Plusieurs l’attendaient avec impatience : l’unique et le seul Hans Zimmer. Le compositeur a monté sur la scène du Centre Bell pour sa tournée, Hans Zimmer Live, ce 17 septembre.
Accompagné de ses nombreux musiciens, il a interprété quelques-unes de ses bandes originales de films. L’Allemand débordait d’enthousiasme et, surtout, d’amour, tant pour la ville de Montréal que pour tous ses musiciens. Les spectateurs, qui remplissaient le Centre Bell, se délectaient de chaque note. La musique de Hans Zimmer a créé un moment merveilleux et a su rassembler plusieurs inconnus afin de vivre un moment magique.
À 20 heures pile, la voix magnifique de la bande sonore du film Dune, House Atreides, se fit entendre. Bien que le public ne voyait qu’un rideau, il était déjà captivé. Peu après cette introduction, le rideau s’est levé et les nombreux musiciens sont apparus, dans un décor rappelant le désert de Dune. Ces derniers, vêtus de noir, dégageaient de la puissance et de l’assurance. Ensuite, l’homme tant attendu, se démarquant par son habit blanc et rouge, les a rejoints.
De (trop) nombreux retardataires se sont empressés de rejoindre leur siège, ce qui a gâché l’expérience de la première chanson pour plusieurs. Pour ce genre de musique au Centre Bell, les employés devraient accepter l’entrée aux spectateurs seulement aux intermissions entre les chansons… Ou les gens devraient être plus respectueux et ponctuels ! Ou que ce genre de spectacle de musique d’envergure ait une salle apte à recevoir les plus grands artistes qui permet d’avoir un grand public sans nuire au son.

De la musique et de l’amour
Hans Zimmer aimait interagir avec le public, créant un sentiment de connexion. Il introduisait les musiciens, dont l’impressionnante violoniste Tina Guo, répétait qu’ils jouaient avec les meilleurs du monde et qu’il adorait Montréal. Son amour pour la métropole provenait, entre autres, de sa bande originale du film Dune réalisé par Denis Villeneuve qui assistait au concert. Hans Zimmer a gagné l’Oscar de la meilleure musique de film, en 2022, pour ce film et, en 1995, pour la musique de Lion King. Sa personnalité bienveillante touchait les spectateurs autant que ses compositions. Ce n’était pas qu’un groupe sur scène, mais une équipe soudée.
Sa bienveillance se reflétait aussi dans le choix de son orchestre. Celui-ci comprenait des artistes talentueux ukrainiens. Aussi, beaucoup de femmes composaient ses principaux musiciens, pour lesquelles il a annoncé plusieurs fois son admiration. Celles-ci étaient imposantes par leur aisance et tellement talentueuses. C’était impressionnant de voir les artistes se déplacer naturellement vers un autre instrument lors de l’interprétation et de s’harmoniser parfaitement. Le compositeur laissait toujours la place en avant-scène à ceux-ci. À l’exception lorsqu’il s’est déplacé dans la foule, jouant de la guitare de sa démarche recourbée bien connue.
Des images inutiles
Bien qu’il soit reconnu pour réaliser de la musique de films, cette dernière est encore meilleure sans image cinématographique. Ses mélodies étaient émouvantes, frissonnantes, captivantes. Bien sûr qu’elles rappelaient le film en question, surtout pour les chansons Pirates, Time et Lion King. Cependant, elles restaient encore plus impressionnantes en vrai, surtout cette dernière, à la suite de l’apparition de Lebo M. et de choristes africains. Cette prestation était mémorable.
Assister à un concert de Hans Zimmer démontre tout le travail, l’implication de plusieurs personnes ainsi que toute la passion que le compositeur met dans son travail. Il a su divertir autant les yeux et les oreilles, éblouissant le public. Le spectacle était un véritable chef-d’œuvre.


























Alexandrine Roy | Journaliste
Passionnée de musique, Alexandrine écoute autant du rock que de la musique classique. Elle a rejoint l’équipe de BP Arts Média en mars 2022. Elle aime aussi rire à des spectacles d’humour et faire rayonner la culture québécoise.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.
