Lancé en 2008 par le groupe Les Trois Accords, le Festival de la Poutine continue d’évoluer et de divertir. Du 7 au 9 août, une programmation variée fera briller la ville de Drummondville, avec TALK, Pennywise et IAM en têtes d’affiche. On y retrouvera aussi Souldia, Jay Scøtt, Québec Redneck Bluegrass Project, Claudia Bouvette, France D’Amour et Jérôme 50, parmi d’autres artistes.
On a parlé avec Charles Dubreuil, batteur des Trois Accords, via Zoom avant le festival pour en apprendre davantage sur le rôle du groupe, leur poutine préférée et l’évolution du festival.
Comment le festival de cette année se compare-t-il aux éditions précédentes ?
Le festival a évolué à plusieurs égards cette année. D’abord, la programmation : c’est la première fois qu’on accueille simultanément deux artistes internationaux majeurs — Pennywise, venu de Californie, et IAM, originaire de Marseille, en France. On a aussi ajouté des écrans sur la scène principale pour améliorer l’expérience des festivaliers. Après 18 ans d’existence et avec le budget dont nous disposons actuellement, je pense que nous offrons une expérience exceptionnelle.
Les Trois Accords sont les organisateurs du festival. À quel point êtes-vous impliqués dans la programmation? Est-ce vous qui choisissez les artistes et les poutiniers?
On s’occupe de tout, à 100 %. Moi, je signe les contrats et je négocie avec les fournisseurs. On engage aussi les techniciens, gère les horaires et les budgets. Tout ce qui touche à la programmation, à la préparation et à la direction du festival, c’est nous qui nous en chargeons.
Quelle était votre intention derrière les décisions cette année? Y a-t-il un message que vous aimeriez transmettre avec la programmation? Tu as mentionné que c’était la première fois qu’il y avait plusieurs artistes internationaux.
On essaie de surprendre les gens en offrant une programmation variée et diversifiée. Depuis 2014, je faisais des démarches pour inviter IAM au festival, et cette année, ça a enfin fonctionné.
Comment avez-vous choisi les poutiniers? Est-ce que vous goûtez plusieurs options pour décider qui sera présent, ou connaissiez-vous déjà les chefs et les restaurants?
C’est Pierre-Luc Boisvert, le bassiste du groupe, qui s’occupe de cette sélection. Quand on est en tournée, il arrive qu’il veuille s’arrêter dans certains restaurants pour découvrir et discuter. Il fait des recherches constantes : il suit des blogues, des sites web, des influenceurs et des journalistes qui parlent de poutine. S’il y a un restaurant qui fait du bruit quelque part, il va voir ce qui se passe. Au fil des années, il s’est constitué une sorte de wishlist. Pour le festival, il en choisit dix, et cette année encore, la sélection est exceptionnelle.


Comment décrirais-tu le festival à ceux qui n’y sont jamais allés?
Le nom donne l’impression que c’est uniquement un festival de poutine. Évidemment, il y en a, mais c’est aussi un événement artistique et musical. On présente 18 artistes sur deux scènes pendant trois jours. Il y a plein d’autres activités à faire pendant la journée, donc c’est un festival assez généraliste avec une programmation diversifiée. En plus, c’est une belle occasion de goûter à la poutine de partout au Québec.
Selon toi, quelle est l’importance du Festival de la Poutine pour Drummondville?
C’est un événement majeur pour la ville. Ça fait 18 ans qu’il existe, et son impact économique est important. Toutes les rues et tous les restaurants sont remplis pendant le festival.
En parlant de poutine, quel est ton style préféré? Préfères-tu la version classique ou quelque chose de plus aventureux?
Je n’en mange pas beaucoup, environ quatre bouchées par année, donc je suis très classique. Mais je trouve ça intéressant que les gens explorent la poutine de façon gastronomique.
Si les autres membres des Trois Accords étaient une sorte de poutine, laquelle seraient-ils?
En fait, je peux te dire leur poutine préférée. Pour Alexandre (Parr), ce serait une poutine de cantine, une vieille cantine bien établie. Pour Simon (Proulx), je pense que ce serait une poutine Patachou, en hommage à ses commandes quand il avait 14 ou 15 ans au Stratos. Pierre-Luc serait une poutine au foie gras du Pied de Cochon. C’est un gars qui a tout vu, donc il faut aller un peu à l’extrême avec lui. Moi, je serais une poutine d’une bouchée : une frite, un peu de sauce et du fromage.
Les Trois Accords viennent de sortir une nouvelle chanson, Toujours les vacances, qui est vraiment douce et facile à chanter. Est-ce que cette chanson marque un nouveau chapitre pour le groupe? Y aura-t-il un thème pour le prochain album? J’ai ben hâte!
Le prochain album sort le 24 octobre. Cette chanson annonce un peu le thème de l’album. C’est un album vraiment festif qui donne le goût de voyager. C’est difficile à décrire parce qu’on est encore dedans, mais c’est un bon album de party. Simon est dans une belle place avec son écriture en ce moment, et on a hâte de présenter tout ça au public.

Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre et vit maintenant à Québec. Elle est francophone dans l’âme et aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.

