Pour les artistes francophones qui entrent dans la scène musicale, l’École nationale de la chanson, à Granby, est souvent un incontournable. Andréanne A. Malette, Karolan Boily, Sara Dufour, Lisa Leblanc, Damien Robitaille et Étienne Coppée ont tous connus la gloire après avoir obtenu leur diplôme à l’École. Parfois, ceux qui ont obtenu leur diplôme poursuivent leur chemin avec d’autres projets pour se développer davantage, par exemple avec Les escales en chanson de Petite-Vallée (comme Sandrine St-Laurent et Charlotte Brousseau dans les dernières années). Peu importante la direction qu’ils suivent, la formation contient des choses à la base de l’industrie: la création des chansons, les techniques de voix et d’instruments, les techniques de studio et la gestion de carrière.
Chaque année, il y a une série de spectacles de finissants qui met en lumière les nouveaux diplômés. Pour découvrir les artistes de 2024, il y a trois dates pour les voir: le 11 juin à la Maison de la Culture de Waterloo, le 12 juin à la Chapelle spectacles, à Québec, et le 15 juin aux Francos de Montréal. On a parlé avec divers finissants pour en savoir plus sur leur expérience de l’école et leurs espoirs pour l’avenir.
Liste de questions
Q1 : Qu’est-ce qui t’a plus influencé pendant ta formation à l’école?
Q2 : De quoi as-tu le plus hâte maintenant que la formation est terminée?
Q3 : Est-ce que ta perception de l’industrie musicale et ton approche à la création ont changé?
Francis Larouche
R1 : Les 13 autres merveilleux artistes avec qui j’ai fait partie de la cohorte 2023-2024 ! On a tous un style particulier qui nous appartient, puis les entendre à tous les jours m’a beaucoup inspiré à écrire de nouvelles choses et à essayer de composer de manières que je ne faisais pas avant.
R2 : Enregistrer mon premier single ! J’ai tellement hâte d’être en studio et de sortir cette chanson que j’ai écrite à l’école nationale.
R3 : Tellement ! Quand on débute en musique, on ne comprend pas trop comment ça fonctionne, qui sont les intervenants principaux, et « l’industrie musicale » est comme une entité vraiment floue. On a un cours de gestion de carrière à l’ÉNC qui nous aide à comprendre la réalité du métier et que cette entité qu’est l’industrie, elle n’est pas si floue que ça finalement. Personnellement, les cours m’ont aidé à voir qu’être auteur-compositeur-interprète n’est pas une question de chance : c’est un mélange de talent, de travail et de persévérance.


Laïla Lessard
R1 : L’aventure intense qu’on vit, c’est ce qui m’a le plus influencée: faire l’École nationale de la chanson, c’est 10 mois entouré de gens créatifs qui apprennent ensemble, donc c’est beaucoup de remises en question, de moments vulnérables, mais surtout c’est beaucoup d’amour et j’en ressors tellement grandie.
R2 : J’ai hâte de continuer à créer! Je crois que pour écrire, il faut vivre et maintenant que j’ai acquis plus de compétences sur le métier, j’ai hâte de pouvoir les appliquer et je suis prête à travailler fort! J’ai d’ailleurs la chance cet été de participer à mon premier concours en tant qu’autrice-compositrice-interprète, le Festival de Saint-Ambroise, le 6 août prochain!
R3 : Après avoir écouté l’opinion de plusieurs professionnels jouant des rôles différents dans l’industrie musicale, ça m’a confirmé ce que je percevais déjà: le métier d’auteur.ice-compositeur.ice-interprète, ça n’a jamais été un métier facile, mais est-ce qu’il existe vraiment des métiers faciles? Être artiste est selon moi un privilège, parce que ça me permet de faire de mon rêve une réalité, et de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Mon approche à la création a quant à elle beaucoup évolué, j’ai hâte de pouvoir performer mes nouvelles compositions sur scène!!


Pierrick Labonté
R1 : L’élément qui m’a le plus influencé est l’univers très riche de chacun et chacune de mes camarades de classe
R2 : Faire voyager ma musique.
R3 : J’ai appris à connaître plusieurs acteurs de l’industrie et il y a un fil conducteur dans l’ensemble de leurs croyances et valeurs qui me rejoignent plus que je pensais.
Samuel Boulianne
R1 : Beaucoup de choses sans aucun doute! Toutefois, je dirais que les cours de création et de technique de studio m’ont beaucoup aidé dans ma recherche d’identité artistique.
R2: J’ai hâte de continuer à faire des spectacles. Maintenant que mon projet est plus clair et que j’ai plus de matériel, j’ai envie de faire vivre ces créations le plus souvent possible!
R3 : Oui beaucoup, l’École nationale de la chanson ne nous crée pas d’illusions et dépeint le milieu de façon très réaliste grâce à des rencontres avec des professionnels de l’industrie. Pour ce qui est de l’approche à la création, j’ai accumulé beaucoup d’outils et je vois cette dernière comme un muscle que l’on doit entraîner quotidiennement.
Viola Franceschi
R1 : Les autres élèves; les voir oser, pleurer, créer, crier, les voir se dépasser, réussir et des fois se planter complètement. Ça m’a poussé à tout donner.
R2 : Comme la plupart, je pense, j’ai hâte de lancer mes projets, mes chansons, de construire et stabiliser mon univers et mon entourage. Étant donné que je retourne en France, j’ai aussi et déjà hâte de revoir toutes ces fabuleuses rencontres d’alien.
R3 : Dans un sens d’évolution, je ressens du changement. Ma vision de la musique, de mes chansons et du monde de l’industrie n’est plus abstraite, ce n’est plus un rêve de petite fille, mais un quotidien et un objectif d’adulte.



📷 Pierrick Labonté / Samuel Boulianne / Viola Franceschi

Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre mais elle est francophone dans l’âme et elle aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.
Crédit photos : Courtoisie & Frédéric Lebeuf (Francos)

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