Après le succès fracassant de la web-série, la série parodique Complètement lycée a été adaptée dans un format télévisuel. La série sera diffusée les mercredis à 19 h 30 sur les ondes de Noovo dès le 11 janvier prochain. Si vous avez hâte autant que nous, tous les dix épisodes de 22 minutes sont disponibles sur Crave dès maintenant.
Présente-nous la métamorphose de Complètement lycée.
Rosalie Vaillancourt : C’est vraiment différent parce qu’on a enfin le bon format qui va avec l’émission. Mon rêve serait que ce soit des épisodes d’une heure (rires). Avec des 22 minutes, on rentre plus profondément dans chaque histoire. On voit les parents du méchant Ryder (Pierre-Yves Roy-Desmarais) de mon ami Keith (Patrick Emmanuel Abellard) et d’Ashley (Katherine Levac). Ce n’est plus juste l’univers d’Allie, on va découvrir les univers d’un peu tout le monde. Les gens un peu plus âgés ou ceux qui écoutent la télé auront la chance de découvrir cet univers et d’y adhérer avec dynamisme en écoutant la série sur Noovo.
« C’est la première fois dans un projet télé qu’on ne s’est pas fait quoi dire, quoi faire et qu’on ne s’est pas fait censurer. Ils nous ont laissé la porte ouverte à nous les plus jeunes et ça fait du bien. »
– Rosalie Vaillancourt, actrice principale et idée originale (avec Pierre-Yves Roy-Desmarais).
Comme c’est une métamorphose de la saison 1 dans un nouveau format (pour plaire aux fidèles et accueillir de nouveaux adeptes), comment s’est passée la transition ?
Rosalie Vaillancourt : C’est ce qui est difficile, c’est de ne pas continuer la saison 1. Il fallait vraiment que ça recommence à neuf. Il fallait compléter l’univers de la première saison en deux secondes; ce qui est assez clash avec la scène dans la classe (chaque personnage dit ce qu’il a fait de son été). En une scène, on a bouclé la saison 1 et je pense que c’est parfait comme ça. Je n’ai pas scénarisé cette saison-ci. J’ai aidé au texte, mais ils étaient déjà excellents. Je n’ai presque rien fait, j’ai rajouté trois ou quatre gags et c’est tout.
« Ce qui était important pour moi, c’est que les gens aient le goût de voir l’épisode suivant et que ça fasse comme une série pour ados (est-elle enceinte, va-t-elle mourir, quel accident, etc.). Il fallait que ça se termine de cette façon à chaque épisode. De plus, il faut que les gens, même si c’est une comédie, s’attachent au personnage afin qu’ils puissent s’identifier à un des personnages, aussi grotesque soit-il. »
– Rosalie Vaillancourt.



Présente-moi ton personnage (dans ses nouveaux épisodes).
Antoine Pilon : J’incarne Ryder Williams. C’est le typique bum de l’école et vendeur de drogue au cœur tendre.
Katherine Levac : Ashley Winterbottom, c’est comme le cliché de la fille la plus populaire du lycée. Elle est un peu vilaine et machiavélique. Elle a aussi des sentiments, mais ils sont loin cachés. C’est quelqu’un qui arrive à ses fins. Ashley n’est pas super heureuse, elle n’est pas super fine. Elle est très impulsive et très agressive. Elle est bitch, elle n’est pas du monde.
Pierre-Luc Lafontaine : Chaz est le nouveau venu à l’école. C’est un peu une satire des Frères Scott. Il est un nouveau gars ténébreux, il est toujours dans un état de bad-ass-ness et d’intensité. C’est un rôle très drôle à jouer.
Pierre-Yves Roy-Desmarais : Brian Manson est définitivement stupide et méchant. C’est un beau personnage à faire de jouer le bully. Ça va très mal pour lui dans la saison 2.


Quelle est ta scène marquante ?
Rosalie Vaillancourt : La scène des mains avec Pier-Luc, c’était dans une de nos premières scènes aussi. Il y a une scène de baiser aussi. C’est comme la première fois que j’embrasse (beaucoup) quelqu’un à l’écran. Ça m’a quand même un peu gênée. J’étais gênée de dire à mon chum le matin que je m’en vais embrasser quelqu’un d’autre plus musclé… Le concierge, c’est une blague (rires) !
Pierre-Yves Roy-Desmarais : Il y a vraiment beaucoup de scènes de basket que j’ai beaucoup aimé au cours de la saison. Je pense que les scènes avec le personnage de Bernard Fortin à l’hôpital sont vraiment le fun aussi.
Katherine Levac : J’ai beaucoup de scènes où on me renverse de l’eau dessus, que je lance de l’eau sur quelqu’un ou que je ne suis pas contente. Beaucoup de criage et beaucoup de pousser du monde.
Pierre-Luc Lafontaine : C’est une scène du premier épisode qui s’est retrouvée à être la dernière scène du tournage, soit celle de la confrontation avec le personnage de Pierre-Yves Roy-Desmarais sur un terrain de basket-ball. Bref, on a eu beaucoup de plaisir à la tourner. Ils se passent plusieurs trucs dans cette scène, dont de l’huile, c’était cool.
Antoine Pilon : C’est la scène qu’on voit pour la première fois le personnage d’Éric Bernier (Mister Brown) et qu’il nous fait déchirer des pages de livre, ça m’a fait beaucoup rire.

Quel a été ton plus grand défi dans le jeu ?
Rosalie Vaillancourt : L’anglais. Ça parait que ça n’a pas été mon idée. Moi et Pierre-Yves, on l’a idéalisé ensemble. Mon idée était une parodie où on parlait en français international. Pierre-Yves a dit qu’on l’a fait en anglais et ensuite on la double en français. C’est sa faute. C’est la seule chose que je trouve que je ne suis pas bonne. Et ce n’est pas moi qui ai pensé à ça. Je lui en veux (rires). [..] Tout le monde était crampé sur le plateau. Le réalisateur était plus capable. Je ne disais jamais la bonne parole. Ça fâchait tout le monde, mais tout le monde trouvait ça drôle en même temps.
Pierre-Yves Roy-Desmarais : Je pense que c’est de trouver le ton parfait. Vu qu’on a fait la saison 1, ça nous a permis de se réécouter et de se demander si on était à côté de la track ou dessus. La ligne est vraiment mince entre « c’est trop stupide qu’on n’y croie plus » ou « c’est drôle parce que c’est stupide ». La balance de tout ça est dure à aller chercher.
Katherine Levac : Honnêtement, il y a toujours le défi du doublage. Peu importe ce qu’on va dire, on le sait que plus tard, on va se doubler. C’est tout le temps de penser que ça, je vais le dire comme ça et que je vais avoir assez de place pour le dire en français. Non seulement, il faut penser à jouer et à jouer les émotions, il faut penser à plus tard. C’est aussi la beauté et la magie de ce projet-là.
Antoine Pilon : À un moment donné, Mister Brown se rend compte que mon personnage a saccagé sa voiture. Dans la scène, il me disait qu’il a plus d’une façon de se rendre du point A au point B et il partait à courir. C’était mon plus grand défi parce que je n’étais pas capable de m’empêcher de rire tellement que c’était drôle.
Pierre-Luc Lafontaine : De ne pas rire, définitivement, durant le tournage. Je te dirais que le défi était de rester sérieux, c’était le plus tough.


Qu’est-ce que tu aimais, d’un point de vue culturel, lorsque tu étais adolescent ?
Rosalie Vaillancourt : Les frères Scott, High School Musical. Je suis une très grande fan du film Aquamarine. Il faut absolument écouter ça, c’est un classique. C’est l’histoire d’une fille qui se transforme en sirène quand elle touche l’eau. Tous les films les plus mauvais étaient mes préférés. En même temps, j’écoutais du cinéma d’auteur étant donné que j’aimais beaucoup le théâtre.
« Je pense que les séries jeunesse de ce genre sont le péché mignon de plusieurs adolescentes parce que tu peux croire que c’est ça la vie et ça te fait tellement du bien de le penser, mais ce n’est malheureusement pas ça la vie. »
– Rosalie Vaillancourt.
Pierre-Yves Roy Desmarais : J’aimais les comédies. J’ai écouté Les frères Scott et Degrassi. J’ai toujours été un grand fan de comédie et de parodie de ce genre ainsi que les parodies des films de peur. Avec Complètement lycée, on est pile dedans. Alors, c’est cool !
Antoine Pilon : J’écoutais du punk comme System of a Down et Good Charlotte. Je n’étais pas très adepte de séries jeunesse, mais je connaissais bien ça. J’étais plus un fan de musique.
Pierre-Luc Lafontaine : J’ai été un grand fan de la série Le cœur a ses raisons. Il y a une réminiscence dans Complètement lycée. Le cœur a ses raisons faisait une satire des soap-opéras. En nous, on fait une satire des shows, doublés en français, qui ont marqué notre jeunesse. Je trouvais ça cool de faire un pont entre quelque chose qui m’a allumé étant plus jeune jusqu’à ses scènes qu’on a tournées.
Katherine Levac : J’adorais ce genre de séries. Je suis une fan de The O.C. et Degrassi. Pour moi, c’est un projet encore plus le fun parce que j’ai l’impression de parodier des affaires que j’écoutais. Je suis vraiment le public cible.


Est-ce que ça t’a donné envie d’écouter ou de réécouter des séries de ce genre ?
Katherine Levac : J’ai réécouté A Cinderella Story et Mean Girls pour me mettre dedans. J’ai comme revisité de vieux classiques et je trouve qu’on n’exagère pas tant. C’était vraiment exagéré ce qu’on écoutait, ça n’avait pas de bon sens. L’exagération n’est pas si grande dans Complètement lycée.
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