En plus d’interpréter Johnny Rockfort dans l’opéra rock Starmania, William Cloutier travaille activement sur son deuxième album. Le premier extrait, « Ta bouche », est depuis peu disponible sur toutes les plateformes. J’ai pu m’entretenir avec lui à propos de ces deux projets!
Comment présenterais-tu « Ta bouche » ?
C’est une chanson d’été assurément. C’est aussi la première chanson que j’ai faite avec Benji [Benjamin Nadeau], un peu comme « On ira » pour le premier album. Je pense qu’en une session, elle était prête! Même si l’album n’est pas prêt, on est quand même rendus à l’offrir aux gens, cet été, pour prolonger l’été. C’est une chanson parfaite pour les bateaux, les roadtrips, avec une orchestration un peu à la Bruno Mars. J’avais envie que ça grove. Le thème, c’est l’amour passionnel, l’amour qui brûle et qui est un peu toxique et dangereux, qui peut aussi naître dans de premières relations, quand on est ados et qu’on découvre.
Il fait chaud, on pense que cette personne-là, c’est notre âme sœur. C’est vraiment ce sentiment-là très juvénile d’amour passionnel qui peut aussi être toxique et nous pousser à faire des choses un peu insensées comme voler une voiture et s’enfuir comme dans les films (rires)! C’est un peu ça que ça dit; c’est tellement brûlant cet amour-là. Et ça me fait aussi un peu penser au coup de foudre de Johnny Rockfort et Cristal dans Starmania. Après avoir joué ce personnage-là plus de 300 fois, j’avoue que ça m’a inspiré. Le coup de foudre, c’est un terme assez exploré en théâtre, mais j’avais quand même envie de le mélanger à mon art.
Est-ce que tu avais prévu de la sortir avec l’approche des représentations de Starmania au Québec ?
En vrai, non, il n’y avait pas vraiment de volonté que ça sorte en même temps que Starmania, mais c’est sûr que le fait que je suis au Québec et que je peux faire des entrevues et profiter de la promo, ça allait de soi. Moi, je me fie aux gens. Je ne fais pas vraiment les choses dans l’ordre. Je n’attends pas d’avoir toutes mes tounes de prêtes avec un plan de match. J’ai vraiment juste demandé aux gens sur internet si ça leur disait une chanson d’été, puis ils ont embarqué, donc on l’a sortie!
J’aime entretenir cette relation-là avec ma communauté. Je le fais même dans le processus de création de mon album, avec la chanson qui traite de la Tourette où j’ai demandé aux gens de me raconter leur histoire par rapport à la différence. Finalement, même si la chanson n’est pas encore sortie et que c’est juste un démo que j’ai mis sur TikTok, ça a déjà généré plein de réactions. Les gens sont contents de pouvoir participer à mon processus de création, et moi j’aime qu’ils soient impliqués.
Où en es-tu dans le processus de création du deuxième album ? Sais-tu quand tu aimerais le sortir ?
Je ne suis tellement pas prêt à le sortir là (rires)! Par contre je pense que, si je ne me mets pas de date de sortie, je ne serai pas créatif. Je ne sais pas exactement où s’en va cette affaire-là, mais je sais que les gens peuvent encore se joindre à moi. Je vais chez Benji. Moi, pour les paroles, j’ai full envie de co-écrire, donc j’ai écrit aussi à des artistes dont j’aime beaucoup les textes. Récemment, j’ai été un peu chez Laurence Nerbonne pour travailler une toune, mais je ne sais pas ce que ça va faire. Je ne peux pas trop m’avancer, mais j’aimerais ça sortir l’album avant Noël. Je reste réaliste par contre parce que je sais que, dès que je finis Starmania au Québec, je pourrai me mettre à temps plein là-dessus.
Y a-t-il des thèmes que tu aimerais aborder en chansons sur le prochain album ?
Je t’avoue que je parle beaucoup d’amour passionnel et de tension (rires)! Sinon, l’amour de soi, aussi, le fait de s’accepter avec sa différence. Je pense qu’il va y avoir un grand thème général d’amour dans toutes ses branches. Je l’ai moins exploré dans le premier album parce que je voulais parler d’enjeux qui me préoccupent comme l’environnement, la masculinité toxique, les alertes Amber.
Là, je suis beaucoup plus en mode party. Je vise une tournée et j’ai envie qu’il y ait des moments dansants, des moments où on s’éclate à la « Ce soir je danse ». Je me suis rendu compte que c’est la chanson qui avait été le plus écoutée, puis l’album #2 est quand même très dansant. Évidemment, il va y avoir quelques power balades à la William, mais j’ai quand même une commande de vouloir que ça danse et que ça soit la fête. Je vise des festivals l’année prochaine.


Dans environ une semaine, Starmania commencera finalement ses spectacles ici. Comment te sens-tu ?
Je ne peux pas croire qu’on est rendus là… Je commence à être stressé (rires)! Mais c’est un stress positif! La gang prend l’avion mercredi, ça va venir assez vite! J’ai des amis français qui sont déjà arrivés aussi. Je commence à y croire! Tu sais, ça avait été reporté le premier été; on aurait dû jouer l’été passé. Ça a été décalé, puis là, on est finalement arrivés au bout. Ça va finalement se produire! J’ai hâte de voir qui va venir. Je me demande si des anciens de Starmania vont être curieux et venir nous voir. J’ai tellement de respect pour ceux qui sont passés avant! Mes amis, ma famille… oh mon dieu (rires)! C’est tellement spécial, mais c’est un bon feeling. Je pense que ça va tous nous donner un petit vertige, mais un vertige le fun.
Tu as été la doublure de ton personnage de Johnny Rockfort pendant un moment avant de devenir son acteur principal. Dirais-tu que ta façon de le jouer a changé depuis le début ?
C’est sûr qu’à force de le jouer plus souvent, tu trouves des nuances et tu approfondis ton personnage. Moi, quand j’ai commencé Starmania, je savais que je jouerais le rôle au Québec. C’est ce qui m’avait été garanti. Je savais qu’ultimement je prendrais le flambeau à temps plein, mais le chemin pour me rendre là a quand même été rempli de moments où j’ai joué beaucoup, donc quand je cumule toutes mes représentations, je n’ai pas l’impression de commencer.
Quand tu es doublure, tu dois toujours être là quand on a besoin de toi, parfois au moment où tu t’y attends le moins. Et souvent, quand on n’a pas besoin de toi, on te récupère quand même dans le show. J’ai fait tous les spectacles quand même quand je ne jouais pas le rôle. Ça m’a gardé bien réchauffé, alors le passage de doublure à rôle s’est bien passé. Là, moi, je n’ai pas de doublure, donc toutes les représentations, ça va être moi. C’est une bonne nouvelle, mais il ne faut pas que je me blesse ou que j’aie un problème… Je vais faire bien attention (rires)!
Quel est ton plus grand souhait pour les représentations au Québec ?
Que le mot se passe et que les gens reviennent! En France, le succès s’est fait à partir de la première représentation. Après la première date, il y a eu comme un engouement. Les gens en ont parlé, et il n’y a rien de mieux que le bouche-à-oreille. J’espère qu’ils vont vivre une belle expérience à la hauteur de leurs attentes. Moi, je ne doute pas une seconde que le show est bon et qu’il va plaire, mais en même temps, je ne suis pas dans la tête des gens, donc je leur souhaite vraiment de vivre de belles représentations et que les nostalgiques trouvent que le show est à la hauteur de leurs souvenirs.
Il y en a qui ont vu des versions précédentes qui vont venir nous voir, puis j’espère que les nouvelles générations vont trouver que c’est tellement d’actualité et tellement important de jouer ça aujourd’hui. J’espère vraiment que l’expérience des gens qui vont venir voir le show va être le fun. C’est vraiment mon plus grand souhait. Ça fait l’unanimité en France, on approche le million de billets vendus, mais ici, je ne sais pas quel genre d’attentes le public a. J’espère que les gens vont ressortir avec des étoiles dans les yeux.



Mise à jour: 16/02/2025
William Cloutier dévoile « J’veux pas que tu t’en ailles », nouvel extrait de son deuxième album, L’amour, prévu pour le 14 mars prochain!
Il s’agit d’un duo rythmé avec le chanteur Claude Bégin. La pièce est d’ailleurs coécrite par les deux artistes ainsi que par Benjamin Nadeau, habituel complice artistique de William.
« C’est une chanson solaire, une déclaration d’amour candide, un réengagement dans toute sa simplicité. J’ai envie de dire que la Saint-Valentin, c’est une occasion de se rechoisir, année après année, de se reconquérir », nous dit William par communiqué.
Pour suivre William sur les réseaux sociaux

Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

1 thought on “Un été bien rempli pour William Cloutier”