Le spectacle interactif C’est quoi ta toune ? mis en scène et animé par Joël Legendre sera présenté au Studio-Cabaret de l’Espace St-Denis du 1er au 9 août. Tout au long de ce spectacle prometteur, le public sera invité à voter pour les numéros qu’il souhaite entendre. L’équipe vient tout juste d’entamer les répétitions, et nous avons pu avoir un aperçu de quelques numéros.



Entrevues
Audrey-Louise Beauséjour
Pourquoi as-tu accepté d’embarquer dans ce projet qui est quand même assez fou ?
À la base, moi, j’étais la chanceuse qui a fait le test de la première édition à Baie-Comeau en 2023 avec Jordan, donc ils m’avaient repêchée tout de suite, et j’avais appris 100-200 chansons pour le show. À l’époque, on était juste les deux, puis ça avait full pogné. On avait fait ça pendant un beau deux semaines à Baie-Comeau. Ça avait été super bien! Les gens revenaient parce qu’ils voulaient voir d’autres medleys. J’avais trippé, premièrement, sur le concept, mais aussi sur l’équipe.
Donc, quand on m’a demandé si j’étais partante pour faire une deuxième édition, mais à plus grande échelle, à Montréal, proche de chez nous, écoute, c’était impossible de refuser! Ça me tentait full, donc j’ai dit oui tout de suite! On est rendus quatre chanteurs, des fois même cinq avec Joël. Pour les harmonies, c’est tellement le fun! Là, c’est complet, c’est plein dans nos oreilles, c’est du petit bonbon, puis avec des chanteurs de qualité comme ça et des musiciens de qualité comme ça aussi, c’est un gros party! Même si on se met en danger, les medleys sont tous montés, donc ce n’est quand même pas de l’improvisation. Tout est placé, monté.
Il y a des éclairages qui vont fitter avec les numéros. C’est juste qu’on ne saura pas d’avance lesquels on fait. On va devoir faire confiance au travail qui a été fait en amont et aux pratiques qu’on va avoir faites pour arriver à se souvenir de tout.
Qu’est-ce que tu aimes le plus de ce projet-là ?
Je pense que c’est ça, l’espèce de petite adrénaline par rapport au fait de ne pas savoir ce qu’on va chanter d’avance. Normalement, un show, c’est super rodé. On sait exactement ce qu’on va faire, puis le défi, c’est toujours de le faire comme si c’était la première fois. Là, ça pourrait arriver que ce soit la deuxième fois seulement qu’on fait un numéro même si c’est le dixième show. On ne sait pas (rires)! C’est ça qui est cool aussi!
Dirais-tu que c’est ça le plus grand défi du projet en même temps ?
Assurément, c’est ça le plus grand défi! C’est un défi pour la mémoire aussi parce qu’il faut retenir toutes les harmonies, toutes les chansons, tous les déplacements… La mise en scène va être différente pour chaque numéro. Des fois, si c’est loin dans notre tête, on peut se poser des questions. Dans la pratique en amont, il faut vraiment bien visualiser on est où sur la scène, pour que, rendus au spectacle, on se fasse confiance. Mais, généralement, ça va bien! La mémoire, c’est quand même une de mes forces. Je suis chanceuse là-dessus, je n’ai jamais eu de misère à apprendre des paroles. Pour les shows de même, c’est vraiment une chance (rires)!



Est-ce qu’il y a un medley ou une chanson que tu espères faire plus souvent, qui est peut-être plus spécial pour toi ?
Écoute, on est tellement tôt dans le processus que je n’ai même pas encore tout reçu le matériel! Donc, j’ai encore des surprises qui m’attendent. J’ai vraiment hâte de voir c’est quoi les autres medleys! Mais c’est sûr que, moi, du rock, c’est ce que je fais dans ma famille, mais c’est rarement ce que je fais en spectacle.
Souvent, je suis la Liesl [son personnage dans La mélodie du bonheur] un peu plus jeune, un peu plus malade, un peu plus douce, ou sinon, c’est des grandes chansons à voix ou des grands textes. C’est vraiment plus rare que j’ai la chance de faire du gros rock à part à la St-Jean mettons. Mais ça défoule faire du rock, ça me permet d’avoir chaud comme il faut (rires)! Ça fait vraiment partie de moi le rock, puis c’est un show qui est fait pour ça. « Oxygène », « Livin’ On A Prayer », « Animal », c’est toutes des tounes qui font tripper ma famille. Ils vont être ici tout l’été, ils vont tripper (rires)!
Qu’est-ce que tu dirais à des gens qui hésitent encore à venir voir le spectacle pour les convaincre ?
Je leur dirais que, C’est quoi ta toune, c’est un gros party. C’est d’aller prendre un petit verre sur la terrasse, puis venir nous voir, nous entendre chanter. C’est un gros party, puis, en plus, c’est les gens qui en sont les DJ. Dans le fond, c’est eux qui font les demandes spéciales, c’est eux qui décident, donc ce qu’ils veulent entendre, nous, on l’exécute! On va avoir bien du fun, on veut les entendre chanter.
Il va même y avoir des blocs karaokés et des blocs imitations, donc qu’est-ce que tu veux de plus (rires) ? Il y en a vraiment pour tous les goûts et pour tous les styles. Le show est vraiment fait sur mesure pour les gens qui sont dans la salle. Donc, si on a une foule plus rock, ils vont entendre plus de rock parce que c’est pour ça qu’ils vont voter, puis si on a une foule plus acoustique, ça sera ça! Selon ce que les gens votent, les soirées peuvent être vraiment différentes de l’une à l’autre! Il y en a pour tous les goûts!
Jordan Lévesque
Pourquoi as-tu accepté d’embarquer dans ce projet qui est quand même assez fou ?
En tant que chanteur, je pense que, ce qui fait ma force et ce qui me démarque, c’est ma polyvalence, donc la possibilité de chanter un peu n’importe quoi, n’importe quand aussi. Je travaille comme choriste, donc, souvent, on me demande de m’adapter ou de remplacer quelqu’un. Ce n’est donc pas vraiment hors de ma zone de confort. C’est sûr que le concept est complètement nouveau et qu’il y a quelque chose de vraiment motivant et stressant. C’est un petit edge qu’on n’a plus quand on fait un show plusieurs fois. Là, on l’a toujours. Il y a quelque chose de spécial là-dedans; on se lance un peu dans le vide même si c’est quand même encadré. Il y a quelque chose de vraiment motivant!
Qu’est-ce que tu aimes le plus de ce projet-là ?
C’est de me projeter et d’essayer d’aller un peu dans l’imitation par moment ou de me rapprocher des timbres. J’aime beaucoup le côté technique du chant, donc d’explorer et de vraiment varier mes timbres et mes intensités pour aller chercher le plus grand éventail possible. Je pense que c’est ça mon buzz dans ce show-là.



Quel serait le plus grand défi du projet pour toi ?
Le plus grand défi, ça va être un défi de mémoire. On a l’équivalent de deux shows et demi de montés, mais on ne fait jamais le même chaque soir. Donc là, si, à un moment donné, ça fait trois ou quatre soirs que le bloc qu’on s’apprête à faire n’avait pas été voté, il faut se rappeler c’est quoi l’ordre des tounes, qui chante quoi, comment on fait les harmonies.
On ne s’arrête vraiment pas juste à devoir chanter les bonnes paroles. Ça, ça va! Mais après ça, il faut se souvenir de tout ce qu’on fait, et c’est assez intense comme travail de mémorisation. On veut que ça soit bon, on veut que ça sonne bien, puis on est tous perfectionnistes à ce sujet-là. On ne voudra pas se tromper, donc on va se regarder et se faire des signes (rires)! Mais je ne suis pas du tout inquiet avec cette gang-là! On est en Cadillac!
Est-ce qu’il y a un medley ou une chanson que tu espères faire plus souvent, qui est peut-être plus spécial pour toi ?
C’est bien dur à dire! En fait, dans un medley, il y a toujours des tounes sur lesquelles je trippe et d’autres qui sont moins mon style, donc pour lesquelles je dois un peu plus travailler pour m’adapter. Je dirais que c’est une balance. L’overall du show est hyper agréable, puis, à travers les medleys, je ne peux pas te dire que j’ai un medley préféré. C’est tous des medleys que j’aime, mais à l’interne, il y a toujours des chansons que j’aime plus que d’autres. Je ne sais pas non plus ce que j’ai le droit de dire ou pas, donc j’aime mieux ne pas trop parler (rires)! Il y a des blocs qui vont même avoir de l’humour dedans. Ça, je pense que c’est quelque chose qui va me faire buzzer; ça va être le fun!
Qu’est-ce que tu dirais à des gens qui hésitent encore à venir voir le spectacle pour les convaincre ?
J’ai plein d’arguments! Premièrement, la formule qu’on offre est unique. Moi, je n’avais jamais vu ça. Je pense que c’est quelque chose à essayer. Après ça, les gens jugeront s’ils aiment ça ou non, mais je suis sûr que les gens vont aimer leur soirée. On a un animateur de feu, Joël, qui est hyper charismatique et hyper drôle et qui va même participer avec nous autres dans certains blocs.
Vocalement, je pense qu’on a une équipe A. On a tellement de plaisir; c’est facile à orienter aussi. La direction vocale là-dessus, c’est une joke. C’est des chevaux de course, sérieusement! Donc, je pense que l’ensemble de ça, avec nos super musiciens, c’est vraiment un show à ne pas manquer! En plus, c’est un show à voir et à revoir parce qu’il va être différent chaque fois! Au-delà du show comme tel, tu peux avoir des foules différentes qui amènent des ambiances différences chaque fois. Je pense que, pour le public, c’est une plus-value qui n’est pas à négliger.
Suzie Villeneuve
Pourquoi as-tu accepté d’embarquer dans ce projet qui est quand même assez fou ?
Moi, j’aimais le concept unique de faire en sorte que c’est le public qui décide. C’est au public qu’on parle; c’est eux autres qui choisissent. Ça, moi, ça me parlait énormément. Après ça, le fait qu’on était extrêmement bien entourés. En plus, Joël, c’est un grand ami à moi et c’est toujours un grand bonheur de faire des collaborations avec lui et de voir qu’il est sur la scène à mes côtés.
Je ressens aussi l’espèce de qualité vocale, le bonheur d’être humain. Pour toutes ces raisons-là, ça a été très rapidement un oui! Après ça, on plonge. On ne sait pas du tout ce qu’on chante avant la dernière minute, mais c’est parfait! Ça nous sort un peu de notre zone de confort. À 42 ans, ça me tentait de vivre ça! Même aujourd’hui, j’étais stressée comme on est vraiment au début des répétitions. On ne fait rien d’habituel (rires)! Je sentais que j’étais énervée aujourd’hui. J’avais une petite fébrilité d’être là et de ne pas savoir. J’appréhende cette sensation-là à grande échelle quand on va arriver au mois d’août, mais c’est parfait. J’adore ça (rires)!
Qu’est-ce que tu aimes le plus de ce projet-là ?
Évidemment, c’est de connaître ce que les gens aiment. C’est de pouvoir leur donner l’opportunité de choisir. Souvent, ils viennent nous voir en spectacle, puis on leur fait une proposition. Des fois, ils aimeraient nous entendre faire autre chose. Je sais que, des fois, ça surprend aussi. Tu sais, quand le spectacle a été annoncé, j’ai chanté du AC/DC. Si vous aviez fait ce choix-là aujourd’hui, je l’aurais rechanté, mais quand je l’ai fait la première fois, c’est drôle parce que j’ai vraiment senti que ça créait une surprise. Cette réaction-là des gens, j’ai très hâte de vivre ça! Je trouve que c’est une proposition unique.
Puis, ceux qui pensent qu’ils vont devoir monter sur scène, je vous rassure : il n’y aura rien de ça. Quand on dit que le public va participer, c’est par les votes, pas parce que les gens vont devoir monter sur scène. Vous restez dans le confort de votre siège, il n’y a aucun souci! Ne stressez pas! Aussi, si les gens n’ont pas envie de voter, ils peuvent très bien assister à la présentation sans s’impliquer. C’est très correct aussi! C’est important de le spécifier au cas où les gens ont des questionnements ou s’ils n’ont pas de cellulaire. Venez juste voir le spectacle! Oui, généralement, c’est le public qui décide, mais personne n’est obligé de voter.


Quel serait le plus grand défi du projet pour toi ?
Le plus grand défi pour moi, je pense que c’est le temps. Quand j’ai des chansons un peu dernière minute, qu’elles sont en anglais et que ça fait 20 ans que je chante n’importe quoi dessus, il faut que je les désapprenne pour les réapprendre (rires)! Je te dirais que ça, c’est un défi pour moi. Sinon, je pense que ça va peut-être être de me souvenir de tous les déplacements. On va savoir à la dernière seconde, en même temps que vous, ce qu’on va chanter. Là, il va tout de suite falloir savoir où nous placer, comment ça commence. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d’informations. Donc, j’ai hâte de voir comment va s’aligner tout ça.
Est-ce qu’il y a un medley ou une chanson que tu espères faire plus souvent, qui est peut-être plus spécial pour toi ?
J’avoue que j’ai une petite affection particulière pour « Animal ». Du France D’Amour, ça défoule, ça fait vraiment du bien! J’avoue que le medley avec AC/DC dedans est aussi le fun en tabarouette! Un coup que je l’ai apprise et que je la sais par cœur, il n’y a plus aucun problème (rires)! C’est vraiment le fun de voir la réaction des gens! Mais c’est sûr que, quand on va passer dans la zone Céline, Lara… C’est mes classiques!
Qu’est-ce que tu dirais à des gens qui hésitent encore à venir voir le spectacle pour les convaincre ?
Vous allez connaître tout le répertoire. À 99,9%, vous allez connaître les chansons, donc ça, c’est le fun! Ne doutez pas; venez célébrer avec nous, peu importe c’est quoi! Je sais qu’il y en a qui viennent en groupe d’employés, comme une espèce de party de Noël en été. Ils viennent avec leur entreprise. C’est vraiment des groupes d’amis, des familles, qui viennent vivre aussi un peu de nostalgie, revivre des souvenirs de leur enfance, par exemple. C’est vraiment un bel événement!
Jason McNally
Pourquoi as-tu accepté d’embarquer dans ce projet qui est quand même assez fou ?
Moi, je suis un gars de gang. Je pense qu’on me connaît pour être un gars de gang, donc quand j’ai vu la gang, je savais tout de suite que je ne pouvais pas dire non. Je ne pouvais pas dire non à Joël non plus parce que ça faisait plusieurs années que je voulais retravailler avec lui. Il a été le metteur en scène de mon premier show quand j’avais 19 ans. C’était en 2007 ou 2008, ça s’appelait Les années jeunesse et c’était à Laval. Quand j’ai vu que c’était Joël à la mise en scène, j’étais vraiment content d’avoir la chance de retravailler avec lui. C’est un grand privilège. Puis, je le voyais travailler, des fois je le croisais sur En direct de l’univers, puis je me disais que ça serait le fun de retravailler avec lui, alors voilà!
Qu’est-ce que tu aimes le plus de ce projet-là ?
Je pense que c’est la mise en danger, l’espèce de qui-vive. On ne sait pas ce qu’on va chanter d’avance, on ne sait pas d’avance qui va commencer le prochain medley, on ne sait pas ce qui va être voté. Tout va se faire vraiment sur place. Donc, on ne saura rien d’avance et je pense que, ça, c’est un bon challenge!
Je pense que ça me va bien aussi parce que je suis quand même habitué de faire ça. Quand on fait du direct à la télé, ça reste qu’on est toujours un peu sur le qui-vive. Il faut toujours être sûr que ça se passe bien, être sûr que le chanteur entre au bon endroit, être prêt à l’aider au besoin. Ça reste quand même un défi, mais c’est un défi qui miroite avec ce projet-là. Je me sens en confiance là-dedans, mais il y a quand même un petit challenge.
Dirais-tu que c’est ça le plus grand défi du projet en même temps ?
Assurément! C’est sûr que, aussi, dans la construction du spectacle, normalement, on finit avec le gros rock. On donne toutes les grosses notes, puis on s’en retourne chez nous. Mais là, dans la construction, ça se peut qu’on commence avec le rock. Il y a donc aussi un défi vocal qui est plus présent. Il faut bien doser notre énergie!



Est-ce qu’il y a un medley ou une chanson que tu espères faire plus souvent, qui est peut-être plus spécial pour toi ?
Moi, je pense qu’aujourd’hui, tellement plus que jamais, on a besoin de chanter local. C’est sûr que, si les gens sont aptes à plus voter vers du franco, pour qu’on fasse des tounes québécoises, je serais content. Il y a un choix entre un rock québécois ou un rock américain, mais votez donc pour le rock québécois! C’est intéressant d’aller chercher des classiques qu’on entend moins. Faire un duo avec Joël sur « Darlin’ », c’est tellement cool, je veux le faire tous les soirs (rires)!
Qu’est-ce que tu dirais à des gens qui hésitent encore à venir voir le spectacle pour les convaincre ?
Je les convaincrais en leur disant que ce n’est jamais le même show. Même s’ils viennent une fois, ils pourraient venir deux fois, trois fois, puis ça ne sera jamais la même affaire. Ça, c’est le fun! C’est une super belle soirée d’été qu’on va passer aussi à l’Espace St-Denis qui est vraiment magnifique. C’est un endroit vraiment cool pour passer une belle soirée. D’aller souper avant, de venir voir ce spectacle-là… Ça reste interactif. Ce n’est pas un spectacle où on s’assoit et on regarde le show pendant 1h30 parce qu’on va être appelés à participer. Ça, c’est winner, on aime ça, pouvoir participer en tant que public, de faire partie du spectacle et de briser le quatrième mur! C’est vraiment un show où on est à l’écoute du public! On chante de tous les styles, il y en a vraiment pour tous les goûts!
Joël Legendre – Metteur en scène et animateur


Photos de la répétition


























Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

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