We Will Rock You, la comédie musicale de Queen, sera présentée au Québec dès le 1er mai 2025. Quelques semaines avant le début des représentations au Théâtre St-Denis de l’Espace St-Denis, Gestev a accueilli les représentants des médias pour une répétition médiatique. Un premier aperçu qui donne le goût!





Entrevues avec des membres de la distribution
Pierre-Olivier Grondin
Comment se passent les répétitions pour toi ?
Ça se passe super bien! Là, on a tout placé le spectacle dans l’espace. Ça permet de maintenant avoir une bonne idée du chemin qu’il reste à parcourir. Ça prend forme; c’est très excitant! En même temps, on constate aussi tout le travail qu’il reste à faire. C’est très enthousiasmant et très encourageant!
Comment présenterais-tu ton personnage ?
Galileo, c’est un personnage qui est empreint d’une grande naïveté, mais d’une belle naïveté qui lui donne juste assez d’espoir pour lui faire croire que les rêves peuvent se réaliser. On l’appelle « le rêveur ». C’est celui qui donne l’espoir aux gens et c’est le personnage qui tient la quête.
Est-ce qu’il y a une chanson du répertoire de Queen que tu as particulièrement hâte de présenter sur scène ?
Depuis qu’on a commencé les répétitions, « I Want To Break Free », c’est vraiment une toune que j’ai réappris à aimer. Dans le cadre du spectacle, je trouve que c’est un beau cri du cœur. C’est la première chanson que je chante sur scène, puis ça donne le ton!


En quoi dirais-tu que ce projet est différent des autres projets auxquels tu as participé ?
Pour moi, personnellement, c’est la première fois que j’assure un rôle principal. J’ai déjà fait des rôles principaux plus à Québec d’où je viens ou sinon dans des remplacements, mais pour moi, professionnellement, c’est une première d’assurer un premier rôle dans une grosse production comme ça. C’est sûr aussi que Queen, c’est vraiment un groupe que j’adore. C’est des chansons que j’ai aussi chantées beaucoup dans des événements. Ça m’accompagne, donc c’était comme naturel que je finisse par faire ça.
Comment convaincrais-tu les gens qui hésitent encore à venir voir le spectacle ?
Je leur dirais que, s’ils aiment Queen, ils vont être servis parce que c’est un show rock. S’ils aiment le théâtre musical, ils vont être servis parce que c’est très varié. Il y en a pour tous les goûts! C’est super drôle; on n’est pas du tout dans une lourdeur. En même temps, il y a aussi un propos assez profond. Je pense que tout le monde va être servi! Avec les chorégraphies, tout le monde sur scène, ça déplace de l’air, ça en met plein la vue! Je pense que les gens vont en avoir pour leur argent! C’est sûr!
Annie Villeneuve
Comment se passent les répétitions pour toi ?
Vraiment bien! Ce qui est le fun en fait, dans la pièce, c’est que moi, je suis Killer Queen. Je suis le personnage qui vient un peu casser le party. J’impose une rigueur et je suis mi-intelligence artificielle, mi-humaine, donc je m’en viens les charmer et les séduire pour mieux les contrôler. Généralement, quand je suis sur scène, ils ne sont pas beaucoup là, et inversement! Comme on s’alterne dans la pièce musicale, j’ai tellement de temps pour les regarder travailler.
Je dois être honnête avec toi : ils sont tellement talentueux! Je suis toujours impressionnée, pratique après pratique! Ça, c’est quelque chose d’extrêmement motivant parce que ça te pousse à une rigueur, à bien savoir tes textes et tes déplacements… Bref, ils travaillent fort, ils dansent. Je suis super excitée d’être dans ce projet-là! Les fans de la musique de Queen vont vivre la musique de Queen parce que la pièce est vraiment écrite autour de la musique de Queen, donc l’histoire qui est tissée autour nous fait vivre les chansons qu’on s’apprête à entendre. Ils vont vivre leurs chansons préférées avant de les entendre.
Comment présenterais-tu ton personnage ?
Killer Queen est moitié intelligence artificielle, moitié humaine, donc elle a vraiment un petit côté robot. Elle a une emprise sur les gens de cette façon-là. Ce qu’elle veut, c’est formater les gens pour qu’ils entrent dans une petite case et que rien ne dépasse pour que tout fonctionne à sa façon. Il n’y a pas de plaisir, on ne déborde pas. Il n’y a pas de musique non plus. Le rock, c’est chaotique pour elle. Il va y avoir deux joueurs au cours de la pièce qui, eux, sont un peu plus cowboys, qui vont réussir à lui donner du fil à retordre!
Elle, quand elle a du plaisir, elle le contrôle, son plaisir. Elle, quand elle a de la peine, ce n’est pas de la vraie peine. Quand elle sourit, ce n’est pas un vrai sourire. C’est tellement le fun comme personnage! Tu sais, la dernière fois que j’ai fait de la comédie musicale, c’était Grease et j’étais Sandy. C’était plus proche de moi, alors que là, on est complètement à l’opposé! Là, je dois être alerte. C’est un rôle qui est beaucoup plus compliqué parce que d’une phrase à l’autre, je deviens une intelligence artificielle. Je passe par toutes sortes d’émotions si on veut, de facettes. C’est vrai un beau défi!
Est-ce qu’il y a une chanson du répertoire de Queen que tu as particulièrement hâte de présenter sur scène ?
La première que j’interprète, c’est « Killer Queen ». La façon d’entrer en scène, la façon de vivre la chanson, ça, j’ai hâte! C’est un gros wow!



En quoi dirais-tu que ce projet est différent des autres projets auxquels tu as participé ?
Ce n’est pas moi qui ai le premier rôle (rires)! Ils sont deux à se partager le premier rôle, ils sont très bons! Il y a comme moins de pression peut-être qui vient avec ça. Je suis au minimum un brin spectatrice dans ça, donc je suis admirative. Je me sens bien, j’ai de nouveaux amis, j’apprends en les regardant travailler. Eux, ils ont tous fait l’école de théâtre musical, donc ils ont toutes sortes de trucs! Je me sens jeune, ce que je ne suis pas (rires)! Je dis ça dans le sens où on n’a pas la même vie. J’ai un bébé de huit mois, j’ai une grande fille de 11 ans, donc on n’est pas au même endroit, mais on se complète bien, et c’est ça que j’aime.
J’aime le trip de gang qu’on s’en va vivre! Un trip de gang comme ça, on retrouve ça presque juste dans les comédies musicales. C’est comme une petite famille qui se crée. Ça, c’est le fun! C’est comme une nouvelle famille qui naît pour la prochaine année. On est tissés serré! Et quand la magie opère sans la forcer, c’est encore plus le fun, et c’est le cas! Sinon, je suis aussi complètement transformée physiquement. Vous n’allez pas beaucoup me reconnaître sincèrement. C’est plus proche de ce que vous avez vu sur la photo officielle. Ce n’est vraiment plus moi (rires)! Dès que j’ai le costume, il y a déjà une attitude qui vient avec. Le personnage prend possession de moi, c’est vraiment le fun!
Comment convaincrais-tu les gens qui hésitent encore à venir voir le spectacle ?
Vous allez manquer quelque chose si vous ne venez pas, c’est sûr et certain (rires)! Premièrement, à cause du répertoire. Le show est monté autour des chansons de Queen, donc, si vous aimez Queen, venez, tout simplement! Le talent va vous impressionner! Après ça, il y a l’histoire, il y a du fun, il y a de l’humour aussi dans la pièce. Tu sais, même si le sujet est assez intense et très actuel avec l’emprise de l’intelligence artificielle dans nos vies, ça reste léger! Il y a de belles doses d’humour. Il y en a vraiment pour tout le monde!
Martin Rouette
Comment se passent les répétitions pour toi ?
Très bien! Déjà là, la gang est sensationnelle. C’est tous des bons artistes, mais, côté cœur, côté humain, c’est vraiment trippant. On a vraiment le goût de venir répéter. Puisqu’on a laissé les textes de côté, on entre vraiment dans le jeu maintenant. On fait les scènes et on travaille vraiment en profondeur. Donc ça, c’est le fun! Aujourd’hui, on n’a pas vu grand-chose au final, mais si on ajoute les décors, les projections, les costumes, ça va vraiment emmener ça à un autre niveau.
Comment présenterais-tu ton personnage ?
Moi, c’est Brit. C’est un des plus convaincus des Bohémiens; il est convaincu que la prophétie existe. C’est celui qui rallie un peu tout le monde et qui tombe par hasard sur Scaramouche et Galileo. Il est convaincu qu’il a trouvé l’élu et veut le ramener avec les Bohémiens. C’est un personnage un peu éclaté. C’est tout un énergumène, c’est un bon vivant (rires)! Il est spontané, il est drôle. En même temps, il est très, très énergique. Dans sa conviction, disons que la volonté de ses idées est assez forte. Il s’oppose vraiment au régime totalitaire. L’univers est très similaire à 1984 de George Orwell. Il y a plusieurs degrés, plusieurs sous-couches à l’histoire. Chaque personnage a sa trace, puis c’est vraiment intéressant pour ça.
Est-ce qu’il y a une chanson du répertoire de Queen que tu as particulièrement hâte de présenter sur scène ?
Écoute, il y en a beaucoup (rires)! Moi, j’interprète « I Want It All » avec ma collègue Laurence Champagne, qui fait ma copine dans le show. C’est une toune que j’aime beaucoup! Sinon, ce n’est pas moi qui la fais, mais, une de mes tounes préférées, c’est « The Show Must Go On ». C’est très poignant! Il y a beaucoup de tounes qui sont des classiques, mais en même temps, ceux qui connaissent Queen et qui aiment Queen vont être bien servis parce que, justement, on va dans un large répertoire, au-dessus de 25 chansons! Oui, il y a les tounes que tout le monde connaît, qu’on a entendues à la radio et tout, mais ça va plus loin. C’est un très bon répertoire à travers toutes les harmonies qu’on fait en plus! Il y a vraiment un gros travail derrière ça; les gens vont en avoir pour leur argent!


En quoi dirais-tu que ce projet est différent des autres projets auxquels tu as participé ?
L’univers, déjà, est très différent. Il y a un côté, je pense, qui est justement très éclaté et qui est trippant. Je pense que le clash entre le côté intelligence artificielle hyper léché, aseptisé, et le côté marginal des Bohémiens dans un décor de cour à scrap, pratiquement, est vraiment le fun. Il y a quelque chose d’un peu fou là-dedans, donc ça nous donne beaucoup de liberté. C’est un show rock qui a aussi un côté théâtral.
Les gens vont pouvoir se laisser aller. Les tounes vont être assez fidèles à ce que les gens connaissent; elles ne seront pas dénaturées. Ce qui est bien dans tout ça, c’est que oui, tu as les tounes vraiment en pleine face, mais Steve [Bolton, metteur en scène] a aussi fait un travail pour aller remanier des chansons dans l’histoire qui n’étaient pas nécessairement attribuées au même personnage que les nôtres. Il a été encore plus loin, je crois, dans le travail de recherche.
Comment convaincrais-tu les gens qui hésitent encore à venir voir le spectacle ?
Tu sais, Queen n’a pas besoin de présentation, déjà. C’est cool parce que, si tu aimes les comédies musicales, tu vas tripper parce que c’est une super histoire. C’est assez dans l’air du temps aussi avec l’intelligence artificielle. Il y a un côté qui est très humain dans le côté bohémien. Tu as une histoire, c’est drôle, les gens vont embarquer. Ceux qui n’aiment pas la comédie musicale vont venir voir un show rock, puis ça va être une tonne de briques! Il y a vraiment de grandes voix! C’est un show qui n’est pas cheesy, qui n’est pas quétaine. Il y a certainement des trippeux de Queen qui n’iraient jamais voir une comédie musicale. On peut s’imaginer ça, mais c’est sûr qu’ils vont se laisser prendre au jeu. Je pense que ça colle bien à la musique de Queen!
Frédérique Cyr-Deschênes
Comment se passent les répétitions pour toi ?
En ce moment, on commence à faire le travail plus concret. On a répété pendant un mois les chansons et les chorégraphies, après on a commencé à toucher à la mise en scène, mais depuis cette semaine, on n’a plus de texte. Chaque jour, il y a de nouveaux décors qui arrivent et de nouveaux accessoires, donc chaque nouvelle journée est une surprise! On est dans le gros du travail maintenant. On est vraiment une belle gang. Je sais que tout le monde dit probablement ça tout le temps, mais c’est vraiment cool, c’est une gang qui trippe, mais qui est aussi super rigoureuse. Il n’y a pas toujours cet équilibre-là. C’est du monde super relax, mais super rigoureux! On est vraiment contents d’être là!
Comment présenterais-tu ton personnage ?
Scaramouche, c’est une jeune qui est à l’Académie de Globalsoft que la méchante Annie Villeneuve contrôle (rires)! C’est comme si l’intelligence artificielle avait pris le contrôle de la planète. Toute la planète, on est régis par ce parti politique ou cette corporation-là, sauf les Bohémiens qui se cachent. Scaramouche est à l’école et elle fitte pas trop dans ce modèle -là. Tout le monde est pareil et tout ce qu’on a est contrôlé.
C’est des fake news et on n’a accès à rien. Galileo et Scaramouche réussissent un peu à s’enfuir de cette académie-là. Ils deviennent amis parce qu’ils sont un peu pognés ensemble, puis ils partent à la recherche des Bohémiens. C’est une fille qui se sent différente, mais elle a toujours voulu avoir un groupe, avoir des amis, puis elle n’a jamais trouvé ça. Dans l’histoire, c’est un peu sa quête de trouver son monde à elle pour pouvoir être elle-même.
Est-ce qu’il y a une chanson du répertoire de Queen que tu as particulièrement hâte de présenter sur scène ?
On dirait que je ne peux pas choisir (rires)! Tous les numéros sont vraiment cool. Scaramouche, sa chanson qui est un peu son identité, c’est « Somebody To Love » parce qu’elle cherche justement un groupe; elle cherche quelqu’un qu’elle peut aimer tout en étant elle-même. Il y a une autre chanson que j’aime vraiment faire qui est super courte, mais j’aime tellement la drive! C’est « Headlong ». « One Vision », aussi. C’est des chansons que je connaissais moins de Queen, mais elles sont catchy, elles sont le fun à faire! Il y a des surprises dans le spectacle. Des fois, il y a de gros numbers sur des chansons qu’on connaît un peu moins. « Crazy Little Thing Called Love », je ne savais même pas que c’était Queen!


En quoi dirais-tu que ce projet est différent des autres projets auxquels tu as participé ?
Ce qui est différent, c’est la forme du spectacle. Moi, souvent, j’ai fait des comédies musicales, comme Les producteurs où l’histoire primait, ou des projets où le chant primait. Là, c’est vraiment une formule où il y a une histoire, une pièce, mais où il y a aussi les chansons de Queen. Les chansons sont au service de l’histoire, et l’histoire est au service des chansons. Vu que c’est des chansons que les gens connaissent, ce qui est différent et que je trouve intéressant, c’est de briser le quatrième mur avec le public.
On est dans l’histoire, on est dans nos personnages, mais on a un côté le fun qui est du bonbon autant pour nous que pour le public. On sait que les gens vont embarquer avec nous. Ce n’est pas comme au théâtre où le public fait juste regarder. Là, on veut que les gens tapent des mains; on veut que les gens embarquent avec nous. Aussi, pour les gens qui ont déjà vu We Will Rock You, il y a de nouveaux personnages, des chansons qui changent de personnage aussi, pour que les mots des chansons aient un lien avec ce que les personnages vivent.
Comment convaincrais-tu les gens qui hésitent encore à venir voir le spectacle ?
C’est un show qui peut plaire à beaucoup de gens. Les interprètes sont solides et la gang est trippante. Il y a de super chanteurs, mais aussi de super comédiens. Pour ceux qui accrochent plus à l’histoire, c’est comique. Tous les interprètes sont en pleine possession de leurs moyens. Comme disait Martin tantôt, l’univers 1984, avec tout ce qui se passe actuellement, c’est quand même épeurant, mais ça donne quand même espoir. C’est ludique; c’est raconté de façon le fun, ce n’est pas défaitiste. Pour ceux qui aiment les jeux vidéo, il y a des trucs techniques quand même trippants! Ça peut vraiment rejoindre les gens qui veulent voir des trucs époustouflants, ceux qui aiment les chansons de Queen, ceux qui aiment une histoire, ceux qui veulent rire… Il y a comme un peu de tout.
Autres membres de la distribution
Patrick Olafson


Benoît Finley


Laurence Champagne



Chloé McNeil


Alexandre Iannuzzi


Elisabeth Gauthier Pelletier


Kathline Gréco


Elizabeth Lauzon


Mathieu-Philippe Perras


Stéphanie Paquet


Alex Simpson


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Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
