Avec l’étoile de Jimmy « The Rev » Sullivan, défunt batteur du groupe, accrochée dans l’esprit collectif, les musiciens d’Avenged Sevenfold ont fait briller les étoiles lors de son passage au Centre Bell le 22 juillet 2023 dans le cadre de la tournée de promotion de leur récent opus paru le 2 juin dernier.
Si la scène semblait bien dégarnie avant l’arrivée des membres du groupe sur la scène, il y avait une chaise solitaire qui s’y trouvait en plein milieu. Vêtu d’un gilet en manche longue et d’une cagoule blanche, M. Shadows a chanté sa première chanson, Game Over, bien installé sur le mobilier. Par la suite, le chanteur s’est levé pour interpréter Mattel, toujours avec sa cagoule. Quelques instants avant d’attaquer leur grand classique Afterlife, il a enlevé sa cagoule sous les cris des spectateurs réunis dans l’amphithéâtre. En présentant back-to-back les pièces Afterlife et Hail to the King, le groupe a ouvert les portes de l’enfer et chaque adepte de la formation heavy métal les a suivi pour une soirée démoniaque.






Un amour inconditionnel
Dès les premiers instants de la prestation, on voit que le chanteur est en constante interaction avec le public en se déplaçant de gauche à droite ainsi que d’avant en arrière. À chaque fois qu’il s’approche d’une nouvelle section, la foule s’excitait encore plus que jamais. C’est vrai que Matthew Sanders (de son vrai nom) est une personne unique avec sa voix singulière et sa prestance sur scène. Il a tous les éléments qui permettent de tomber rapidement sous son charme.
À défaut d’avoir de la pyrotechnie, une maison en feu est apparue en arrière-plan au cours des premières chansons. J’avoue que j’aurais préféré des éléments comme du feu, mais bon (haha!).
Le groupe a montré toute sa diversité musicale en proposant les pièces We Love You et The Stage. Ce sont deux extraits qui mélangent plusieurs styles musicaux. Sur cette dernière pièce se trouvant sur leur album précédent (The Stage, 2017), le public est passé d’énergique, à réconfortant (en faisant briller la lumière de leur cellulaire) et jusqu’à quelque peu blasé (en s’assoyant lors des solos d’instruments) sur les derniers miles de la chanson.






Bien sûr, la mémoire de The Rev a été soulignée avant l’interprétation du succès power ballade So Far Away qui aura mené à un moment sublime et scintillant.
Sachant que leurs nouvelles sonorités musicales du groupe ne correspondent pas nécessairement au goût des fans de longue date, je trouvais bon d’analyser la foule lorsque le premier extrait de leur nouvel album sera entendu. Même si la performance de Nobody n’a pas égalé l’énergie des pièces suivantes Nightmare, Bat Country et Unholy Confessions, la foule a bien répondu à l’appel en criant d’excitation dès les premières notes.






Et Dieu là-dedans?
On connaît la fascination du groupe à nommer ses chansons en lien avec God. Si on n’a pas eu la chance d’entendre Dear God, God Damn, God Hates Us, God Only Knows et Creating God, le public se l’est fait transmettre inconsciemment pour clore le débat, soient avec l’enchaînement des pièces G, (O)rdinary et (D)eath qui figurent tous sur la nouvelle palette.
Si on a eu droit à un grand total de sept pièces de Life Is But a Dream…, on se demande combien il va en rester lors de leur prochaine tournée nord-américaine … Pour se donner une idée vite vite, une seule pièce de l’album The Stage, la pièce-titre, a été entendue le 22 juillet.








Alexisonfire brise la glace avec autorité
En première partie, c’était Alexisonfire qui avait comme mission de réchauffer la foule. Et on peut l’affirmer que les musiciens de la formation canadienne ont cassé la baraque. Ils ont proposé de solides morceaux tels Boiled Frogs, Young Cardinals et Pulmonary Archery, mais aussi des compositions de leur récent disque Otherness dont Sweet Dreams of Otherness et Sans Soleil.
Dans le cadre de cette tournée, ils réinterprètent la pièce Fully Completely du groupe canadien The Tragically Hip lors de certains shows comme ce fut le cas au Centre Bell. Je crois que c’est dans les premières fois qui avaient des mosh pit pour une version de cette chanson de la formation qui était menée par le regretté chanteur Gord Downie.
Après les mosh pit ainsi que les body surfing, ce fut au tour des circle pit de faire leur apparition à la demande du chanteur George Pettit pour la pièce Dog’s Blood. Le tout s’est terminé avec le public qui chantait à l’unisson ses paroles «This city, this city is haunted by ghosts (ghosts)» sur la chanson This Could Be Anywhere in the World.
On ne pouvait pas demander mieux comme première partie avec l’harmonie musicale causée par le croisement entre les voix de Pettit et Dallas Green et l’intensité de la foule qui était plus que réchauffée.

Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Helene Dickey | Photographe
Grandie avec de la musique rock et metal toute sa vie, c’est à l’adolescence que la photo prend une place dans sa vie. Diplômée en photographie depuis plus de dix ans, elle a accumulé des centaines de shows dans sa couverture photographique au fil des dix dernières années sans compter de nombreux festivals à travers le Québec.

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