Dès le jeudi 20 mars, les trois premiers épisodes de la nouvelle série L’indétectable, mettant en vedette Sophie Nélisse dans le rôle principal, seront mis en ligne sur ICI TOU.TV Extra (et les trois autres suivront le jeudi 27 mars). La série sera ensuite diffusée sur ICI TÉLÉ pendant la saison 2025-2026.
La série L’indétectable nous amène dans un fait d’actualité majeur en ce moment à travers la planète, soit l’intelligence artificielle. On suivra l’histoire de Stéphanie (incarnée par Sophie Nélisse), une jeune ostéopathe réservée, qui infiltre une mystérieuse start-up (mené par Kevin Houle) afin de prouver que la vidéo qui a détruit la carrière politique de sa mère (interprétée par Lynda Johnson) est en réalité un hypertrucage, un deepfake indétectable.
Voici des entrevues réalisées avec Sophie Nélisse, Lynda Johnson, Louis-David Morasse, Kevin Houle et Pierre-Paul Alain ainsi que les photos de l’événement de lancement.





Distribution
Sophie Nélisse (Stéphanie)
Présente-moi ton personnage.
Je joue le personnage de Stéphanie. On la retrouve un peu plus timide au début. Elle est un peu plus sérieuse, elle est dans une relation très casée. Elle n’est pas très épanouie nécessairement. Je pense que c’est ça qui est beau, c’est qu’au courant de la série, à travers ses périples, elle va trouver une sorte de confiance en elle que je pense qu’elle ne savait pas qui existait. Elle va vraiment prendre son courage à deux mains pour affronter des situations qu’elle ne pensait jamais avoir à affronter.
Qu’est-ce que tu aimes le plus de ton personnage ?
Je pense que ce que j’ai aimé, c’est d’être capable de jouer avec tous les acteurs de la série et le fait que c’étaient des scènes très différentes. Elle avait des scènes touchantes avec sa famille, plus émotives, plus émouvantes. Puis après ça, des scènes plus de suspense, chez Efek elle joue comme la double vie avec son partenaire (campé par Xavier Malo). De pouvoir jouer toutes ces personnalités-là, c’était très challengeant. Toutefois, c’était un beau défi à relever.
On dirait qu’elle cherchait peut-être un but dans la vie. Et là, on voit qu’elle s’implique beaucoup dans la recherche de la vérité...
Je pense que ça va lui permettre de tisser un lien encore plus profond avec sa famille, avec sa mère aussi. Elle s’est souvent sentie comme le mouton noir de la famille. C’est une opportunité pour elle de faire ses preuves, et je pense qu’elle va en sortir très grandie.


Quelle est la scène marquante pour toi ?
C’est sûr qu’il y a une scène très émouvante à la fin avec le père, mais c’est comme un gros punch. Donc, on ne peut pas vraiment le révéler. En fait, ce sont tous les revirements de situations. Il y en a tellement, et je ne peux pas les dévoiler. Mais je pense que c’est ça, c’est ce qui est le fun. C’est que chaque épisode est vraiment un rollercoaster d’émotions.
Quand tu as lu les scènes que tu allais jouer en lien avec Efek, est-ce que tu as vraiment aimé ça de jouer l’espèce d’espionne qui va essayer d’aller chercher les morceaux manquants du casse-tête ?
Oui, vraiment. À la lecture, c’étaient des scènes que j’étais sur le bout de ma chaise. C’est justement dans ces scènes-là qu’elle se découvre parce qu’elle repousse ses propres limites. En même temps, les scènes sont quasiment drôles parce qu’elle est comme prise au piège. On voit tout son monologue intérieur qu’elle ne peut pas dévoiler. C’est très amusant.
Quelle est ta plus grande fierté ?
Ce n’est pas nécessairement de la fierté, mais je pense que je suis juste vraiment heureuse d’avoir pu retourner au Québec. Pour moi, c’est très important de tourner ici. C’est un côté très familial. Je m’ennuie de tourner avec des gens avec qui j’ai déjà travaillé auparavant. Juste de pouvoir tourner ici, je pense que c’est ça qui m’a rendue le plus heureuse.
Lynda Johnson (Françoise)
Présente-moi ton personnage.
Je joue Françoise Parent. C’est une femme qui a une carrière politique. Au début de la série, on voit qu’elle est à quelques jours des élections. Ça va bien pour elle, elle a le vent dans les voiles. Et là arrive une vidéo qui va sortir publiquement et tout va s’écrouler. C’est intéressant de voir ce passé de bonheur où elle a confiance en elle – avec les intentions de vote de son bord. Tout d’un coup après les événements, ça se transforme en doute et en une espèce de chute. C’est intéressant de spéculer par la suite. Ce qui va être intéressant, c’est de voir si elle a réellement dit ces paroles-là ou si elle est victime d’un deepfake.
Comment te sentais-tu de jouer une candidate qui semblait destinée à être élue ?
J’ai trouvé ça le fun de jouer cette femme-là au pouvoir qui est en plein contrôle et qui est sur son erre d’aller. C’est toujours intéressant d’aller chercher les contrastes. Dans l’écriture de Bernard (Dansereau), Étienne (Piérard-Dansereau) et Annie (Piérard), il y a plusieurs personnages qui ont ces deux pôles-là (le côté fort et le côté plus vulnérable). C’est toujours le fun de jouer ça comme acteur.


Quelle est ta plus grande fierté ?
Je pense qu’en voyant les épisodes, je trouve ça vraiment beau. Je trouve que le montage est serré, la musique est bonne, et l’éclairage aussi ainsi que l’ambiance que Stéphane Lapointe, le réalisateur, est allé chercher. On est dans la technologie, on est dans l’intelligence artificielle. Il est vraiment allé chercher ça dans le résultat visuel. Je pense que je suis très fière du résultat de ce que je vois jusqu’à présent.
Qu’est-ce que tu penses de l’intelligence artificielle ?
Je trouve ça très préoccupant. Le mal est fait quand il arrive un truc comme ça. Je ne parle pas juste dans le milieu artistique. Ça peut être un peu partout. Ça peut être dans le milieu journalistique. Le mal est fait, après ça, de détricoter ça et de dire « Hey, ce n’est pas vraiment arrivé. La personne n’a pas vraiment dit ça. La personne n’a pas vraiment fait ça. » Ça va tellement vite avec les réseaux sociaux aujourd’hui qu’en l’espace d’une heure une grande partie de la planète peut être au courant après avoir visionné ou vu ça. Donc, je trouve vraiment ça préoccupant.
Ça va être de voir comment chaque pays va légiférer par rapport à ça. Qu’est-ce que tu laisses entrer ? Qu’est-ce que tu prends de l’intelligence artificielle ? Qu’est-ce que tu censures ? Qu’est-ce que tu ne permets pas ? Ça va être à voir. Je pense toutefois qu’il doit avoir des barèmes ou en tout cas une structure par rapport à ça. Parce que sinon, c’est n’importe quoi.
Louis-David Morasse (Bruno)
Présente-moi ton personnage.
Je joue le personnage de Bruno. On comprend que le père (Jean-Gilles; interprété par Pierre Curzi) et le fils (Bruno) travaillent ensemble pour une grosse firme de comptabilité. On sent qu’il y a des tensions particulières entre eux. On connaît ça les entreprises familiales, avec leur proximité qui ne fait pas toujours jojo. En plus, la firme comptable a toujours été derrière le parti. Jean-Gilles, c’est comme l’éminence grise derrière le parti. Ça se trouve que c’est ma femme qui est la candidate. Donc, on le voit rentrer chez nous sans sonner. On comprend qu’ils sont tricotés serrés, ce qui contrarie parfois mon personnage.
On sent certaines similitudes, basé sur l’univers familial, à la série O’ dans laquelle tu jouais à l’époque...
Dans O’, c’était une entreprise familiale. Parce que papa était là et il ne voulait pas prendre sa retraite. On a un peu le même genre d’entreprise familiale où papa dirige et il ne veut pas prendre sa retraite. Effectivement, c’est un peu la même chose. Toutefois, ça ne sera pas similaire dans le dénouement que vous allez voir.
Quelles ont été tes scènes marquantes ?
Ça fait 25 ans que je connais Stéphane Lapointe, et c’est la première fois qu’on travaille ensemble. J’ai pu apprécier sa composition de l’image. Il y a certaines scènes que nous avons faites, c’étaient comme des toiles – par la mise en place qu’il a faite et la façon dont il a placé la caméra. Alors, c’est dur à décrire et à résumer sans vendre de punch. Toutefois, il y a eu des scènes où j’ai réalisé qu’il comprenait la composition de l’image avec la composition dramatique de la scène. Il y a certaines images que j’ai vraiment hâte de voir, ce sont comme des tableaux.


Quelle est ta plus grande fierté ?
Ce qui me rend le plus fier, c’est qu’on a fait une série qui est d’actualité. Les décideurs et les producteurs se sont dépêchés de la sortir à cause de l’évolution de l’intelligence artificielle. S’il avait sorti la série l’automne prochain ou le printemps prochain, il aurait été trop tard. On aurait été dépassé si l’on avait attendu plus longtemps. La technologie va vite. Je trouve qu’aujourd’hui, on est en plein dedans. Je trouve que le propos est contemporain. J’espère que ça va être vu. Je pense que si les gens ne m’entendent pas parler, il y a un problème parce que je n’ai jamais vu autant de promotions par Radio-Canada. À l’ère des plateformes étrangères, on se lève debout et on dit que ça existe. C’est fait chez nous, encouragez-le, checkez-le et c’est de la bonne qualité. C’est très prenant, comme série. On embarque tout de suite dedans. L’action se passe vite, c’est captivant.
Qu’est-ce que tu penses de l’intelligence artificielle ?
Je vais citer un des pères de l’intelligence artificielle qui l’a créé et qui est une sommité, soit Yoshua Bengio qui est à Montréal et qui a choisi de rester à Montréal pour développer ça. Il a dit que dès le départ, ça aurait dû être la propriété des gouvernements et des universités. C’est-à-dire que l’intelligence artificielle est contrôlée par la science d’ici, plutôt que par le privé. Et là, c’est contrôlé par des riches privés qui font une course à compétition; ce qui fait en sorte qu’on peut perdre le contrôle.
Parce que, oui, ça peut faire des miracles en médecine et en information, mais reste qu’il faut le contrôler. Ce que je trouve déjà désolant, c’est qu’on a déjà le réflexe de googler. Quand on google, on va tous dans l’unique bibliothèque. On ne va plus fouiller différentes informations des plus grandes sommités d’universités comme Sorbonne. On se réfère à Google, qui est détenu par des intérêts privés. S’ils choisissent de contrôler ou d’orienter l’information, on est fourré. C’est un peu ça ma peur avec l’intelligence artificielle. C’est que, à un moment donné, plus personne ne réfléchit ou plus personne ne se pose de questions à savoir si la source est fiable, et qu’on se réfère à ce que ChatGPT nous a dit. C’est le danger !
Pierre-Paul Alain (Manuel)
Présente-moi ton personnage.
Dans L’indétectable, on va rencontrer Manu. C’est le partenaire d’affaires de Dominique (Kevin Houle). Je pense que c’est le côté un peu plus bohème, un peu plus geek, un peu plus cerveau du code. C’est lui qui se tient loin des caméras et des partys de job. Ce n’est vraiment pas ça qui l’intéresse, c’est vraiment la technologie derrière ces vidéos-là qui l’intéresse vraiment. C’est son partenaire qui va surtout chercher le financement, qui va mettre en œuvre et qui va construire un peu l’entreprise. Parce que si l’on donnait ça dans les mains de Manu, il ferait ça sur un coin avec ses chums. Il s’arrangerait pour faire un bon travail, mais ce ne serait pas une structure aussi grandiose.
Ton personnage a l’air d’être le fun à interpréter …
On m’a permis de faire un rôle qui était d’un autre type, qui n’était pas sombre. En fait, il pouvait même être drôle. C’est un personnage qui est quand même assez loin de moi. Je ne suis pas très bon avec les nouvelles technologies. Ça a été cool d’apprendre sur l’univers de l’intelligence artificielle. Je me suis informé pour savoir comment ça se faisait pour avoir un bon vocabulaire aussi au niveau du personnage. On a eu un bon guide. Steph Lapointe, c’est un champion.
On voit quand même qu’il y a une espèce de connexion de ton personnage avec celui de Sophie Nélisse. Comment ça a été de jouer avec elle ?
Ce n’était pas la première fois. J’avais joué avec elle il y a très longtemps. Elle avait à peu près 13 ans dans Vertige. Quand je l’ai revue, ça faisait longtemps et on a connecté un peu là-dessus. Ça a été le fun également de jouer un personnage qui peut être dans le charme. On voit qu’il est intéressé, mais on ne sait pas trop. Ce n’est pas sa priorité à Manu. C’est clairement une femme qui fait de l’effet avec son personnage dans l’histoire. Je pense qu’elle va se servir un peu de ça pour avoir de l’information qu’elle veut. Sophie est une très bonne actrice. La complicité de jeu était quand même assez facile. On se comprenait. Ce n’était pas son premier pique-nique.


Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?
Peut-être dans l’incarnation comme j’ai incarné un personnage différent de ce que j’ai fait dernièrement, Steph Lapointe a vraiment une approche du jeu différente. Des fois sur les plateaux en général, on va faire une take, on nous dit c’est correct et d’en mettre un peu plus. Mais avec Steph, à chaque fois qu’on fait une take, on a des indications. Au début, je me demandais si je n’étais pas bon comme je n’étais jamais dessus. Il nous emmène quelque part. Après ça, il nous ramène ailleurs. Ensuite, il nous ramène où on était au début. Dit de même, ça a l’air vague. Mais ce que ça fait pour un acteur, c’est qu’à un moment donné, on oublie complètement le jeu. On vient avec plusieurs couches dans le jeu. C’est là qu’il vient chercher ce qu’il veut. Ça m’a marqué sa manière de diriger ses acteurs.
Qu’est-ce que tu penses de l’intelligence artificielle ?
Je pense qu’il peut avoir des avantages au niveau de la médecine, surtout. Je sais qu’il y a plusieurs médecins en ce moment qui l’utilisent, au niveau des diagnostics. Je vois ça un peu comme de la magie. On a de la magie blanche et on a de la magie noire. Ça dépend de ce qu’on veut faire avec. On peut faire du bien, on peut faire du mal avec l’IA. Mais inévitablement, on n’aura pas le choix de comprendre comment ça fonctionne et d’essayer de vivre avec. Ça fait partie maintenant de notre communauté. J’aime mieux être informé et comprendre ce que c’est que de bouder ça et de me faire surprendre parce que je n’ai pas suivi la game. Donc j’essaie de rester informé là-dessus. J’en ai vu des deepfake, j’en ai regardé beaucoup pour ce qui est de ce qu’on faisait. Je trouve qu’il manque encore quelque chose dans l’œil. Il y a l’âme qui n’est pas là. Mais ça, c’est peut-être mon interprétation. Sinon pour avoir accès à l’information rapidement, je trouve ça génial.
Kevin Houle (Dominique)
Présente-moi ton personnage.
Dominique Arcand, c’est le PDG d’une start-up qui se spécialise dans les effets spéciaux pour le cinéma. Mais là, en fait, l’intrigue, c’est qu’on se demande si cette boîte-là ne serait pas capable de faire des deepfakes qui seraient indétectables. C’est-à-dire des vidéos dont on ne peut pas savoir si elles sont réelles ou si elles ont été créées par l’intelligence artificielle. Je suis un peu au milieu de tout ça, au milieu d’une entreprise qui bat de l’aile et qui se retrouve au milieu d’une controverse. Donc, ça fait un personnage qui est anxieux et stressé.
Ça n’a pas l’air d’être trop légit leur affaire…
Ça n’a pas l’air, effectivement. Est-ce que ce l’est ? Est-ce que ce ne l’est pas ? C’est un petit peu ça qu’on va découvrir, parce que peut-être que c’est juste une entreprise qui a l’air d’être au milieu de quelque chose qui ne le concerne pas.
Qu’est-ce que tu aimes le plus de ton personnage ?
Je suis chanceux parce qu’on me propose souvent des personnages très flamboyants qu’on doute de l’honnêteté. Ça fait souvent des personnages très riches et très le fun à défendre, avec beaucoup de backstory et d’histoires derrière ce qu’on joue en créant des doutes. Je me trouve très chanceux qu’on me propose ce genre de personnage parce que ça me permet de jouer dans des zones où jamais je n’irais dans la vraie vie. Je me retrouve toujours dans des situations rocambolesques. Donc, oui, c’est vraiment le fun.
Dans la vie, j’ai le bonheur facile, je rigole et je ne me prends pas vraiment la tête. Depuis qu’on m’a proposé Tristan Rabeau dans Les Honorables, on dirait que ce genre de personnage louche, arrogant, qui ne cherche pas à se faire aimer est ma marque de commerce. C’est un petit peu le contraire de moi dans la vraie vie.


Quelle a été ta scène marquante ?
Il y a des scènes très marquantes qui s’en viennent, qui sont au cœur de l’intrigue. Il y a de très belles scènes. J’ai même eu le droit a de la cascade, j’ai même eu le droit à beaucoup de maquillage…
Qu’est-ce que tu penses de l’intelligence artificielle ?
Tout comme dans leur dernier projet des auteurs (Épidémie), ce show-là arrive à une période où on a des raisons de douter de l’information dans une période de désinformation où la vérité est malléable. Si on ajoute à ça que ce qu’on voit est faux et qu’on ne peut pas le détecter, c’est très épeurant. Je ne sais pas si un jour ça va nous dépasser et qu’on aura tellement plus le contrôle qu’on pourra effectivement plus savoir si ce qu’on voit est vrai ou pas. Je pense que c’est une série qui va être très marquante, de laquelle on va parler dans peut-être deux ou trois ans quand on va être pogné avec ça.
Xavier Malo (Patrice)


Eve Lemieux (Élisabeth)


Younes Bouab (Daji)


Wiam Mokhtari (Safia)


Stéphane Jacques (Bernard)


Frédéric Gilles (Jordan)


Jade Hassouné (Amin)


David Noël (Will)


Anas Hassouna (Bashir)


Carmen Ferlan (Jeanne)




Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
