Le mardi 16 avril, le Théâtre du Gesù accueillait la première médiatique de Machine, deuxième spectacle solo de Jo Cormier. Après le succès d’Animal, l’humoriste revient avec une proposition plus personnelle, qui s’inscrit dans une réflexion sur la place de la technologie dans nos vies.
Un spectacle ancré dans son époque
Avec Machine, Jo Cormier pousse plus loin les questionnements déjà présents dans son premier spectacle. Là où Animal explorait l’instinct et la nature humaine, ce nouveau spectacle s’intéresse à un autre phénomène bien actuel : l’obsession des technologies.
Applications de santé, productivité, intelligence artificielle, optimisation du quotidien, autant de sujets qui nourrissent le spectacle et servent de point de départ à une série d’observations à la fois absurdes et lucides. L’humoriste s’amuse de cette pression constante à « bien faire », à être efficace, voire à se comporter comme une machine.
Un humour entre naïveté et lucidité
Sur scène, le ton reste fidèle à l’univers de Jo Cormier : décalé, imprévisible, mais toujours précis dans l’intention. Le spectacle revendique d’ailleurs cette simplicité.
Machine laisse apparaître une certaine vulnérabilité. L’humoriste se met lui-même en jeu, abordant son propre rapport à la pression, au stress et aux attentes, notamment dans le contexte d’une première très attendue.
Une mise en scène efficace et rythmée
D’une durée d’environ 75 minutes, le spectacle enchaîne les segments avec fluidité, alternant entre anecdotes personnelles, réflexions sociales et détours absurdes.
Le rythme est soutenu, porté par une écriture qui joue sur les contrastes : des moments très accessibles côtoient des passages plus introspectifs, créant une dynamique qui maintient l’attention du public tout au long de la représentation.
Une première prometteuse pour la tournée
Cette première marque le lancement d’une tournée à travers le Québec, avec un spectacle qui semble déjà bien ancré dans son propos, tout en laissant place à une évolution au fil des représentations.
Entre humour absurde et réflexion sur la société actuelle, Machine s’inscrit dans une tendance où le rire devient aussi un outil d’observation du monde. Une proposition qui confirme Jo Cormier comme une voix singulière de sa génération humoristique.

