Le mercredi 26 mars, le Club Soda recevait David Beaucage pour la première médiatique de Super Normal, son premier one-man-show. Diplômé de l’école nationale de l’humour il y a plus de 10 ans, l’humoriste trentenaire n’a pas chômé depuis. Il a pris son temps pour perfectionner son art et vous savez quoi? C’est payant!
Sur le rythme
Co-écrit avec Alexandre Forest et mis en scène par Pierre-Yves Roy-Desmarais, Super Normal se veut une incursion dans la tête de son maître. Et le hamster de David va très, très vite. Les enchaînements de ces blagues sont rapides, mais ne font qu’ajouter à l’effet comique. La soirée est ponctuée d’une chanson de début, de milieu et de fin qui annonce où nous en sommes rendus. Et dès les premières notes en début de spectacle, on comprend qu’on ne sera pas dans un stand-up conventionnel.
L’humour particulier de David Beaucage repose sur des personnages, des chansons et parfois, les deux en même temps! Ses mimiques faciales ne laissent pas leur place non plus. On rit sans arrêt parce que bien souvent absurdes, ses numéros sont profondément ancrés dans des réalités que tout le monde comprend.
Que des moments forts
Même si la salle a rigolé de A à Z, certains moments sont plus marquants comme sa chanson sur le «groupchat» familial (je l’ai dans la tête depuis) et son imitation hilarante de Daniel Lemire.
Avec Super Normal, David Beaucage prouve qu’il a tout pour s’imposer dans le paysage humoristique québécois. Il gagne à être connu et j’irais même jusqu’à ajouter qu’il doit être mon humoriste préféré des dernières années.
En plus de le voir cet été en tournée, Beaucage sera de la nouvelle série La poursuite du rêve glacée disponible sur Crave dès le 29 avril.
Donner le ton
C’est son bon ami et collègue Charles Pellerin qui assurait la première partie. On assiste à une incursion dans sa vie depuis qu’il vit avec l’alopécie et nous raconte les hauts et les bas de sa grand-mère en résidence. Des anecdotes oscillant entre tendresse et autodérision, qui ont donné le ton à la soirée.

Florence Lemieux | Journaliste
Mordue de culture, Florence cultive un intérêt pour la musique depuis un tout jeune âge. Ses goûts éclectiques lui permettent une ouverture d’esprit et sa liste de lecture va dans tous les sens. Elle est également une grande fervente de littérature québécoise et de biscuit aux pépites de chocolat.

