Le vendredi 22 novembre, Émile Proulx-Cloutier est monté sur la scène de la Maison Symphonique accompagnée des Chœurs du Plateau, d’un orchestre de l’Agora et du groupe Burning BRASs Band. C’était une première pour l’artiste aux multiples facettes.
Son spectacle, Émile Proulx-Cloutier Symphonique, fait vivre autrement sa musique. L’artiste aux multiples facettes démontre son amour pour la langue à travers ses textes poignants qui se vivent à travers plusieurs personnages. Le musicien a autant d’aisance derrière son piano que debout à réciter ses slams. Lors du spectacle, le public, envouté, a assisté à une explosion de talents. Ceci a résulté à un vendredi soir impressionnant, mélodieux, captivant. L’ovation à la fin du spectacle démontrait l’appréciation du public.
Émile Proulx-Cloutier est arrivé sur scène sans cérémonie. Il s’est immédiatement installé au piano et a immédiatement commencé à jouer. Le chef d’orchestre, Nicolas Ellis, a accompagné sa voix prodigieusement. La complicité entre les deux artistes, tout au long de la soirée, était touchante. Les musiciens étaient vêtus de noir pour l’orchestre, de blanc et noir pour les Chœurs du Plateau et de blanc et de rouge pour Burning BRASs Band. La distinction entre les trois groupes était une bonne idée. Cela soulignait les talents de chacun et représentait l’aspect plus informel de quelques chansons d’Émile Proulx-Cloutier. Ce dernier a interprété des chansons qu’il n’avait jamais jouées sur scène auparavant.
Artiste engagé
Le musicien, par ses paroles émouvantes, parfois provocantes, démontre ses réflexions du quotidien et ses critiques de la société. Son côté plus militant se perçoit aussi dans ses interactions avec son public. Avec humour, il a dénoncé des situations qui lui tiennent à cœur. Des rires se sont fait entendre lorsqu’il a fait un clin d’œil à la controverse de la fermeture de La Tulipe. Par son interprétation de Maman, inspirée de celle en anglais de Pauline Julien, il sensibilise le public de la disparition des langues des Premières Nations, en évoquant aussi la fragilisation du français. Son interprétation était saisissante tout comme celle de sa chanson Horizon. Un moment fort de la soirée était la chanson explosive La belle bombe. L’énergie, les mélodies plus frénétiques et ses paroles percutantes qui démontrent bien la littérature dans ses chansons. Sa prochaine représentation, à la Place des Arts, est le samedi 7 décembre – avec Julien Proulx comme chef d’orchestre.

Alexandrine Roy | Journaliste
Passionnée de musique, Alexandrine écoute autant du rock que de la musique classique. Elle a rejoint l’équipe de BP Arts Média en mars 2022. Elle aime aussi rire à des spectacles d’humour et faire rayonner la culture québécoise.

Photos : Courtoisie
Crédit Photo : Affiche promotionnelle
