi Marc-Antoine Delage, qui anime un podcast et qui m’a invitée. Je suis allée participer à son émission, puis ça va sortir prochainement.
Il y en a un aussi qui sera à Sucré Salé cet été…
Exact, Maxim Doucet. C’est vraiment cool. Maintenant, ce ne sont plus des élèves, ce sont des artistes. Ce sont des gens que j’aime et que je vais continuer à côtoyer dans le milieu.



Jason Roy Léveillée
Est-ce que tu es familier avec la fondation mise à l’honneur ce soir ?
C’est la première fois que je viens. Je connaissais de nom, mais je suis vraiment content de m’impliquer. Il y a beaucoup de causes, il faut en choisir à moment donné. Puis je suis content parce qu’il y a quelqu’un dans ma famille que je ne nommerai pas, mais quelqu’un de proche qui a eu recours à la chirurgie bariatrique. Je connais donc un peu le avant et le après, tout ce que ça implique.
Je trouve ça très bien que la cause ici soutienne les personnes autant sur le plan psychologique, esthétique que nutritionnel. C’est un accompagnement global, un peu comme des athlètes. Ils sont vraiment bien entourés. En plus, je vais aller chanter, donc c’est un gros show.
Qu’est-ce que tu vas chanter ?
Je vais chanter une toune de Top Gun, Danger Zone, parce que Jacques Aubé — qu’on célèbre aussi un peu ce soir — est un grand fan du film, qu’il écoute beaucoup trop souvent dans l’année. Je chante la toune pour lui. Il me prête même le coat avec les lunettes.


Comment te sens-tu à l’idée d’animer les Prix Gémeaux l’automne prochain, en remplacement de la grande Véronique Cloutier, qui a animé l’édition anniversaire l’année dernière ?
Je suis vraiment reconnaissant, parce que je suis allé prendre un café avec elle. Elle m’a donné des conseils et a été très généreuse avec moi. Je suis vraiment content. C’est un très beau défi. Je n’ai jamais animé de ma vie, on ne se le cachera pas. Est-ce que ça met de la pression ? Peut-être, peut-être pas. J’ai l’impression que le monde ne s’attend à rien, justement parce que je n’ai jamais fait ça. Mon but, c’est de m’amuser. Je suis vraiment content et privilégié d’avoir autant de place au niveau créatif dans le projet. J’ai aidé à choisir l’équipe, j’ai fait des moodboards pour les numéros d’ouverture et d’autres segments. On travaille tous ensemble pour monter un bon show, avec du rythme et du punch.
Comme il y a beaucoup de galas animés par des humoristes, est-ce que tu as l’impression que tu as un mandat de faire rire le public ?
Le but, c’est de rester moi-même. C’est ce que le monde me dit aussi. Si ça aurait été Louis-José Houde, il aurait fait du Louis-José Houde. Je vais y aller avec ma couleur, avec ce que je suis bien. Déjà que j’essaie d’animer, je ne vais pas faire semblant d’être humoriste.
Comment ça se passe sur le tournage de la saison 3 de Dumas ?
Ça se passe super bien. Je reviens de tourner 17 scènes. C’était ma deuxième journée de tournage sur environ 85 jours. On embarque dans le train et on est vraiment contents. La troisième saison, comme le dit le réalisateur, c’est « same same but different ». On a trouvé nos personnages, notre ton. Luc Dionne écrit vraiment de très bons textes. On continue dans la même veine, mais en ajoutant quelques nouveautés, autant dans la réalisation que dans les personnages.
Tu as l’impression que tu en apprends encore chaque jour sur ton personnage ?
On ne sait jamais trop où ça s’en va. On pense toujours que ça va aller dans une direction, autant les comédiens que le public, puis finalement non. On est toujours contents de recevoir les textes. Il y a de bons punchs avec Delphine (Catherine-Anne Toupin) qui s’en viennent. Je viens de lire le 59, je ne sais pas trop encore, mais bref.
Qu’est-ce que tu aimes le plus, deux ans après avoir embarqué dans le projet ?
C’est l’équipe. Premièrement, c’est un peu rock’n’roll dans le milieu, mais on est privilégiés de travailler et de faire ce qu’on aime. C’est un show qui est écouté. Tout le monde travaille fort de la même manière pour livrer un bon projet. Quand le projet fonctionne et qu’il est regardé, c’est le fun. Mais vraiment, c’est l’équipe. Le réalisateur est un vrai chef d’orchestre qui amène une énergie de travail très positive. Puis il y a Marie-Lyne Joncas et Gildor Roy…









Jennifer-Lee Dupuy
Est-ce que c’est une cause qui te touche de près ou de loin ? Pourquoi tu as eu envie de t’impliquer ?
C’est une cause qui me touche parce que tout ce qui vient en aide pour récolter des fonds pour les malades va toujours me tenir à cœur. Je trouve que le principe d’aller désengorger là où il y a de l’attente, là où des gens attendent des soins pendant longtemps, fait en sorte que ça peut parfois aggraver les situations. Selon moi, une cause comme celle-là vient vraiment aider, cibler quelque chose de concret, et faire une différence dans la vie de quelqu’un qui peut s’en sortir finalement.
Est-ce que c’est la première fois que tu participes à cette soirée ?
Oui, je sais que ça a été fait pendant plusieurs années, donc je suis contente aujourd’hui. C’est ma première année et je suis vraiment contente d’en faire partie.



Qu’est-ce qui se passe d’intéressant pour toi dans les prochains mois ?
Je sors de la nouvelle musique. J’ai sorti deux singles déjà, et il y en a d’autres qui s’en viennent. On va sortir une nouvelle chanson le 28 mai prochain. Je vais commencer à l’annoncer bientôt.
J’ai été bookée justement dans le cadre de mon projet au Festival International de jazz de Montréal et aux Francos de Montréal. Donc le 19 juin, je vais être au Balcon, ainsi que le 28 juin et le 3 juillet. Ça va être mes premières vraies prestations pour mon projet à moi (Soul Jazz, RnB Night), c’est quand même assez spécial.
Est-ce qu’il va y avoir un EP qui sortira prochainement ? Présente-moi ta nouvelle chanson Arrête ton cinéma.
Il va y avoir un EP à l’automne. Le titre de la prochaine chanson s’appelle Arrête ton cinéma. On peut s’attendre à du dansant, toujours dans le « good vibes ». Peut-être une toune d’été à ajouter dans les playlists. J’ai vraiment hâte que ça sorte.
Arrête ton cinéma, pourquoi ce titre ?
C’est quand même assez cocasse parce que, cet hiver, j’étais un peu comme une ermite à la maison. Je regardais tout le temps des films, des genres de films romantiques où le dénouement arrive seulement à la fin. Des films où il y a deux personnes amoureuses qui ne se le disent pas parce qu’elles n’osent pas, puis finalement, ça se dit à la fin. Mais on le sait depuis le début. Le cliché qui fait du bien quand même.
Parce que nous, en tant que téléspectateurs, on est là et on se dit : « dis-lui, dis-lui, il ressent la même chose ». Puis ça se dit juste à la fin. Pendant une scène comme ça, j’ai pensé à Arrête ton cinéma. Le hook du refrain m’est venu en regardant un film, donc j’ai fait pause et j’ai commencé à écrire. Ça a déboulé. Je me suis inspirée de ça, de ces histoires où si tu arrêtais justement ton cinéma et que tu étais franc avec tes émotions, en disant upfront ce que tu as à dire, ça se passerait super bien et on pourrait vivre heureux.
Est-ce que tu es plus dans l’excitation ou la nervosité de révéler ça au public ?
Je pense que je suis dans l’excitation. Ça fait longtemps que je veux la sortir, mais on est en train de la peaufiner et on attendait le bon moment. Là, enfin, ça va sortir. J’ai juste hâte de la chanter partout.






Jonas Tomalty
Est-ce que tu connais bien la Fondation Ronald-Denis ? Qu’est-ce que tu as à dire là-dessus ?
On est tellement chanceux d’avoir un programme de santé global comme ça au Canada. On est bénis, en fait. Avoir des médecins qui prennent soin de problèmes systémiques comme ça, c’est vraiment important.
C’est pour ça qu’on est ici ce soir : pour aider la cause, mais aussi pour attirer l’attention sur celle-ci et soutenir un de nos collègues, un de mes chums aussi. Alors, c’est un plaisir de participer, puis pour moi, ça va être vraiment le fun de célébrer ça avec la musique.
Est-ce que l’obésité est une réalité qui te touche particulièrement dans ton entourage ?
Je pense que ça touche à la santé globale, donc ça touche tout le monde. Comme je le disais, surtout comme musiciens, on voyage beaucoup et on voit comment les choses fonctionnent partout dans le monde. On est vraiment chanceux de venir d’ici. Même si c’est parfois un peu lent, on a accès à de l’aide à l’hôpital, aux médecins, puis on reçoit des soins sans que ça coûte énormément cher. Je suis vraiment reconnaissant de ça.



On ne s’était pas parlé depuis la création de ton groupe Jonas & The Jaguar Moon. Peux-tu nous le présenter ?
Je suis sur mon X. J’adore la musique, puis ça s’améliore à chaque fois qu’on joue ensemble. On a commencé ce projet avant même d’être un vrai band. Les chansons sont nées en studio. On est devenus un groupe après l’enregistrement et avons développé notre son sur scène, c’est un processus incroyable.
J’adore ça. Je suis heureux chaque fois qu’une nouvelle date ou qu’un autre festival s’ajoute. Ça m’excite tout autant chaque fois. I love it.
Est-ce que tu ressens souvent le besoin de repartir à neuf en créant un nouveau projet ?
Les gens me demandent souvent pourquoi je change de projet tous les dix ans. Mais la vie est comme ça, je trouve. Ce n’est pas un manque d’attention ou de focus. Au contraire, je suis super focus pendant dix ans.
Puis après ce cycle-là, je regarde un peu ailleurs, puis un nouveau projet vient me parler. Je pense aussi que ce projet-là est une accumulation de toutes les inspirations et de tous les projets que j’ai eus dans le passé. Tout ça est devenu Jonas & The Jaguar Moon. Pour le moment, je suis super confortable là-dedans. Puis c’est juste le début. Tu pourras me reposer la question dans huit ans! (rires)
Tu veux me dresser la liste de tous tes projets, dans l’ordre ?
- Rubberman
- Jonas & The Blues Blooded
- Jonas
- Jonas & The Massive Attraction
- Jonas Tomalty
- Jonas & The Jaguar Moon
Tu vas défiler le 20 mai au Palma, dans le cadre du Fashion Circuit, qui lance les festivités du Grand Prix de Formule 1 à Montréal. Peux-tu nous en parler ?
Oui, j’ai fait l’essayage aujourd’hui. J’ai même publié un petit teaser de l’essayage sur mon Instagram. C’est devenu un rituel, cette soirée Palma du mercredi avant le Grand Prix. Ça va être une soirée de feu.
Felipe Del Pozo, c’est un de mes grands chums. Il était déjà là à l’époque de Jonas comme relationniste de presse, donc on a beaucoup d’histoires ensemble. Quand Felipe me demande de participer à quelque chose, souvent je suis partant. J’ai beaucoup confiance en ses projets. Quand il embarque dans quelque chose, je sais que ça va être cool.
Les designs de Maison Godefroi sont vraiment incroyables aussi. Il y a un côté rock’n’roll très assumé qui me donne envie de monter sur scène et de porter ça.
As-tu déjà défilé dans le cadre de cette soirée ?
L’année passée, j’étais surtout là pour m’amuser. Alors cette semaine, je ne mangerai pas! (rires)










Véronic DiCaire
Est-ce que c’est une cause qui te touche de près ou de loin ?
Je suis plus sensible au fait que le Dr Ronald Denis identifie les gens qui ont besoin d’aide, puis qu’il se concentre sur une cause. Évidemment, je suis sensible à la cause de ce soir, bien évidemment, mais ce qui me touche surtout, c’est de voir qu’il y a un médecin qui décide de rapatrier toutes ses connaissances, mais aussi les gens, puis de faire comme : « OK, là, on s’occupe de cette population-là qui a besoin d’aide, on les aide ». On dirait que c’est comme un Robin des bois de la médecine.
Puis je trouve ça fantastique. Parce que oui, on peut se fier à un système. À un moment donné, parfois, le système a des failles, mais aussi il est alourdi par certaines choses. Puis je pense que d’avoir une personne comme ça qui fait comme : « Moi, je vais vous aider, on va s’aider », ça désengorge d’une certaine façon d’autres départements. Évidemment, ça demande beaucoup de sous. On est là pour ça. C’est notre job.
Est-ce que c’est la première fois que tu participes à cette soirée ?
Oui, c’est la première fois. Ce n’est pas la première fois que j’entends parler de la fondation, par exemple.
Présente-moi ton spectacle qui s’en vient notamment au Théâtre St-Denis le 31 octobre et le 1er novembre prochain.
Mon spectacle est prêt. J’ai fait quelques spectacles au printemps. Puis là, je prends l’été de congé parce que ça fait trois étés que je ne suis pas en congé. Cet été, c’est un congé bien mérité. Puis à l’automne, donc septembre-octobre, je reviens avec des spectacles au Québec. Puis après ça, je m’en vais en France en novembre-décembre. Puis je reviens, bref, je fais beaucoup d’allers-retours pour les prochaines années entre la France et le Québec.
C’est un show dont je suis très fière, parce que c’est un show intimiste, anecdotique. Je ne vais pas trop vendre de punch, mais c’est vraiment un spectacle dans lequel je me livre et je raconte certaines anecdotes de mon parcours entre le temps de la France et Las Vegas. C’est comme une soirée avec Véronic. C’est Une soirée avec Vé!, c’est ça le titre, et c’est vraiment une soirée avec Vé. On passe à travers plein de chansons, des imitations, mais aussi la voix de Véronic.
Est-ce que tu as l’impression que tu vas modifier un peu le spectacle d’ici la rentrée à l’automne ?
Je vais modifier. Ce n’est pas une impression, je vais modifier. Je suis en train de le modifier présentement au moment où je te parle. Ce matin, j’étais dans les palmarès français des meilleures chansons pour savoir lesquelles je devais faire. Je fais ça présentement. Mon mois de mai est consacré à mon spectacle de France pour que je sois libre.
Est-ce que tu as l’impression que c’est le spectacle le plus proche de toi de toute ta carrière ?
Oui, parce que je chante avec ma voix, puis je présente ma voix. Je me permets de faire ça, puis je pense que le public aussi est prêt. Les gens me connaissaient avant que je fasse des imitations, ce qui fait que je pense que ce n’est pas quelque chose de très étranger pour eux.
En même temps, j’ai l’impression que je me contredis peut-être, parce que quand je dansais, j’aimais ça aussi. C’était quelque chose que je faisais, mais pas à l’extérieur de mes spectacles. Je trouve que la danse m’a aussi exposée autant dans l’intimité que ce que je fais avec ce show-là, honnêtement. Parce que je ne suis pas danseuse de formation. Me présenter et danser devant le public, j’avoue que c’est intime. Pratiquer la danse, c’est aller au bout de ses mouvements, aller au bout de soi, c’est compliqué. Donc je m’exposais quand même, mais différemment. Pour ce spectacle-là, je t’avoue que c’est beaucoup plus intime et beaucoup plus près de Véronic la chanteuse.
On s’était vus lors de l’annonce du corps professoral de Star Académie 2025, et plusieurs artistes de cette cuvée émergent beaucoup en ce moment. Ils sont aussi très suivis par les jeunes. Qu’est-ce que tu penses de cette cohorte-là ?
Je trouve que c’est le fun de voir qu’il y a d’abord les outils pour. Je trouve qu’ils sont chanceux, cette génération-là, parce qu’il y a tellement d’outils pour faire des albums et faire de la musique. Je trouve qu’ils sont débrouillards.
Je pense que bien avant Star Académie, il y en avait que j’avais déjà identifiés personnellement. Je me disais : « C’est sûr que, gagne ou pas gagne, cette personne-là va faire ça dans la vie ». J’avais identifié certaines personnes, puis ça s’est avéré que ceux qui font ça aujourd’hui, c’est pas mal ceux que j’avais dans ma liste.
Je les voyais aller, puis tu fais comme : « Ah oui, ils veulent faire ça et ils s’organisent pour le faire ». Star Académie, c’était comme un surplus à leur bagage, quelque chose à rajouter à leurs connaissances. Tant mieux si ça les aide. Je garde contact encore avec certaines personnes, je m’informe et je pense à eux souvent.








GUYLAINE TANGUAY ET YOAN









ISABELLE BOULAY







MARIE MAI À L’ANIMATION
















Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Caroline Sobral Cabana | Journaliste
Luso-québécoise amoureuse des mots, Caroline a toujours aimé raconter des histoires. Éternelle curieuse, elle aime se laisser captiver par de nouveaux récits et différentes formes d’art. À l’école, elle flirte avec le théâtre, la littérature et l’histoire de l’art, avant de travailler dans les secteurs de la mode et du voyage. Elle poursuit maintenant des études en sexologie, tout en signant des mandats de rédaction et de traduction. Inconditionnelle du 7e art, elle est attirée par les films d’auteur à l’esthétique marquée, les œuvres gothico-romantiques et les héroïnes complexes — de Sofia Coppola à Yorgos Lanthimos, en passant par Emerald Fennell, Damien Chazelle et Xavier Dolan. Côté musique, elle oscille entre la dream pop, l’indie folk et la pop baroque, avec un penchant pour les atmosphères cinématographiques et mélancoliques, les mélodies envoûtantes et les voix singulières : Weyes Blood, The Smiths, Dolly Parton, Kate Bush, Lou-Adriane Cassidy, Bon Enfant, etc.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.
