Lors de la soirée d’ouverture de Longue vue sur le court du Festival international de courts métrages du Sud-Ouest de Montréal le 23 novembre dernier au Théâtre Paradoxe, le court métrage N’xaxaitkw faisait partie des œuvres présentées au public. Dans le court métrage d’Asia Yougman, Émilie Bierre joue en anglais pour la toute première fois. Voici une entrevue qu’elle nous a donnée lors de l’événement.
Présente-nous le court métrage N’xaxaitkw.
C’est un court métrage qu’on a tourné à Vancouver à l’été 2021. Je suis ici ce soir pour représenter l’équipe qui habite là-bas. C’est le fun de pouvoir le présenter ce soir. J’ai hâte que Montréal le voit. C’est l’histoire d’une jeune fille Zaraya (Kiawentiio) qui arrive dans une petite ville. C’est le regard de cette fille autochtone qui arrive dans cette nouvelle communauté. Elle souhaite s’y intégrer. Je joue Amanda qui est celle qui la reçoit. C’est l’histoire de quatre jeunes qui s’en vont en bateau sur le lac. Ils vont vivre une petite aventure à la recherche d’un monstre légendaire du lac. C’est un thème un peu fantastique. C’était vraiment cool à tourner avec des effets spéciaux, c’était spécial puisque c’était une première pour moi de faire ça.
Présente-moi ton personnage.
Amanda a un caractère très fort. Je pense que c’est quelqu’un qui, au fond, n’a peut-être pas tant confiance en elle, mais elle se présente comme une personne qui a confiance et qui est sûre d’elle-même. Elle prendra Zaira sur son aile, mais peut-être pas pour les meilleures raisons. C’est quelqu’un qui a envie d’avoir du fun et de vivre des aventures. Je pense qu’au fond Amanda est une bonne personne.


Comment s’est passée ta première expérience en anglais ?
Ça s’est vraiment bien passé. La réalisatrice Asia Yougman m’avait vu lorsque j’avais gagné au Canadian Screen Awards pour le film Une colonie. Elle était dans la salle au moment où j’ai gagné. Elle me voulait pour un de ses projets. Elle m’a proposé le rôle en mars 2021, c’était une belle surprise pour moi. On s’est rencontré via Zoom. Quelques mois après, j’étais sur le plateau. Ce qui est cool (et on se croise les doigts), c’est que, à la base, c’est un projet qui a été écrit comme première idée de base pour potentiellement prendre cette histoire et en faire quelque chose sur une forme plus longue. [..] La réalisatrice va aller très loin. Elle a une façon de réaliser qui parait si simple quand tu reçois ses directions, mais elle sait exactement où elle veut aller. On a tourné, dans un petit coin adorable, durant la grosse vague de chaleur à Vancouver cependant, on avait chaud (rires). Mais au moins, c’étaient principalement des tournages de nuit.
Je pense que ce projet peut te donner une belle vitrine pour une carrière au Canada anglais…
Cela a toujours été un but pour moi de travailler ailleurs aussi et de me promener avec mon travail. C’est une belle opportunité qui est tombée à un bon moment.



Comment vois-tu le futur du court métrage au Québec ?
J’ai l’impression qu’on met de plus en plus les courts métrages sous les projecteurs. Je trouve que c’est vraiment une belle chose parce qu’il y a tellement de bons courts métrages qui se font. C’est un art en soi! Accrocher le public dans une période aussi courte, ce n’est pas toujours facile à faire. Pour réussir un court métrage, il faut vraiment avoir une maîtrise du scénario et de toute la cinématographie. J’espère que le court métrage va continuer de grandir parce que je trouve que c’est une belle forme de film. C’est le fun à voir. C’est une petite immersion dans un petit univers. On peut y retrouver des trucs grandioses. Vive le court métrage! De mon côté, j’ai déjà des plans de court métrage. C’est une forme de cinéma que j’aime énormément.
Justement, on pourrait voir plus de contenu offert sur les différentes plateformes accessibles au public …
Ça pourrait être intéressant que ça soit inclus un peu partout. Il y a tellement de plateformes. Un court métrage, c’est quelque chose de rapide à écouter. Quand je voyage, il a toujours l’option d’écouter des films. J’adore écouter des courts métrages en avion. Ça permet de découvrir plein de choses en un temps assez limité. Souhaitons que ça grandisse de plus en plus ! Ça prend des événements comme Longue vue sur le court et des endroits qui mettent en lumière les créateurs.
Dans nos dernières entrevues, on avait parlé du fait que tu voulais te diriger de plus en plus vers la création de contenu …
Je veux mélanger ce côté créateur avec mon titre d’actrice, mais j’aimerais faire le plus de choses possible. J’aimerais beaucoup produire éventuellement. Je trouve ça inspirant de voir autant de gens de mon âge de partout dans le monde accomplir tellement de belles choses. Ça m’inspire de voir de jeunes femmes actrices produire leurs propres trucs et mettre en lumière les projets qui les interpellent.



