Le 3 mai 2026, le tapis rouge du 35e Gala SOCAN s’animait à la TOHU alors que l’industrie musicale se réunissait pour une soirée marquante. Avant le gala, artistes et artisans ont défilé devant nos caméras, offrant une série d’entrevues et de moments captés sur le vif. Retour en images sur cette arrivée remarquée.
Voici nos entrevues avec Ariane Simard, Audrey-Louise Beauséjour, Benjamin Nadeau, Billie du Page, Bleu Jeans Bleu, Claude Bégin, Coeur de Pirate, Édouard Tremblay-Grenier, Gabriel Fredette, JF Pauzé, Lou-Adriane Cassidy, Mahéja, Marjo, Mentana, William Cloutier ainsi que les photos du tapis rouge.
Ariane Simard


🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Tu as sorti quelques singles dans les derniers mois. Est-ce que tu en sortiras un nouveau bientôt ?
Il y en a un qui s’en vient probablement le 6 juin. Ça va être une toune d’été, ça va vraiment être cool. Le dernier que j’ai lancé s’appelle Comme avant. C’est une chanson qui parle d’une peine d’amour que j’ai vécue récemment et de mon déménagement. C’est un peu plus triste, mais la prochaine, qui sort le 6 juin, sera une tounegood vibe.
Présente-moi un peu la chanson à paraître, Rêver trop.
En fait, c’est ma première tournée à vie cet été. Ça fait vraiment longtemps que j’attends ça. La chanson parle surtout de reconnaissance. Je prends deux minutes pendant les shows, quand les gens chantent à tue-tête, pour réaliser ce qui se passe. C’est vraiment d’être dans la reconnaissance envers les fans et les gens qui m’encouragent et qui viennent me voir en spectacle.
Est-ce que tu prépares la sortie d’un album ou d’un EP ?
Je sors beaucoup de singles, mais il devrait y avoir un album au printemps 2027. En ce moment, on est vraiment en mode création. Je ne peux pas trop en dire parce que ce n’est pas encore confirmé, mais à date, il devrait y avoir un album en 2027.
Parle-moi de ta tournée d’été.
Je vais faire quelques gros festivals : le FestiVoix, le Festival du cochon de Sainte-Perpétue et l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu. Honnêtement, je suis vraiment reconnaissante. Je n’aurais pas pensé avoir accès à de si beaux festivals. C’est ma première tournée, donc je suis bien excitée. Après ça, on va regarder pour une tournée en salle.
Audrey-Louise Beauséjour

🖋️ –> Samuelle Guimond
Peux-tu me parler de Titanique ?
Tu sais quoi ? On n’a même pas commencé les répétitions encore (rires)! On commence dans une semaine, il faut qu’on sache le texte par cœur. Donc là, je suis en plein dans le par cœur dans le texte à la maison. C’est beaucoup d’ordinateur, beaucoup de pages, beaucoup de mémorisation. J’ai tellement hâte de commencer avec toute l’équipe! On commence ça lundi prochain pour trois semaines intensives. Après ça, on a quelques jours d’entrée en salle, puis c’est la première. Ça va venir vite, je pense que c’est dans cinq semaines!
En plus il y a eu des supplémentaires annoncées récemment!
Oui, on a de belles supplémentaires annoncées au mois d’août. C’est super excitant! J’ai plein d’amis qui ne pouvaient pas venir en juin, mais qui peuvent venir plus tard, donc je suis tellement contente!
C’est un spectacle qui va être drôle aussi!
Oh oui! Je fais pratiquer mes amis et ma famille pour qu’ils me lancent la réplique pour pratiquer mes textes, puis ils sont surpris. À chaque fois qu’ils le découvrent, ils n’en reviennent pas. Ils comprennent le sens du texte, puis ils éclatent de rire. C’est vraiment encore plus drôle que ce que je pensais! Ça va être bien le fun!
Sinon, tu m’avais dit aussi, la dernière fois qu’on s’est vues, qu’il y avait une chanson qui s’en venait bientôt. Peux-tu m’en parler ?
On vient d’envoyer le mix final au master, donc je suis full contente. Ça va sortir pour l’été. Dès que j’ai la version finale de la chanson, je vais envoyer ça pour les radios parce que c’est une chanson très radiophonique à mon avis. Je pense que ça va être une belle chanson pour l’été. Puis on va partager ça sur les réseaux sociaux bientôt aussi! Au début, c’est une autre chanson que je devais sortir, « 9h37 », que je faisais en spectacle. Finalement, celle-là, c’est une nouvelle. Je l’ai composée entre-temps, puis j’ai pensé que ça serait encore plus radiophonique. Ça fait encore plus été, summer vibe, donc je me suis dit que « 9h37 » allait paraître avec l’album à l’automne. La chanson qui va sortir pour l’été s’appelle « Fou ». C’est super léger! On est dans le bonheur, l’amour.
Benjamin Nadeau


🖋️ –> Samuelle Guimond
Depuis quelques années, tu travailles avec plusieurs artistes de la relève. Qu’est-ce que ça te fait de voir tous ces gens avec qui tu travailles commencer à faire leur place dans le milieu ?
Ça me fait vraiment tripper de voir que le temps qu’on met commence à porter fruit. En fait, les artistes, ils ont une belle voix, mais ils projettent aussi beaucoup de positivité et de messages dans le domaine de la culture. Donc, ça, c’est vraiment positif et le fun pour nous en tant que réalisateur ou compositeur, de voir que les artistes ont un message plus que juste des chansons. De voir que les messages et les chansons voyagent, c’est la plus belle chose pour nous.
On voit beaucoup les artistes avec qui tu travailles faire des collaborations. Je pense à William Cloutier entre autres; son dernier album contient plusieurs duos. Est-ce que c’est quelque chose que tu encourages ?
Vraiment! Je prône beaucoup ça dans mon studio entre les artistes parce que je pense qu’en 2026, c’est la façon de faire pour ne pas être bloqué créativement. Quand on te compose avec d’autres gens, ce qui se passe, c’est qu’on est inspiré par la création de l’autre. Ça fait qu’on peut varier les chansons qu’on sort.
Sinon, il y a Katrine Sansregret avec qui tu travailles depuis longtemps qui sort finalement son premier album le 8 mai.
Oui, Katrine sort son album cette semaine. Ça, ça a été vraiment une belle run. On a travaillé sur son album pendant deux ans. C’est enfin le chemin qui aboutit. Katrine, ça fait déjà quatre ans et demi que je travaille avec elle. On a développé tout le projet, toute l’esthétique ensemble. On a composé ensemble, donc c’est vraiment un très beau projet, très créatif.
Billie du Page



🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Qu’est-ce qui s’en vient pour toi cet été ?
J’ai environ 30 dates de festivals qui s’en viennent, donc j’ai vraiment hâte — ça va être trop le fun. Je viens tout juste de terminer, ce matin, ma dernière date en tête d’affiche pour le moment. Pour les mois de mai et juin, je retourne en écriture et en studio pour travailler sur mon prochain album. Donc oui, le studio, la création et la tournée vont occuper les prochains mois.
Qu’est-ce que tu veux faire de différent dans tes shows de festivals comparativement à tes spectacles en salle ?
J’ai envie d’inclure des chansons qui n’étaient pas là avant. J’ai aussi pris beaucoup d’expérience depuis l’année passée. Cette fois, je veux aller plus loin dans l’énergie sur scène : intégrer plus de mouvements, échanger davantage de regards avec le public, créer une connexion plus directe. Ce sont plein de choses que je ne faisais pas autant avant.
Après avoir été Révélation au Gala de l’ADISQ 2025, tu es maintenant Révélation au Gala SOCAN 2026. Comment te sens-tu face à ces reconnaissances qui s’enchaînent ?
Je suis super contente. Honnêtement, j’étais surprise, mais je vais le prendre avec plaisir. Merci à la SOCAN, c’est un super beau cadeau. Je suis vraiment reconnaissante. Deux années de suite, c’est vraiment spécial.
L’an dernier, tu étais présente pour la chanson populaire de l’année avec Fake Friends. Entre la catégorie Chanson de l’année et Révélation, laquelle a le plus de valeur à tes yeux ?
Je pense que les deux sont aussi prestigieux. Tu travailles fort pour une chanson, donc c’est énorme quand elle est reconnue. Mais en même temps, Révélation, ça souligne l’artiste dans son ensemble. Donc pour moi, les deux ont autant de valeur.
Le Gala SOCAN 2026 rend hommage à des figures comme Luc Plamondon, Serge Fiori et JF Pauzé. Comme on est devant leurs portraits, est-ce qu’il y en a un dont tu as envie de me parler aujourd’hui ?
Je pense qu’on ne peut pas passer à côté de Luc Plamondon. C’est un artiste assez incroyable que j’aimerais beaucoup rencontrer. Je l’admire énormément.
Bleu Jeans Bleu (Claude Cobra)

🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Parle-moi de votre nouvel album sorti en janvier dernier ?
Record n°V. C’est notre cinquième album, notre petit chouchou à date. C’est gâté d’arrangements à cordes. Il est bien beurré et, à date, l’album va super bien. Scotch & poches tourne super bien aussi. On est vraiment contents de l’accueil de cet album. La tournée aussi va bien. Le public a déjà adopté les tounes. Tout ça, c’est positif en maudit.
Est-ce que vous sentez un certain défi en studio de toujours faire des tounes qui touchent à l’humour, mais qui restent accrocheuses ?
Il faut toujours qu’il y ait quelque chose dans le texte qui fasse sourire, sinon on modifie. Après ça, on veut juste explorer. On veut faire plein d’affaires, on explore les styles. Il faut toujours qu’il y ait un « edge » dans le texte.
J’ai l’impression que vous êtes aussi très thématiques avec vos vidéoclips.
Ouais. C’est surtout le fun de faire des vidéoclips. Ce médium-là est le fun pour nous parce que c’est une autre façon de faire vivre la toune. On aime ça faire des clips, on aime ça patauger là-dedans. Là aussi, on explore.
Vous êtes actuellement en mode tournée de salles et quelques festivals cet été en vue…
On va faire les salles jusqu’à la fin de 2027. La tournée est exhaustive, mais avec un tempo qui est juste le fun. On est bien, on ne se brûle pas, c’est super cool.
Le Gala SOCAN 2026 rend hommage à des figures comme Luc Plamondon, Serge Fiori et JF Pauzé. Comme on est devant leurs portraits, est-ce qu’il y en a un dont tu as envie de me parler aujourd’hui ?
C’est sûr que JF, c’est de notre génération, donc on est collés dessus. Tout ce que j’ai écouté d’Harmonium, je trouve ça trippant. J’aurais aimé vivre l’époque d’Harmonium quand ils étaient là. C’était expérimental, révolutionnaire. C’est un trip de gang. Je trouve ça magnifique. Quand Serge Fiori est revenu avec son dernier album, c’était de toute beauté. Je trouvais ça super cool qu’il refasse quelque chose d’actuel, d’aussi bon. Et Luc, j’ai grandi avec toutes les tounes que Luc Plamondon a écrites, sans même savoir que c’était lui. Ça berçait nos rides de char en famille.
Claude Bégin (et Lysandre Nadeau)



🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Présente-moi ton nouvel album, Demain déjà.
Après mes deux premiers albums solos, j’ai sorti plusieurs singles — j’en ai fait huit. C’était comme le moment de passer au long jeu. La maison de disques attendait ça depuis longtemps. J’avais envie de me lancer dans quelque chose de plus poussé, de plus homogène. C’est toujours le fun de faire plein de tounes sur un seul projet. Je suis très content du résultat et de tout, absolument tout.
Ton nouvel album est même sorti en même temps que la série Lysandre + Claude, si je ne me trompe pas…
En fait, ça fait tellement longtemps que j’étais supposé le faire et le livrer que la série a été un peu le prétexte. Non seulement la série utilise une des chansons pour l’ouverture du show, mais ça m’a donné un deadline absolu.
Quelles sont les réactions par rapport à ta série ? Quels sont les feedbacks que tu reçois ?
On dirait que c’est plein de gens agréablement surpris qui n’écoutent pas nécessairement ce genre de contenu. Je n’ai pas vraiment l’avis des gens de l’extérieur, mais les gens proches de nous ont vraiment été surpris dans le bon sens.
Et toi Lysandre ?
Juste du positif, pour vrai. Je suis vraiment contente qu’on ait ça comme souvenir pour le restant de nos jours, qu’on puisse montrer ça à nos enfants. L’arrivée de Claire dans le monde, c’est juste du beau pour elle. On est contents.
Cœur de Pirate



🖋️ –> Samuelle Guimond
Peux-tu me parler du spectacle que tu feras à la Place-des-Arts dans le cadre des Francos ?
C’est sûr que c’est spécial. Ça reste comme un show de Cœur de Pirate, mais il y a peut-être des chansons que je ne faisais pas là, sur la tournée Cavale que je vais ramener. Je vais peut-être poser la question au public pour savoir ce qu’ils veulent entendre. Je vais voir comment ça se traduit, mais là, en ce moment, je suis encore en train de faire la setlist. Je reprends un petit peu plus tard pour le reste de la tournée, mais là, le show des Francos, c’est vraiment la grosse affaire qui s’en vient.
Sinon, toi, tu écris tes chansons depuis tes débuts, puis aujourd’hui, on souligne le travail de plusieurs grands auteurs-compositeurs. Est-ce qu’il y en a parmi ceux-là qui te rejoignent particulièrement ?
C’est sûr que Luc Plamondon, quand on m’a dit qu’il allait être là, j’ai vraiment dit wow. Ben oui. Il a pris son avion, il est venu là. C’est quand même insane. Je trouve ça complètement fou qu’il soit là. Puis, Serge Fiori, c’est vraiment triste. La dernière fois que je l’ai vu, c’était ici en plus. Il était venu me parler, donc c’est un peu triste. C’est la vie malheureusement!
Édouard Tremblay-Grenier

🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Reviens-moi sur ton album, intitulé François Roberge, que tu as lancé en janvier dernier.
J’avoue que je suis content. Je ne comprends toujours pas trop ce qui se passe. Je suis encore un peu sur un nuage, mais je suis content, vraiment content. J’ai juste hâte de faire plus de stock. J’ai rien de prêt encore officiellement, mais j’ai comme une quarantaine ou une cinquantaine de tounes prêtes. Quand le moment va arriver, je vais sortir de quoi. Ça va être encore meilleur.
Tu es en première partie de Marie-Pierre Arthur aux Francos de Montréal le 17 juin prochain. Comment te sens-tu de jouer aux Foufounes Électriques durant les Francos ?
Tout seul aux Foufounes Électriques, ce n’est pas comme ça que je m’imaginais jouer là, mais j’ai hâte. C’est une belle expérience en crime. Mais ce qui est drôle, c’est que moi, le seul artiste que je suis allé voir là, c’était Avec pas d’casque. Fait que je n’ai pas le bon barème des Foufounes, mais je vais continuer à vivre cette paisible épopée des Foufounes pour moi.
Le Gala SOCAN 2026 rend hommage à des figures comme Luc Plamondon, Serge Fiori et JF Pauzé. Comme on est devant leurs portraits, est-ce qu’il y en a un dont tu as envie de me parler aujourd’hui ?
C’est sûr que Serge Fiori… La journée où j’ai découvert Harmonium, je vais toujours m’en souvenir. J’étais en nature avec deux de mes meilleurs amis qui m’ont dit : « Tu ne connais pas Les Cinq Saisons, écoute ça ». Au début, j’étais comme : « Ah, je ne suis pas sûr ». Puis ils m’ont dit : « Non, non, attends ». On s’est posé sur un trampoline, sous un ciel étoilé, puis on a mis Histoires sans paroles. Puis j’ai pleuré. C’était comme si c’était trop beau ce qui se passait. Ensuite, je me suis mis à creuser, à comprendre les textes, et j’ai commencé à capoter.
En même temps, je vois JF Pauzé et Plamondon aussi. Ce sont trois personnes que j’admire énormément. Ma mère (Mara Tremblay) a déjà collaboré avec Les Cowboys Fringants et a aussi fait la première partie de Marie-Annick Lépine. Ça fait en sorte que je les ai beaucoup écoutés. Leur plume me touche beaucoup. Je pense que ça m’influence. Il y a beaucoup de mes chansons qui sont sorties après une écoute des Cowboys.
Gabriel Fredette

🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Est-ce que tu veux me revenir sur ton album, Qui je suis ? Comment ça se passe depuis sa sortie ?
Ça va super bien. J’ai de bonnes réactions, de bons commentaires. Je vois les gens faire des montages avec les chansons, comme Le bon choix justement. C’est le fun de voir que ça touche les gens, qu’ils embarquent. C’est vraiment le fun à voir.
Est-ce que tu aimerais, par exemple, faire les Francos de Montréal l’été prochain ?
Ben oui, c’est sûr. Les Francos, ce serait une belle opportunité. Vivre les Francos, c’est vraiment une belle expérience. Il y a de beaux spectacles qui s’y donnent. Donc d’y participer, ce serait vraiment le fun.
Est-ce que tu trouves que tu as fait le bon choix de sortir Le bon choix comme extrait ?
Je pense que c’était un bon choix. Comme je t’ai dit, c’est un peu l’énergie de la chanson. Ça arrive avec l’été qui s’en vient : il commence à faire beau, il fait chaud. Donc c’est vraiment une chanson du moment. Je pense que c’est un bon choix.
Le Gala SOCAN 2026 rend hommage à des figures comme Luc Plamondon, Serge Fiori et JF Pauzé. Comme on est devant leurs portraits, est-ce qu’il y en a un dont tu as envie de me parler aujourd’hui ?
Ce sont trois grands artistes, trois grandes figures très influentes, mais je te dirais JF Pauzé, c’est celui que je connais le plus. Avec Les Cowboys Fringants, mais aussi avec son album solo sorti dans la dernière année. C’est quelqu’un que je regarde aller et pour qui j’ai énormément de respect.
JF Pauzé


🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Comment te sens-tu en ce moment avec tout le buzz autour de toi depuis un an ?
Je suis vraiment content. C’était un parcours de vie que je n’avais pas prévu, mais je ne peux pas être plus satisfait ni plus heureux. La tournée va bien aussi, donc c’est très agréable d’avoir ce renouveau-là dans ma vie.
Justement, le spectacle à Montréal approche le 5 juin prochain au MTELUS. À quoi va-t-il ressembler ?
Le spectacle, c’est ce qu’on fait depuis le mois de janvier. Ce sont des chansons de mon nouvel album, évidemment, mais aussi beaucoup de chansons des Cowboys Fringants. C’est un spectacle très généreux, de plus de deux heures, avec environ 25 chansons. Donc beaucoup de chansons des Cowboys. Les gens sont contents : ceux qui veulent entendre du nouveau matériel, du vieux ou les deux — tout le monde en a pour son compte.
Est-ce que tu sens une certaine pression étant donné que tu as un public depuis le jour 1 de ton projet solo ?
Non, je suis content. C’est mieux qu’avoir des salles vides. J’avais quand même beaucoup d’expérience de scène. La nouvelle carrière de chanteur est en train de se mettre en place, j’ai bien du fun avec ça.
Comment te sens-tu d’avoir été un peu plus dans l’ombre avec Les Cowboys et d’être aujourd’hui une tête d’affiche de festivals ?
Oui, c’est autre chose, mais c’est sûr que j’y prends plaisir. C’est le fun de juste jouer de la guitare, mais là c’est plus de travail, évidemment, de chanter et jouer de la guitare en même temps. Tu as plus l’impression d’avoir travaillé fort à la fin d’un spectacle. C’est très valorisant.
Quelle est ta chanson préférée de ton album et pourquoi ?
Je pense que c’est Emmêlé dans ses ch’veux. Je trouve qu’elle est bien écrite, je raconte une belle histoire. C’est une road song.
Le Gala SOCAN 2026 rend hommage à des figures comme Luc Plamondon, Serge Fiori, en plus de toi. Comme on est devant leurs portraits, est-ce qu’il y en a un dont tu as envie de me parler aujourd’hui ?
Serge Fiori. J’ai écouté beaucoup d’Harmonium étant jeune.
Lou-Adriane Cassidy


🖋️ –> Samuelle Guimond
Peux-tu me parler du spectacle que tu feras au MTELUS cet été dans le cadre des Francos ?
Ça va être malade, c’est complet! j’ai bien hâte! Ça va être plein d’émotions, des montagnes russes, beaucoup d’amour. Je pense qu’avec ce spectacle-là, pour moi, l’enjeu, c’est toujours de vraiment prendre le temps d’en profiter parce que c’est des moments tellement intenses qu’on reçoit tellement d’un coup. Le plus important pour moi, c’est d’être dans le présent, puis de vraiment voir chaque personne, puis de vraiment prendre ce moment-là. Je pense que c’est ça qui est important, c’est ça qui est beau dans ces shows-là. Je vais donner mon meilleur! Ça va être rock, puis, des fois, ça va être triste. C’est le même show que je fais habituellement, mais avec deux-trois petites twists quand même, puisque c’est les Francos.
Mahéja


🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Comment te sens-tu de jouer aux Francos le 13 juin prochain ?
Je suis vraiment contente. En plus, c’est un autre Club Soda, donc mon deuxième. Je vais avoir plein d’invités, avec Ariane Simard qui va faire la première partie aussi. J’ai vraiment hâte de voir. Il va y avoir de nouvelles chansons, un nouveau décor, de la nouvelle merch. Ça va être full nouveau, je suis vraiment excitée de voir ce que ça va donner.
Et tes autres spectacles à venir, veux-tu m’en parler ? Tu as notamment l’International de montgolfières.
J’ai comme une quinzaine de festivals cet été. L’International de montgolfières, j’espère vraiment que je vais pouvoir monter dans une montgolfière, c’est mon rêve. Puis après ça, j’ai plein d’autres festivals. Des fois, ça va être des formules trio, des fois en full band. J’ai vraiment hâte, je n’ai jamais fait de festival, donc je ne sais pas du tout à quoi m’attendre.
En quoi ton deuxième spectacle au Club Soda sera différent du premier ?
Je vais être moins nerveuse. Je vais mieux connaître la scène, être plus familière avec la salle. Ça va bien aller.
Est-ce que tu penses déjà à la suite, à composer de nouvelles musiques ?
Oui. J’ai un album qui va sortir en 2027, mais on va sortir les singles avant. J’écris encore beaucoup pour préparer tout ça.
Est-ce qu’il y a une chanson qui va sortir bientôt ?
Oui ! Au mois de juin, j’aimerais ça qu’elle sorte en même temps que j’avais sorti On danse ensemble l’été passé, pour que ça fasse un an pile pour ma chanson de l’été.
Est-ce que tu veux me la présenter ?
C’est une chanson qui s’appelle Je fais confiance au temps. Elle parle du fait que la vie est remplie de surprises et que c’est vraiment le fun quand tu te fais confiance et que tu fais confiance au temps.
Marjo




🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Aujourd’hui, tu reçois le prix d’empreinte culturelle pour Provocante. Comment t’es-tu sentie ?
Je ne suis pas étonnée, mais je suis contente ! Parce que je rentre dans la lignée des (Jean-Pierre) Ferland, des (Gilles) Vigneault et dans toute la belle gang des grands. Provocante, c’est au top des tounes de karaoké depuis longtemps ! Tout le monde semble aimer cette chanson et la chanter. Alors pour moi, ce soir, ça vient comme imprimé noir sur blanc que Marjo existe, que c’est vrai. Provocante sera là pour toujours. Je suis contente, voilà.
Est-ce que c’est la chanson dont tu es la plus fière ? Est-ce que tu en aurais une autre que tu aurais vue à la place de Provocante ?
Je les aime toutes. Il y en aurait d’autres. À la place de Provocante, j’aurais mis Ailleurs, S’il fallait, Je sais je sais, Y’a des matins, Bohémienne… elles sont toutes belles.
Le Gala SOCAN 2026 rend hommage à des figures comme Luc Plamondon, Serge Fiori et JF Pauzé. Comme on est devant leurs portraits, est-ce qu’il y en a un dont tu as envie de me parler aujourd’hui ?
JF Pauzé, je ne le connais pas beaucoup. Ce qu’il fait aujourd’hui ressemble aux Cowboys Fringants, c’est comme une suite logique.
Luc, je le connais depuis toujours. Quand j’étais dans Corbeau, je le connaissais déjà. Je sais que ce soir, il est récompensé pour tout son travail d’une vie. On est fiers pour lui, quand même.
Fiori, on est fiers pour lui aussi. C’est triste… on le salue.
Peut-être qu’un jour, tu vas avoir le Prix Excellence ?
J’aimerais ça ! J’y travaille fort.
Mentana (Viviane Audet & Robin-Joël Cool)


🖋️ –> Frédéric Lebeuf
Parlez-moi du spectacle de Mentana qui s’en vient aux Francos de Montréal le 18 juin prochain.
Viviane : Ça va être superbe !
Robin-Joël : Déjà, jouer à Montréal, c’est rare qu’on le fait. On a joué au Théâtre Outremont en décembre dernier, mais là, c’est une belle opportunité. Surtout que Mentana, c’était un projet anglo pendant des années, donc c’est le fun d’arriver avec un projet en français. Je n’avais pas oublié que ça existait, mais ce n’était pas dans notre portée. Là, ça l’est. Jouer dans ce contexte-là, à Montréal, c’est vraiment le fun.
Viviane : Dans notre décor, avec notre éclairage, avec notre violoniste. Puis de plus en plus, c’est un spectacle qui déménage. Je n’arrête pas de dire que je suis un petit peu devenue Guylaine Tanguay. C’est mon idole maintenant. Il faut vraiment être en forme pour faire ce show-là. C’est un bon workout.
Robin-Joël : Liberté, c’est le mot d’ordre.
Est-ce que vous avez l’impression qu’il faut plus franciser votre spectacle ?
Robin-Joël : Il est 100 % franco. Il y a deux chansons en anglais, et je ne sais même pas si on va les faire.
Viviane : On a fait un vrai virage à 180 degrés. On dirait que c’est là que, tout à coup, on a senti que le public s’est tourné vers nous. Il y a une connivence avec la langue, puis j’ai l’impression que Robin puise dans ses racines acadiennes pour raconter ces histoires-là.
Quelle est la chanson de Mentana qui lève le plus en spectacle ?
Robin-Joël : Il y en a plusieurs, mais je dirais que Temps de chien en est une qui lève beaucoup. John et John, L’Île au Cheval, J’veux du homard, Camp d’armée… C’est un spectacle assez festif, avec des moments touchants. C’est drôle, j’interviens souvent entre les chansons, mais je n’ai pas la pression d’humoriste. Des fois, je me permets d’être un peu plus philosophe, plus poétique. Je chante pour ma mère, pour les gens de par chez nous, mais c’est majoritairement festif.
Viviane : Je pense que les gens, quand ils viennent voir un show de Mentana, et aussi quand ils viennent voir mon show, ne s’attendent pas à rire autant. Ils pensent voir un spectacle de musique, mais on est deux acteurs. Pour nous, c’est important, ce qu’on dit entre les chansons. Rien n’est improvisé, tout est pensé.
Robin-Joël : Sinon, écoute la cassette. Le spectacle n’est pas comme la cassette.
Puis là, cet été, vous êtes chacun en tournage/tournée de votre côté. Parlez-moi de votre été.
Viviane : Je fais beaucoup de spectacles. J’en fais presque 25 cet été. Avec Mentana, on en fait un peu moins, c’est plus pour danser à l’automne, puis Piano public. Robin, lui, tourne sur Temps de chien.
Robin-Joël : J’ai aussi deux projets de scénarisation en animation dont je ne peux pas encore parler. J’ai un horaire très chargé, créatif, puis de belles surprises qui s’en viennent…
Viviane : Disons que Robin est très sollicité pour créer. L’ordinateur roule pas mal.
Le Gala SOCAN 2026 rend hommage à des figures comme Luc Plamondon, Serge Fiori et JF Pauzé. Comme on est devant leurs portraits, est-ce qu’il y en a un dont tu as envie de me parler aujourd’hui ?
Viviane : Luc Plamondon. C’est incroyable, c’est monumental, c’est gigantesque, son œuvre comme parolier. Il a trouvé quelque chose… je ne sais pas quoi exactement, mais une façon d’être à la fois catchy et tellement profonde. Il nous rejoint avec ses textes, c’est incroyable.
Robin-Joël : Je dirais JF Pauzé. Premièrement parce qu’on partage le même violoniste, mais aussi parce que je trouve ça extraordinaire de voir sa résilience. Faire un projet comme ça, avec la pression sur ses épaules, les attentes qu’il avait envers lui, et livrer la marchandise haut la main… N’importe qui aurait pu s’effondrer avec cette pression-là. Il se montre comme un auteur-compositeur fort. C’est une belle signature. Je pense que c’est vraiment un artiste qui va marquer l’histoire du Québec.
Viviane : Je pense qu’il avait déjà marqué le Québec, mais c’est comme si on ne s’en était pas rendu compte. Tout à coup, il y a la lumière sur lui.
William Cloutier




🖋️ –> Samuelle Guimond
Premièrement, comment se passe ta tournée jusqu’à maintenant ?
Ah mon dieu, c’est tellement excitant! Je me suis gâté! J’ai demandé à Eventec de me donner des feux d’artifice, des lumières. J’ai des storms. Vraiment là, c’est comme un concert de Pink au Centre Bell, mais avec un budget de 4000$ (rires)! C’est limité, mais en même temps, tout est là. Toutes les affaires que j’aime sont là. C’est un beau show. Les gens peuvent s’attendre à danser. On ne restera pas assis, on ne va pas s’ennuyer. C’est du William Cloutier, puis je suis vraiment content de porter ce spectacle-là avec des musiciens aussi talentueux. J’ai vraiment la crème de la crème. C’est les meilleurs musiciens.
En plus, c’est ton premier spectacle en solo!
Vraiment! Puis là, j’ai du matériel, j’ai deux albums, j’ai des singles radios qui ont fonctionné, donc les gens, on les voit chanter les paroles, puis triper avec moi. C’est malade!
Aujourd’hui, Luc Plamondon reçoit un hommage. Avec Starmania, tu as quand même un rapport assez particulier avec lui.
Tellement! Je vais être dans cet hommage-là pour lui. C’est spécial de le retrouver ici, outre-mer. Moi, les fois où je l’ai vu, c’était surtout en France parce qu’il venait voir nos shows. De le retrouver ici, d’où on vient, ensemble où tout a commencé, c’est assez spécial. J’ai hâte de faire un beau câlin. Starmania, c’était vraiment vertigineux. C’était gros, et c’est vraiment un des gros shows qu’on a réussi à avoir ici, au Québec. C’était malade! Quand je retombe dans mes souvenirs, je me dis qu’il n’y a rien de même qui se fait en français. Il fallait être là!
TAPIS ROUGE























TAPIS ROUGE





















TAPIS ROUGE
























TAPIS ROUGE





















TAPIS ROUGE


























Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.
