Le mercredi 22 avril, les médias ont été conviés à une soirée exclusive lors de laquelle Katrine Sansregret, finaliste à Star Académie 2025, présentait et commentait les chansons de son premier album solo, J’écris les problèmes qu’on est en train de laisser à nos enfants, qui paraîtra le 8 mai prochain. Découvrez notre entrevue avec Katrine ainsi que nos photos de la soirée!
Entrevue
Ça fait déjà quelques années que tu travailles sur tes compositions et que tu sors des chansons sur les plateformes, mais là, on est finalement à quelques jours de la sortie de ton premier album. Comment te sens-tu ?
Je ne sais pas (rires)! Je suis vraiment remplie d’émotions. Honnêtement, je ne me rends pas compte que tout ça s’en vient. Je pense que je suis un peu dans le déni. On travaille tellement là-dessus en amont depuis des mois, on peut même dire des années maintenant. Là, que le grand jour arrive si rapidement, je n’y crois pas. Je pense que je vais y croire quand ça va être sorti (rires)! Mais je capote. C’est le rêve de petite fille que j’ai toujours eu. Là, c’est réalisable et c’est réalisé. C’est malade, je trippe ma vie!
Quelle est la différence pour toi entre lancer une chanson ou quelques chansons sur les plateformes et arriver avec un album complet ?
C’était important pour moi. D’arriver avec un album, c’est un peu de dire que je fais partie du milieu maintenant au Québec. Vraiment, je suis une auteure-compositrice au Québec, donc je pense que c’était ma manière d’être reconnue dans l’industrie. Un album, c’est formel, c’est ancré dans la musique du Québec. Je trouve ça tout aussi important de sortir des singles par-ci, par-là, mais c’est différent. Les deux sont super importants quand on parle de la stratégie de marketing autour d’un album.
Mais pour moi, l’album, c’était vraiment de penser à un projet. C’était une vision, c’était une image. C’était de rattacher tous les singles ensemble avec une vision. Souvent, les singles, c’est plus sur le moment. On a une toune, elle est bonne, donc on la sort. On ne pense pas à long terme, on n’a pas vraiment de vision. Avec un album, on recolle vraiment tout ça puisqu’on a un projet et une vision.
Comment présenterais-tu ton album ?
C’est un album assez engagé. Les thèmes sont très, très, très engagés, mais c’est super intime aussi. J’ai longtemps pensé que je ne savais pas quoi dire, mais là, je me retrouve à avoir écrit des chansons très intimes. Il y a beaucoup de nostalgie. Il y a une chanson dans laquelle je reviens sur la dernière année que j’ai vécue. C’est un peu un remerciement envers mon public parce que ça fait un petit bout que les gens me suivent et qu’ils ont hâte d’entendre mon album. Donc, il y a de la nostalgie, avec un côté très engagé et un côté très personnel, très émotif. On parle de deuils, on parle de peines d’amour, il y a beaucoup d’anxiété. Je pense que c’est un album qui aborde des sujets importants. Je voulais vraiment aborder des sujets que je trouve importants en 2026.
Justement, le côté engagé, c’est quelque chose que tu me dis que tu veux faire depuis nos premières entrevues, donc tu es vraiment restée avec cette idée-là.
Vraiment! Honnêtement, je vais vouloir écrire des chansons plus légères éventuellement, mais je pense que le côté engagé me fait du bien. Il est libérateur, puis les gens s’y reconnaissent. Je pense que, malgré le fait qu’on a avancé, on a encore besoin d’artistes et d’idoles qui nous parlent de sujets sociaux. J’ai un peu pris ma place à travers ça, et les gens se reconnaissent là-dedans. Je pense que c’est aussi une manière d’aller définir mon public cible.
Tu sais, les gens se collent à ce qu’ils voient des artistes qu’ils aiment. Plus je suis claire dans ce que je défends, plus les gens peuvent s’y coller. À date, les gens s’y collent, donc je pense que c’est quelque chose qui leur fait du bien en ce moment. C’est important pour moi d’être un modèle pour les plus jeunes aussi, pour les jeunes filles. Il y en a qui me disent que, grâce à ma musique, elles s’affirment. Quand j’entends des choses comme ça, je me dis que ma job est faite. J’aurais voulu, moi, m’affirmer plus jeune. Donc là, d’être la personne qui aide les jeunes à s’affirmer, je trouve ça vraiment important.
L’album s’intitule J’écris les problèmes qu’on est en train de laisser à nos enfants. Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Ce n’est pas le titre d’une chanson, mais c’est une phrase dite dans une des chansons. L’album commence avec une chorale d’enfants, donc ça apporte cette idée-là. Comme je le défends, j’aime savoir que les jeunes peuvent s’affirmer au travers de mes chansons. Je trouve que c’est aussi une manière d’aller chercher le public cible, de dire à qui je parle. C’est super important pour moi que les jeunes se reconnaissent dans ma musique, mais je pense que les problèmes qu’on laisse dans la société, ça, ce n’est pas les jeunes.
C’est les jeunes qui ont de la difficulté à se retrouver dans notre société à cause de ces problèmes-là. Je pense que, les enjeux sociaux, on doit les travailler à travers les générations et les époques. C’est engagé, c’est assumé. En voyant le titre, les gens peuvent avoir une idée d’à quoi s’attendre. Si le titre leur parle, ils peuvent écouter l’album. Sinon, il y a plein d’autres artistes (rires)!
Dans les derniers mois, tu as fait paraître plusieurs chansons : « par où partir » avec « laisse-moi revenir », « m’enfuir d’ici », « rappelle-moi comme je t’aime » et « je n’entends plus ». En quoi était-ce important pour toi de les sortir avant l’album ?
C’est sûr qu’en sortant de Star Ac, j’ai rapidement voulu sortir « par où partir » puisque c’est la chanson à laquelle j’ai beaucoup été identifiée pendant Star Ac. Les gens la voulaient vraiment. Après ça, moi, je savais que je voulais sortir mon album, mais il n’était pas encore prêt, et je voulais continuer à créer de l’actualité puisque les gens s’accrochent à des nouvelles chansons. Donc, on a continué stratégiquement à sortir des chansons pour arriver finalement à l’album. Il reste plusieurs chansons à découvrir sur l’album, mais il y a plusieurs singles qui sont déjà connus, donc je trouve que c’est un parfait équilibre. On dirait que, comme il y en a 5-6 de sorties, il en reste 5-6 à découvrir, donc j’aime ça comme ça.
Les gens ont à découvrir une chanson sur deux. On y a été aussi avec des chansons du moment. Par exemple, « m’enfuir d’ici », on se disait qu’elle ferait un bon single radio parce qu’elle a du punch. Après, « rappelle-moi comme je t’aime », c’est une chanson plus délicate, de peine d’amour, donc c’était vraiment plus pour les plateformes. J’ai essayé que les chansons correspondent bien avec les saisons où on était aussi pour ensuite arriver à « je n’entends plus » qui est le single pour la promo de l’album. Quand on m’a dit que mon single serait la chanson que je devrais défendre en entrevue, je trouvais que, « je n’entends plus », c’était vraiment la chanson parfaite pour ça. C’est ma chanson d’anxiété, c’est libérateur. Puis, honnêtement, ma dernière année a été très anxiogène et très intense, donc je trouve que cette chanson-là résume complètement l’album.
Après le succès de « minable » sur les plateformes, dirais-tu que ça t’a donné confiance pour l’album, ou est-ce que ça venait plutôt avec une certaine pression ?
Ça m’a terriblement donné confiance pour l’album parce que j’ai d’autres chansons en lesquelles j’ai vraiment confiance grâce à « minable ». Cette chanson-là m’a donné la confiance pour assumer ces propos-là. Si ce n’était pas de « minable » et de son succès, peut-être que j’aurais laissé tomber le côté engagé. Peut-être que je me serais trouvée trop intense. Là, en voyant la popularité de « minable », j’ai vu que les gens acceptaient ça et qu’ils s’identifiaient à ça, donc je me suis lâchée lousse dans d’autres chansons.
Je pense que ça m’a permis une confiance immense pour la suite de l’album. Ça a permis le titre. Pour moi, ce titre-là et avoir « minable » dans le même album, c’est vraiment cohérent. C’est vraiment de la confiance et ce n’est pas du tout du stress. Je suis bien avec ça! Ça nous montre qu’en 2026, on a besoin de chansons comme ça. On n’est pas assez fâchés encore!
Ton album sera disponible le 8 mai prochain, puis tu commenceras à faire des spectacles à travers le Québec. À quoi peut-on s’attendre lors de ces soirées ?
Ah, ça s’en vient excessivement vite. J’ai vraiment hâte à ces spectacles-là! Ça va être touchant, mais on va aussi essayer d’y mettre un peu d’humour et de divertissement. C’est sûr que les chansons sont très engagées, très touchantes. Le spectacle va aussi être rempli d’inspiration, de mes inspirations. C’est un spectacle très féminin. Je mets vraiment sur table les artistes féminines qui m’ont inspirée. C’est vraiment ça qui va dominer le show. C’est même mis en scène par une artiste féminine que j’adore, Roxane Bruneau. Ma directrice musicale, c’est Charlie-Rose Fradette. On met vraiment la femme de l’avant. Dans le choix de chansons, dans la manière dont le show va être monté, ça va vraiment tourner autour de mes inspirations et, ça, ça veut dire de mettre la femme que je suis aujourd’hui au premier plan.
Roxane Bruneau, c’est aussi elle qui a réalisé le vidéoclip de « je n’entends plus ». D’où est venue cette collaboration ?
Rox, elle est remplie de créativité et d’idées. Elle est vraiment artistique. Honnêtement, c’est un phénomène sur deux pattes. On est rendues dans la même équipe de gérance, donc pendant qu’on était en meeting et qu’on parlait du vidéoclip et de la mise en scène du spectacle, eux, dans l’équipe, savaient que ça l’intéressait de réaliser un vidéoclip et de faire de la mise en scène. Elle, c’est vraiment des rêves créatifs qu’elle a au-delà de sa musique, donc ils m’en ont parlé.
J’ai tout de suite dit oui parce que je trippe sur tout ce qu’elle fait, sur tout ce qui est créatif de cette femme-là. C’est bon, c’est bien fait, elle a un œil incroyable. Je lui fais confiance les yeux fermés. Elle a entendu ma chanson pour la première fois, puis elle a tout de suite eu une idée avec le bureau de la psy. Elle est tellement hot! Autour d’une table, elle est sans arrêt! Je suis chanceuse de travailler avec elle!
L’engouement était tellement fort pour ton premier spectacle au Cabaret de l’espace St-Denis que tu as dû ajouter une supplémentaire le lendemain. Qu’est-ce que ça t’a fait de voir ça ?
C’est mon équipe de gérance qui m’a appelée pour m’annoncer ça. On s’entend que j’ai juste fait quelques stories. Je n’ai pas vraiment fait de publicité autour de ça. Ça n’a pas de bon sens! Les gens étaient à l’appel, ils attendaient ça. Après ça, les autres salles d’autres villes appelaient pour avoir le show. On a débloqué six salles finalement, puis les dates se remplissent, donc la demande continue. On arrive avec une tournée bientôt. J’ai vraiment hâte, je trippe ma vie! Honnêtement, je pense que le 9 mai me stresse, mais qu’après ça, la vie de tournée va commencer pour vrai et ça va faire du bien!
Justement, est-ce qu’il y a d’autres dates qui vont s’ajouter à ton agenda ?
Beaucoup d’autres dates s’en viennent. Là, on a affiché les grandes villes pour que ça soit accessible pour tous en une ou deux heures de route, mais éventuellement, on va annoncer des régions aussi pour aller à la rencontre de tout le monde. Il y aura une première médiatique aussi éventuellement. J’ai vraiment hâte, c’est littéralement mon rêve, un album et une tournée! Il y a un an, c’est ce que je disais en entrevue, que je voulais faire un album et une tournée et là, j’y suis. Si ce n’était pas de l’équipe de gestion avec laquelle je viens de signer, Inspire Musique, je n’en serais pas là. Je suis tellement reconnaissante, je capote!
J’écris les problèmes qu’on est en train de laisser à nos enfants est disponible en précommande dès maintenant et sera disponible partout dès le 8 mai.
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Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
