En attendant le coup d’envoi de la saison 2025-2026 du Tricolore, la deuxième saison de La reconstruction : Au cœur des Canadiens de Montréal sera disponible sur Crave dès le 21 août. Pour souligner ce retour, un junket médiatique s’est tenu le 18 août au Complexe CN de Brossard en présence du nouvellement retraité David Savard, des joueurs actifs Alexandre Carrier et Jayden Struble, de France-Margaret Bélanger, présidente sports et divertissement du Groupe CH, ainsi que du réalisateur André St-Pierre.
Lisez notre entrevue avec David Savard et découvrez nos photos de l’événement.
David Savard
Comment te sens-tu vis-à-vis de cette deuxième saison de La reconstruction, à laquelle tu as participé comme joueur ?
« Je suis un peu excité de voir tout ça. Ça fait un peu bizarre de revoir les débuts de l’année, j’avais presque oublié à quel point on s’était retrouvés bas dans le classement. On l’oublie vite quand les choses s’améliorent et qu’on commence à remonter tranquillement. Mais c’est aussi intéressant de voir jusqu’où on est descendus et comment on a réussi à remonter. Ça ajoute un peu au fun que j’ai eu durant ma dernière saison. »
Tu as vécu la reconstruction des Blue Jackets de Columbus aussi, mais en quoi celle des Canadiens était-elle différente ?
« Je pense qu’on était plus jeunes à Montréal et qu’il y a eu plus de jeunes qui sont arrivés en même temps. À Columbus, c’était étalé : un ou deux jeunes par année seulement. Ici, plusieurs sont arrivés ensemble. Si je repense à mes premières année à Montréal, Cole (Caufield) venait juste d’entrer dans la Ligue, puis d’autres défenseurs ont suivi. On a eu presque quatre joueurs qui ont intégré l’équipe en même temps, ce qui n’est pas exactement pareil.
Peut-être aussi qu’à Columbus, on progressait plus rapidement dans le classement chaque année. Mais chaque reconstruction est différente. On ne sait jamais comment ça va tourner avec les bons prospects. L’important, c’est que presque tous ceux qui ont réussi à s’imposer ont progressé chaque année, et c’est ce qui nous a permis d’atteindre les séries cette saison. »
Vois‑tu des similitudes entre la saison 2018‑2019 des Blue Jackets, lorsque les dirigeants ont fait un « all-in » en conservant Artemi Panarin et Sergei Bobrovsky au lieu de les transiger avant leur autonomie et en allant chercher des joueurs de location comme Matt Duchene, et la dernière saison des Canadiens, où personne ne les voyait en séries ?
« Je dirais que la plus grande ressemblance, c’est le « believe » dans le vestiaire, la confiance qu’on pouvait y arriver. Ça vient beaucoup du coaching staff et du management, qui nous ont vraiment fait croire qu’on était capables.
À Columbus, ils avaient fait des échanges pour aller chercher des joueurs et donner un « boost », sachant qu’ils allaient perdre certains joueurs ensuite. Pour les Canadiens, notre « boost », c’était justement qu’ils n’ont rien fait. Tout reposait sur nous. Ils croyaient qu’on pouvait réussir sans compromettre l’avenir de l’équipe. Parfois, on échange certains joueurs pour obtenir des choix, mais eux ont décidé de tout garder, convaincus qu’on pouvait se rendre jusqu’au bout. Et on a prouvé qu’on en était capables. »



J’ai l’impression que ta carrière a été bien construite, entre une équipe jeune et prometteuse à Columbus, la Coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay, et ton arrivée à Montréal. Trois beaux accomplissements.
« J’ai apprécié chaque étape. J’ai adoré être à Columbus : la ville, les fans, tous nous ont très bien accueillis. Ma famille et moi avons vraiment aimé cette période, même si c’était dur de partir. Notre passage à Tampa a aussi été super : c’était une expérience incroyable de vivre l’intérieur d’une organisation, de voir comment tout se gérait. Et revenir à Montréal, à la maison, c’était un rêve de petit garçon. On ne sait jamais si ça sera possible en tant que joueur autonome, mais pour moi, ça a parfaitement fonctionné. »
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué des deux dernières saisons avec les caméras autour de toi ? Qu’est-ce que tu retiens de tout ça ?
« On s’habitue rapidement aux caméras. Au début, c’est un peu bizarre de voir du monde partout dans les meetings, mais on les oublie vite. Ce qui est vraiment le fun, c’est de voir le résultat après, de revivre les « up and down » de la saison. Pour moi, ce sont de beaux souvenirs. »
Question culturelle : Est-ce qu’il y a du contenu sur Crave qui t’intéresse ?
« Oui, on a Crave. Je ne suis pas le plus grand fan de télé, mais ma blonde adore ça et regarde beaucoup de séries. On en regarde ensemble de temps en temps, et il y a plein de choses intéressantes. »
Tu vas avoir du temps maintenant pour les regarder…
« Exactement, je vais avoir du temps en masse ! »
Alexandre Carrier



Jayden Struble



France-Margaret Bélanger


André St-Pierre



Synopsis des deux premiers épisodes
Le 21 août, Crave mettra en ligne les deux premiers épisodes, puis un nouvel épisode sera ajouté chaque semaine.
Épisode 1: Dans le mix Le camp d’entraînement bat son plein et l’équipe n’a qu’un seul objectif : être dans le mix! Malgré l’absence de la nouvelle acquisition Patrik Laine, l’organisation met les bouchées doubles pour le match d’ouverture contre les puissants Maple Leafs.
Épisode 2: Relever la tête La saison est encore toute jeune et le CH est dernier au classement. Martin St-Louis motive ses troupes avant un duel contre les Sabres, une équipe qui s’y connait en matière de reconstruction. Un certain Patrik Laine s’amène enfin en renfort.
Fair-Play (production)



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
