Le 21 décembre dernier, les médias étaient invités à une répétition du spectacle Céline Symphonique avec Alexandre Da Costa (directeur musical) et Jennifer-Lee Dupuy (interprète).
Compte-rendu du spectacle
Le spectacle faisant honneur à une de plus grandes chanteuses de l’histoire (Céline Dion) sera présenté à la Maison symphonique de Montréal les 27 et 28 décembre prochain. En plus de Jennifer-Lee Dupuy, Anne Sila, Vincent Niclo, Josiane, Barnev et la soprano Measha Brueggergosman-Lee agiront comme interprètes. De son côté, Alexandre Da Costa dirigera 47 musiciens de l’Orchestre Philharmonique du Québec.
Alexandre Da Costa
Comment te sens-tu à l’aube de la série de spectacles ?
Je suis très confiant parce que c’est un spectacle qu’on a déjà fait. Le projet pilote a été fait en avril dernier pour lever des fonds pour l’Institut du cancer de Montréal. C’est un hommage à Céline, c’est un hommage à la grande artiste qu’elle est. C’est un projet qui n’est pas à but lucratif ou commercial. C’est vraiment un projet humain. Si on le fait à la Maison symphonique, de nouveau, quatre fois de suite, c’est qu’on a senti en le faisant en avril que les Québécois voulaient entendre ce concert-là. On était à pleine capacité, et ce n’était pas assez. C’était comme s’il fallait le refaire.
Les invités que j’ai amenés sur mon plateau sont extrêmement individualistes dans leur vision de la musique. Ils sont uniques. Je leur ai demandé de rester unique donc ne pas tenter d’aller sur un type de timbre de voix. Notre vision est très personnelle. Il ne faut pas oublier que ça sera un de plusieurs concerts hommage à Céline. J’ai l’impression que tout le monde commencera à faire ça. On n’essaie pas de remplacer Céline, c’est plutôt pour dire qu’on ne l’oublie pas et qu’on y veut faire un hommage digne d’elle.
Measha Brueggergosman-Lee est probablement une des plus grandes chanteuses d’opéra en Amérique du Nord en ce moment. Elle a fait le tour des grands opéras. Elle a fait ses propres projets. C’est une mégastar internationale dans le milieu classique. Elle vient ici à Montréal pendant le temps des fêtes pour chanter quatre ou cinq chansons avec notre orchestre. Elle aussi, c’est un hommage qu’elle fait. Céline, c’est celle qui rassemble tous les types de musiciens, de chanteurs et d’instrumentistes. On est là pour servir la grandeur d’une vision.
À quoi s’attendre comme spectacle ?
On a 22 numéros pendant le show, et je ne pense pas qu’on pourrait en enlever un et le remplacer par un autre. En même temps, on aurait pu faire cinq concerts différents parce qu’elle a tellement un répertoire super large. Toutes les chansons sont belles, toutes les chansons peuvent être transformées en musique classique. On a pris celles qui sont plus évidentes, plus puissantes pour faire ça avec un grand orchestre. All by Myself, c’est à l’origine une mélodie de (Sergueï) Rachmaninov qui a été mise en chanson. Et nous, on va la remettre en symphonique avec la chanson mélangée. Je pense que ça va faire en sorte que l’œuvre va perdurer dans le temps. La musique populaire fait partie de tous les siècles. Brahms, Mozart et Beethoven faisaient de la musique populaire. C’est juste qu’aujourd’hui, on ne se rappelle plus que c’était de la musique populaire. On dit que c’est de la musique classique. En fait, c’est l’instrumentation qui nous rappelle que c’est classique. Ce n’est pas la facture de la composition.
Qu’est-ce qui te rend le plus fier de tout ce projet ?
C’est d’avoir pu mener ce projet à terme. Ce n’est pas un concert qui est simple. En musique classique, on se dit qu’on va jouer une symphonie et qu’on va inviter un artiste. Avec Céline Symphonique, ce sont six grandes voix qu’on a invitées et c’est un grand orchestre. Ce sont des arrangements totalement originaux que j’ai supervisés dans lesquels je me suis impliqué personnellement. C’est beaucoup plus qu’un simple concert. C’est une production de calibre mondial dont on est très fiers. Le travail que j’ai fait en répétition avec les musiciens; ce n’est pas un travail à la chaîne, c’est vraiment un travail de minutie.
Encore une fois, tu vas amener des gens qui n’ont peut-être jamais assisté à un spectacle symphonique de leur vie …
C’est mon rôle de pouvoir ouvrir la porte. Moi, je suis un portier de musique classique. J’ouvre la porte, j’invite les gens. Si les gens veulent rester dans le lobby, c’est parfait. Si les gens veulent aller dans les étages supérieurs, aller jusqu’au penthouse et écouter des symphonies de (Gustav) Mahler de 90 minutes dans un silence parfait. Ça aussi, c’est possible. Mon travail est d’ouvrir la porte avec des projets qui me tiennent à cœur, dont je défends corps et âme, et qui sont de la musique classique, mais qui sont aussi accessibles.






Jennifer-Lee Dupuy
Comment te sens-tu à l’aube de la série de spectacles ?
Je me sens fébrile. Honnêtement, j’ai vraiment hâte que le public découvre tout notre travail. Ça n’a pas été facile de pratiquer ces chansons-là. On s’entend que le répertoire de Céline est quand même assez complexe. Je pense que c’est pour ça que le public va aimer ça. Il va être là avec nous.
Comment t’es-tu préparée à ce spectacle ?
Ça me sort tellement de ma zone de confort parce qu’à la base je ne suis pas une soprano et Céline a un registre quand même assez aigu. Dans toutes ses chansons, il y a toujours la fameuse note à la fin super aiguë et très prolongée. C’est un gros travail personnel de pratiquer les chansons, de les faire à ma saveur et de les interpréter comme je les sens, mais sans pour autant dénaturer les chansons et les fameuses notes épiques de Céline. Je dois faire des échauffements vocaux tous les jours, boire de l’eau, m’hydrater beaucoup et me dédier complètement pour être sûr d’être en forme et pouvoir faire les spectacles.



Est-ce qu’il y a une chanson que tu voyais que c’était un plus grand défi que les autres ?
Toutes les chansons étaient un gros défi. All by Myself a la réputation d’être une chanson particulièrement difficile à interpréter à cause de la note à la fin. Même Céline disait en entrevue que ça sortait de son registre cette fameuse note-là; elle qui a déjà un registre assez aigu. Je trouve aussi The Power of Love assez difficile parce qu’elle est quand même assez en belt; soit une voix de poitrine du début à la fin.
Est-ce qu’il y avait des chansons plus faciles ?
Est-ce que je peux dire non (rires) ? Parce qu’il n’en avait pas de facile. Je suis contente d’avoir eu des duos. Je trouve qu’avec l’énergie que ça amène de chanter avec quelqu’un, tu ne te sens pas toute seule. Elles sont un peu plus faciles à chanter parce que tu as quelqu’un avec toi, tu peux t’appuyer sur l’autre personne et celle-ci peut s’appuyer sur toi. Ça rend la tâche un peu plus facile de s’attaquer à un gros registre à deux.
Quelle est la chanson que tu aimes le plus que tu voulais vraiment chanter ?
Même si c’est la chanson la plus difficile à chanter, All by Myself est une belle chanson. Je suis tellement contente de pouvoir la chanter. Ce n’est pas moi qui vais chanter My Heart Will Go On, mais c’est quand même un coup de cœur de chanson que j’aurais aimé chanter.
Comme tu viens de personnifier Whitney Houston dans Le Bodyguard, quelle est la différence entre les deux divas au niveau de l’adaptation ?
C’est drôle parce que je pensais que j’avais déjà atteint mon summum de difficultés en termes de chansons en m’attaquant à Whitney Houston, mais je me rends compte avec Céline que ça a un autre lot de difficultés. Les chansons de Whitney me ressemblaient un peu plus. Toutes ses chansons sont un peu plus gospel, R&B, soul. C’est vraiment ce que je connais et ce avec quoi j’ai grandi. Tandis qu’avec les chansons de Céline, ça me fait vraiment sortir de ma zone de confort. Ce sont de longues notes filées et c’est aigu.



Autres photos de l’événement
John Rony est le pianiste accompagnant Alexandre Da Costa et Jennifer-Lee Dupuy.






Les billets de Céline Symphonique sont actuellement en vente sur gestev.com et sur placedesarts.com.

Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

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