En pleine lancée promotionnelle pour son nouvel album God Of Angels Trust, paru le 6 juin, Volbeat a enflammé la Place Bell le 16 juin dernier à Laval. Le groupe danois a rappelé pourquoi il trône toujours au sommet du hard rock contemporain — et demeure, plus que jamais, le maître incontesté du rockabilly moderne. La soirée s’inscrivait dans la tournée en plateau double avec le groupe canadien Three Days Grace, qui avait plus tôt bien préparé le terrain avec une prestation musclée et fédératrice.
Note éditoriale — Comme Three Days Grace s’était produit en mars dernier en première partie de Disturbed au Centre Bell, nous avons choisi de centrer notre attention sur la prestation de Volbeat. Voir notre article ici.
Lorsque les lumières se sont éteintes pour annoncer l’arrivée de Volbeat, un jeu lumineux ahurissant a envahi la salle, accompagné de sons de chèvres — un clin d’œil évident à l’acronyme GOAT, en lien avec le titre du nouvel album.
À son entrée sur scène, le chanteur Michael Poulsen a lancé — comme le veut la tradition — la première ligne de A Warrior’s Call : « Let’s get ready to rumble! », au grand plaisir des spectateurs. L’ambiance est aussitôt montée d’un cran avec Lola Montez, accueillie par une ovation frénétique.
Durant cette tournée, le groupe profite aussi pour intégrer du nouveau matériel en concert. Ce soir-là, les musiciens ont interprété At the End of the Sirens, une pièce encore méconnue, que le public ne semblait pas tout à fait avoir adoptée… du moins, pas encore.
Un clin d’œil à The Man in Black
Avec la chanson Sad Man’s Tongue, Poulsen et son groupe ont rendu hommage à l’une de leurs inspirations, Johnny Cash, en reprenant quelques couplets de Ring of Fire. Le public a levé les mains et repris les refrains en chœur, dans une ambiance qui rappelait celle d’un saloon électrique.
Le moment le plus introspectif de la soirée a été l’interprétation de Fallen, dédiée à toutes celles et ceux qui ont perdu un proche — une attention sincère et émotive, livrée avec simplicité.
GOAT / God Of Angels Trust
Le groupe danois a interprété plusieurs morceaux de leur neuvième album, dont le premier extrait radio, By a Monster’s Hand. Cependant, c’est la chanson In the Barn of the Goat Giving Birth to Satan’s Spawn in a Dying World of Doom qui a particulièrement retenu notre attention, car elle constitue la pièce centrale de GOAT.
Une finale pas piquée des vers
Le groupe ne s’est pas contenté de jouer leurs plus grands succès : sur Black Rose, Poulsen a offert un chandail de tournée à un fan en première rangée.
Mais c’est la finale qui a véritablement volé la vedette. Sur Still Counting, plusieurs enfants sont montés sur scène, sautillant et tournoyant au rythme des guitares. « Voilà l’avenir du rock’n’roll », a lancé Poulsen en souriant.
En somme, Volbeat a prouvé une fois de plus qu’ils sont plus GOAT que jamais, mêlant avec brio hommage, nouveauté et énergie contagieuse. Leur passage à la Place Bell a offert un spectacle à la fois puissant et émouvant, confirmant leur place de leader dans le rock contemporain. Entre moments de fête et instants de recueillement, Michael Poulsen et sa bande ont su captiver un public fidèle, prêt à vibrer encore longtemps au son de leurs riffs inoubliables.
























Three Days Grace : le retour de l’enfant prodige
Le 22 août prochain, Three Days Grace lancera son huitième album — mais surtout le premier avec Adam Gontier depuis Transit of Venus, paru en octobre 2012. Le retour de l’enfant prodige fait du bien, et les fans ne s’en cachent pas. Matt Walst, pour sa part, apporte une dimension bien différente de celle de son complice musical. Adam Gontier a d’ailleurs tenu à remercier Matt Walst d’avoir repris le flambeau du groupe pendant son absence, saluant l’engagement et la passion qu’il a mis à faire vivre Three Days Grace.
Sur scène, les deux voix se relaient et s’entrelacent avec une énergie brute, insufflant un vent de fraîcheur aux classiques du groupe comme I Hate Everything About You, Pain ou Animal I Have Become. Cette complicité entre les deux chanteurs a électrisé la foule, démontrant à quel point leur collaboration apporte une nouvelle dynamique au groupe. Mais ils n’étaient pas seuls, puisque le public a chanté du début à la fin… ou presque ! Sans oublier les nombreux « Three Days Grace » scandés à chaque moment de silence.
Les Ontariens ont une fois de plus prouvé qu’ils savent comment faire lever une foule — ce qu’ils ont réussi dès les premières notes d’Animal I Have Become, menant même à un « mosh pit » durant leur dernière chanson, Riot.
Des moments uniques
Adam Gontier a livré une version acoustique émouvante de Rooster, le classique d’Alice in Chains, seul sur scène. Après cette performance intime, Matt Walst est revenu sous les acclamations du public en lançant : « Make some noise for Adam fucking Gontier! », faisant vibrer une foule profondément touchée.
Emporté par l’énergie du moment, Matt Walst est descendu de la scène à deux reprises pour participer à la fête, visitant les gradins et le parterre, galvanisant un peu plus l’atmosphère déjà électrique.
Ce retour tant attendu d’Adam Gontier au sein de Three Days Grace ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire du groupe. La complémentarité des deux chanteurs, l’énergie contagieuse sur scène et la passion partagée avec un public fidèle confirment que le groupe demeure une force incontournable du rock contemporain. Avec ce huitième album à paraître et cette dynamique renouvelée, Three Days Grace s’apprête à écrire une nouvelle page de sa légende, alliant authenticité et intensité.




















Setlist – Volbeat
- A Warrior’s Call / Pool of Booze, Booze, Booza
- Lola Montez
- At the End of the Sirens
- The Devil’s Bleeding Crown
- Sad Man’s Tongue
- Demonic Depression
- Fallen
- Shotgun Blues
- In the Barn of the Goat Giving Birth to Satan’s Spawn in a Dying World of Doom
- By a Monster’s Hand
- Black Rose
- Seal the Deal
- For Evigt
- Still Counting
Setlist – Three Days Grace
- Animal I Have Become
- So Called Life
- Break
- Home
- The Mountain
- Pain
- Time of Dying
- Apologies
- I Hate Everything About You
- I Am Machine
- Mayday
- Rooster (de Alice In Chains)
- Just Like You
- The Good Life
- Painkiller
- Never Too Late
- Riot

Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Isabelle Gerard | Photographe
Pixzabelle; c’est Isabelle, bébé des années 70, née en Belgique. Très tôt, la musique a pris une grande place dans sa vie. Elle a toujours adoré aller voir des concerts, son premier concert était les NKOTB… depuis ses goûts ont bien changé, vous la retrouverez le plus souvent aux concerts de metal/rock. Isabelle a rejoint l’équipe de BP Arts Média en octobre 2022.

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