Dès le 10 avril, les premiers épisodes de la série Empathie seront rendus disponibles sur Crave. La fiction de Florence Longpré, qui tient également le rôle principal, se déroule à l’Institut psychiatrique Mont-Royal. Développerez-vous de l’empathie envers les patients de l’institut psychiatrique (dont les personnages de Benoit Brière et Brigitte Lafleur) ?
Voici des entrevues réalisées avec Thomas N’Gijol, Benoit Brière et Brigitte Lafleur ainsi que les photos du visionnement de presse médiatique présenté le 7 avril au Centre Phi.


Distribution
Florence Longpré (Suzanne Bien-Aimé)


Thomas N’Gijol (Mortimer Vallant)
Présente-moi ton personnage.
Je joue Mortimer. Il est responsable de la sécurité de Suzanne (Florence Longpré), et il se lie d’amitié avec elle.
Quelles sont ses aptitudes ? On voit que c’est quelqu’un de très ouvert dès le premier jour avec Suzanne…
Il a un parcours qu’on va découvrir au fur et à mesure de la série. Il a peut-être un parcours de vie qui fait qu’il a choisi de s’ouvrir aux gens ou du moins d’ouvrir son humanité au lieu de se renfermer sur ses blessures et sur ses démons.
Comment te sens-tu à l’aube de la mise en ligne au Québec, et après que la série ait remporté le Prix du public à Séries Mania récemment?
Je me sens bien. C’était quelque chose pour tout le monde et moi en particulier dans le sens où je suis parti faire une série ici au Québec et qui finalement est reconnu dans mon pays. C’est plutôt chouette, c’est même très chouette. C’est l’expérience pour moi de vivre quelque chose ici avant tout. Je suis heureux de vous rencontrer, de rencontrer le casting et de vivre un peu tout ça à fond ici.


Comment ça s’est passé avec Florence?
Ah, super bien ! C’est une rencontre humaine vraiment super, parce que c’est, évidemment, une auteure méga-talentueuse. À travers les séries qu’elle réalise, elle augmente le niveau, elle ouvre les univers et tout. Humainement pour moi, c’est vraiment une belle rencontre. C’est une bonne personne et j’étais heureux de traverser ses mois de tournage à ses côtés.
Tu seras en spectacle les 17 octobre et le 18 octobre à L’Olympia de Montréal. Comment te sens-tu à ce propos ?
Je veux un peu me représenter au public québécois. C’est vrai que j’ai déjà joué avant ici, et surtout devant des Français. Il y aura encore des Français en octobre prochain, mais peut-être que la série fera qu’il y a une partie des Québécois qui auront envie de me rencontrer et de me découvrir sur une autre facette; peut-être moins dramatique, mais j’espère tout aussi humaine. J’attends tout ce beau monde avec impatience !



Benoit Brière (Jacques Dallaire)
Comment te sens-tu aujourd’hui?
Je suis très ému et très excité parce que ça me fait exactement le même effet de regarder les épisodes que le premier jour où j’ai lu les textes. Ça vient me chercher de la même façon. Ce sont les mêmes larmes. À la fin des lectures, je disais à ma femme que je pense qu’on tient quelque chose, et je n’ai pas dit ça souvent. Quand je revenais chez moi après chaque jour de tournage, j’étais surexcité. C’étaient des journées de fou que techniquement j’aurais dû être brûlé et exténué. Malgré tout, je rentrais high comme ça ne se pouvait pas et je n’arrivais pas à dormir le soir.
Il y a eu Cher Olivier qui a comme un peu tout démarré à la télé pour moi, et puis il y a eu ce projet-là. C’est l’équivalent dans tout le processus et dans tout le procédé; depuis la première page envoyée et la première page lue jusqu’au résultat final. Tout le monde avait le même désir inspiré par la page écrite par Florence Longpré. Tout le monde fait le petit plus qui va être nécessaire. Tout le monde était sur son X. Tout le monde avait du plaisir. Tout le monde travaillait comme des fous.
En plus, tu peux construire ton personnage vu qu’il vit plein d’émotions. Il n’est pas neutre…
Calvaire, non. On va apprendre, petit à petit, les raisons pour lesquelles il est à l’Institut, et on va être pogné avec notre propre conscience de téléspectateurs de se dire « Si on l’avait dit en commençant, la série s’appellerait Antipathie, et non Empathie parce qu’on aurait du mal à l’aimer. » C’est construit en présentant l’être humain tout d’abord. On est empathique de sa condition. Au compte-gouttes, on va apprendre ce qui s’est passé dans sa vie ainsi que son évolution. C’est pour ça que c’est carrément bien construit. Je passe d’un gars qui n’est pas là à un gars dont la réalité est en train de kicker in.
Je présume que si on l’a bourré autant de médicaments pour qu’il survive, c’est qu’il lui est arrivé des trucs vraiment intenses dans sa vie …
Oui, dans sa réalité. C’est parce que lui voulait fuir ça aussi. Quand on tombe dans une sorte de schizophrénie (ce qui n’est pas son cas; mais plutôt la surmédicamentation) et qu’on imagine des personnages ou des gens qui n’existent pas, ce n’est pas le fun normalement. Ce sont des voix qui vont te pousser à faire des choses horribles. Dans son cas, c’est une présence rassurante; et ça, c’est dit dans la série. Il y a deux psychiatres qui ont suivi Florence dans l’élaboration du projet et que j’ai rencontrés, ils me disaient que c’était effectivement rare que c’était une présence sécurisante et rassurante.
C’est vrai que pour calmer mon personnage, on lui a donné telle posologie, tel médicament. C’est vrai que ça a fait en sorte qu’il hallucine des gens. En même temps, il est calme. Est-ce que c’est juste parce qu’on veut le garder calme? De toute façon, il est enfermé à jamais. Le personnage interprétée par Florence arrive [en tant que nouvelle psychiatre] en se disant qu’elle peut le ramener et le guérir en changeant la médicamentation. À ce moment, il revient tranquillement à la réalité. Il n’aime pas ça perdre ses chums. Pour lui, la réalité est beaucoup plus effrayante que le monde imaginaire dans lequel il vit.

Parce qu’on sait qu’il s’est passé des choses avec lui puisque Suzanne a dit que Monsieur Dallaire a le plus de pages dans tous les patients…
Et puis, il en manque des bouts; c’est ce dont on va se rendre compte. Ses petits bouts manquants, on va l’apprendre petit à petit dans la série. On n’est pas dans de l’eau de rose non plus. On est vraiment dans une grande forme de réalisme. Il y aura une réelle évolution dans ce qui va se passer dans la vie de ce personnage-là.
Présente-moi ton personnage.
Le pauvre Monsieur Dallaire, c’est quelqu’un qui a un très lourd passé. Il y en a qui ne sont pas chanceux dès la naissance; on est dans ces talles-là. Ce qui fait que ses mécanismes de défense et de survie sont passés par une subjugation de la réalité. Il a trouvé des outils pour se défendre qui ne sont pas nécessairement les bons, qui sont discutables. Il s’est vautré là-dedans parce que c’est tout ce qu’il connaissait, c’est tout ce qu’il savait. Quand on va se rendre compte de ce qu’il a fait, on va trouver ça horrible, En même temps, on va se dire qu’il n’avait pas de grande chance d’aller ailleurs dans la vie. C’est là où ça amène justement l’empathie, à divers degrés, dans cette série-là.
Brigitte Lafleur (Carole Moisan)
Comment te sens-tu aujourd’hui?
Je suis fière. C’est le premier mot qui me vient. Je suis tellement fière de faire partie de ça. C’est la chance d’une vie de faire partie d’un show de même. Je sens que tout le monde est fier du show. Tout le monde l’aime. C’est comme unanime. Ça fait plusieurs fois que je le vois, et je suis toujours bouleversée. Je trouve que tout le monde excelle. C’est le plus beau rôle de ma vie, je pense. C’est aussi simple que ça. J’en ai fait des beaux rôles dans la vie. C’est grâce à ces beaux rôles-là que j’ai pu avoir ce rôle. Je pense à Mimi (La galère) qui était si importante pour moi. À mon âge – près de la cinquantaine, je te dirais que c’est le rôle parfait. Avec ce personnage, j’assume toutes les rides, toute la laideur, le tout avec bonheur en y allant le plus loin possible. C’est drôle, car je me trouve belle même si je fais dure comme le yâbe. Je suis fière sur plein d’aspects.
Est-ce que tu vois un peu le personnage que tu as eu dans Indéfendable comme le tremplin ?
C’est vrai, tu as raison. Je ne sais pas ce qui a mené à ça nécessairement. Il faudrait demander à Guillaume (Lonergan). Je sais qu’il était venu me voir au théâtre dans Le Père Noël est une ordure. Là-dedans, je faisais un rôle trash d’une itinérante. Toutefois, c’était le côté comique. Il y a Faits divers également que j’étais une femme qui croyait aux extraterrestres et qui perdait un peu l’esprit et qui tombait en psychose. Je ne sais pas ce qui l’a amené à me demander en audition, mais je le remercie.


Présente-moi ton personnage.
Madame Moisan, c’est une femme qui a eu une vie très difficile. C’est une femme qui est très seule. C’est une femme qui traîne sa psychose depuis longtemps. À un moment donné, elle va aller à commettre des crimes violents qui vont faire en sorte qu’elle va être enfermée. C’est une schizophrène. Elle entend des voix, elle a de fortes hallucinations. Elle est dans la violence. Elle a des crises. C’est quelqu’un qui est difficile à aimer. C’est quelqu’un, en prison, qui se fait mettre au trou régulièrement. C’est quelqu’un qui n’a pas l’aide qu’il y faut, et elle sait qu’elle a besoin d’aide. C’est pour ça que c’est si fort la série Empathie. Même si c’est quelqu’un qui est difficile à aimer, on finit par l’aimer pareil. On finit par être empathique parce que l’on comprend qu’elle est malade. C’est quelqu’un qui va entrer à l’Institut dans l’espoir de se guérir, mais ça sera un chemin qui ne sera pas facile parce qu’elle est loin.
Ce qu’elle vit, c’est heavy. Ses crises sont heavy. Elle ne fait pas exprès de tomber en crise non plus; il faut quand même le dire. C’est comme si elle tombe dedans. Il vient un moment pour les schizophrènes ou pour les gens qui sont en psychose où c’est comme une psychose constante. C’est comme si elle est toujours dérangée. Il y a des phases plus aiguës, mais elle est toujours dérangée par les voix qu’elle entend. Elle n’est jamais tranquille. Elle a beau vouloir. C’est difficile à gérer pour elle et pour les autres.
Quelle a été ta scène marquante à travers toutes ces scènes-là ?
Une de mes scènes préférées, c’est celle dans le camion. J’ai aimé également les scènes qu’on voit des choses de son passé, car ça permet de connaître un peu d’où ça a pu venir sa maladie et où ça a pris naissance. C’est sur que de jouer des scènes comme celle dans le camion, c’est comme all in dans le tapis. Je finissais ma journée, brûlée et vidée. J’avais sûrement maigri de trois livres. Toutefois, j’étais satisfaite parce que je ne pouvais pas donner plus. En même temps, ça garde en forme. Je n’aurais pas pu faire ça si je n’étais pas en shape un peu avant le tournage. Ça me demandait de l’entrainement.
Denis Bernard (Théodore Sirois)


Adrien Bletton (Émilien Delcourt)

Igor Ovadis (Anton Koskov «Costco»)

Josée Deschenes (Diane Tétrault)


Martin-David Peters (Anderson Bien-Aimé)


Linda Malo (Guylène Bien-Aimé)


Lyrael Dauphin (Claude Simard)


Jean-François Nadeau (Charles Villeneuve)


Geneviève Alarie (Hélène Giroux)

** Lamia Benhacine, Pascale Montpetit et Sofia Blondin, notamment, font aussi partie de la distribution.
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Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

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