Le 17 août, Megane Lebel aura la chance de performer pour une toute première fois au festival LASSO Montréal. C’est un rendez-vous ne pas manquer à 16h40 dans le cadre des spectacles Les Sessions XM, en espérant que le soleil sera de la partie !
Voici une entrevue avec Megane Lebel qui nous parle de sa performance, de son EP à paraître (intitulé L’arrivée) ainsi que de son lancement au Cabaret Lion d’Or le 7 octobre prochain.
Comment te sens-tu avant ta performance de demain ?
Je suis énormément excitée. Honnêtement, je ne le réalise toujours pas. C’est la première fois à LASSO de ma vie. Je ne suis jamais venu, et le fait de venir pour la première fois pour chanter pour vrai, je CAPOTE.
Qu’est-ce que tu penses vivre comme émotions ?
C’est sûr que je braille. Je suis un peu émotive. Je sais que je vais verser deux, trois larmes parce qu’il y a des gens qui viennent que je n’ai pas vu depuis super longtemps. Déjà ça, je suis énormément émue. C’est sûr que je vais être fière et contente. Ça va être un gros cocktail d’émotions.


Est-ce que tu penses bien dormir cette nuit ?
NON ! Je n’ai pas dormi cette nuit, et ce n’est même pas aujourd’hui que je chantais. Alors, je n’ose pas imaginer cette nuit. Toutefois, ma mélatonine est prête et elle m’attend.
Tu vas sortir un EP cet automne. Est-ce qu’il est fini ?
Il n’est pas fini. Il me reste deux chansons à enregistrer. Je travaille avec le réalisateur Michel Francoeur (Laurence St-Martin, Francis Degrandpré). Le Lion d’Or, c’est le 7 octobre. On a le temps, mais j’ai hâte pour vrai et je compte les dodos.
Qu’est-ce qui t’a inspiré pour ce EP au niveau des paroles et des thématiques ?
Je dirais beaucoup la solitude. Je trouve que c’est un sujet dont on ne parle pas beaucoup. J’ai passé la dernière année à travailler sur moi et à apprivoiser la solitude comme sortir au cinéma seule. Parfois, c’est dur d’être tout seul avec soi-même, et j’ai appris à aimer ça. C’est quelque chose que j’avais vraiment envie d’aborder. Dans la vie, je suis aussi intervenante en violence conjugale. J’ai décidé de remettre 50% des ventes des billets à la maison d’hébergement où je travaille. J’ai écrit une chanson qui parle de ça. Elle s’intitule À la maison, elle parle de quand tu quittes une relation toxique de violence. Au final, tu ne sais plus ce qu’est ta maison. Tout ce que tu as, c’est toi, et justement c’est ça le plus beau cadeau et utilise le. Mon album parle aussi d’amour comme d’habitude.
Qu’est-ce que le public découvrira de nouveau de Megane Lebel avec ton futur matériel ?
C’est tellement une belle question. Je pense qu’il y a une maturité de plus. J’ai été super chanceuse de faire mon premier EP à 20-21 ans, mais je ne me connaissais pas encore comme l’adulte que je suis aujourd’hui. Je pense que j’ai vraiment pris plus de temps pour écrire des textes qui me rejoignent et qui représentent des moments de ma vie. J’ai appris que la vulnérabilité, c’est vraiment beau. On doit l’utiliser. C’est quelque chose d’humain et de merveilleux. J’ai mis mon orgueil de côté pour me mettre à nu dans ce EP.


En quoi la performance en première partie de Léa Jarry au Cabaret Lion d’Or (en novembre 2023) t’a-t-elle inspiré et boosté par rapport à tes aspirations professionnelles ?
Le fait de jouer au Lion d’Or en première partie de Léa, ça m’a inspiré. Je vais toujours me souvenir de quelque chose que Léa m’a dit cette soirée-là. Il y a une file de gens qui attendaient de rentrer au Lion d’Or. Je suis allée la voir en étant tout excitée pour elle. Je lui ai dit « Léa; tu as tellement de gens qui t’attendent pour ton show ». Et elle m’a dit « Megane, il y a tellement de gens qui NOUS attendent pour NOTRE show ». J’ai fait comme « Oh mon Dieu! », je me sentais à ma place. Ça m’a comme donné le coup de pied dont j’avais besoin pour faire ce lancement. On salue Léa, c’est une perle !
Pour conclure, comment entrevois-tu ton spectacle au Lion d’Or ?
En plus, c’est un show avec un band. Je suis souvent seule (dans la majorité des shows) avec ma guitare. Alors, je vais me gâter. Je vais avoir un band complet, ce sont mes amis et on s’entend super bien. Il y a une vibe qui va ajouter quelque chose d’humain au spectacle parce que justement je ne suis pas toute seule sur la scène. Je peux tripper avec d’autres gens, j’ai hâte de voir ce que ça va donner. Ce sont les mêmes musiciens que ceux qui sont à LASSO en plus.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
