Ce samedi (le 27 juillet), l’auteure-compositrice-interprète Thalia Rosaura joue à la Casa del Popolo, à Montréal, dans le cadre d’une soirée de découverte musicale avec Allysann Mei Foehring et Maya Lucina. Elle présentera ses nouvelles compositions qui marquent un nouveau chapitre dans sa carrière.
Thalia a sorti deux chansons en 2022, Cúrame et Sueño, et la musique à venir est décrite comme du RnB Pop malléable, en français et espagnol. C’est donc un beau mélange de son héritage québécois-colombien ainsi que de ses intérêts.
Les billets pour le spectacle à Casa del Popolo sont disponibles ici. En attendant, on a rencontré Thalia Rosaura pour mieux découvrir sa relation avec la musique, sa personnalité et ses espoirs pour l’avenir.


Pourrais-tu nous parler de ton spectacle le 27 juillet et de l’importance de cet événement pour toi.
Au fond, c’est comme un retour sur scène. La dernière fois que j’ai fait une performance, c’était aux auditions à l’aveugle de La Voix en janvier 2024. Donc, je suis vraiment contente de revenir et de performer de nouvelles chansons dans une esthétique qui m’est très propre. Pour moi, c’est une performance très importante parce que je peux partager ce que j’ai dans ma tête et je vais le faire dans un contexte personnel devant mes amis et ma famille.
Pourrais-tu raconter ton expérience à La Voix ? Quelle a été son influence même si c’était seulement les auditions à l’aveugle que tu as faites?
Ça a été un peu un coup de tête que je m’inscrive à La Voix. Je ne connaissais pas nécessairement les auditions même si j’en avais pas mal entendu parler parce que c’est très populaire comme concours. On doit comprendre que les auditions à l’aveugle sont après plusieurs auditions et entrevues. C’est vraiment un processus très long. Je suis vraiment contente du résultat. Ça m’a permis de m’affirmer.
On a l’impression que tu es au début de ton processus de composition. À quoi ressemble ton quotidien par rapport à la musique?
Je suis des cours de chant depuis que j’ai 10 ans et j’ai étudié pendant cinq ans en chant classique. Je voulais explorer davantage la musique que je faisais on the side, où je me sentais libre et où je pourrais exprimer ma personnalité. J’étais toujours plongée dans la musique classique à cause de mes études, mais j’ai toujours écouté de la musique de styles différents et assisté à plusieurs de spectacles et festivals. Pour moi, la plus belle chose est de voir les gens partager leur amour pour la musique. Sinon, en ce moment, je compose et je chante beaucoup. Ça a toujours été une grande passion depuis que je suis enfant.
Quand as-tu décidé que tu voulais faire de la musique ? Est-ce que ta vision a changé depuis cette période-là?
J’ai toujours voulu être chanteuse depuis que je suis jeune, mais c’est drôle parce qu’il n’y a personne dans ma famille qui est musicien. C’est comme si ça venait de nulle part. J’ai commencé à composer quand j’avais environ 18 ans, quand j’étais au CÉGEP. À partir de ce moment-là, je sentais que j’étais capable d’improviser et je me sentais à l’aise de performer. En étudiant en musique, j’ai appris plus sérieusement le piano et je l’utilise pour composer.
Tu es québécoise colombienne et le français et l’espagnol sont intégrés dans ta musique. Pourrais-tu nous parler de l’influence de ces deux cultures pendant ta jeunesse?
Ma mère est colombienne et mon père est québécois. Chez ma mère, il y avait ma grand-mère colombienne qui était là donc c’était 100 % colombien. Chez mon père, c’était 100 % québécois. La nourriture était différente et la musique qu’on écoutait était différente. Il y avait vraiment la beauté des deux cultures. Je dirais que la culture colombienne est très forte et que les gens sont très passionnés. C’est l’essence de l’amour et de la reconnaissance. Pour moi, la culture québécoise, c’est le fait de travailler fort, les belles traditions et les sports hivernaux. J’adore aussi la littérature et la poésie québécoise. Il y a quelque chose d’authentique et de cru dans la langue française québécoise.
Dans ma musique, je parle souvent des histoires d’amour et j’adore la beauté de ce thème. Je dirais que dans le sujet de l’amour, il y a la reconnaissance et la brutalité. Au début, j’ai composé en espagnol. Aujourd’hui, c’est plus en français avec quelques mots en espagnol pour appuyer les émotions que je veux transmettre. Ça a été une transformation importante et intéressante aussi parce que, quand j’écris, c’est très vrai et proche de moi.
En ce qui concerne l’écriture, est-ce qu’il y a une différence entre les deux langues?
J’ai quand même récemment découvert la culture musicale québécoise et maintenant j’écoute beaucoup d’artistes émergents. C’est une langue avec laquelle je me sens super à l’aise donc c’est principalement en français que j’écris. Il y a toujours un côté espagnol parce que c’est ma signature. Ma musique, c’est les chansons RnB pop en français et espagnol.
Les paroles des deux chansons que tu as sorties, Cúrame et Sueño, viennent de textes que tu avais écrits dans le passé. Est-ce que c’est toujours le cas que tu prennes des textes du passé ou as-tu l’habitude d’écrire pendant que tu composes?
Les chansons que je vais performer et que je vais sortir bientôt ont été écrites à une époque différente. C’est assez récent et frais, dans la dernière année. Dans les paroles, il y a quelque chose de beaucoup plus vrai. Je parle plus de mes émotions.
Est-ce que les paroles viennent en premier?
Mon processus créatif a changé. J’ai toujours beaucoup écrit depuis que je suis jeune, mais je n’avais pas forcément le besoin d’avoir les textes soutenus par la musique. Maintenant, c’est comme l’inverse. J’ai un style particulier dans ma tête, rythme, couleur et harmonie puis par-dessus je trouve les mots d’une manière naturelle. Je tourne autour de certains mots qui me viennent à la tête puis je les développe.


Sueño était inspiré par un rêve. Est-ce que tu rêves beaucoup? Tes rêves sont-ils en espagnol ou français?
Je rêve beaucoup. Mes rêves sont souvent comme des souvenirs. C’est presque troublant à quel point les images, les gens et les lieux reviennent souvent. Quand j’ai composé Sueño, j’avais besoin de le faire en espagnol. C’est peut-être parce qu’à ce moment-là je n’étais pas prête à assumer la sensibilité de ce souvenir-là. Ce dont j’ai rêvé était un événement réel. En général, je rêve plus en français.
Quels sont tes projets et tes espoirs pour l’avenir?
J’ai quelques spectacles à venir en automne et un live recording. J’aspire de collaborer d’avantage avec d’autres artistes québécoises ou latinas, ça me ferait un énorme plaisir. J’ai hâte de partager mes nouvelles petites perles avec le public ! Pour le futur, on peut s’attendre à une présence beaucoup plus marquée de ma musique, qui sera composée avec beaucoup d’amour et de motivation. J’ai hâte de performer devant le public!



Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre mais elle est francophone dans l’âme et elle aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
