C’est dans un club soda en folie que Sara Dufour et ses invités ont transmis du bonheur à un public qui n’a pas arrêté de taper dans les mains et de danser, mardi dernier 27 décembre.
Dans un décor du temps des fêtes, l’auteure-compositrice-interprète du Saguenay a bondi partout sur la scène avec ou sans guitare, les cheveux mi-longs mauves, en hommage à sa mère partie l’année dernière et qui avait l’habitude de se teindre les cheveux de «toute sorte de couleur».
Elle s’est présentée chemise noire avec un nœud papillon blanc, un short noir pailleté, des résilles et des bottes montantes blanches. Le sourire en étendard et la bonne humeur ne l’ont pas quitté de toute la soirée, avec à noter de nouvelles orchestrations pour ce spectacle du temps des fêtes.

Avec des accents de country, de folk, de blues et de rock, des sons de violons, de banjo, de guitare blues, elle a débuté par Chez Té Mille «Assis» à table d’la cuisine/J’essaye de chanter un peu», Sans Rancune Buddé «J’ai pas besoin d’un bonhomme/qui s’couche de bonne heure à tou’es soirs», Johnny puis Cia Bye.
Bien sûr Sara Dufour n’a pas oublié la chanson qui l’a fait connaitre Baseball et qui raconte sa jeunesse à Dolbeau-Mistassini «J’v’nais juste d’avoir 14 ans/ Pis j’écoutais du punk tout le temps/ Pour passer ‘es heures j’jouais d’la guit / On était jeunes pis on s’pensait grands».
Que dire de la chanson familiale du temps des fêtes La tourtière à ma grand-mère, comme un rigodon du Lac-Saint-Jean, avec des spectateurs qui tapent des mains et des pieds faisant trembler le club Soda.
Entre beaucoup d’humour, elle n’a pas hésité à se déguiser avec perruque et lunettes, des tirages au sort de cadeaux et un numéro avec son chien Gypson, elle a invité le saguenéen Dany Placard, son complice qui co-écrit ses textes, et avec qui elle a repris Trois heures. Dany Placard, avec bottes, jean, chemise à carreaux et chapeau, a interprété seul sa version de Noël au camp, un monologue de Tex Lecor, tellement touchant et émouvant. Sans oublier le père Noël, c’t’un québécois.



C’est ensuite Dominique Hudson qui la rejoint sur scène pour une reprise latino de Quand je vois tes yeux (Dany Brillant), La Bamba et Cuatro. Sara Dufour en a profité pour réviser ses pas de Salsa et son espagnol.










S’en suivra Ski-Doo pour rappeler son loisir favori. Elle a chanté ensuite la toune de Noël préférée de sa mère, partie l’année dernière, très très émue ne pouvant pas la terminer, Dominique Hudson enchainant par Feliz Novidad (bonne année en espagnol).
Près de 20 chansons, avec à la fin de la plupart d’entre elles des solos endiablés et très rapides de batterie, de guitare, banjo ou de violon, ont été livrées par une Sara Dufour en très grande forme, une pile électrique s’interrogeant entre les titres sur son hyperactivité et TDAH, sûrement non détectés.
C’est le sourire aux lèvres que le public conquis s’est ensuite engouffré dans la nuit du boulevard Saint-Laurent…
















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