Le 11 septembre, Falling In Reverse a enflammé le Centre Bell dans le cadre de sa tournée God Is A Weapon. Il s’agissait seulement de leur deuxième passage au Québec, et du premier depuis mars 2017. Un retour attendu qui a électrisé la foule montréalaise. Voici le compte-rendu de cette soirée percutante et renversante, avec Hollywood Undead et Point North en premières parties.
Une entrée digne d’un film d’horreur
C’est avec une vidéo d’introduction mettant en scène Donnie, une marionnette à l’effigie du chanteur Ronnie Radke, popularisée lors de la sortie de leur récent single All My Women et mise en avant pour le spectacle, que le show de Falling In Reverse a commencé. Sur les écrans géants, le chanteur apparaît ensuite, marchant dans les couloirs du Centre Bell comme un boxeur qui se prépare pour le combat. Il rejoint la scène pour entamer le verse rap de Prequel, lançant une soirée qui s’annonçait euphorique, percutante et sans temps mort.
Dès la deuxième chanson, Zombified, le Centre Bell explose : jets de feu, lumières stroboscopiques, mosh pits déchaînés. La foule hurle, les gradins tremblent, et l’énergie est telle qu’on sent déjà que ce sera une soirée mémorable. Radke et sa bande reçoivent alors une première véritable ovation, une vague d’amour massive et sentie. S’il s’est montré plutôt avare de mots au départ, Ronnie n’a pas tardé à rattraper le coup en multipliant les interactions avec ses fans.
La soirée d’horreur s’est transformée en véritable nuit de terreur avec la présentation de la pièce titre de la tournée, God Is a Weapon, dans une ambiance ténébreuse. Le vidéoclip en noir et blanc a été diffusé sur les écrans géants, mettant en avant le featuring de Marilyn Manson dont la voix a été intégrée dans la performance du titre sorti plus tôt cette année.
Ronnie Radke, Escape the Fate et Donnie
Après avoir joué l’épique Bad Guy devant un public ébloui, les musiciens ont enchaîné avec la pièce Situations d’Escape the Fate. On se rappelle que Ronnie Radke était le chanteur de ce groupe jusqu’en 2008 et qu’il avait quitté le groupe après avoir été incarcéré pour deux ans. La hache de guerre avec son ancien band désormais déterrée, Ronnie a remercié le public de son soutien depuis plus de 20 ans. Les spectateurs scandaient son nom : « Ronnie, Ronnie ».
Plus à l’aise avec la foule, Ronnie a ensuite introduit la pièce Just Like You et ses deux « asshole cam ». C’était l’heure de gloire pour les fans en première rangée. Bien sûr, le fameux cliché d’une spectatrice sur le point de dévoiler sa poitrine a été évité, la caméra se tournant rapidement dans une autre direction.
Par la suite, Ronnie a fait ses adieux en disant « bye bye» à la foule sous les huées. Toutefois, il a été interpellé par son « fils », Donnie, avant de sortir de scène. Après une courte discussion, Ronnie a invité la marionnette à partager la scène avec eux, et elle s’est jointe à la fête le temps de la chanson All My Women. Ce fut un moment épique entre Ronnie et Donnie.
Yee-Haw et ambiance western pour All My Life
Sur la prochaine chanson, Ronnie a demandé à ses fans de crier « yee-haw », laissant entendre que la pièce All My Life allait commencer. Les musiciens ont coiffé leur chapeau western et ont livré avec justesse le duo avec Jelly Roll.
La bande a ensuite descendu dans la foule pour faire le tour complet de la « patinoire », tout en interprétant la pièce No Fear. Pour les spectateurs situés près des extrémités, c’était leur moment : ils ont pu profiter pleinement de l’énergie du groupe et se laisser envahir par la performance.
Clôture explosive avec les gros hits
Pour clore le spectacle, le groupe a enchaîné Popular Monster, Voices in My Head, Ronald et Watch the World Burn consécutivement. On ne pouvait pas demander mieux. À un moment, Ronnie a même été applaudi à tout rompre. Il semblait visiblement ému par l’accueil et l’amour des Montréalais.
Bref, ce fut un spectacle fantastique et mémorable. Trop souvent, on devait se contenter de leurs albums disponibles en magasin ou de leurs compositions sur les plateformes numériques. Voir le groupe au sommet de son art et de sa gloire à quelques mètres de nous, c’était un vrai plaisir. Le concert a été hautement divertissant, peu importe à quel point on connaissait leur répertoire, et on espère revoir Falling In Reverse plus souvent dans la métropole.














Hollywood Undead, une fête californienne
Le groupe Hollywood Undead a installé des palmiers LED de chaque côté de la scène, créant une ambiance typique de la Californie. Cette atmosphère festive du sud-ouest américain s’est fait ressentir dès la première chanson, Riot, qui a mis le party dans la cabane et dans le moshpit.
Sur l’énergique morceau Comin’ in Hot, au son rap plus affirmé, le chanteur Charlie Scene a fait monter un jeune fan sur scène. Vêtu d’une veste aux couleurs du groupe, il dansait à fond devant la scène et jouait même avec la caméra comme une vraie rockstar. Ce moment a été agréable et mémorable pour le jeune et pour le public, rendant le spectacle plus inclusif et interactif que jamais.
Bien que le groupe utilise une formule avec plusieurs chanteurs, dont Charlie Scene et Johnny 3 Tears, le batteur Danny a aussi participé à la fête. Torse nu, il a interprété un extrait de Bohemian Rhapsody de Queen. Charlie Scene a ensuite amené le spectacle ailleurs quelques instants, en enfilant un chapeau de cowboy et en jouant à la guitare acoustique un petit extrait du classique Sweet Caroline de Neil Diamond.
En plus de finir en beauté avec Everywhere I Go et Undead, le groupe a proposé son récent single Savior. Ce fut un spectacle à la hauteur des attentes ! Je suis cependant surpris que, malgré la popularité d’Hollywood Undead, ils n’aient interprété que huit chansons dans leur set.










Point North, plus court que prévu
Le premier groupe à fouler la scène du Centre Bell fut Point North. Leur style, un heureux mélange de rock, d’emo et de post-hardcore, rappelait davantage les débuts de carrière de Falling In Reverse que leur sonorité actuelle. Les américains ont enchaîné leurs plus grands succès, dont Bring Me Down, Below the Belt et Into the Dark, ainsi que leur toute nouvelle composition 2 Liter Spite. Mais le moment marquant restera leur sortie de scène précipitée, laissant de côté Safe and Sound en raison de problèmes techniques.











Liste de chansons (de Falling In Reverse)
- Prequel
- Zombified
- God Is a Weapon
- Trigger Warning
- I’m Not a Vampire
- Losing My Mind
- Fuck You and All Your Friends
- Bad Guy
- The Drug in Me Is You
- Situations (de Escape the Fate)
- Just Like You
- All My Women
- All My Life
- NO FEAR
- Popular Monster
- Voices in My Head
- Ronald
- Watch the World Burn

Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.


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