La nouvelle série Mea Culpa sera diffusée les mardis à 20h à ICI Télé dès le 7 janvier prochain. Parmi la distribution, on pourra retrouver Jasmine Lemée dans le rôle de Zoé. Lors d’une rencontre mettant également en vedette sa bonne amie Rosalie Loiselle, on a réalisé une entrevue avec l’actrice pour parler notamment de son rôle dans Mea Culpa, de ses retrouvailles avec Mélissa Désormeaux-Poulin et de son rôle le plus marquant.
Présente-moi ton personnage dans Mea Culpa.
Zoé est la fille de Marie-Dominique (Jessica Barker) et Rémi (Dany Boudreault), elle a 16 ans. Le personnage de Mélissa Désormeaux-Poulin (Bérénice) joue ma marraine. On peut comprendre dans l’histoire que c’est une gang d’amis proches dont mes parents font partie. Mon personnage est surtout là pour mettre en valeur le handicap de son père. C’est un enfant qui est devenu autonome, très jeune, parce que son père est handicapé. Elle a appris à vivre avec ça. C’est rendu dans son quotidien, elle doit vivre avec ça. Elle doit l’aider à manger. Il ne peut pas conduire. Alors, sa mère lui apprend à conduire.
On a la chance de travailler dans un projet sur un sujet qui n’est pas tant sensibilisé au Québec. Je suis très fière de faire partie de ce projet parce que c’est un sujet qui mérite d’être sensibilisé. Celui qui joue mon père, Danny, c’est une personne incroyable. Il a joué le personnage avec tellement de facilité. Il devait avoir une chaise qu’il devait contrôler seulement avec sa tête. Il ne pouvait pas bouger tout le reste de son corps. Tout passait dans son visage, tout passait dans ses yeux. L’émotion, on comprenait tout exactement. C’est une force qu’on ne retrouve pas chez tous les comédiens. D’apprendre de ça et d’apprendre de lui ainsi que de voir ça, c’était extraordinaire. J’ai eu beaucoup de chance. Au fur et à mesure que la série avance, mon personnage se pose des questions. J’ai des quêtes d’adolescentes. Mon personnage a une relation avec un autre jeune homme. Donc, on voit vraiment l’adolescente développer une relation avec cette personne-là ainsi que dans ses relations avec les membres de sa famille.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de ton tournage ?
De retravailler avec Myriam Bouchard. La première fois que j’ai travaillé avec Myriam, c’était sur Mon cirque à moi, il y a maintenant cinq ans. J’étais au secondaire, et je suis maintenant au cégep. J’ai beaucoup grandi dans mon jeu depuis. Mon jeu a beaucoup changé. Cinq ans plus tard, elle est toujours aussi brillante, toujours aussi aimante, toujours aussi bonne. C’est une réalisatrice en or, c’est une personne en or. C’est vraiment ce qui m’a le plus marqué. De me faire diriger par elle encore une fois avec autant de douceur tout en apprenant autant encore une fois, c’était merveilleux.


Est-ce que tu voudrais me parler de ton expérience avec Mélissa ?
À mes débuts quand je devais avoir 7 ou 8 ans, j’avais fait Ruptures – Saison 1 avec Mélissa et je ne l’avais pas revue depuis. C’était un petit personnage – un enfant malade, et elle, c’était le rôle principal. Dix ans plus tard, sur le tournage de Mea Culpa, j’ai revu Mélissa. C’est une personne extraordinaire. Elle est tellement douce. Elle est tellement à l’écoute. C’est une actrice avec qui j’ai beaucoup appris. Elle a un jeu que j’admire énormément. Elle peut jouer ce qu’elle veut. Elle est bonne dans tout ! Elle est bonne dans le dramatique, elle fait de bonnes pubs, elle est bonne dans la comédie. J’ai eu beaucoup de chance de rejouer avec elle. Donc, c’était une très belle expérience.
Comment les retrouvailles se sont-elles passées ?
Elle ne se souvenait pas nécessairement de moi. J’étais jeune. Quand je lui en ai parlé, elle m’a dit « Awww, c’est toi la petite fille ? Oui, je me souviens. Tu as les mêmes yeux. ». Elle était très gentille. Qu’on se revoie dix ans plus tard, ça prouve que le milieu est encore beau et qu’il permet encore à des jeunes d’évoluer là-dedans.


Quel est ton projet le plus marquant pour toi ?
Je pense que celui qui m’a le plus appris, c’est La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé puisque j’avais un personnage qui existait déjà. Julie Le Breton le jouait en pièce de théâtre et j’ai dû apprendre d’elle, ce qui était quelque chose que je n’avais jamais fait. Je devais essayer de reprendre les mêmes tics, les mêmes attitudes et les mêmes expressions faciales sans nécessairement l’imiter. J’avais 13-14 ans à l’époque. Si on me le proposait aujourd’hui, je le referais. Toutefois, je le referais par pareil puisque mon jeu a évolué et il a changé. C’était la première fois que je devais jouer autant de fortes émotions. C’était la première fois que je devais pleurer autant. C’était avec des comédiens extraordinaires, dont Anne Dorval et Elijah Patrice. Quand Xavier Dolan (le réalisateur) a une idée en tête, il va l’avoir et il va venir la chercher. Comme il savait ce qu’il voulait, c’était extraordinaire. Un réalisateur qui sait ce qu’il veut, c’est le fun. Un réalisateur qui dirige ses acteurs comme il le faisait, c’était une expérience super. Je pense que c’est le projet qui m’a le plus appris.
Après La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé, j’ai eu un gros trou de deux ans. Je n’ai rien eu pendant deux ans. Je n’avais pas d’audition, je n’avais pas de demande ou quoi que ce soit. Cette année, j’ai eu énormément de chance d’avoir de beaux projets comme ceux-là. J’en ai profité parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver en terme de projets. C’est un milieu qui est très dépendant des autres.


Qu’est-ce que tu aimes le plus à incarner de la comédie ou du drame?
Du drame, clairement du drame! Toutefois, je n’ai pas eu la chance de jouer beaucoup de comédie dans ma vie. Mon cirque à moi, c’était plus léger. J’avais quand même des petites émotions à apporter. Je me suis découverte sur Mon cirque à moi et j’ai su ce que j’étais capable de faire. J’avais 11 ou 12 ans. C’était la première fois que je pleurais sur un projet. Depuis que je suis jeune, on dirait que je me suis habituée à jouer du drame. Ça fait qu’aujourd’hui, c’est plus facile d’amener les émotions dramatiques. C’est sûr que j’aime ça les personnages qui sont plus farfelus, relax et qui sont un petit peu plus proches de ma personnalité. Quand j’ai des personnages qui sont plus légers, j’aime les interpréter. Mais le drame, c’est quelque chose que j’adore jouer. J’aime tout donner et me relâcher.
Quels sont tes autres projets à venir ?
Cette année, j’ai été très chanceuse côté projet. J’ai fait La collecte avec Podz, c’était un projet extraordinaire. C’est une série excellente. J’avais un petit rôle, je suis juste dans les deux premiers épisodes. Mais honnêtement, c’est une série à dévorer. J’ai un autre projet que mon personnage est encore confidentiel pour l’instant. Ensuite, j’ai eu Mea culpa avec Myriam que le tournage vient de se finir en décembre.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

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