Lors du lancement de la programmation 2024-2025 de Noovo du 28 août, on a appris que Survivor Québec reviendra pour une troisième saison. Bien entendu, Patrice Bélanger sera de retour à l’animation de l’émission qui sera diffusée en 2025. Voici une entrevue réalisée avec lui lors de l’événement.
Période de recrutement : Les personnes souhaitant repousser leurs limites physiques et mentales et mettre la main sur le grand prix de 100 000 $ et le titre de Dernier survivant ont jusqu’au 29 septembre pour s’inscrire sur le noovo.ca.
Nouvelle saison, comment te sens-tu d’annoncer cette belle nouvelle aujourd’hui ?
Je me sens tellement excité de pouvoir enfin le dévoiler. Tout le monde voulait que la réacquisition des droits fonctionne pour d’autres saisons de Survivor Québec. Bell voulait que ça fonctionne, Noovo aussi, Banijay également. JE voulais que ça fonctionne, et les éventuels joueurs également.
Dans ma vie professionnelle, Survivor Québec est sûrement le projet auquel on me parle le plus. C’est un succès d’écoute, il y a beaucoup de gens qui le regardent en termes de chiffre. Toutefois ce que j’ai envie de dire, c’est surtout la qualité ou l’engagement dans l’écoute. Dans la promotion de la première saison, je disais ceci : « Survivor, c’est un vortex, c’est une drogue, c’est addictif ! » Je suis content de voir que je ne me suis pas trompé. Ceux et celles qui le regardent et le consomment sont aussi addict que je le suis des moutures australiennes et américaines.
Ceux qui n’avaient pas eu la chance d’aller à Survivor espéraient que ça reviendrait pour vivre l’expérience. Personnellement, je trouve que c’est un show important en termes d’envergure de porter une marque comme Survivor dans notre télé à nous et de faire un show aussi spectaculaire et grandiose avec nos moyens beaucoup plus minimes que les Américains ou d’autres moutures. Le résultat final n’a rien à envier aux autres productions. Je suis très fier pour tout ce monde-là et ça fait travailler nombre de personnes. Je suis excité à l’idée de pouvoir retourner aux Philippines l’hiver prochain pour animer Survivor Québec – Saison 3 avec de nouveaux participants et de voir du dépassement de soi, de la persévérance, des stratégies et ultimement des joueurs qui vont s’éliminer entre eux après avoir formé des alliances pour pouvoir réussir à être le dernier survivant.


On sait que ce n’est pas toi qui t’occupes du casting, mais est-ce que tu as des demandes particulières pour ceux qui s’en occupent ?
J’assiste à une portion des auditions. Je ne suis pas décisionnel. Je peux laisser mon opinion et m’en aller. C’est sûr que c’est un casting télé dans le sens qu’il y a des profils types de joueurs. Il en a qui vont se proposer comme d’éventuels vilains eux-mêmes (comme Audrey lors de la saison 2), d’autres sont plus sportifs ou physiques, d’autres seront plus psychologiques ou sociaux, d’autres sont plus habiles pour les jeux de logique…
En fait, tu veux un peu de tout. Tu ne veux pas 20 personnes pareil, tu ne veux pas 20 tempéraments semblables. Tu veux que la cohabitation de ces gens-là soit diversifiée, surprenante, étonnante et explosive. On laisse les gens être le plus fidèle à eux-mêmes et on les laisse se démarquer comme étant ce qu’ils sont en nous proposant ce qu’ils pensent être comme joueur de Survivor. Depuis 46 éditions aux États-Unis, il y a toujours des archétypes ou des profils types qui finissent par se ressembler pour former la cohorte. Quand on part le processus, on part à zéro. Il n’y a rien de mieux que d’être surpris par une vidéo de candidatures.
Il y a un maximum de choses que tu peux voir de quelqu’un dans une salle d’hôtel à Montréal qui ne se transposeront peut-être jamais une fois sur les îles. Avant même de jouer, tu es largué sur une île avec le linge que tu as sur le dos. That’s it ! Tu dois cohabiter et tu dois fabriquer du feu ainsi que ton abri avec neuf autres personnes que tu ne connais pas. La zone de confort est en dessous de zéro. Après ça, tu dois remporter des épreuves, tu dois gagner l’immunité, tu dois éliminer des joueurs, tu dois faire des stratégies et tu dois développer l’aspect social du jeu. C’est le jeu par-dessus le jeu! C’est phénoménal ! D’après moi, c’est le meilleur jeu de téléréalité au monde.
– Patrice bélanger.
Jeff Probst, animateur de Survivor aux États-Unis, a dit : « C’est bon depuis 46 saisons depuis 23 ans aux États-Unis parce que ce sont les joueurs qui font la saison. Les mêmes épreuves et les mêmes twists avec 20 joueurs différents ou un des 20 joueurs, ça change tout l’organigramme et toute la dynamique des tribus. C’est pour ça que c’est toujours bon parce que ce sont de nouveaux joueurs qui jouent et de nouvelles dynamiques qui se développent. J’ai confiance que ça va être exactement la même chose, qui s’est passée au Québec dans nos deux premières saisons, qui va continuer au Québec, pour j’espère, nombre de saisons.
Brièvement, en quoi penses-tu que Survivor Québec se démarque le plus par rapport à la compétition ?
Deux choses qui me frappent. Rapidement, les joueurs ont compris la distinction entre l’humain et le joueur. C’est-à-dire que quand il y a des coups à encaisser ou qu’il y a des reproches de joueurs, ils comprennent que c’est au joueur qui s’adresse et non à l’humain. D’être capable de faire la séparation entre le joueur et l’humain, c’est assez impressionnant. C’est une très grande force. Aux États-Unis, ils ont compris ça après une vingtaine, voire une trentaine de saisons.
J’ai envie de dire également la sensibilité ou l’authenticité avec lesquelles les joueurs jouent, je pense qu’on se démarque par cet aspect. On dit souvent qu’on est des gens chaleureux et des gens familiers au Québec. Il y a une plus forte proportion ailleurs quand c’est le temps d’éliminer un joueur, on l’élimine et ça ne fait rien. À chaque fois à Survivor Québec même si c’est ton ennemi dans le jeu, le joueur sent qu’il est en train d’éteindre le rêve de la personne éliminée.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
