À l’aube du temps des fêtes, vous cherchez probablement à festoyer dès que l’occasion se présente. Le spectacle Que les Fêtes commencent! vous permettra de célébrer la musique d’ici et d’ailleurs en plus de vous mettre dans l’ambiance des festivités de Noël. Ce véritable apéro de la saison festive élu résidence au Cabaret du Casino de Montréal du 22 au 30 novembre 2024 (pour six représentations) et au Théâtre Capitole de Québec du 12 décembre au 31 décembre 2024 (pour douze représentations).
En matinée de la première médiatique du spectacle, on a eu la chance de discuter avec Annie Villeneuve, Marc Déry, Guylaine Tanguay et Rémi Chassé. Voici nos entrevues et nos photos de l’événement.


Distribution
Annie Villeneuve & Marc Déry
Qu’est-ce que vous aimez le plus du spectacle ?
Marc : C’est de chanter avec d’aussi bons chanteurs en harmonie. C’est pour ça que je fais de la musique. C’est comme ça que j’ai commencé. C’est un grand bonheur de chanter avec d’aussi bons chanteurs. C’est ça qui me motive beaucoup et qui me donne hâte.
Annie : Ça reste le fun ensemble sur scène et avec le répertoire aussi parce qu’une chanson n’attend pas l’autre et un hit n’attend pas l’autre. Ce n’est pas dans mes spectacles que je fais autant de styles musicaux réunis ou je pousse vers une section un peu plus rock ou même du disco. Il en a pour tout le monde sur scène aujourd’hui et pour tout le mois de décembre. Il y en a aussi pour nous avec nos goûts parce qu’on se lâche lousse. C’est un peu notre party à nous aussi. Évidemment, les amis sont tellement talentueux. Les harmonies vocales aussi, c’est mon bonheur. La voix, c’est mon instrument favori. On en abuse.
Marc : Comme Annie dit, il y a tellement d’avenues que ça fait paraître comme un party de famille. On saute autant d’une toune des années 50 à Groovy Aardvark. C’est trippant ! On se promène. C’est pareil que dans un jam de party de Noël où tout le monde va chanter sa toune.



Quelle couleur musicale pensez-vous mettre dans le spectacle ?
Marc : C’est tellement varié. Tout le monde a son style. Puis, on se rejoint parce qu’on est tous des chanteurs québécois. On est tous dans des styles un peu différents. Ce qui fait que c’est le mélange de toutes nos petites couleurs particulières ensemble.
Annie : Moi, j’ai hâte le plus de toute la vie de voir danser Marc…
Marc : C’est sûr que ça vaut le déplacement.
Annie : Il le dit en blague, mais moi je ne le dis pas en blague. Je suis très sincère en disant que ça va être un beau moment dans le show. Ça paraît qu’il a du fun. Ça paraît qu’il se lâche lousse. Rémi, Guylaine et moi, c’est notre deuxième année dans ce concept-là. Marc, c’est notre petit nouveau, notre petit dernier. Il est arrivé avec une énergie nouvelle. Évidemment, c’est tant mieux. Cette énergie se propage. Il fait plein de propositions complètement amusantes, éclatées. Ce que j’ai le plus le goût de l’entendre chanter, c’est Y paraît qu’ça fait 20 ans qu’elle a pas pris un bain (Marie-Louise de Zébulon). C’est mon coup de cœur sur le show.


Qu’est-ce qui vous sort le plus de votre zone de confort dans ce spectacle-là ?
Marc : Moi, c’est carrément danser. Même juste chanter avec un micro, sans jouer de guitare ou de basse en même temps, je n’ai jamais fait ça. C’est pour ça que je m’amuse, parce que je joue moi-même un personnage et j’aime vraiment ça. J’étais comme ça quand j’étais à la polyvalente et qu’on montait un show. Pendant un mois, on était tous ensemble, on s’entraidait et on faisait un show. C’est ça m’a fait penser quand on a fait les répétitions et j’adore ça.
Annie : Mon plus grand défi, c’est le medley disco. Je ne suis pas une chanteuse de disco dans la vie. Je réalise qu’on connaît toutes les chansons, mais on ne les connaît pas du tout. On chante toujours n’importe quoi là-dessus. C’est de désapprendre quelque chose pour apprendre de la bonne façon. Les Bee Gees, il y a des mots là-dessus au pied carré.
Marc : Mais tu es tellement excellente, je te le jure. Wow ! J’étais sûr que tu étais confortable.
Quelle est votre plus grande fierté du spectacle ?
Annie : Juste en faire partie. C’est tellement le fun d’être une résidence ici au Casino de Montréal, après ça, une résidence au Capitole de Québec. Le milieu artistique est ce qu’il est aujourd’hui. Avoir le temps de le vivre et avoir le temps de le posséder, c’est plus rare maintenant. Un gros projet comme celui-là, c’est ce que Gestev nous permet avec leurs moyens et avec leurs ambitions. On est des petits jetons, si on veut, dans cette affaire-là.
Marc : C’est bien dit ! Je partage ça avec toi. Moi, c’est le fait que ce soient de si bons chanteurs, puis en même temps, de si beaux êtres humains. Je ne savais pas d’avance exactement à quoi m’attendre, mais ça me fait plaisir.
Marc; comme tu n’as jamais participé à des revues musicales, comment te sens-tu d’en faire partie de ce genre de spectacle?
Marc : En fait, je me sens bien parce que je me sens complètement soutenu par les autres qui l’ont déjà fait. Je me sens vraiment bien.


Annie; est-ce que tu apprends encore des choses dans ce genre de spectacle ?
Annie : Oui, c’est sûr et certain. C’est sûr que je m’amuse sincèrement à être un peu un jukebox. Toute ma carrière m’a amenée à faire tout le temps, très souvent en fait, des chansons des autres afin d’en incorporer et les personnaliser. Dans un spectacle comme celui-là, je m’amuse comme une folle. Parce que justement, il y a le fait qu’on est plusieurs sur scène. Il y a le fait qu’on a du fun entre nous, qu’on a du fun avec le public. On est là pour le party. On lâche notre fou du début jusqu’à la fin du show. Ce n’est pas du sérieux. Dans mon répertoire, il y a des chansons sur le décès (Un ange qui passe) notamment. Je me raconte dans un spectacle à moi avec des chansons originales et je vais dans des zones. Là, c’est que le party. C’est ma fin d’année à moi aussi. Je me lâche lousse et je ne me pose pas de questions … sauf dans le medley disco !
Quelle est la chanson qui vous rend le plus ému de votre spectacle, même si ce n’est pas vous qui la chantez?
Marc : Moi, je pense que c’est Happy XMas (War Is Over). Ça vient me chercher tout le temps. Il y a plein de beaux moments.
Annie : C’est vrai que c’est un des seuls moments doux du spectacle. On l’a chanté l’an dernier, il y a à peine de chansons qu’on refait pour une deuxième année. C’est toujours émouvant de voir les gens chanter cette chanson-là. Il y en a qui ont les yeux dans l’eau à ce moment-là. C’est une chanson qui est importante pour beaucoup de monde. C’est pour ça qu’on l’a refait cette année.
Guylaine Tanguay & Rémi Chassé
Qu’est-ce que vous aimez le plus du spectacle ?
Rémi : Je trouve que c’est le rassemblement. Ça le dit dans le titre « que les fêtes commencent« . On sent que c’est vraiment le début de la frénésie. C’est le fun de le supporter. Parce que les fêtes, c’est le plaisir, c’est le rassemblement, c’est la célébration. On est content de faire partie de ça, et d’en faire un métier.
Guylaine : Ce que j’aime à travers tout ça, c’est qu’on s’est donné un prétexte du temps des fêtes pour se réunir une gang sur scène et faire de la musique parce que c’est ça qu’on aime faire dans la vie. Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est que le spectacle est pensé pour que nous autres, on ait du fun mais pour que les gens en avant aient du plaisir. Et ça, c’est une bonne affaire pour nous autres. Je ne chante pas pour moi, je chante pour les autres. C’est le fun quand j’aime ça, évidemment. Mais de savoir qu’il y a une dame qui va chanter ça en avant, un monsieur qui va triper, on va les faire rire, on va les faire pleurer, peu importe ce qu’on va faire, mais il va y avoir des réactions. Et ça, pour moi, c’est déjà motivant. Je sais déjà que ça va se passer.
Rémi : Exact. La manière dont le pacing est monté, le choix des chansons et le répertoire; c’est un cadeau. On offre des classiques, on offre du plaisir, on offre des chansons de Noël, quand même, une petite partie. Mais il y a aussi de grands classiques rock qu’on fait.
Guylaine : Oui, c’est exactement ça. Ce show-là, je le vois comme si j’invite du monde chez nous à faire le party. Je ne lui mettrais pas juste du Noël. Je ne mettrais pas rien que des rigodons. Je ne lui mettrais pas rien que ma musique country que j’aime. Moi, je vais mettre de tout, de A à Z. On va faire du disco, on va rocker, on va chanter. Chaque personne dans ma cuisine va retrouver sa toune dans ce show-là, dans ce party-là, exactement comme dans le show. Je trouve vraiment que c’est beaucoup axé sur les gens qui vont venir nous voir, qu’est-ce qu’on veut leur donner, puis eux autres, qu’est-ce qu’ils veulent avoir. Et ça, je trouve ça le fun, parce que dans nos carrières respectives, on fait nos affaires et c’est normal. Je ne fais pas de disco dans mon show pour faire plaisir à la madame en avant. Mais là, c’est ça qu’on fait et c’est le fun.
Quelle couleur musicale pensez-vous mettre dans le spectacle ?
Rémi : On est quand même assez fidèles à nous, mais on sort de notre zone aussi. Comme Guylaine vient de le dire, ça n’existe pas un medley disco dans mes shows. Honnêtement, la première fois que j’en ai pris conscience, j’étais comme « Oups! » Mais c’est ça qui est le fun. On risque, puis on risque pourquoi? Parce que c’est un party. Parce qu’on laisse tomber notre pudeur et notre petite fierté de rockstar ou whatever. On se lance, puis on le fait en pleine générosité. C’est ça qui nous rend amis aussi. C’est qu’on se voit sortir de nos zones, puis on a beaucoup de respect l’un envers l’autre pour ça. Marc Déry qui chante 23 décembre, je ne pensais pas entendre ça dans ma vie; comme de voir Annie Villeneuve faire du punk rock.
Guylaine : C’est exactement tout ce qu’il vient de dire. On a à un moment donné un petit moment où on est notre univers à nous individuellement. Ça, c’est normal. Mais moi aussi, je ne fais pas que de la musique country. Je fais du rock, je fais toutes sortes d’affaires. Du disco, je n’en ai clairement pas dans mes choses Je ne suis pas une fille disco. Je suis plus une fille rock que disco. Mais là, on se plaît à faire tout ça, mais on ne le fait pas par obligation. On le fait parce que nous autres aussi, on est dans un party et on veut s’amuser.

Si je comprends bien ce qui sort le plus de votre zone de confort, c’est la musique disco …
Rémi : Il y a des classiques de Noël que je n’aurais jamais chantés de ma vie que je fais avec plaisir, mais qui me font clairement sortir de ma zone.
Guylaine : Queen, ça me fait vraiment sortir de ma zone de confort.
Rémi : Bohemian Rhapsody, c’est comme une chanson de discipline. C’est comme le moment dans le party où on dépose notre bière et qu’il faut se concentrer.
Guylaine : On veut que ce soit un numéro vocal. Bien sûr, il a de l’énergie là-dedans. Mais vocalement, il faut qu’on soit hyper concentré pour faire ça. En tout cas, pour moi, c’est clairement sortir de ma zone.
Quelle est votre plus grande fierté du spectacle ?
Rémi : Personnellement, c’est de chanter avec Guylaine. C’est de chanter avec Annie. C’est de chanter avec Marc. Pour moi, ce sont des talents qui sont indéniables et qui sont super respectés par moi depuis longtemps. Fait que d’en faire partie, c’est un privilège. Je me sens très fier de dire à mon monde que je chante avec ces gens-là et ces voix-là. Le Cabaret du Casino et le Capitole, ce sont des salles super prestigieuses. D’en faire partie, c’est une grande fierté.
Guylaine : Même chose pour moi. La fierté quand je fais des shows de gang, c’est de me retrouver dans la gang et de faire partie de la gang. Quand tu fais partie de la gang, c’est valorisant. Tu es là pour une raison. Tu n’es pas là par hasard. On a tous notre raison d’être dans ce show-là. On est tous là pour une raison. J’ai chanté avec plein de monde. Marc Déry, jamais. Et c’est un gars formidable qui est rempli d’expérience, de succès. Il est super fin. C’est un gars généreux. De chanter avec lui cette année, c’est mon petit highlight parce que je n’avais jamais chanté avec lui. Rémi, on s’est connus l’année passée sur les shows. Annie, je la connaissais un peu avant aussi, tout ça. Mais Marc, pour moi, c’est un privilège d’être à ses côtés. Puis les musiciens qu’on a derrière nous. Ce sont des gars qui roulent leur bosse depuis tellement longtemps. On est vraiment gâtés.


Quelle est la chanson qui vous rend le plus ému de votre spectacle, même si ce n’est pas vous qui la chantez?
Guylaine : C’est un peu difficile de dire les chansons qui me touchent le plus. C’est comme de dire lequel de tes enfants tu aimes le plus. Quand tu fais un show, on dirait qu’on vient à aimer toutes les chansons. Mais moi, je te dirais que Happy Xmas (War Is Over). Même si c’est en anglais, on dirait que les gens ont oublié qu’elle est en anglais. C’est comme si elle était en français tellement on la connaît. Je trouve ça touchant parce que je me dis qu’on chante Happy Xmas (War Is Over) [parue en 1971], mais c’est tellement encore actuel. Ça me touche parce que j’ai parfois l’impression que la vie va de mieux en mieux. Je me dis parfois que non, mais on espère encore à ça. Ça fait que moi, c’est cette chanson-là.
Rémi : Je pense que tu m’as volé la réponse. C’est vrai. On fait un show que c’est le party et c’est vraiment la célébration. On veut que ça lève, on veut que les gens soient debout et trippent, mais Happy Xmas (War Is Over), c’est un message de paix. Ça fait du bien de rappeler qu’il y a des enjeux dans le monde et que c’est la partie de l’année où il faut que tout le monde ait du réconfort. Ça fait que c’est comme une prise de conscience. C’est important d’avoir un moment touchant dans une célébration comme celle-là. Je pense que ça fait juste apprécier encore plus après la célébration.



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
