La série franco-manitobaine Malgré moi sera offerte dès le jeudi 4 décembre 2025 sur ICI TOU.TV EXTRA, dévoilant d’un coup ses quatre épisodes de 43 minutes. On y suit Daphnée, incarnée par Schelby Jean-Baptiste, qui laisse tout derrière elle pour rejoindre l’homme qu’elle aime à Winnipeg, interprété par Eddy King. Ce qui devait être le début d’une histoire lumineuse bascule pourtant vers une épreuve inattendue.


Découvrez nos entrevues avec Schelby Jean-Baptiste, Eddy King, Stéphanie Morin Robert, Mikael Conde et Micheline Marchildon ainsi que nos photos du visionnement de presse médiatique du 1er décembre.
Distribution
Schelby Jean-Baptiste (Daphnée)
Présente-moi ton personnage.
Daphnée, que je trouve incroyable. C’est une femme à la personnalité lumineuse, drôle, attachante, authentique. Puis avec l’authenticité vient une certaine réalité : Daphnée a aussi des défauts. Elle ne réfléchit pas toujours avant d’agir, et ça la mène parfois dans des situations pas idéales. Elle tombe éperdument amoureuse d’Ilunga (Eddy King) qui, malheureusement, n’est pas ce à quoi elle s’attendait en arrivant à Winnipeg.
Comment t’es-tu sentie à l’idée de jouer un rôle dans une comédie ?
J’ai adoré ça. J’adore rire, j’adore la comédie. Donc, d’avoir enfin la chance de camper un personnage principal à l’écran dans une vraie comédie… Franchement, c’est un cadeau, et j’espère que c’est le premier rôle principal d’une longue série de projets.


Quel est le point fort de ton personnage, selon toi ?
Je l’ai un peu nommé : je pense que c’est son authenticité. Daphnée est elle-même du début à la fin. Il n’y a pas de malice, on sent simplement une personne blessée, vraie, qui se donne sincèrement et qui, après avoir découvert certaines choses, est touchée puis décide d’agir avec cette blessure-là. Mais ça reste que Daphnée, c’est une belle personne. Au fil des épisodes, on va comprendre un peu mieux comment elle fonctionne.
En écoutant les deux premiers épisodes d’aujourd’hui, as-tu perçu des choses différentes sur ton personnage ?
Je pense qu’il se passe quelque chose quand on joue et qu’on se laisse aller à 100 % dans un personnage. Il y a plusieurs choses que j’ai vues et je me suis dit : « Oh my God, c’est vrai, on a tourné ça. Je ne me rappelle même pas avoir appris ce passage-là. » Je me suis vraiment plongée dans cette réalité qui est très éloignée de la mienne. Donc, c’était très beau et intéressant.


Quels sentiments t’habitent en sachant que tu es présente dans chaque scène et que toute l’histoire s’articule autour de ton personnage ?
Ça a été un beau défi, dans le sens où, comme je l’ai dit, c’est la première fois que j’incarne un personnage principal. Je me rappelle avoir lu les scénarios lors de la table ronde avec toute l’équipe, juste avant le tournage. J’avais déjà commencé à apprendre les textes, mais je me disais : « OK, j’ai vraiment beaucoup de texte. » Et le fait de m’être plongée là-dedans et de voir aujourd’hui le résultat à l’écran… on dirait que c’est simplement naturel que ce soit ça qui arrive. Je ne suis pas surprise : je suis fière. Je suis vraiment contente que tout le travail investi se reflète à l’écran.
Qu’est-ce que tu dirais à ton personnage ?
Je t’aime, Daphnée. Je t’aime, et je te souhaite encore plus de guérison.
Eddy King (Ilunga)
Présente-moi ton personnage.
Je joue le rôle d’Ilunga, l’amoureux de Daphnée (Schelby Jean-Baptiste). Il va gaffer et finir par se retrouver confronté à la vengeance de Daphnée.
Quel est le point fort de ton personnage selon toi ?
C’est sa capacité à montrer un amour sincère, malgré ses travers. Au fil des épisodes, malgré ses défauts, les gens finissent par s’attacher à lui. Ce n’était pas gagné, mais grâce à la plume exceptionnelle de Sophie (Bienvenu) et Édith (Kabuya), ça fonctionne très bien.


Ton personnage rencontre Daphnée à Montréal lors d’un voyage professionnel. Quel est son métier ?
Il est consultant, donc il voyage beaucoup.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de ce tournage ?
C’est d’apprendre énormément de tout le monde, mais surtout de Schelby. J’apprends ce métier sur le tas. Quand tu as quelqu’un d’aussi professionnel, carré et talentueux qu’elle, c’est un plaisir de l’observer, de travailler avec elle et de lui donner la réplique.
Stéphanie Morin Robert (Jules)
Présente-moi ton personnage.
Je joue Jules, la propriétaire d’une maison. Je vais louer une chambre à Daphnée. Dans le fond, j’ai plein de petits projets : je suis un peu ADHD (TDAH en français), je fais toujours plusieurs choses en même temps, et j’essaie de faire des réparations dans ma maison. J’ai beaucoup d’anxiété, mais également beaucoup d’amour.



Quel est le point fort de ton personnage selon toi ?
Quand on m’a demandé d’auditionner pour la série, j’ai eu des doutes, parce que je n’avais jamais fait de télévision avant. J’ai fait du théâtre et de l’humour, mais ça me gênait énormément à cause de ma prothèse oculaire : j’ai perdu mon œil gauche à cause d’un cancer quand j’étais jeune. J’ai toujours eu l’impression qu’à la télévision et au cinéma, tout passe par le regard — c’est vraiment une chorégraphie du focus. Pendant longtemps, ça m’a mis une barrière. J’ai fait toute ma carrière en théâtre et en humour, avec environ 200 spectacles par année, et ça se passait très bien. Mais pour la télévision, j’avais tellement peur.
Quand on m’a proposé le rôle, toutes mes insécurités sont ressorties. J’ai quand même accepté de lire le texte. On m’a ensuite donné la possibilité d’écrire certains dialogues et d’adapter un peu mon personnage pour intégrer mon handicap. Je voulais présenter ça à l’écran de manière naturelle, pas comme un « type casting », mais juste moi. Il y a même une scène où je porte ma prothèse oculaire et il y a quelques petites blagues liées à la vue. C’était vraiment un beau cadeau.
En tant que francophone hors Québec, c’est rare d’avoir des opportunités comme celle-là à Winnipeg, de travailler et de vivre en français. Et en tant que personne avec un handicap, j’avais peur de me voir à l’écran. Ces insécurités sont encore là, mais c’est précieux de pouvoir le montrer. Je me suis dit que si les gens voient que j’ai un œil de vitre, ils seraient ensuite prêts à accepter d’autres choses. Dans la vie de tous les jours, certaines personnes sont parfois distraites ou hésitent à poser des questions. Pour ma première expérience à l’écran, je voulais que ça fasse partie de mon personnage.
Mikael Conde (Paul)
Présente-moi ton personnage.
Je joue Paul dans la série Malgré moi. Il est très plongé dans le code, c’est l’un des CEO d’une compagnie, et il a créé une application. Il est dans une bataille constante avec son partenaire d’affaires et, pour l’instant, il est en train de perdre… mais on verra bien comment ça évolue. Paul est quelqu’un de vrai, un ami qui agit avec son cœur, mais parfois il est un peu trop honnête pour son propre bien-être.
On remarque qu’il n’est pas toujours pleinement présent et qu’il a parfois du mal avec les relations sociales.
Il est à la recherche de son entourage, de son monde. Comme tu l’as mentionné, il n’est pas toujours présent socialement. Il est très absorbé par la technologie et ses projets. Le monde extérieur lui est un peu étranger, et il peut être réticent, car il est différent et ne sait pas toujours comment aborder les autres. Mais avec le personnage de Schelby, je pense que ça le sort progressivement de sa coquille.


Quel est le point fort de ton personnage selon toi ?
Je dirais son honnêteté. Il n’a pas peur de dire ce qu’il pense, de « speak his truth » comme on dit en anglais. Il dit sa vérité, et je trouve que c’est une très bonne qualité.
Micheline Marchildon (Joëlle)
Présente-moi ton personnage.
Je joue Joëlle, une femme d’affaires franco-manitobaine et propriétaire d’un café. Elle a quitté le monde des affaires pour une vie plus saine et plus calme. Mais lorsque le personnage de Schelby Jean-Baptiste entre dans sa vie, tout est chamboulé — pour le mieux. Elle devient sa meilleure amie. Elle vient brasser sa vie, mais de la meilleure façon possible.
Ensuite, il y a toutes sortes de rebondissements, et c’est de là que vient la comédie. Mon personnage est assez calme, mais elle vit des situations vraiment rocambolesques. Ça vaut la peine de rester jusqu’à la fin du quatrième épisode. De toute façon, vous n’aurez pas le choix : vous allez vouloir écouter jusqu’à la fin.


Quel est le point fort de ton personnage selon toi ?
C’est sa stabilité. Elle est un peu la roche de Daphnée, qui est comme une balloune accrochée à un petit fil… et ce fil, c’est moi. Mais c’est aussi réciproque : elle m’apporte une légèreté que je n’aurais pas eue, parce que mon personnage est très sérieux. Elle amène une belle folie dans ma vie, et moi, je lui apporte du grounding, un ancrage dont elle a besoin.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
