C’est sous un soleil toujours aussi éclatant que Lasso nous a ouvert les portes de son ranch pour clôturer sa 4ᵉ édition. Cette deuxième journée, marquée par la chaleur et une foule encore plus nombreuse, a offert une programmation riche en artistes locaux et en vedettes internationales du country.
Née à Montréal, mais originaire de l’Ontario, la chanteuse canadienne Sacha est la première à avoir attiré notre attention, sur la scène Lasso. Intéressée par la musique depuis longtemps, c’est en 2013 que Sacha commence concrètement à bâtir sa carrière. Inspirée par Patsy Cline et Taylor Swift, elle écrit et chante ses propres chansons en plus de jouer de la guitare. En 2020, elle sort son premier EP de façon indépendante et l’année suivante, sa carrière prend son envol grâce à une collaboration avec The Reklaws : What The Truck. Depuis, l’artiste accumule les nominations et les succès. Devant la scène, de nombreux festivaliers chantent et dansent au son de sa voix alors que la journée débute tout juste.



















À 15 h, sur la scène voisine, Kashus Culpepper s’annonce et nous emmène dans son univers le temps d’une demi-heure. Pour une première fois à Montréal en carrière, il sait séduire la foule. Il reprend entre autres la classique Just The Two Of Us (Grover Washington Jr., Bill Withers) et offre un medley comprenant Ain’t No Sunshine (Bill Withers). Son accent du Sud nous fait voyager !











Par la suite, c’est le très (très, très !) attendu Cameron Whitcomb, sensation new country du moment, qui monte sur scène, alors que la foule scande son nom. Celui qui était à la tête de Lasso en ville au MTelus le 14 août 2025 a toutefois dû faire face à d’importants problèmes de micro et d’écouteurs (moniteurs, IEM). Dès son arrivée, son micro ne fonctionne pas. Il se promène de longues minutes sur la scène en interagissant avec ses adeptes et en s’excusant sincèrement, bien qu’il ne soit pas du tout responsable des soucis techniques. Le jeune artiste, qui a eu 22 ans cette année, n’a d’autres choix que de quitter la scène après avoir chanté une première chanson sans son. Heureusement, le public était là pour le soutenir. L’attente se fait longue, mais Whitcomb revient sur scène avec le sourire : « Je suis très content d’être ici, vous valez tout l’or du monde pour moi ! » lance-t-il sous les cris et les applaudissements.
Cameron Whitcomb chante Options, avant que de nouveaux problèmes surviennent. Cette fois, le micro a de nouvelles failles et ses écouteurs ne fonctionnent pas. Il quitte de nouveau la scène. À ce moment, il reste à peine la moitié de son temps de performance alloué. Par on ne sait quel miracle, son groupe et lui réintègrent les planches avec du son, partout, tout le temps ! La foule est déchaînée alors que le jeune homme se lance avec Bad Apple et Medusa. À 16 h, on craint le pire : la fin de sa performance après seulement deux chansons.
L’équipe de Lasso ne déçoit pas et permet à Whitcomb de jouer trois chansons de plus ! On lève notre chapeau de cowboy à l’organisation qui, malgré un horaire chargé, a su s’adapter pour la jeune vedette country canadienne. Love Myself et Gasoline & Watches sont les suivantes à être chantées de tout cœur.
Cameron annonce qu’il jouera une dernière chanson, mais se confie : « Je suis sobre depuis trois ans et deux mois et c’est complètement fou considérant que je prenais de la drogue depuis l’âge de 13 ans. Aujourd’hui, qu’est-ce qui m’aide à continuer ? Je vous regarde et je le sais : c’est vous. Du plus profond de mon cœur, merci de m’avoir sauvé la vie », prononce-t-il, suivi d’une marée d’applaudissements. Il entame son succès Quitter, qui aborde le sujet de la dépendance et de la réhabilitation. Félicitations, Cameron !
















Pas de repos pour les festivaliers en ce samedi bien chargé : c’est alors Dasha qui prend place sur la scène de la Prairie. L’artiste country pop n’en est pas à son premier passage en ville et elle exprime sa joie d’être de retour. En effet, la jeune femme se produira du côté du Festival Country de Lotbinière le 23 août prochain avant de terminer sa tournée au Bronson Center d’Ottawa, le 19 octobre 2025. Elle profite de sa présence à Lasso pour jouer quelques nouvelles chansons qui ne sont pas encore sorties, mais aussi ses succès, comme Here For The Party et Bye Bye Bye. À un moment, un petit garçon en première rangée lui fait signe. Dasha dit à la blague qu’il veut être son mari, ce qui fait rire l’audience. Elle l’invite ensuite sur scène pour prendre une photo, puis danse et chante avec lui. Un moment adorable !
Avant de conclure son spectacle, Dasha constate que des festivaliers ont besoin d’aide médicale compte tenu de la chaleur. Elle lance alors : « Party hard, hydrate harder ! » (Traduction : amuse-toi beaucoup, mais bois beaucoup plus d’eau !) Les premières notes de Austin (Boots Stop Workin’) se font entendre et la foule chante en harmonie avec Dasha. Celle-ci complète la chanson en se rendant dans la zone avant-scène où elle danse avec des spectateurs.
Les festivaliers ayant téléchargé l’application du festival reçoivent alors une notification bien spéciale : un rendez-vous à la tente Winslow pour un cours de danse en ligne… avec Dasha ! Quelle belle opportunité.





Québec Redneck Bluegrass Project prend d’assaut la scène principale et on profite de leurs chansons en arrière-plan le temps de découvrir les installations.
La Conciergerie Bell est de retour pour subvenir aux besoins des festivaliers ; l’Espace Coors Original et 96.9 Ckoi/92.5 The Beat permettent d’arborer des tatouages temporaires à leur effigie. On en profite aussi pour faire un tour au Marché Interac, un tout nouvel espace dédié à des artisans passionnés.
On y retrouve : Shack Story (ornes à boire, flasques, boucles de ceinture, sacs…), Cuir Robinson (ceintures, courroies, portefeuilles), Les sœurs Roy (tatouages et bijoux), Bijoux Kokonut (bijoux prêts à partir ou à personnaliser), Guerilla Gardening (boules remplies de graines pour reverdir les espaces urbains), Alpaga du Sud (vêtements et accessoires en laine d’alpaga) et Wild and Wanted (chandails, vestes jeans, chapeaux). Encourager local, c’est soutenir des familles d’ici ! Merci Lasso et Interac de leur offrir cet espace.
Tucker Wetmore prend place sur scène alors que le soleil commence à se dorer. Il partage sa passion pour le piano, qui est devenu son grand amour, et joue des extraits de grands compositeurs. Il interprète même une partie de la mélodie de Bohemian Rhapsody. Wow ! Il joue différentes pièces tirées de son répertoire, mais reprend aussi I Don’t Want To Be, de Gavin DeGraw, tirée de la bande sonore de la populaire série Les Frères Scott (One Tree Hill). Le public est ravi et chante fort. Bien sûr, Wetmore performe ses succès Wind Up Missin You et Brunette, avant d’encourager les festivaliers à être prudents et à ne pas conduire s’ils ont consommé. Celui qui était vêtu d’une chemise de type base-ball, tirée de la collection souvenir de Lasso à l’effigie de Montréal, lancera sa chemise dans la foule afin d’offrir un beau souvenir à une personne tout près.






Que ce soit au Repère BBQ avec leurs maïs grillés, leurs saucisses sur bâton et leurs sauces BBQ exclusives, ou dans l’un des nombreux camions de rue, les festivaliers refont le plein d’énergie afin d’attaquer la soirée.
Au menu : The Dead South, originaires de Regina en Saskatchewan ; Riley Green, grande vedette country ; et finalement, Jelly Roll, la tête d’affiche tant attendue.







Le groupe canadien nous fait rire avec son fran-glais et Dégénérations, par Mes Aïeux, alors que Green nous fait passer par toute une gamme d’émotions avec ses chansons d’amour et de ruptures. Il joue entre autres Different ‘Round Here, Damn Good Day To Leave, Rather Be et Change My Mind. Il introduit ensuite son succès There Was This Girl, qui est passé #1 au Canada avant même d’obtenir ce statut aux États-Unis. Dasha sera ensuite invitée par le chanteur afin de performer deux duos : Don’t Mind If I Do et You Look Like You Love Me, originalement chantées avec Ella Langley. Un superbe moment dont on se souviendra. C’est après l’émotive I Wish Grandpas Never Die que le chanteur originaire de l’Alabama remercie son public.



En avance sur l’horaire (et on est loin de s’en plaindre), l’artiste au sommet de sa gloire actuellement, Jelly Roll, arrive enfin sur scène et le Parc Jean-Drapeau s’enflamme ! Sa liste de chansons est très similaire à celle de sa tournée actuelle, The Beautifully Broken Tour. De passage dans la métropole et dans la Capitale-Nationale en mars dernier, l’artiste de 40 ans dit être très heureux d’être de retour : « Cette année, c’est la première fois où je suis autorisé à venir au Canada et ce soir, c’est mon deuxième spectacle à Montréal. » La foule de près de 30 000 personnes lui a offert un merveilleux accueil, qui l’a rendu émotif : « Je vous aime tellement ! », a-t-il lancé bien fort.
Entre les flammes, les nombreux musiciens sur scène et les images diffusées sur les écrans géants, deux moments particulièrement touchants se produisent. Jason DeFord, de son vrai nom, dédiera Winning Streak à une jeune fille qui tenait une affiche et à son papa, Mike, sobre depuis 1 384 jours. « Je n’ai jamais écrit une chanson sur un 1 384ᵉ jour de sobriété, mais celle-là, elle est pour toi », dit-il au père, ému. Ayant lui-même un passé de consommation et un mode de vie délinquant, Jelly Roll est aujourd’hui énormément reconnaissant d’avoir eu la chance de s’en sortir et il souligne les petites victoires de chacun de ses adeptes. Peu après, il chante I Am Not Okay et remarque une jeune femme tenant elle aussi une affiche, mentionnant qu’elle n’est pas « OK » et que sa mère devrait être ici ce soir, avec son prénom et la date de son décès. Jelly Roll prend le temps de s’adresser à celle-ci et de lui assurer qu’elle ira mieux.
Au niveau musical, on ne peut lui faire aucun reproche. Jelly Roll offre une performance sans faille, sans faute. Il ajoute à sa liste de chansons Losers, son nouveau titre avec Post Malone, avouant que celui-ci ne pouvait être là ce soir, mais lui avait demandé de la chanter pour ses fans à Montréal.
Il aura entre autres chanté Liar, Wild Ones, Son Of A Sinner, Need A Favor et Save Me avant de remercier grandement la foule pour ce moment incroyable.






















Plusieurs autres artistes sont venus festoyés avec les milliers de spectateurs
Teigen Gayse











Jake Vaadeland





On attend déjà impatiemment la cinquième édition de Lasso, qui se déroulera cette fois du samedi 15 au dimanche 16 août 2026. D’ici là, pratiquez vos pas de danse !

Catherine Lévesque | Journaliste
La première question que te posera Catherine en te rencontrant, c’est certainement à propos de musique. Grande passionnée de musique en tout genre, dès son plus jeune âge, celle-ci comprend que c’est à ses yeux, le plus merveilleux des moyens de communiquer. À travers ses mots et en parallèle à sa carrière en intervention sociale, Catherine profite de chaque opportunité pour offrir une belle vitrine à ses artistes préférés et à ses plus récentes découvertes. Tu risques fortement de la croiser dans un concert ici – ou ailleurs sur la planète.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.

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