Lors du visionnement de presse médiatique des deux premiers épisodes (l’épisode spécial de 90 minutes du dimanche 2 avril (à 20h) et l’épisode de 30 minutes du lundi 3 avril (à 19h); tous les deux sur Noovo), l’animateur de l’adaptation québécoise de Survivor Québec (Patrice Bélanger) nous a parlé de ses plus grandes fiertés en lien avec le projet durant tout près de sept minutes.
Diffusion : Survivor Québec sera diffusé sur Noovo les dimanches à 20 h et du lundi au jeudi à 19 h dès le 2 avril.
« Ce qui me rend le plus fier, c’est tout (les épreuves, l’équipe, mais surtout les candidats) sauf moi. »

Des épreuves et un décor à couper le souffle
Premièrement, l’envergure des épreuves épate complètement Patrice. Les 34 épreuves de la saison sont tout aussi spectaculaires les unes après les autres. Et pour ça, l’animateur tient à remercier celui qu’il surnomme le challenge master Antoine Laurier (le directeur artistique de toutes les épreuves) ainsi que toute son équipe (Laurence, Emmanuel et Félix). Il tient aussi à souligner le savoir-faire des locaux qui ont, entre autres, fait des Survivor États-Unis, Russie, Suède et des Koh-Lanta. « Les Philippins savent comment faire des épreuves marines ou terrestres. Ils connaissent les îles disponibles qui nous offrent de beaux paysages, mais qui sont compatibles avec l’épreuve qu’on a à faire. Comme je suis un fan de l’émission, c’était important que je reconnaisse mon Survivor et que ce soit à la hauteur de ce qu’on connaît. On a rien à envier à ce qu’ils ont fait de l’autre côté. Les 34 épreuves sont complètement hallucinantes et spectaculaires. »
« On a acheté un format qui, à mon sens, est la meilleure téléréalité au monde. On a livré la marchandise et on a dépassé les standards qu’on aurait pu se mettre dans tous ses points de vue à 360 degrés. Je suis vraiment très fier de tout ça »


Des participants presque surhumains
Après l’écoute des 120 premières minutes de la saison correspondant aux trois premiers jours sur l’île, ce n’est qu’un simple échantillon du dépassement dont les candidats vont faire preuve pour toffer dans l’aventure, souligne Patrice. On se doute bien que l’ultime gagnant, couronné après 44 jours, est susceptible de passer près de l’élimination au cours de l’aventure, mais qu’il réussira, au final, à en sortir vainqueur. « Il y a de grands cris de joie et de célébration. Il y a des larmes de tristesse et de rage. Il y a eu des moments où on (l’équipe de production en incluant Patrice) a eu peur parce qu’il y a des participants qui sont allés au-delà de l’au-delà de leur limite. Ils se sont tellement donnés pour être le dernier survivant et sortir de là avec le 100 000$. Les candidats m’ont jeté à terre. Pendant la durée de vie qu’ils ont dans le jeu, ils se donnent comme s’ils allaient être le dernier. »
Tribu Kalooban & Tribu Tiyaga


Une équipe soudée et un casting québécois
83 québécois, et quelques personnes de l’Ouest canadien, étaient expropriés pour une durée de deux mois aux Philippines. « On a mangé, jasé, bu et digéré du Survivor pendant 60 jours (dont les 44 de jeux avec quelques jours avant et après). »
Après avoir regardé des Américains de l’Idaho, de Washington, de Californie, etc., Patrice trouve ça capoté de voir des Québécois et des gens qui parlent sa langue compétitionner pour le titre de Survivor. « Je capotais déjà sur la version américaine, même si je n’avais aucune attache autre que le jeu. Et là, il y a des candidats qui habitent à dix minutes de chez nous. Tout en gardant ma neutralité d’animateur, les candidats de l’Outaouais / Gatineau venaient me chercher dans ma fibre émotive puisqu’ils venaient de mon patelin. »
Parmi les 20 participants, il y a 19 Québécois et une Acadienne. Le casting est à l’image du Québec et du monde actuel, mentionne-t-il. « Il y a une diversité corporelle ainsi que visible, et ils ont des âges différents. Il y a même un Russe d’origine (Dennis), qui a l’air québécois parce qu’il est caucasien et qu’il a la peau blanche, qui t’amène en Russie dès qu’il met à parler. »
« Après ça, il y a moi dans le forfait. Vous jugerez si je devrais être fier ou pas (rires). Plus sérieusement, ça m’ intimide de voir, à quel point, la campagne [de promotion] est grosse et forte. Toutefois, je suis content qu’elle soit grosse et forte parce que je veux que le show marche et que les gens adhèrent à ça pour y participer, et qu’on soit inondé pour la saison 2 en espérant que ça se passe [Patrice cogne sur la table de bois]. On a reçu tout près de 3 000 candidatures, et on aimerait avoir au moins le double. Ça ne prend rien d’autre que d’avoir 18 ans et plus et de la volonté à vouloir se dépayser. Il en a pour certains que c’est une transition dans une vie de se dépasser pour leurs enfants ou leurs familles, pour se tester ou pour se challenger eux-mêmes. »


Des objets significatifs
Les deux immunités (l’immunité de tribu et ultimement le collier d’immunité) sont les deux objets que Patrice a manipulés le plus durant l’aventure. « Ils sont tellement significatifs pour les joueurs puisqu’ils sont synonymes de grande joie. C’est un objet très plaisant à manipuler. C’est très évocateur et très porteur de bonnes nouvelles. »
Un autre objet qu’il a beaucoup manipulé, c’est l’immense urne de vote avec le logo des deux tribus Kalooban (un aigle) et Tiyaga (un bœuf mythologique des Philippines) avec comme poignée des becs et des griffes de chacun des animaux. Se cachent là-dedans les bulletins de vote et le nom qui sera ultimement éliminé à tous les conseils.
« Je devrais ouvrir l’urne pour lire les bulletins de vote pour annoncer l’élimination d’un joueur. J’avoue que je ne m’attendais pas à ça. J’étais beaucoup plus fragile et fébrile que je pensais. J’étais celui qui annonçait à un joueur que son aventure se terminait. À la télé, tu te dis que cette personne était due pour partir. Quand tu dois annoncer, dans la vraie vie, après 3, 30 ou 44 jours qu’une énième personne est éliminée de Survivor Québec, ce n’était vraiment pas le fun. Ça me demandait vraiment de me faire une carapace et de faire comme si c’était bien normal, mais je voyais les rêves de ces gens-là s’éteindre en même temps que leur flamme », conclut-il en soulignant à nouveau l’excellent travail d’Antoine Laurier qui a réussi des chefs-d’œuvre pour les épreuves (comme mentionné précédemment), mais aussi dans la conception des objets et des décors.



Quel type de candidat serait-il ?
De nature intense, Patrice pense qu’il serait très performant dans les épreuves. Il donne tout ce qu’il a, il n’accepte pas la défaite et il est très compétitif. Socialement, il croit que ça irait parce qu’il est un être social dans la vie. « Il faudrait peut-être que je dose ma sociabilité. Je pense que je serai habile à saisir les moments où je dois être plus sociable et ceux où je dois être plus discret. Là où je serai très mauvais, c’est toute la notion de survie (par exemple; pêcher, faire du feu, faire à manger, fabriquer l’abri) où je n’ai aucune compétence et aucun intérêt là-dedans. C’est là que j’essayerais d’être habile. C’est rendu sur l’île que je me rendrais compte que ce n’est peut-être pas ça pantoute, mais je pense que je serai un élément motivateur, socialement habile et très performant dans les épreuves ».
« C’est vraiment un rêve éveillé. Je suis revenu des Philippines il y a trois jours (en date du 28 mars) et je me dis que j’ai animé la première, j’espère, de nombreuses saisons de Survivor Québec. »
Quelle serait la meilleure stratégie ?
C’est d’être aux aguets avec qui tu te retrouves, dit-il. « Tu as beau vouloir être un leader ou pas, faire une alliance ou pas, c’est en prenant bien le pouls de ta tribu que tu vas trouver la meilleure stratégie et non en arrivant avec une idée préconçue. Par exemple, si tu es trop discret et que tu es dans une tribu d’action, tu subiras les conséquences et tu seras éliminé si tu ne fais rien. Si tu es un leader d’une tribu d’action, ils auront tendance à vouloir suivre le leader. Vice-versa. »
C’est socialement que Survivor se joue, c’est un jeu social d’abord et avant tout, rappelle Patrice Bélanger. « Tu as beau être une bête dans les épreuves et un pro de la survie, tu dois être bon socialement pour créer des liens, créer des alliances et te rendre indispensable auprès de tout le monde socialement avant même de fabriquer du feu ou un abri. La meilleure stratégie est de mettre les pieds sur l’île et laisser les autres parler pour voir ce qu’ils se passent. Il faut être ni trop agressif ni trop passif », souligne-t-il en mentionnant que c’est si facilement dit ici à Montréal après avoir écouté les deux premiers épisodes, mais que c’est rendu sur l’île que ça se complique.
Rappel des dates de diffusion
Survivor Québec sera diffusé sur Noovo les dimanches à 20 h et du lundi au jeudi à 19 h dès le 2 avril. Les épisodes seront disponibles en rattrapage sur Noovo.ca. La grande finale de Survivor Québec sera présentée le dimanche 18 juin à 20 h.
Pour une panoplie de contenus exclusifs, Benoît Gagnon vous donne rendez-vous à l’émission Survivor Québec en prolongation tous les dimanches tout de suite après Survivor Québec sur Noovo et en rattrapage sur Noovo.ca.



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